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Suivi REDD+ : Le GTCRR RDC renforce les capacités de ses OSC membres à Kinshasa
Kinshasa du 4 au 5 juin 2026 – Le Groupe de Travail Climat REDD+ Rénové (GTCRR) a organisé une formation intensive à l’intention de ses organisations membres. Soutenue par le Centre de Recherche Forestière Internationale (CIFOR) et financée par CAFI-FONAREDD, cette initiative visait à outiller les acteurs locaux pour un suivi décentralisé, crédible et durable des projets REDD+ à travers toute la République Démocratique du Congo. Une réponse aux défis du suivi climatique Face à l’importance croissante des mécanismes REDD+ pour la lutte contre le changement climatique, la RDC doit s’appuyer sur une société civile compétente et organisée. Le projet SC-REDD (Projet d’Appui à la Société Civile pour un Suivi Décentralisé), piloté par le GTCRR en partenariat avec CIFOR, répond à ce besoin crucial. Cette formation visait aussi de permettre aux OSC membre de : Maîtriser les outils de suivi-évaluationspécifiques au processus REDD+ en RDC. S’approprier les mécanismes de gouvernance, notamment l’outil « Où en sommes-nous » développé par CIFOR. Intégrer les normes internationalescomme les jalons REDD+ et les principes de l’Accord de Cancun. Comprendre les politiques de sauvegardeet les mécanismes de gestion des plaintes pour un suivi éthique et inclusif. Une approche participative au service de l’apprentissage Pendant deux jours, la salle Mgr Muzihirwa du cercle culturel Boboto s’est transformée en un espace dynamique d’échanges et de construction collective. Plus de 34 OSC, représentant un large éventail d’acteurs (hommes, femmes et jeunes), ont participé à ces assises. Une méthodologie interactive et pratique Loin d’un cours magistral, la formation a adopté une méthodologie résolument participative. Les participants ont été divisés en groupe pour des travaux, suivis de restitutions en plénière. Des exercices pratiques et des évaluations quotidiennes ont permis de mesurer les progrès et d’ajuster les apprentissages en temps réel. Cette approche a favorisé l’implication active de chacun. Des retours enthousiastes L’impact de cette formation se mesure avant tout à travers les retours enthousiastes des participants, qui repartent avec des compétences concrètes. Pour le formateur ; M. David Badesire Willy, Spécialiste Suivi-Évaluation, CIFOR. « Cette activité vise à doter les membres du GTCRR d’une compréhension commune des outils de suivi. L’enjeu est de taille : il s’agit de réaliser des suivis indépendants, basés sur des données fiables, pour que la coordination nationale puisse mener des plaidoyers solides au niveau international. Nous devons donner une voix à la RDC, mais une voix qui s’appuie sur des preuves tangibles du terrain. » « Vraiment, nous sommes très heureux de suivre cette formation, qui a encore ajouté une plus-value à ce que nous avons toujours cherché à voir dans le cadre de nos activités au sein du GTCRR. Nous remercions également les partenaires du CIFOR, qui ont présenté des outils très, très, très importants. » Rigobert Mola, CAPID. « Durant cette formation, nous avons appris les étapes du suivi-évaluation, car c’est vraiment important dans nos ONG. J’ai aussi appris, au cours de cette formation, comment rédiger un bon rapport » Christelle Muamba, OGF. Un engagement renforcé pour la transparence Cette initiative marque une progression décisive pour la société civile de Kinshasa. Les OSC membres du GTCRR s’engagent désormais à devenir des acteurs clés du suivi, du plaidoyer et de la transparence dans le processus REDD+. Leur objectif est clair : faire entendre la voix des communautés locales sur la scène nationale et internationale, en s’appuyant sur des données rigoureuses et une expertise reconnue. Par Audry Mbal 90 Vues
Renforcement des OSC en communication : Le GTCRR Kinshasa outille plus 30 organisations pour un suivi REDD+ plus efficace
Kinshasa, 6 juin 2026 – Dans le cadre du projet d’appui à la société civile pour un suivi décentralisé des projets/programmes REDD+ (SC-REDD), plus de 30 organisations membres du Groupe de Travail Climat REDD+ Rénové (GTCRR) participent à un atelier de renforcement de capacités en communication. Soutenue techniquement par le Centre de Recherche Forestière Internationale (CIFOR) et financée par le Fonds CAFI-FONAREDD, cette initiative vise à faire des OSC des acteurs crédibles et influents dans leur communication. Le projet SC-REDD, d’une durée de trois ans, est actuellement déployé dans 21 provinces, avec une extension prévue à l’ensemble des 26 provinces du pays. Son ambition est de permettre au réseau GTCRR de jouer pleinement son rôle d’observateur, de lanceur d’alerte et d’acteur de plaidoyer auprès des décideurs. Face à l’urgence climatique, il est essentiel que les OSC locales maîtrisent les outils de communication pour informer les communautés, documenter les impacts des projets REDD+ et assurer une redevabilité effective. Cette formation répond précisément à ce besoin en dotant les participants des compétences nécessaires pour améliorer la qualité de leurs rapports et renforcer leur interaction avec les populations locales. UNE APPROCHE PRATIQUE ET PARTICIPATIVE Sous la houlette de Monsieur Arsène Kashemwa, expert en communication du CIFOR pour la RDC, la session a mêlé théorie et exercices immersifs. Le programme a notamment abordé : Les fondamentaux de la communication et de la visibilité dans le cadre du projet SC-REDD ; L’impact de la communication sur le changement de comportement au sein des communautés ; Les techniques pratiques de photographie et vidéographie pour une documentation fidèle des activités de terrain ; Les règles de rédaction journalistique, avec un accent sur la méthode du « triangle inversé » pour des rapports plus percutants ; Des ateliers pratiquesd’évaluation et de mise en situation. L’accent a également été mis sur l’importance des documents de consentement, garantissant que chaque activité menée dans les communautés bénéficie d’un consensus éclairé, renforçant ainsi la confiance et la transparence dans le processus REDD+. UNE RICHESSE POUR NOTRE TRAVAIL QUOTIDIEN Jr Bowela, membre du GTCRR Kinshasa, a partagé son enthousiasme : « Nous avons bénéficié d’une formation extrêmement riche. La partie sur la communication numérique, notamment la photographie et la vidéographie, nous permettra de produire des rapports beaucoup plus viables et attestant de notre travail sur le terrain. » Pour Flavie Bengongo, du CTIDD, cette session est une véritable bouffée d’oxygène pour les missions de terrain : « La communication est essentielle pour faire comprendre le sens de nos projets aux communautés. J’ai appris des approches concrètes que je vais transmettre au sein de notre ONG. » Le GTCRR, fort de cette nouvelle dynamique, entend poursuivre son déploiement sur l’ensemble du territoire national. Prochaine étape : la duplication de cette formation dans autres provinces, afin de consolider un réseau national d’OSC compétentes et autonomes. Par audry Mbal 87 Vues
Marché carbone en RDC : La société civile appelle à une réforme participative et transparente
Kinshasa, le 26 juin 2026 – La coordination nationale du Groupe de Travail Climat Redd+ Rénové (GTCRR) a organisé un point de presse ce vendredi pour exprimer la position commune de la société civile environnementale sur le projet de loi établissant le cadre légal du marché carbone en République Démocratique du Congo. Face à l’importance stratégique de ce texte, les organisations membres ont formulé des recommandations claires pour garantir un processus conforme aux standards internationaux, respectueux de la justice climatique et protecteur des droits des communautés locales. Une opportunité historique à ne pas gâcher Le développement d’un marché carbone crédible représente une opportunité sans précédent pour la RDC. Il permettrait de transformer son patrimoine naturel exceptionnel en un levier durable de financement pour le développement, la lutte contre le changement climatique et la réduction de la pauvreté. Cependant, pour la Société civile environnementale, cette ambition ne pourra se réaliser que si la réforme en cours consolide les acquis existants au lieu de les fragiliser. « La crédibilité du marché carbone congolais ne repose pas sur la multiplication des textes, mais sur la cohérence de l’architecture juridique, la stabilité de la gouvernance et la confiance des partenaires internationaux », souligne la note de position lue lors du point de presse. L’objectif général de cette prise de parole était double : exposer la position commune de la société civile et proposer des recommandations pour que ce cadre légal soit un véritable instrument de développement au service des populations, et non une simple plateforme de commercialisation. Une réforme au service des populations et du climat Conformément à l’Accord de Paris, le marché carbone ne doit pas être une fin en soi. Il est un outil pour : Mobiliser des financements additionnels pour les politiques climatiques. Soutenir la mise en œuvre de la Contribution Déterminée au niveau National (CDN). Protéger les forêts et renforcer l’adaptation au changement climatique. Créer des emplois verts et améliorer durablement les conditions de vie des communautés locales et des peuples autochtones. La Société civile met en garde : toute réforme précipitée ou non inclusive compromettrait la capacité de la RDC à attirer les investissements climatiques nécessaires à la réalisation de ces objectifs de développement durable. Les 7 recommandations majeures du GTCRR Pour garantir la transparence du processus et la souveraineté nationale, la société civile a formulé sept recommandations clés adressées au Gouvernement entre autre : Suspendre le processus législatif en cours : Surseoir à l’examen du projet de loi dans sa rédaction actuelle afin de permettre une revue juridique, institutionnelle et technique approfondie garantissant sa conformité avec la Constitution, la législation environnementale nationale, le cadre national de gouvernance de l’Article 6 de l’Accord de Paris ainsi que les engagements internationaux de la République. Mettre en place un processus national de concertation : Organiser un processus inclusif associant l’ensemble des parties prenantes concernées, notamment les administrations publiques, les institutions spécialisées, les provinces, les entités territoriales décentralisées, les communautés locales, les peuples autochtones, les organisations de la société civile, les développeurs de projets, le secteur privé, les universités, les centres de recherche ainsi que les partenaires techniques et financiers. Consolider le cadre juridique et institutionnel existant : Privilégier le renforcement des réformes déjà engagées plutôt que la création de mécanismes parallèles susceptibles de générer des conflits de compétences, une insécurité juridique et une perte de crédibilité auprès des partenaires internationaux. Renforcer les capacités nationales : Poursuivre le renforcement des capacités techniques, institutionnelles et opérationnelles des administrations publiques, de l’ARMCA, des autorités provinciales, des collectivités territoriales, du secteur privé et des organisations de la société civile afin d’assurer une mise en œuvre efficace des mécanismes prévus par l’Article 6 de l’Accord de Paris. Finaliser les infrastructures nationales du marché carbone : Accélérer la mise en place des principaux outils de gouvernance du marché carbone, notamment le Registre National Carbone, les systèmes de Mesure, Rapportage et Vérification (MRV), les procédures nationales d’autorisation et de comptabilisation, les sauvegardes environnementales et sociales, le mécanisme de partage des bénéfices ainsi que les instruments de transparence et de traçabilité requis par les règles internationales. Garantir une gouvernance territoriale et participative : Renforcer la participation des provinces et des entités territoriales décentralisées dans la gouvernance du marché carbone, tout en garantissant l’implication effective des communautés locales, des peuples autochtones et des autres parties prenantes tout au long du cycle de vie des projets carbone, conformément aux principes de participation, de transparence et de consentement libre, préalable et éclairé. Faire du marché carbone un levier de développement national : Veiller à ce que les financements climatiques issus du marché carbone contribuent effectivement à la mise en œuvre des priorités nationales, notamment la Contribution Déterminée au niveau National, la conservation des écosystèmes, le développement rural, la résilience climatique, la création d’emplois verts, l’amélioration des conditions de vie des communautés locales, la promotion des droits des peuples autochtones et la réduction durable de la pauvreté, conformément aux objectifs de l’Accord de Paris. La Société civile environnementale, à travers le GTCRR, réaffirme sa disponibilité à accompagner le Gouvernement dans la construction d’un marché carbone souverain et crédible. Elle considère que le dialogue et la transparence sont les seuls gages de succès pour faire de ce projet un véritable instrument de souveraineté économique, de protection du patrimoine naturel et de financement du développement durable pour l’ensemble de la population congolaise. Le GTCRR reste mobilisé pour veiller à ce que les réformes environnementales profitent aux communautés les plus vulnérables. Par audry Mbal 319 Vues
Révision du Code Forestier : RFN, Congo Watch et GTCRR harmonise le plaidoyer de la société civile pour des forêts durables en RDC
Kinshasa, 12 juin 2026 – Il s’est tenu, à la Coordination nationale du GTCRR, une séance d’harmonisation des positions et actions de la société civile congolaise pour contribuer efficacement à la révision du Code forestier de 2002, en partageant les travaux réalisés, en planifiant les prochaines étapes et en définissant les priorités. Elle a été rendue possible grâce à l’appui de Rainforest Foundation Norway et de Congo Watch, en collaboration avec le GTCRR. Un contexte d’urgence climatique et de réformes majeures Face à l’urgence climatique, le gouvernement de la RDC a entrepris une réforme profonde de son secteur forestier. Cette réforme, qui s’inscrit dans la Stratégie-Cadre Nationale REDD+, a pour ambition de doter le pays d’une nouvelle politique forestière et d’un cadre légal à jour. La version « Kisantu » du projet de nouveau code forestier, issue d’une retraite avec les parties prenantes en mai 2026, doit bientôt être rendue publique. Pour la société civile, il est essentiel de faire entendre une voix unifiée et de consolider son plaidoyer pour ne pas intervenir en ordre dispersé. Plaidoyer coordonné : unir les forces pour le nouveau Code Forestier La séance a permis de dresser un état des lieux des initiatives en cours. Les différents consortiums et OSC ont présenté leurs travaux, allant de l’analyse de la mise en œuvre du code actuel à l’identification des dispositions à modifier. Des organisations comme le RRN, le consortium CAGDFT/IRI/DGPA, le consortium Forêts d’avenir, ANAPAC, CODELT ou encore CFLEDD ont toutes partagé leurs travaux pour contribuer à un document de plaidoyer commun et solide. Face au constat que certaines contributions n’avaient pas été intégrées dans le draft de Kisantu, les participants ont souligné l’importance d’une approche collective. Les discussions ont mis en avant la nécessité de se concentrer sur une forme légistique pour les propositions, de distinguer ce qui relève de la loi des mesures d’application et d’anticiper les consultations provinciales pour inclure les communautés locales et les peuples autochtones. Prochaines étapes et engagement pour une réforme inclusive L’un des points majeurs de la réunion a été la planification des actions à venir. La société civile se prépare à participer activement aux consultations provinciales. Pour garantir la participation des communautés éloignées des chefs-lieux, il a été proposé d’anticiper les discussions avec les coordinateurs provinciaux et de prendre en charge le déplacement de quelques délégués des territoires. La séance s’est conclue sur une répartition claire des rôles, notamment pour le secrétariat chargé de compiler l’ensemble des contributions. L’objectif commun est de remettre un document de plaidoyer consolidé et impactant pour enrichir le projet de loi et faire avancer une réforme forestière qui profite à la fois à la lutte contre le changement climatique et au développement durable des communautés. Par Audry Mbala 216 Vues
Forêts, finance, synergies : faire progresser l’action climatique intégrée à l’horizon 2030
Ce 15 juin 2026 Centre mondial de conférences de Bonn (WCCB), Bonn Cet événement parallèle est ouvert à tous les participants accrédités auprès de la CCNUCC SB64, qu’ils participent sur place ou virtuellement . À l’approche de 2030, l’écart entre les ambitions mondiales et leur mise en œuvre concrète demeure considérable pour la communauté internationale. Si les Conventions de Rio et les programmes connexes relatifs aux forêts, au climat et à la biodiversité reconnaissent de plus en plus la nécessité d’approches intégrées, la dégradation des forêts reste généralisée. Les systèmes de gouvernance, les structures de financement et les mécanismes de mise en œuvre continuent également de fonctionner de manière fragmentée. Parallèlement, l’engagement mondial à stopper et à inverser la déforestation n’est plus qu’à quatre ans de son échéance, ce qui intensifie la pression pour démontrer l’efficacité de stratégies de mise en œuvre à grande échelle permettant d’obtenir des résultats mesurables d’ici la fin de la décennie. Dans tous les pays et toutes les institutions, les capacités de mise en œuvre, l’accès au financement et la coordination intersectorielle demeurent des obstacles majeurs. Dans ce contexte, la session se concentre non seulement sur le diagnostic de la fragmentation, mais aussi sur l’identification de solutions pratiques, d’innovations institutionnelles et de modèles de partenariat susceptibles d’accélérer l’action intégrée en matière de climat et de biodiversité au cours des quatre à cinq prochaines années. Cet événement parallèle examinera comment les approches intégrées relatives aux forêts, au climat, à la biodiversité et à la résilience peuvent passer du stade d’aspiration politique à celui de mise en œuvre opérationnelle en amont de la COP35 (2030). Plutôt que de se concentrer principalement sur les obstacles eux-mêmes, la session s’attachera à identifier des pistes concrètes permettant de réaliser des progrès significatifs au cours des quatre à cinq prochaines années et de créer les conditions d’un déploiement à grande échelle de l’action climatique intégrée dans différents pays et territoires. Réunissant les perspectives des scientifiques, des décideurs politiques et des praticiens, la discussion portera sur : passer de la définition du défi que représente la recherche de synergies à des solutions évolutives, en plaçant la nature et les forêts au cœur du débat ; mettre en lumière les expériences pratiques et les solutions émergentes des institutions, des gouvernements et des acteurs locaux ; définir les conditions favorables, les approches de financement forestier et les modèles de gouvernance susceptibles de soutenir une action climatique intégrée et à grande échelle d’ici à 2030. La session combinera des interventions de cadrage concises, des perspectives nationales et de mise en œuvre, et un dialogue modéré axé sur les solutions, conçu pour générer une convergence autour des priorités opérationnelles, de l’accès au financement et de la coopération institutionnelle. Intervenants Ordre du jour 15 juin 16h30 à 17h45 UTC Ouverture et encadrement Perspective principale : Mise à l’échelle de l’action intégrée Perspective des dirigeants du pays : Restauration, résilience et pertes et dommages Perspectives de mise en œuvre et de gouvernance Diagnostic des politiques pour la mise en œuvre Dialogue du panel Conclusions et priorités émergentes Personne à contacter sur place : Stibniati Atmadja ( S.Atmadja@landscapealliance.org ) Marcelo Inácio da Cunha ( M.Cunha@landscapealliance.org ) 253 Vues
Installation de la nouvelle coordination provinciale du GTCRR au Kwango : un réseau renforcé pour les communautés locales
Kenge du 14 au 24 avril 2026, le Groupe de Travail Climat REDD Rénové (GTCRR) a achevé une mission d’installation de sa nouvelle coordination provinciale dans la province du Kwango. Soutenue par le projet « Appui à la société civile SC-REDD+ », cette activité visait à doter la province d’une coordination légitime et opérationnelle, capable de représenter efficacement les communautés locales et les peuples autochtones dans le processus REDD+ en République Démocratique du Congo. Pourquoi installer une coordination provinciale au Kwango ? Dans le cadre de la professionnalisation de son réseau, le GTCRR entend renforcer ses coordinations provinciales afin qu’elles deviennent de véritables interlocutrices des autorités et des partenaires techniques. L’objectif général de cette mission était clair : installer une nouvelle coordination provinciale GTCRR au Kwango, capable de participer activement aux programmes de réformes et aux initiatives REDD+. Une approche participative et inclusive La mission a été conduit par Omer KABASELE, Président du Conseil d’Administration et Ernest SWEDI, Chargé d’Administration et Finances, articulant rencontres institutionnelles, ateliers participatifs et élections des organes de gouvernance. Préparation et concertation avec les acteurs locaux L’équipe, conduite par le Président du Conseil d’Administration du GTCRR, M. Omer KABASEKE, a d’abord organisé une réunion de concertation entre l’équipe de Kinshasa et les représentants locaux. Une rencontre avec le point focal et les associations de la société civile a permis de partager les objectifs de la mission. Les civilités ont ensuite été présentées au Ministre Provincial de la Justice, assurant l’intérim du Gouverneur, marquant ainsi l’ancrage institutionnel de l’initiative. Atelier d’échanges et d’informations Un atelier a réuni 37 représentants d’organisations de la société civile (OSC) dont 6 femmes. Les présentations ont porté sur : L’historique du GTCRR depuis 2009, ses défis et sa restructuration ; La vision, les missions et les domaines d’intervention du réseau ; La structuration nationale et provinciale (Conseil d’Administration, COCO, Coordination nationale, Comité Provincial d’Orientation) ; Le projet SC-REDD, ses objectifs et ses activités concrètes. Élection des organes de gouvernance provinciaux Au terme des échanges, 36 organisations ont officiellement adhéré à la coordination provinciale du Kwango. Les participants ont procédé à l’élection des animateurs des organes de gouvernance : Comité Provincial d’Orientation (CPO): Présidence : PARK (M. Bernard NDOKIDI) Vice-Présidence : NSCC (Mme Anuarite LUFWA) Secrétariat : ECODEKWA (M. Emmanuel SILANGE) Conseillers : CV (Mme Pascaline MASALA) et AJEUDEV (M. Jean MAKENGO) Coordination Provinciale : la structure BDC a été élue, avec M. Anaclet KAPAYA NLANDU comme coordonnateur et M. MUFUNDU BILE comme comptable. Installation officielle et renforcement des capacités La nouvelle coordination a été officiellement installée en présence des autorités politico-administratives du Kwango. Une photo de famille et un point de presse du Président du Conseil d’Administration ont marqué cet événement. L’équipe a ensuite visité le futur bureau de la coordination, hébergé par la structure BDC, et organisé une session de renforcement des capacités sur : La contractualisation ; Le rapportage financier et narratif mensuel ; L’utilisation des feuilles de temps. Une étape clé pour la couverture nationale Au sortir de cette mission : 36 organisations localessont désormais membres effectifs de la coordination provinciale du Kwango ; 5 organes de gouvernance(CPO et Coordination provinciale) ont été élus et installés ; 1 bureau physiqueidentifié pour abriter les futurs équipements de la coordination. Avec cette installation, le GTCRR compte désormais 21 coordinations provinciales opérationnelles. Il reste 5 provinces à couvrir pour finaliser le maillage national. « Nous sommes maintenant outillés et légitimes pour défendre les intérêts des communautés locales dans le processus REDD+ au Kwango », a déclaré Anaclet KAPAYA NLANDU, nouveau coordonnateur provincial. L’installation de la coordination provinciale du GTCRR au Kwango marque une avancée significative dans le renforcement de la société civile congolaise engagée pour le climat et la REDD+. En rendant ses structures plus transparentes, professionnelles et collégiales, le GTCRR devient un partenaire fiable pour les autorités et les bailleurs. Par Audry Mbal 230 Vues
Renforcement des capacités du GTCRR : la coordination provinciale du Maniema outillée pour une meilleure gouvernance
Kindu du 7 au 14 mai 2026, le Groupe de Travail Climat REDD+ Rénové (GTCRR) a conduit une mission de renforcement des capacités à dans la province du Maniema. Soutenue par le partenaire financier CAFI-FONAREDD et exécutée avec l’appui technique de CIFOR, cette initiative visait à redynamiser la coordination provinciale et à évaluer les retombées des activités de la première phase du PIREDD Maniema auprès des communautés locales. Le Groupe de travail climat Redd+ Rénové regroupe plusieurs organisations de la société civile environnementale congolaise engagée pour le climat et la REDD+. Avec plus de 20 coordinations provinciales déjà opérationnelles, l’enjeu est d’assurer une remontée d’informations fiable et rapide jusqu’à la coordination nationale à Kinshasa, puis vers les décideurs. Cependant, l’installation d’une coordination provinciale ne suffit pas. Il faut former ses membres à la gouvernance, aux procédures administratives et financières, aux outils de suivi des projets REDD+, et à la communication. C’est pour cela qu’une mission a été réalisé par Omar KABASELE et Ernest SWEDI respectivement président du conseil d’administration et chargé d’administration et finance pour : Rencontrer les autorités politico-administratives du Maniema Réunir les membres GTCRR bénéficiaires de la première phase du PIREDD Maniema Former le comptable et les membres sur la gouvernance et les droits/devoirs Évaluer sur le terrain les retombées des activités auprès des communautés bénéficiaires (OSC Kindu Maendeleo) Une immersion terrain et des ateliers pratiques Rencontres avec les autorités locales Après un voyage et une mise au point pédagogique avec l’équipe provinciale, la mission a débuté par des séances de travail avec : • Le Ministre provincial de l’Environnement, assurant l’intérim du Gouverneur • Le Coordinateur provincial de l’environnement • Le Chef de Division provinciale de l’aménagement du territoire Ces échanges ont permis de réaffirmer le rôle du GTCRR comme interface crédible entre la société civile et les autorités. Visite terrain à Alungi et Tokoloté L’équipe s’est rendue sur les sites d’intervention de l’OSC Kindu Maendeleo, soutenue par le PIREDD Maniema (désormais clôturé). Cette visite sur terrain a permis d’observer directement les réalisations et recueillir la parole des communautés sur les acquis et les défis persistants. Organisations des ateliers À la suite de cette visite, l’équipe de la mission a organisé un atelier de renforcement des capacités des OSC membres du GTCRR Maniema pour la redynamisation de structure par rapport aux procédures avec un accent particulier sur les droits et devoirs de membres effectifs. Un autre atelier d’évaluation du taux de financement exécuté par les organisations de la société civile environnementale membres du GTCRR Maniema comme Agence locale d’exécution (ALE) a eu lieu et l’accent a été mis sur : • L’évaluation du taux d’exécution du PIREDD Maniema (à un mois de sa clôture) • Le niveau d’implication du GTCRR dans la mise en œuvre, le suivi et l’observation indépendante • Et les recommandations pour la phase deux à venir À la fin de la mission, une session approfondie en finances a été organisée spécifiquement avec la comptable du GTCRR Maniema, afin de renforcer la rigueur dans la gestion des fonds et le reporting. Ce qui change concrètement Résultats et impact Au sortir de cette mission de huit jours : • 100 % des membres participants maîtrisent désormais leurs droits et devoirs • La comptable provinciale a été mise à niveau sur les procédures financières du GTCRR • Des recommandations concrètes ont été formulées pour la deuxième phase du PIREDD Maniema (renforcement du rôle d’observation indépendante du GTCRR, suivi rapproché des ALE) • Une meilleure visibilité du GTCRR auprès des autorités provinciales Cette mission confirme que la pérennité du GTCRR repose sur des coordinations provinciales formées, outillées et connectées au terrain. Le Maniema, avec sa particularité d’avoir plusieurs structures ayant agi comme ALE dans le PIREDD, constitue désormais un cas d’école pour les futures phases d’évaluation. Les prochaines étapes consisteront à capitaliser les recommandations issues de l’atelier ; préparer la coordination du Maniema pour la phase deux du PIREDD et étendre ce modèle de mission à d’autres provinces. Par audry Mbal 226 Vues
Message du GTCRR à l’occasion de la Journée mondiale des océans 8 juin 2026
Déclaration du GTCRR à l’occasion de la Journée mondiale des océans (8 juin 2026) En ce 8 juin 2026, Journée mondiale des océans proclamée par les Nations Unies, le GTCRR rappelle que la santé des océans est indissociable de celle des forêts et des communautés qui en dépendent. Les océans régulent le climat, abritent une biodiversité essentielle et constituent une source de vie pour des millions de personnes. Le GTCRR souligne l’importance de la surveillance scientifique et participative des océans afin de garantir la transparence des données, la protection des écosystèmes marins et la résilience des populations face aux changements climatiques. En tant que coalition engagée pour la gouvernance durable des ressources naturelles, nous réaffirmons notre solidarité avec les initiatives mondiales visant à renforcer la justice climatique et la préservation des biens communs. À travers ce message, nous appelons à une mobilisation collective : États, société civile, chercheurs et communautés doivent unir leurs efforts pour que les océans, tout comme les forêts, continuent de jouer leur rôle vital dans l’équilibre de la planète. CN GTCRR Guy KAJEMBA 248 Vues
Appel d’offres N°AO/SC-REDD/GTCRR/2026/003 : Consultant(e) chargé(e) de l’actualisation des outils et méthodologies de suivi des projets et programmes REDD+
Contexte Face à l’urgence climatique, le Gouvernement de la République Démocratique du Congo a initié, dans le cadre de la Stratégie-Cadre Nationale REDD+, plusieurs réformes sectorielles nationales, toutes orientées vers la mise à jour des politiques publiques et leurs cadres juridiques et institutionnels, afin d’apporter une réponse intégrée et consolidée aux principales causes de la déforestation et la dégradation des forêts. Le mécanisme REDD+, négocié sous la Convention Cadre des Nations Unies sur le Climat, vise à valoriser financièrement les efforts d’un pays en termes de réduction des émissions dues à la déforestation et à la dégradation des forêts. Le processus REDD+ en RDC est entré dans une phase de mise en œuvre nécessitant un suivi rigoureux des projets et programmes afin de garantir la transparence, l’efficacité et l’alignement avec les engagements nationaux et internationaux. Le GTCRR, en tant que plateforme de la société civile, joue un rôle clé dans le suivi indépendant et participatif. Des programmes PIREDD (programmes intégrés pour la réduction des émissions dues à la dégradation et la déforestation des forêts tropicales) ont aussi été développés dans plusieurs provinces : Province du Mai-Ndombe (PIREDD Plateaux) Province du Maniema Province de l’Equateur Provinces du Kasai oriental et de la Lomami (PIREDD KORLOM) Province de la Mongala Province du Haut-Uélé Province du Sud-Ubangi Province de la Tshopo Province du Bas-Uélé Au-delà du développement d’une stratégie pour l’action de la société civile dans la REDD+, des outils et méthodologies pour assurer le suivi des projets et programmes REDD+ existent. Cependant une actualisation est nécessaire pour permettre de renforcer l’observation du travail réalisé par les PIREDD dans différentes provinces et épingler leurs faiblesses afin qu’elles soient connues et redressées. Dans ce Projet, la société civile qui constitue une partie prenante dans l’observation mandatée et non mandatée voudrait recruter un consultant pour réaliser cette activité liée au projet d’appui à la société civile pour un suivi décentralisé des projets et programmes REDD en RDC (SC-REDD+), un projet financé par CAFI/FONARED pour une durée de 3 ans. Étant donné la nécessité de développer, mettre à jour et consolider les outils et les méthodologies de suivi des projets et programmes REDD+ à utiliser par la société civile environnementale ; le consultant devra documenter, développer, faciliter le pilotage et la validation des outils simples et participatifs pour afin de faciliter la vérification de l’impact des projets/programmes REDD sur les forêts et le bien-être des communautés locales et peuples autochtones pygmées en RDC. Objectifs de la consultance Le consultant aura pour objectif principal d’actualiser et harmoniser les outils et méthodologies de suivi des projets et programmes REDD+ pour renforcer les capacités du GTCRR à assurer un suivi participatif, transparent et efficace. Ces outils participatifs à développer permettront à la société civile de remonter les impacts des projets/programmes REDD+ issus d’un suivi indépendant et collecter les avis communautaires sur la mise en œuvre desdits projets pour orienter tout plaidoyer de la société civile au niveau local, provincial, national et international. Les objectifs spécifiques sont : Collecter et examiner les outils de suivi REDD+ existants par une revue documentaire et consultation au sein du réseau, du consortium (CIFOR-GTCRR), auprès des PIREDD et auprès des autres projets environnementaux qui existent et qui ont existés dans la zone ; Proposer un outil consolidé à tester sur terrain ; Consolider les outils par suite des retours de leur expérimentation sur terrain ; Appuyer le pilotage des outils dans 2 provinces tout en se rassurant les points focaux partagent leurs retours sur l’outil ; Proposer une méthodologie adaptée à utiliser pendant les visites sur terrain organisées régulièrement par les OSC membres du GTCRR ; Organiser un atelier de formation hybride (en présentiel à Kinshasa et en ligne) pour partager l’outil finalisé au sein de GTCRR et CIFOR ; Organiser un atelier de restitution et validation. Organiser un atelier de formation des coordinateurs provinciaux en ligne Appuyer les provinces à PIREDD dans l’utilisation des outils une fois validés Les tâches principales de la consultance Les tâches respectives du consultant sont reprises dans le tableau suivant précisant les résultats attendus pour chaque tache. Pendant la réalisation de ces taches, le consultant travaillera en étroite collaboration avec le Groupe de Travail Climat REDD+ Rénové (GTCRR) avec une supervision technique de CIFOR pour une co-validation de tous les livrables attendus du consultant. Tâches principales N° Activités Objectifs Méthodes Résultats attendus 01 Collecte des outils participatifs existants Lister les outils participatifs ayant existés et utilisés par les membres et non membres du réseau (GTCRR, CIFOR, PIREDD, et d’autres projets Forets, Agricultures, Environnements, …) Revue documentaire Entretiens Individuels Les outils participatifs existants sont identifiés le Rapport de Diagnostic des Forces, Faiblesses, Menaces et Opportunités (FFMO) des outils est produit. La liste des potentiels utilisateurs des outils au niveau du réseau et communautaire est établie 02 Développement des outils et note/cadre méthodologique Mettre en place des outils participatifs pour un suivi REDD+ Produire une note/cadre méthodologique harmonisé pour faciliter le suivi sur terrain des membres du réseau Proposer un format/canevas du rapport à produire après les missions de suivi de terrain -Compilation et adaptation des outils de l’activité 01. Le premier draft des outils est produit Le premier draft de la note méthodologique est produit et partagé 03 Expérimentation des outils et méthodologie sur terrain Organiser une visite sur terrain pour expérimenter et piloter les outils produits Test des outils et méthode proposés par le consultant sur le terrain dans une province PIREDD Partage des outils aux coordonnateurs dans une autre province PIREDD pour tests et amendements Les faiblesses de l’outil sont identifiés L’outil amélioré et la note méthodologie intégrant les commentaires du terrain sont produits et partagés. 04 Validation des outils et de la note méthodologique Valider officiellement les outils de suivi REDD et la note méthodologique Atelier hybride de restitution et de validation des outils de suivi Compte rendu de l’atelier de validation 05 Organisation d’un atelier de formation hybride (en présentiel à Kinshasa et en ligne) pour partager l’outil finalisé au sein de GTCRR