Le 30 mars 2024 a eu lieu la première réunion du Groupe Thématique Aménagement du Territoire du GTCRR (GTAT GTCRR) dans le bureau du CTIDD, qui est l’organisation lead. La réforme de l’Aménagement du Territoire a commencé en 2018, et cette réforme s’est fixée comme objectif : d’élaborer et mettre en œuvre, de manière participative et transparente, une politique d’aménagement du territoire organisant et optimisant l’utilisation des terres et des ressources forestières par les divers secteurs de l’économie nationale dans le respect des droits reconnus par le système légal de la RDC, afin d’en réduire l’impact sur les forêts, de réduire les conflits et d’assurer le développement durable au niveau national et local. Pour y arriver, il était question entre 2018-2022 de produire certains documents stratégiques et outils, à savoir : La Politique Nationale d’Aménagement du Territoire (PNAT) ; La Loi d’Aménagement du Territoire (LAT) ; outils Guide Méthodologique (GM) pouvant faciliter la production d’un Schéma National d’Aménagement du Territoire (SNAT) ; des Plans Provinciaux d’Aménagement du Territoire (PPAT) ; des Plans Locaux d’Aménagement du Territoire (PLAT) et des Plans Simples d’Aménagement du Territoire (PSAT). Au-delà de ça, cette réforme devrait aussi mettre en place des services techniques (ONAT), de cadres et de consultation et concertation multi-acteurs et sectoriels : Conseil Consultatif National d’AT, Conseil Consultatif Provincial d’AT, Conseil Consultatif Local d’AT (CCNAT, CCPAT, CCLAT). Six ans après cette réforme, il est important d’avoir une idée sur le niveau d’avancement de cette réforme et c’est pour cela que le GTAT GTCRR est mis en place dans le cadre du projet « Renforcement des capacités du GTCRR pour le suivi des jalons et investissements REDD+ en République Démocratique du Congo ». C’est un projet financé CAFI/FONAREDD à travers l’Institut Européen des Forêts (EFI). Ladite réunion a commencé par le propos de l’expert Issa LINGBELU qui a rappelé le contexte de la réunion et de la création du groupe thématique. Il a par la suite présenté les jalons en lien avec l’aménagement du territoire. Après cela, l’expert Bobia BONKAW a arboré l’état des lieux de l’évolution de la réforme d’Aménagement du Territoire. Son exposé était réparti en 5 sections, dont : Après son intervention, le modérateur a convié les participants aux échanges sur cet état de lieux. Constats fait après la présentation sur l’évolution de la réforme d’Aménagement du Territoire Après ces constats faits, les participants ont échangé sur les approches et idées concourant à l’élaboration du draft de la feuille de route pour le groupe GTAT. La première réunion du groupe thématique sur l’aménagement du territoire a révélé plusieurs faits importants grâce à la note d’information produite. Les différentes parties prenantes ont participé activement à cette assise. par Audry Mbal 1 780 Vues
Le GTE du GTCRR se demande où en est le volet énergie dans le partenariat CAFI-RDC
Il s’est tenu, le 29 mars 2024, la première réunion du Groupe de Travail Énergie (GTE). L’objectif de cette réunion était de renforcer la dynamisation et le suivi de la mise en œuvre de la lettre d’intention CAFI pour le jalon énergie. Le Secrétaire Exécutif de la CORAP a eu à brosser le contexte qui a motivé la mise en place d’un groupe de travail énergie (GTE) en s’appuyant sur les engagements pris par la RDC dans le processus de la réduction des émissions liées à la déforestation et à la dégradation des forêts. Alors que la protection des forêts, qui sont plus grands entrepôts de carbone après l’océan, est parmi les solutions de lutte contre le changement climatique. C’est dans cette optique que le GTCRR et ses partenaires, entre autres EFI ont identifié la CORAP comme Team Leader pour travailler et apporter sa contribution dans le but de redynamiser le groupe de travail s’occupant du pilier énergie, afin de contribuer à la réduction de la pression sur les forêts, en proposant des alternatives. Dans cette optique, la FONARED a fourni un soutien considérable pour produire le brouillon de la Politique Nationale Énergétique en RDC, avec une stratégie nationale pour la cuisson propre. Après la présentation et le débat sur la LOI 2, les membres du Groupe Thématique Énergie ont relevé ce qui suit : Il n’existe pas un schéma directeur déjà développé mais plutôt une stratégie nationale sur la cuisson propre ; Faire un plaidoyer sur la règlementation sur le GPL ; Solliciter la suppression des taxes ou exonérer les privés dans les initiatives de GPL ; Favoriser l’hydroélectricité au détriment des bois énergies pour réduire le coup que subissent les forêts par l’identification des cours d’eau à travers le pays ; Faire le suivi et l’évaluation sur les engagements CAFI-RDC ; Identifier les contraintes du processus GPL ; Faire un état des lieux sur le jalon énergie ; Les acteurs de la Société Civile présent dans la réunion ont adopté une stratégie d’action en validant une feuille de route pour la suite des actions à mener dans le cadre du monitoring sur l’accès pour tous à l’énergie suivant le Jalon Énergie de la LOI2. Les actions suivantes ont été identifiées pour orienter la feuille de route : Une réunion technique du Groupe Thématique Energie pour redynamiser le groupe de travail ; La réalisation d’un état des lieux de l’atteinte des objectifs 2026 et jalon politique du pilier énergie ; Élaboration d’un rapport sur le niveau d’atteinte des objectifs 2026 ; Organiser un atelier d’analyse des membres du groupe de travail thématique énergie sur l’analyse du contexte de la mise en œuvre de la LOI2, pour produire une note de la position sur les attentes de la Société Civile en termes des priorités vis-à-vis du nouveau gouvernement ; Mener les actions du plaidoyer et un point de presse vis-à-vis du nouveau gouvernement pour le secteur de l’énergie. Il est à noter que les membres de la Société Civile, membres de la CORAP et du GTCRR, ont pris part à cette réunion et ont abordé des questions relatives au pilier Énergie Objectif 2026 avec enthousiasme. 1 590 Vues
Visite du PIREDD MONGALA
Poursuite des activités de la coordination nationale GTCRR ; le 27 mars 2024, les missionnaires venus de Kinshasa ont effectué quelques visites des activités d’apiculture et d’agroforesterie dans le groupement NGBELE où s’exécutent le PIREDD MONGALA 1 618 Vues
Le GTCRR prend part à l’atelier d’information sur la cybersécurité des ONG
Les cybercriminalités en RDC sont de plus en plus répertoriés même au niveau des organisations non gouvernementales nationales qu’internationales. Le GTCRR a participé à l’atelier d’information sur la cybersécurité des ONG et organisation de la Société civile en RDC organisé le 14 mars 2024 par SOS VILLAGES ENFANTS et NET HOPE à Silikin Village. Cette initiative fait partie de l’approche collaborative pour le Renforcement de la Cybersécurité des ONG en Afrique de l’Ouest et Centrale. L’objectif global de cette rencontre est d’encourager la reconnaissance et l’application des standards en cybersécurité, à promouvoir une coopération entre divers acteurs et à militer pour la sécurité numérique du domaine humanitaire, principalement pour les Organisations de la Société Civile (OSC) en RD Congo. Guy Germain MBAKI et Fabrice ATIBU, deux experts de ce domaine, ont respectivement évoqué la sécurité du système d’information et les stratégies basiques pour affronter les cyber-attaques. À la clôture de cet atelier, diverses orientations ont été élaborées pour faire face aux menaces cybernétiques, en attendant la rédaction du Guide de la société civile sur la cybersécurité, entre autres : Cet atelier ouvre une problématique pertinente que beaucoup des organisations locales ignorent ou ne le considèrent pas au même niveau de risque que les organisations internationales. Durant l’activité plusieurs représentants des organisations nationales, internationales et des services étatiques ont largement échangé en faisant l’évaluation sectorielle de la cybersécurité en groupe tout en décelant les lacunes, difficultés et les besoins face à ces enjeux ainsi que des recommandations. Par Audry Mbal 1 860 Vues
Dénonciation et mise en garde des organisations de la société civile environnementale de la République Démocratique du Congo réunies au sein du Groupe de Travail Climat Redd Rénové (GTCR-R) aux chancelleries des 27 Pays Membres de l’Union Européenne
Les organisations de la société civile environnementale de la République Démocratique du Congo sont fortement convaincues que pour briser le lien entre l’extraction des ressources naturelles et les conflits à l’Est de leur pays, l’Union Européenne devrait procéder selon une démarche holistique qui prend avant tout en compte la première cause du problème qui n’est autre que la convoitise des ressources naturelles de la République Démocratique du Congo par le Rwanda et les pays qui l’appuient pour maintenir l’instabilité dans la partie Est de la RDC et ainsi ouvrir des fenêtres de pillages systématiques et à souhait de nos ressources précieuses. Fort de cette situation, les organisations de la société civile environnementale de la République Démocratique du Congo appellent l’Union européenne au respect strict de l’intégrité territoriale de la RDC. Elles réitèrent leur attachement le plus farouche à la souveraineté nationale de leur pays et s’opposent mordicus à toutes tentatives, d’où qu’elles viennent et par qui elles viennent, ayant pour fin de balkaniser ce beau et riche pays que le Créateur a donné au peuple congolais sans qu’il ne le lui demande. La société civile environnementale de la République Démocratique du Congo met en garde la France et la Pologne pour la politique de l’Autruche qu’elles pratiquent pour déstabiliser la République Démocratique du Congo. La société civile environnementale de la République Démocratique du Congo salue la décision courageuse des États-Unis du 24 février 2024 rendue publique par la porte-parole du département d’Etat Lacy Tamlyn de cesser de soutenir militairement le Rwanda et de ne plus lui fournir des armes ni d’équipements. Cependant, elle encourage les mêmes États-Unis à s’abstenir d’utiliser la Pologne, membre de l’Otan, pour ravitailler le Rwanda en arsenal de guerre, après avoir renforcé militairement ce Pays dans le contexte de la Guerre Russie-Ukraine. Toutes choses considérées, les organisations de la société civile environnementale de la République Démocratique du Congo recommandent à l’Union Européenne de : Pour les organisations de la société civile environnementale Cliquez pour télécharger l’inégalité de la déclaration en pdf 2 441 Vues
Communiqué de presse 001 /CN/GTCRR /2024 : position de la société civile environnementale contre la convocation des états généraux des forêts de la République Démocratique du Congo
Les organisations de la société civile environnementale, réunies au sein du GTCRR, ont suivi avec surprise et à travers les réseaux sociaux la convocation précipitée et inattendue par la Ministre d’État, Ministre de l’Environnement et Développement Durable, des États généraux des forets de la RDC du 18 au 22 Janvier 2024 à Kinshasa ; Elles rappellent à l’Autorité que les États généraux sectoriels sont des cadres d’échange multi-acteurs pour évaluer et poser les diagnostics complets afin de dégager les défis majeurs et perspectives du secteur qui seront coulés dans un document de politique. Ces assises exigent non seulement une bonne préparation mais aussi une forte participation et implication de toutes les parties prenantes tant au niveau national, provincial que local ; Conformément aux instruments juridiques internationaux dument ratifiés et déclinés au niveau national, par exemple ; la loi n° 011/2002 du 29 août 2002 portant code forestier en son article 24 alinéas 2 et 3, exige au Ministère de travailler constamment en collaboration et en concertation avec les autres ministères dont les attributions peuvent avoir une incidence sur le secteur forestier d’une part et d’autre part impliquer également les autres acteurs, notamment le secteur privé économique et les organisations non gouvernementales. Tel n’est pas le cas pour ces États généraux des forets ! A la première tentative avortée en Novembre 2023, les organisations de la société civile avait fait part de leurs inquiétudes notamment sur la participation effective des provinces, secteur privé, la société civile et les communautés locales et peuples autochtones pygmées. A notre entendement, les délégués provinciaux devraient être porteurs des résolutions issues des consultations provinciales sur les six thématiques de l’États généraux des forêts. Depuis ce report, rien n’a été fait pour faciliter la participation et l’inclusion de toutes les parties prenantes dans ces assises qui pourront jeter les bases pour l’élaboration de la politique forestière, et la révision du cadre légal et règlementaire du secteur. Par ailleurs, la société civile environnementale est préoccupée de la précipitation avec laquelle le Ministre d’État sortant (nouvellement élue députée nationale) tient mordicus à tenir cette grande messe des forets congolaises dans un contexte électoral où tout le monde attend l’installation des institutions nouvellement élues. Pour éviter que ces États généraux des forêts soient assortis des résolutions non inclusives et bâclées, occasionnant ainsi un gaspillage de temps et des ressources financières, les organisations de la société civile réunies au sein du GTCRR exigent le report des États généraux des forêts afin de permettre une bonne préparation et l’implication des toutes les parties prenantes ; Dans le cas contraire, elles appellent toutes organisations de la société civile et autres parties prenantes impliquées de boycotter purement et simplement ces Etats généraux des forêts de la RDC convoqué du 18 au 22 Janvier 2024 par le Ministre d’État sortant, Ministre de l’Environnement et Développement Durable, Madame Eve BAZAIBA MASUDI. Kinshasa, le 15 Janvier 2024 Pour le GTCRR Coordonnateur National KAJEMBA BAGALWA Guy OMER KABASELE PCA 1 600 Vues
GTCRR à la COP28 : une partition active pour un plaidoyer en faveur des peuples autochtones et communautés locales
Les Emirats Arabes Unis avait réunie du 30 novembre au 12 décembre 2023 les pays du monde entiers, signataires de l’accord de paris sur le climat, à la suite de la 28ème Conférence des Parties, organisée par la Convention-cadre des Nations Unis sur les changements climatiques dans le but d’intensifier l’action climatique avant la fin de la décennie en vue de réduire les émissions de gaz à effet de serre et d’améliorer la qualité de l’air. La RDC baptisé pays solution aux changement climatique a été représenté non seulement par les membres de son gouvernement mais également par les différents acteurs de la société civiles, à l’occurrence du groupe de travail climat RDD+ Rénové (GTCRR). Ce dernier a marqué au nom de la société civile environnementale congolaise sa présence en participant directement à certains des travaux et, en nouant de nouveaux contacts avec quelques partenaires. De manière indirecte, le GTCRR a également été présent à travers ses membres notamment la Coalition des Femmes Leaders pour l’Environnement (CFLEDD), le Réseau des Peuples Autochtones, (REPALEF), APEM et le Réseau des Communicateurs sur l’Environnement (RCEN) dont la majorité des interventions ne sont pas repris dans le présent rapport. (PYDEP) Echange avec le négociateur de la RDC Les délégués du GTCRR ont eu l’opportunité de s’entretenir avec le facilitateur de la RDC à la CoP28. De leurs échanges, il est ressorti qu’il faille encore amender le document de la Contribution Déterminée Nationale (CDN) pour permettre à la RDC de mobiliser les fonds nécessaires pour sa mise en œuvre. Cette information corrobore avec la lecture faite par l’équipe dirigeante du GTCRR sur les négociations de la RDC à la CoP28 à travers le point de presse réalisé le 08 novembre 2021 partagé à ses différents membres du réseau. La cop28 a offert une occasion unique au monde de rectifier le tir et d’accélérer le rythme des mesures prises pour lutter contre la crise climatique. Profitant de cette occasion, le GTCRR s’est assigné l’objectif majeur de parvenir à convaincre les pays signataires de l’Accord de Paris à reconnaître la nécessité d’une réduction profonde, rapide et durable des émissions de gaz à effet de serre et de limiter le réchauffement climatique à 1,5 degré par rapport aux températures de l’ère préindustrielle. Il était question spécifiquement de Rendre la conférence plus inclusive et accessible, d’Appuyer les solutions d’atténuation pour augmenter les ambitions, de pousser les décideurs à améliorer le financement de l’adaptation et d’assurer un accès plus équitable aux financements climat, et de participer à la Progression de l’opérationnalisation du fonds pour les pertes et dommages créé à la COP 27. La participation du GTCRR a la cop28 était purement active en terme de la défense de droit des peuples autochtones et les communautés locales au fonds climat. Dans cette optique, le GTCRR a apporté la voix de la communauté et peuple autochtones, à travers les différentes activités organisées dans le stand de la RDC par le COMIFAC. Répondant aux questions sur l’impact du processus sur les communautés le Coordonnateur Nationale de GTCRR, Guy KAJEMBA a fait savoir que Le processus REDD en RDC a permis de réaliser plusieurs avancées, telles que : la création du Fonds national REDD (FONAREDD), qui est un mécanisme de financement innovant et transparent pour la REDD+ ; la réalisation de l’inventaire forestier national (IFN), qui est un outil essentiel pour l’estimation de la biomasse forestière et des émissions de GES ; la mise en place du système de surveillance des terres par satellite (Terra Congo), qui permet de suivre l’évolution de la couverture forestière ; la préparation de 21 plans provinciaux de développement intégré (PPDI), qui sont des cadres de planification territoriale intégrant les enjeux de la REDD+ ; la formulation de 10 programmes intégrés REDD (PIREDD), qui sont des projets pilotes de REDD+ à l’échelle des paysages ; Il a aussi a plaidé pour la prise en compte des droits fonciers et forestiers des communautés dans les discussions des fonds climat au niveau régional. Pour Guy KAJEMBA, la prise en compte de l’expertise locale des communautés dans le processus d’atténuation et d’adaptation est une nécessité pour une lutte efficace contre le changement climatique. En présence de madame le ministre de l’Environnement et le Développement Durable(MEDD) EVE BAZAIBA et des différents opérateurs économique, l’expert Issa LNINGBELU a étalés les problèmes que rencontrent les communautés locales dans leurs milieux de vie à cause du changement climatique, selon lui le changements climatique constitue une menace pour le monde mais il affecte beaucoup plus les communautés locales et autochtones dans les pays sous développées, ainsi la RDC étant un pays solution au changement climatique doit faire preuve de beaucoup de courage et de volonté de collaborer avec les acteurs de la société civile qui sont tout le temps sur le terrain en train de mener des actions climatiques garantissant ainsi l’économie vert pour assurer un avenir pacifique et durable. Eu égard à la problématique sur les énergies fossiles, les acteurs de la société civile ont sensibilisé sur l’abandon progressif des énergies fossiles au détriment des énergies renouvelables en démontrant leur position quant à cette situation tout en ajoutant une brique aux discussions axé sur le niveau de référence des forêts de la RDC et des différents pays du bassin du Congo. Les discussions engagées au niveau du bassin du Congo sur la CDN ont été des moments forts qui ont permis à la Société civile de donner son point de vue sur les questions des transferts des technologies aux pays du nord face à la situation des effets néfastes du changement climatique. Selon les informations à notre possession, cette COP a appelée à tripler la capacité d’énergie renouvelable à l’échelle mondiale et doubler le taux annuel moyen mondial d’amélioration de l’efficacité énergétique d’ici 2030. Un engagement volontaire allant en ce sens a d’ailleurs été signé par 130 pays au début de la COP28 et l’accord qui a été signé prévoyait d’accélérer le développement des technologies dont les émissions de carbone sont faibles ou nulles. De
Ce que la société civile attend de la cop28
A la veille de la cop28 qui s’est tenue aux Émirats Arabes Unis, du 30 novembre au 12 décembre 2023, la société civile environnementale représenté par le groupe de travail climat REDD+ Rénové (GTCRR) a bien arrêté ses attentes sur les questions des droits des communautés aux fond climat lors de sa réunion préparatoire de la cop28 organisée lundi 27 novembre 2023 avec ses organisations membres à Kinshasa. Elle s’est appesantie sur les cinq thématiques qui seront abordées à la cop28 notamment : les fonds climat, l’adaptation, l’atténuation, les pertes et dommages et le bilan mondial. La participation de la société civile à la cop28 aura pour objectif de plaider pour le renforcement du financement climatique pour les pertes et dommages causés par le changement climatique ; accélération de la transition énergétique, l’exploration des possibilités offertes par les technologies innovantes et le renforcement de la résilience de communautés. Qu’est-ce que la société civile attend de la cop28 ? Eu égard aux renforcement de financement climatique, Dans le souci de participer au développement des communautés locales et autochtones à travers la cop28 le GTCRR a arrêté les attentes suivantes : la société civile suggère que : les pays développés respectent leurs engagements de mobiliser les fonds pour soutenir les pays en voie de développement à travers le fonds pour le climat et de Créer un mécanisme de financement pour les pertes et dommages causées par les impacts du changement climatique, qui affectent surtout les pays les plus vulnérables, Pour l’accélération de la transition énergétique, la société civileveut que les pays pollueurs abandonnent progressivement les énergies fossiles qui sont la cause majeure de la majorité des émissions des gaz à effet de serre pour développer les énergies renouvelables plus propre et durables, Pour le renforcement de la résilience des communautés locales et peuples autochtones : le GTCRR demande aux pays développés ; signataires de l’accord climat de : Libérer le financement climatique en faveur des communautés en vue de renforcer leurs résiliences faces aux conséquences du changement climatique en favorisant l’adaptation, l’innovation et la coopération, Mettre en place les activités alternatives de la préservation et accompagner les communautés dans leurs activités de conservation de la biodiversité afin de diminuer l’impact du changement climatique sur les écosystèmes, Renforcer le consentement libre, informé et préalables(CLIP) dans les programmes des négociation climat, c’est-à-dire consulter au préalable les communautés en terme de mise en œuvre des informations positives ou négatives sur les programme climat permettant ainsi aux communautés de donner leurs opinions. Pour le mécanisme de partage de bénéfice, la société civile veut voir les communautés locales et autochtones étant les gardiens de la forêt bénéficier de manière équitable de fonds climats pour renforcer leurs résiliences. Il sied de noter que la RDC étant un pays solution au changement climatique veut une compensation équitable pour les services écosystémique rendus par ses forêts, ses tourbières et autres puits carbones afin de lui permettre de développer des ressources financières adéquates pour mettre en place des mécanismes et outils de gestion et de conservation efficaces de son patrimoine naturel. 1 666 Vues
Sommet de trois Bassins forestiers tropicaux de Brazzaville
Kinshasa le 11 novembre 2023 C’est depuis Jeudi 26 Octobre 2023 que le Congo Brazzaville, était habillée à la couleur de l’environnement; a accueillit au Centre des Conférences de KINTELE, le forum sur les trois bassins forestiers tropicaux du Monde à savoir : Le bassin de l’Amazonie, du Bornéo Mékong et Celui du Bassin du Congo. Ce forum de 72 heures à Brazzaville vise à renforcer une Gouvernance Sud-Sud pour Les trois bassins précités. Ceux-ci représentent à eux seuls 80% des forêts tropicales du monde et deux tiers de la biodiversité terrestre, jouant ainsi un rôle essentiel de régulateur du bilan Carbone. Le forum de Brazzaville vas aboutir, sauf imprévu, à la mise en œuvre, dans le cadre de la décennie des Nations Unies de la restauration de 350 millions d’hectares d’écosystèmes terrestres et aquatiques. Ce sommet va définir de grandes lignes d’un schéma de Gouvernance Mondiale à travers la mise en place d’un accord de coopération en vue d’une alliance Mondiale des trois bassins forestiers. La signature des conventions de financement avec Les bailleurs de fonds et le développement des mécanismes financiers avec les secteurs privés, notamment le Marché Carbone pour assurer de manière durable le financement des trois bassins. La République Démocratique du Congo qui détient 60% des forêts Dans le bassin du Congo, deuxième puissance forestière en superficie et première en termes de captage de Carbone dans le monde voudrait profiter de ce forum pour parler le même langage avec les autres pour atteindre son objectif : Celui d’être récompensée pour le rôle écologique que jouent ses forêts. Il est à noter que la journée d’hier Jeudi 26 Octobre était consacrée à la réunion des experts. La journée d’aujourd’hui est consacrée au panel Ministériel pour clôturer demain Samedi 28 Octobre par le sommet des Chefs d’Etat.https://eco-taragini.com/sommet-de-trois-bassins-forestiers-tropicaux-de-brazzaville/ 1 802 Vues
Le GTCRR a pris part à l’atelier technique sur le programme des payements pour les services environnementaux dans le cadre du partenariat RDC-CAFI
Le GTCRR a pris part à un atelier technique organisé du 07 au 9 novembre 2023 par le Fonds National REDD(FONAREDD) en partenariat avec l’Initiative pour la Forêt de l’Afrique Central (CAFI). Ces activités constituent une vitrine d’intervention du FONAREDD dans le cadre du partenariat signé entre la RDC et le Fonds CAFI qui souhaitent mettre en place un programme de paiement pour les services environnementaux (PSE) comme le recommande la stratégie cadre nationale REDD+ de la RDC. A l’issue de cet ateliers Les experts ont échangés autour des éléments clés du PSE envisagé en vue de la préparation du lancement et la phase initiale de ce programme. Il était question pour les experts de présenter le programme initial envisagé, se convertir son concept (c’est-à-dire sa définition, son champs d’application etc…), s’accorder sur le prérequis de participation aux PSE et les travaux à conduire pour la préparation des contrats de performance, discuter le niveau de maturité des modalités associées à chaque types d’activité PSE, discuter sur les outils clés d’une systématisation des PSE et les besoins associés pour leurs mises en œuvre.Les campagnes de sensibilisation sur les mécanismes de ce programme, ont été lancés depuis le 19 septembre 2023 au niveau provinciale entant que stratégie de Réduction des Émissions dues à la Déforestation et à la Dégradation des Forêts à travers le pays. Martelons que cet atelier qui a ciblé les praticiens du programme PSE, a été une occasion d’intéresser les grands acteurs sur les grandes lignes de ces paiements et requérir leur avis sur les différentes composantes de ce mécanisme et a permis à toutes les parties prenantes d’avoir une compréhension et une vision commune de ce programme où le concept, les conditions les approches, les outils, ainsi que les étapes clés à suivre pour le lancement et la mise en œuvre de ce programme ont été approfondis. Pour rappel, au cours du mois de juin dernier, du 26 juin au 28 Juin 2023, une réunion était organisée à Londres pour échanger sur le déploiement des PSE en RDC. Il s’est dégagé lors des échanges entre le gouvernement et ses partenaires, la nécessité de procéder dans un bref délai à la sensibilisation et vulgarisation des communautés locales et autres parties prenantes des zones forestières ciblées sur l’approche PSE en vue d’une meilleure appropriation par ces derniers. 1 676 Vues