Groupe de Travail Climat Redd + Rénové

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Finance climat en RDC : financements extérieurs, opportunité ou piège de dépendance ?

Environnement,  Information,  Plaidoyer

Il est nécessaire de rappeler une vérité essentielle : les financements extérieurs ne sont ni automatiques ni obligatoires. Ils ne constituent pas une politique publique, encore moins un dû. Un État sérieux doit disposer de structures destinées à accompagner les citoyens vers l’autonomie et la prise en charge de leurs besoins. Lorsque ces mécanismes sont insuffisants ou absents, les ressources internes ne suffisent pas à couvrir les coûts élevés de l’adaptation. Les financements extérieurs présentent des risques importants de dépendance et de conditionnalité pour un État : Risques de dépendance Affaiblissement de la souveraineté budgétaire : si une grande partie des projets climatiques dépend de financements extérieurs, l’État peut perdre sa capacité à définir ses propres priorités. Vulnérabilité aux fluctuations : les financements internationaux ne sont pas toujours stables. Des changements politiques ou économiques chez les bailleurs peuvent interrompre ou réduire les flux. Effet d’éviction : les ressources locales peuvent être négligées, car les acteurs nationaux comptent trop sur les bailleurs étrangers. Perte de crédibilité interne : une dépendance excessive peut donner l’impression que les politiques climatiques sont imposées de l’extérieur plutôt que portées par la société nationale.   Risques de conditionnalité Imposition de réformes : les bailleurs peuvent exiger des réformes institutionnelles ou économiques qui ne correspondent pas toujours aux réalités locales. Priorités externes : les financements sont souvent orientés vers les thématiques qui intéressent les donateurs (p. ex. carbone forestier, énergies renouvelables) plutôt que vers les besoins immédiats des populations (adaptation agricole, résilience communautaire). Complexité administrative : les conditionnalités incluent souvent des exigences de reporting, d’audit et de conformité qui mobilisent beaucoup de ressources humaines et financières. Risques d’inégalités : les conditionnalités peuvent favoriser certaines régions ou acteurs (grandes ONG, institutions centrales) au détriment des communautés locales.   Conclusion Un État doit trouver un équilibre : Maximiser les opportunités offertes par les financements extérieurs (accès à des ressources, technologies, expertise). Réduire la dépendance en mobilisant davantage de financements domestiques (taxes carbone, budgets nationaux, partenariats public-privé). Négocier les conditionnalités pour qu’elles soient adaptées au contexte local et qu’elles renforcent la gouvernance plutôt que de la fragiliser.   Par Guy Kajemba / Coordonnateur National du GTCRR 946 Vues

10 février 2026 / 0 Commentaire
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Échanges et consultations sur l’Initiative PSE RDC : entre préoccupations opérationnelles des OSCE et clarifications de CAFI

Environnement,  Information,  Plaidoyer

Kinshasa, 7 février 2026. Le Groupe de Travail Climat REDD+ Rénové (GTCRR) a organisé une réunion de consultation entre la société civile environnementale congolaise et l’équipe du Secrétariat CAFI. L’objectif : discuter de l’appel à manifestation d’intérêt sur le mécanisme des Paiements pour Services Environnementaux (PSE) et clarifier les conditions d’accès direct des entités nationales aux financements climatiques. Des échanges pour lever les blocages institutionnels La rencontre, tenue le samedi 7 février dans la salle de réunion du GTCRR à Kinshasa, a réuni les représentants de la société civile environnementale et deux émissaires du Secrétariat CAFI : Chadrack KAFUTI, Chargé du PSE, et Jules KATUBADI, Chargé du dialogue politique et institutionnel. Deux points structuraient l’ordre du jour : la présentation de l’initiative PSE de CAFI ; l’examen des lettres adressées par la société civile concernant l’éligibilité des entités nationales aux fonds CAFI. « Cette consultation intervient dans un contexte où les acteurs nationaux réclament un accès plus équitable aux financements internationaux pour la lutte contre la déforestation », a rappelé le GTCRR en ouverture des échanges.   Le mécanisme PSE en détail : opportunités et conditions Le chargé PSE de CAFI a présenté les contours d’un dispositif innovant. Le PSE est défini comme un contrat volontaire entre un acteur individuel ou une communauté organisée (CFCL, CLD, coopérative) et un payeur ; en l’occurrence CAFI qui récompense les bonnes pratiques environnementales sur la base des résultats. Six catégories d’activités sont éligibles : Agroforesterie Boisement / reboisement Agriculture « libre de déforestation » Régénération forestière (assistée ou naturelle) Gestion durable des forêts Conservation des forêts Les candidatures s’effectuent via une plateforme en ligne hébergée hors RDC, et les paiements se font directement par paiement mobile. En cas d’absence de ce service, CAFI prévoit des solutions alternatives comme les bons d’achat.   Plusieurs clarifications ont été apportées : le délai entre le dépôt d’une candidature et le premier paiement est de trois mois ; il n’existe pas d’étendue minimum standard pour un projet PSE ; des appuis habilitants (structuration en CLD, renforcement de capacités) sont prévus, dans la limite d’un pourcentage du budget total. Les projets ont une durée de cinq ans, avec un décaissement en deux tranches : 40 % à la signature du contrat, et 60 % après évaluation indépendante des résultats.   Accès direct des entités nationales : un point de blocage historique Le deuxième volet des échanges a porté sur un sujet sensible : l’absence d’entités nationales accréditées pour recevoir directement les fonds CAFI. Le Secrétariat CAFI a rappelé que les appels à propositions contestés par la société civile relevaient du Secrétariat FONARED, et non de CAFI. Il a également expliqué les difficultés rencontrées avec UNOPS, agence fiduciaire, qui a imposé de nouvelles évaluations des organisations nationales après celles déjà menées par le PNUD. Une annonce importante a toutefois été faite : 26 millions de dollars ont été alloués à UNOPS pour accompagner les entités nationales (étatiques et non étatiques) dans leur processus d’accréditation, afin de leur permettre un accès direct aux futurs appels à manifestation d’intérêt. « Ce premier AMI n’est pas le dernier. Si les entités nationales parviennent à être accréditées, elles pourront soumissionner et bénéficier directement des fonds », a précisé le représentant de CAFI.   Prochaines étapes À l’issue des échanges, les participants ont décidé de se réunir à nouveau le lundi 9 février à 13 heures pour définir une position commune et formuler des recommandations claires en vue des prochains appels à manifestation d’intérêt.   Position de la société civile : des réserves, mais une ouverture Cependant, face aux explications fournies, les acteurs de la société civile ont tenu à clarifier leur position d’emblée. Ils ne s’opposent pas au déploiement du PSE en RDC, mais formulent des réserves et posent des préalables, compte tenu des expériences passées où les entités internationales ont été privilégiées.   Par Audry Mbal 934 Vues

7 février 2026 / 0 Commentaire
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Comprendre la CDN de la RDC : 81 actions stratégiques exploitables par les ONG pour le montage de projets

Information

Face à l’urgence climatique mondiale, les pays sont appelés à définir des engagements clairs pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre et renforcer leur résilience face aux impacts du changement climatique. C’est dans ce cadre que s’inscrit la Contribution Déterminée à l’échelle Nationale (CDN), un instrument central de l’Accord de Paris. En République Démocratique du Congo (RDC), la CDN constitue aujourd’hui un cadre stratégique majeur, offrant 81 actions prioritaires qui représentent de réelles opportunités pour les ONG, les organisations de la société civile (GTCRR), institutions publiques et partenaires techniques engagés dans le montage et la mise en œuvre de projets environnementaux et de développement durable.   Qu’est-ce que la Contribution Déterminée à l’échelle Nationale (CDN) ? La CDN est un engagement officiel pris par chaque pays signataire de la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC). Elle précise les actions que le pays prévoit de mettre en œuvre pour : Réduire ses émissions de gaz à effet de serre (atténuation) et S’adapter aux effets du changement climatique (adaptation). Ces engagements sont révisés périodiquement afin de rehausser l’ambition climatique et de s’aligner sur les objectifs mondiaux.   De la première CDN (2015) à la CDN révisée (2021–2030) En 2015, en amont de l’Accord de Paris, la RDC a soumis sa première CDN avec un objectif de réduction de 17 % des émissions de gaz à effet de serre, ciblant principalement : le dioxyde de carbone (CO₂), le méthane (CH₄) et le protoxyde d’azote (N₂O). Répondant à l’appel international au relèvement de l’ambition climatique, la RDC a ensuite procédé à une révision de sa CDN.  Pour la période 2021–2030, le pays vise désormais une réduction de 21 % de ses émissions, en intégrant de nouveaux secteurs et en renforçant les réformes forestières, foncières et d’aménagement du territoire, tout en liant l’action climatique à la lutte contre la pauvreté. La CDN révisée 2021–2030 de la RDC réaffirme le positionnement du pays comme un acteur très important et un pays-solution face au changement climatique, grâce aux 81 actions identifiées réparties en deux grands piliers : atténuation et adaptation. Ces actions alignées déjà sur le plan national peuvent aider plusieurs organisations et structures à s’aligner sur ces actions prioritaires du pays afin de conjuguer des efforts. Elle permettra aussi de s’inspirer dans le cadre des appels à manifestation d’intérêt ou de proposition de projet en tenant compte des spécificités locales.   1. Actions d’ATTÉNUATION des changements climatiques Secteur Énergie Électrifier les zones rurales, périurbaines et urbaines par des sources d’énergies renouvelables Faciliter l’utilisation des foyers améliorés et améliorer les techniques de carbonisation Accroître la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique national Promouvoir l’utilisation du GPL et des cuisinières électriques Développer des plantations industrielles de bois-énergie Développer le transport avec un accent sur les transports de masse (tramway, autobus, train)   Secteur Agriculture Promouvoir les pratiques agroforestières, la rotation des cultures et les cultures pérennes (y compris zones humides) Intégrer l’agriculture dans le plan national d’aménagement du territoire Promouvoir l’agriculture intensive en zones savanicoles pour réduire la pression sur les forêts Promouvoir l’exploitation rationnelle et durable des espaces agricoles Intensifier la production agricole vivrière en savanes anthropiques et forêts dégradées Vulgariser les pratiques agricoles résilientes (semences climato-sensibles, gestion des sols et de l’eau) Améliorer la gestion des élevages intensifs et extensifs Intensifier la production agricole de rente via des systèmes agroforestiers durables (cacao, café, banane, etc.)   Foresterie et autres affectations des terres Promouvoir l’afforestation et la reforestation (méthodes traditionnelles et modernes) Appuyer la foresterie communautaire comme outil de conservation Restaurer les zones humides, notamment les tourbières utilisées en agriculture et élevage Valoriser les outils MEOR à l’échelle nationale en intégrant les savoirs traditionnels Mettre en place une plateforme nationale de restauration des forêts et paysages Renforcer la gouvernance forestière et lutter contre l’exploitation illégale (APV-FLEGT) Gérer durablement l’exploitation du bois d’œuvre Réhabiliter durablement les exploitations minières et pétrolières Lutter contre les feux de brousse Cartographier et évaluer les tourbières   Secteur Déchets Renforcer le cadre institutionnel et légal de la gestion des déchets Mettre en place un programme de gestion rationnelle des déchets Promouvoir l’utilisation des gaz de décharges Promouvoir la valorisation énergétique des déchets (réduction du CH₄) Promouvoir le compostage aérobie Produire de l’énergie et des engrais organiques à partir des déchets solides, eaux usées et boues fécales   2. Actions d’ADAPTATION aux changements climatiques Secteur : Forêt Élaboration des projets de valorisation des ressources forestières avec les communautés locales et peuples autochtones en veillant sur l’application des dispositions légales Reboisement des zones dégradées avec des espèces à grande valeur écologique et économique Développement des plantations agroforestières dans les zones dégradées Soutien des microprojets de pêche artisanale durable et de la pisciculture Promotion des projets à impact réduit sur les écosystèmes forestiers en vue de la diversification des revenus des populations Implication des populations locales dans la gestion des écosystèmes forestiers sur leur territoire Valorisation des savoirs traditionnels des populations locales liés à la conservation des écosystèmes Coordination stratégique des programmes, plans, initiatives en matière d’adaptation aux changements climatiques Promotion de gestion durable des terres   Secteur : Agriculture Intégration du changement climatique dans la planification et la budgétisation de tous les secteurs à différentes échelles (nationale, provinciale et locale) Production et diffusion des semences résilientes aux changements climatiques Élaboration d’un programme de zonage en vue de circonscrire les zones à allouer spécifiquement aux activités agricoles Collecte, traitement et diffusion régulière des données climatiques par l’INERA et le METTELSAT en vue des prévisions saisonnières Vulgarisation des techniques de gestion des sol et de l’eau dans l’agriculture Appui à la structuration des organisations paysannes en vue d’améliorer la gouvernance agricole Appui à la mise en place des chaines de production et de commercialisation de produits agricoles en vue d’améliorer les revenus des agriculteurs ruraux Création et Réhabilitation des pistes de dessertes agricoles Promotion (i) des pratiques culturales permettant la sédentarisation des activités agricoles, (ii) des semences résilientes, et (iii) des techniques de gestion des sols et de

30 janvier 2026 / 0 Commentaire
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RDC : des consultations provinciales pour une Politique forestière nationale inclusive et durable

Atelier/Forum,  Consultation,  Coordination Provinciale,  Forestière

La République démocratique du Congo franchit une étape décisive dans l’élaboration de sa Politique Forestière Nationale (PFN) à travers une vaste série de consultations provinciales organisées en ce mois de janvier 2026. Conduites par le Groupe de Travail Climat REDD+ Rénové (GTCRR) en collaboration avec le Conseil pour la défense environnementale par la légalité et la traçabilité (CODELT). Ces consultations s’inscrivent dans le cadre du projet d’Appui à l’Amélioration de la Politique Forestière Nationale (PFN V0) par la Société Civile, grâce à l’appui financier du European Forest Institute (EFI) et Forest Governance, Markets and Climate (FGMC). Les consultants déployés notamment dans les provinces de Mai-Ndombe, Équateur, Kwilu, Maniema, Lualaba, Lomami, Tshopo, Sud-Ubangi, Mongala, Haut-Katanga et Tshuapa durant la période du 19 au 25 janviers ont réuni des autorités provinciales, organisations de la société civile, experts sectoriels, communautés locales et peuples autochtones pygmées. Leur objectif commun : recueillir des analyses, avis et recommandations afin d’enrichir le document de la PFN et garantir une gestion durable des ressources forestières, protectrice de la biodiversité et bénéfique pour les populations. À travers des ateliers participatifs, des travaux en groupes thématiques et des restitutions collectives, les acteurs provinciaux ont pu exprimer leurs priorités, identifier les défis spécifiques à leurs provinces et proposer des pistes de solutions adaptées. Cette dynamique a permis de renforcer l’appropriation locale du processus et de consolider le principe de gouvernance forestière participative sous l’égide des coordinations provinciales du GTCRR. Au total, 11 provinces prévues sont déjà couvertes sur les 26 que compte le pays et constituent une phase clé du processus national de réforme du secteur forestier. En les menant à terme dans un climat constructif et apaisé, le GTCRR réaffirme son engagement à promouvoir une politique forestière durable, équitable et inclusive, où les provinces jouent pleinement leur rôle dans la définition des orientations nationales pour la préservation des forêts du Bassin du Congo, patrimoine stratégique pour la RDC et pour la planète.   Par audry Mbal 899 Vues

25 janvier 2026 / 0 Commentaire
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COP30 à Belém : le GTCRR, une voix stratégique au cœur de l’agenda climatique mondial

Plaidoyer

Belém, Brésil, novembre 2025. À l’occasion de la COP30, la République démocratique du Congo (RDC) s’est imposée comme un acteur central des discussions climatiques mondiales, portée par l’engagement et l’expertise du Groupe de Travail Climat REDD+ Rénové (GTCRR). Présent sur les principaux espaces de négociation et d’influence, le GTCRR a plaidé avec constance pour une action climatique fondée sur la science, la justice et les droits des communautés.   Des panels de haut niveau pour des enjeux structurants Le mercredi 19 novembre, les projecteurs se sont braqués sur la RDC lors de sessions clés consacrées à la Zéro Émission Nette et aux Solutions fondées sur la nature (SFN). Ces échanges ont mis en lumière le potentiel unique du Bassin du Congo pour séquestrer le carbone, préserver la biodiversité et bâtir une économie climatique durable. La Coordination nationale du GTCRR y a été représentée par son Coordonnateur national, Guy Kajemba, panéliste aux côtés d’experts internationaux. Son message a été clair : le futur climatique passe par les forêts congolaises, à condition que les mécanismes financiers et politiques reconnaissent pleinement le rôle des gestionnaires locaux.   Forêts, finance et équité : transformer les engagements en actions Sur invitation du CIFOR-ICRAF, de l’Université de Iéna, de GiveDirectly et d’Equal Right, le Président du Conseil d’Administration du GTCRR, Omer Kabaselé Kabongo, est intervenu comme orateur de marque lors d’un événement parallèle officiel. Au cœur des débats : comment des instruments innovants, à l’instar du Tropical Forests Forever Fund, peuvent garantir des résultats efficaces, inclusifs et équitables pour les peuples autochtones et communautés locales. Le PCA du GTCRR a souligné à la fois les défis structurels et les opportunités stratégiques en RDC, tout en lançant un appel au partenariat pour amplifier l’impact au bénéfice du climat et des communautés.   Une présence soutenue au Forest Pavilion et au Pavillon RDC Le GTCRR a activement pris part à la Journée du Bassin du Congo au Forest Pavilion (18 novembre), aux côtés d’organisations et d’initiatives régionales (CBFP, FSC, REPALEAC). Les échanges ont porté sur : la certification forestière et la CDN 3.0 des pays du Bassin du Congo ; la mobilisation de financements directs, prévisibles et équitables pour les peuples autochtones et communautés locales ; la transparence des données forestières comme levier de gouvernance et d’investissement ; le lancement du Rapport 2025 sur l’état des forêts dans le Bassin du Congo. Au Pavillon de la RDC, la délégation congolaise a présenté des initiatives structurantes : « La forêt, c’est nous » : restauration de 8 millions d’hectares, 5 milliards d’arbres plantés, 1,5 à 2 millions d’emplois verts (dont 40 % pour les jeunes et les femmes), et projets carbone certifiés (Verra, Gold Standard) ; le Couloir vert Kivu-Kinshasa, pilier de l’objectif 30×30, intégrant 67 % des tourbières congolaises, réservoirs majeurs de carbone ; la feuille de route des Paiements pour Services Environnementaux (PSE), mécanisme transparent pour canaliser la finance climat vers les communautés ; des débats stratégiques sur le crédit carbone, la recherche africaine, et l’accès aux fonds climatiques (dont le GCF).   Une trajectoire claire vers la justice climatique Des sessions dédiées à l’agroforesterie, aux chaînes de valeur inclusives, à l’adaptation et aux Plans Nationaux d’Adaptation, ainsi que des consultations sur la finance climat et les pertes et dommages, ont consolidé la position de la RDC comme « pays des solutions ».   À la COP30, le GTCRR a démontré avec force que l’ambition climatique ne peut être crédible ni durable sans justice et équité. En portant la voix des communautés locales, des peuples autochtones pygmées et de l’ensemble de ses organisations membres, en articulant rigoureusement science, finance et gouvernance, et en nouant des partenariats stratégiques à fort impact, le GTCRR s’affirme comme une référence régionale incontournable et un acteur clé de la transformation climatique en République démocratique du Congo et en Afrique centrale. Le futur climatique passe par nos forêts. À Belém, la RDC a rappelé avec clarté au monde que protéger le Bassin du Congo, c’est protéger l’équilibre climatique de la planète tout entière. Par Audry Mbal   771 Vues

23 janvier 2026 / 0 Commentaire
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Politique forestière nationale : des missionnaires du GTCRR et du CODELT engagés dans les consultations provinciales

Atelier,  Consultation

Le GTCRR et le CODELT mènent des consultations provinciales à Lubumbashi, Gemena et Kananga pour enrichir la Politique forestière nationale de la RDC.

21 janvier 2026 / 0 Commentaire
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Transition climatique en RDC : le GTCRR mobilise la jeunesse au FOJEC5

Atelier/Forum

Kinshasa, 30 octobre 2025 — Sous un ciel chargé mais porteur d’espoir, la cinquième édition du Forum des jeunes sur le climat (FOJEC5) s’est ouverte ce mercredi à Kinshasa, consacrant une fois de plus la jeunesse congolaise comme actrice centrale de la transition climatique. Organisé par la Dynamique des jeunes pour l’environnement et le développement durable (Dyjedd), l’événement a rassemblé, dans la salle Garamba, plusieurs centaines de jeunes, étudiants, activistes, entrepreneurs et experts autour des enjeux de la nouvelle économie du climat. Pendant quatre jours, du 30 octobre au 2 novembre, la capitale congolaise devient ainsi un véritable laboratoire d’idées et d’actions, où une génération déterminée refuse désormais de subir les effets du changement climatique et entend en faire un levier de transformation durable. Au cœur de cette dynamique, le Groupe de Travail Climat REDD+ Rénové (GTCRR) s’illustre comme un acteur clé de l’accompagnement, de l’encadrement et de la structuration de l’engagement des jeunes dans les politiques climatiques nationales et internationales. Dans son allocution d’ouverture, Samy Ilunga, coordonnateur de la DYJEDD (Dynamique des jeunes pour l’environnement et le développement durable), a souligné l’ambition de cette édition : « Nous voulons aider les jeunes à comprendre comment leurs actions peuvent s’imbriquer dans les politiques climatiques, la biodiversité et l’entrepreneuriat vert ». Le forum est structuré autour de panels thématiques, d’expositions de startups écologiques et d’activités culturelles mettant en lumière des initiatives locales innovantes. « Demain, les jeunes présenteront leurs projets : briquettes écologiques, foyers améliorés, pavés issus du plastique recyclé. C’est une vitrine du génie congolais au service du climat », a-t-il précisé. L’entrepreneuriat vert, encore peu connu du grand public, constitue pourtant une réponse concrète aux défis climatiques et sociaux du pays. Dans un contexte où plus de 61 % de la population congolaise a moins de 25 ans, cette approche représente une opportunité stratégique pour concilier création d’emplois, réduction des émissions de gaz à effet de serre et protection des écosystèmes. Le GTCRR, engagé depuis plusieurs années dans le plaidoyer climatique et la gouvernance forestière, œuvre justement à créer des passerelles entre ces initiatives de terrain et les cadres politiques nationaux, notamment ceux liés à la REDD+ et à la transition écologique. Cependant, au-delà de l’enthousiasme, les défis restent nombreux. Samy Ilunga a rappelé la faible représentativité des jeunes dans les espaces décisionnels internationaux, notamment lors des Conférences des Parties (COP). « Trop souvent, les décisions sont prises sans les jeunes. À la COP30, prévue à Belém, le nombre de jeunes accrédités reste largement insuffisant », a-t-il regretté. Face à ce constat, le FOJEC5, avec l’appui du GTCRR, ambitionne de servir de cadre de préparation stratégique pour une jeunesse congolaise mieux outillée, capable de porter un message crédible et structuré sur la scène internationale. Parmi les invités d’honneur, Guy Kajemba, Le coordonnateur national du GTCRR, a salué l’initiative et réaffirmé l’engagement du GTCRR aux côtés des jeunes. « C’est une activité fondamentale. La jeunesse est la flèche de tous les combats sur le changement climatique. Nous devons l’accompagner et l’appuyer », a-t-il déclaré. Insistant sur l’urgence d’agir, il a rappelé que « dans dix ans, ce sont les jeunes qui subiront de plein fouet les conséquences du dérèglement climatique si rien n’est fait aujourd’hui ». Pour lui, l’éducation civique et environnementale demeure un pilier essentiel : « Une jeunesse consciente et organisée peut transformer durablement la conscience collective et influencer les choix politiques ». Le FOJEC5 se tient dans un contexte national marqué par un défi majeur : concilier l’immense potentiel écologique de la RDC avec plus de 170 millions d’hectares de forêts et une économie encore fortement dépendante de l’exploitation minière et des énergies fossiles. Les échanges ont unanimement souligné que la transition énergétique et climatique du pays ne saurait réussir sans une jeunesse formée, engagée et soutenue par des mécanismes de financement adaptés. À ce titre, plusieurs intervenants, dont le GTCRR, ont plaidé pour la mise en place de fonds nationaux dédiés aux initiatives climatiques portées par les jeunes. Alors que les regards se tournent vers la COP30, le message porté par le GTCRR au FOJEC5 est sans équivoque : la jeunesse congolaise doit passer de la sensibilisation à l’action structurée et influente. « Nous ne pouvons plus nous contenter des discours. Il faut des actes concrets et une véritable prise de responsabilité collective », a insisté le coordonnateur national Guy Kajemba. Créé par la DYJEDD, membre du GTCRR ; le Forum des jeunes sur le climat (FOJEC) est une plateforme annuelle de réflexion et d’action dédiée à la participation des jeunes aux politiques climatiques et à la promotion des métiers verts. L’édition 2025, placée sous le thème « Jeunesse, climat, biodiversité et entrepreneuriat vert », réunit plus de 100 participants. Avec l’appui stratégique du GTCRR, le FOJEC5 s’affirme plus que jamais comme un espace de construction d’une relève climatique consciente, compétente et engagée pour l’avenir de la RDC. Par audry Mbal 727 Vues

23 novembre 2025 / 0 Commentaire
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GTCRR : Appel à candidatures pour renforcer l’engagement de la société civile environnementale

Flash infos

Le Groupe de Travail Climat REDD Rénové (GTCRR), acteur majeur de la coordination des actions environnementale en République Démocratique du Congo, lance une campagne de recrutement pour renforcer son équipe à Kinshasa.   Contexte et justification La RDC s’est engagée depuis 2009 dans un processus de préparation à la mise en œuvre d’un mécanisme de réduction des émissions liées à la déforestation et à la dégradation forestière (REDD). À la COP 26, la RDC a présenté le pays comme un “pays solution” à la crise climatique. Pour coordonner l’accompagnement du processus REDD+ en RDC et donner une plus grande efficacité à la participation de la société civile, les organisations de la société civile environnementale ont mis en place le Groupe de Travail Rénové Climat-REDD, GTCRR en sigle. Le GTCRR a été ainsi identifié comme l’interlocuteur attitré représentant la société civile nationale dans tout ce processus. Le GTCRR poursuit les objectifs ci-après : Œuvrer pour l’implication des réseaux, associations sans but lucratif et organisations non gouvernementales de la société civile dans la définition, l’élaboration et la mise en œuvre des politiques et Programmes relatifs à l’environnement et à la gestion des ressources naturelles ; Promouvoir la bonne gouvernance, la transparence et la recevabilité y compris le monitoring dans les systèmes de gestion et d’exploitation des ressources naturelles et de la biodiversité ; Garantir la prise en compte des droits et intérêts des communautés locales et peuples autochtones pygmées y compris notamment les femmes, les jeunes et les populations vulnérables dans l’élaboration des politiques et programmes relatifs à l’environnement et à la gestion des ressources naturelles et de la biodiversité.   Trois postes stratégiques ouverts Le GTCRR, reconnu pour son rôle dans l’accompagnement du processus REDD+ et de la lutte contre la déforestation et la dégradation forestière, recherche actuellement à pourvoir les postes suivants : Chargé(e) de Communication, d’Information et Médias Un poste clé pour piloter la stratégie de communication du GTCRR, assurer la gestion des relations avec les médias et promouvoir la visibilité des activités du réseau. Chargé(e) des Programmes Responsable de la planification, du suivi et de l’exécution des projets au sein du GTCRR, cette fonction participe activement à la structuration des interventions sur le terrain, à la mobilisation des partenaires et à la rédaction des rapports. Secrétaire Caissière Chargée de la gestion de la base opérationnelle financière, des opérations de caisse et du soutien administratif, afin de garantir la rigueur et la conformité aux procédures internes et des bailleurs.   Conditions et avantages Tous ces postes offrent : Un environnement de travail dynamique et engagé Un réel niveau de responsabilité au cœur d’enjeux majeurs pour la RDC Un salaire selon les barèmes Des opportunités de formation et de développement professionnel   Comment postuler ? Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 1er septembre 2025 à 15h (heure locale, TU +1). Les personnes intéressées sont invitées à envoyer leur lettre de motivation, leur CV détaillé (avec trois références), et les copies des diplômes et attestations de services, à l’adresse indiquée dans chaque avis de recrutement. Téléchargez les dossiers de candidature Pour plus de détails sur les missions, profils et modalités de candidature, vous pouvez télécharger les avis complets ci-dessous : Chargé(e) de Communication, d’Information et Médias Chargé(e) des Programmes Secrétaire Caissière Vous trouverez ces liens des avis de recrutement d’une secrétaire caissière, d’un(e) chargé(e) des programmes et d’un(e) chargé(e) de communication et information sur mediacongo aussi  : 01. https://www.mediacongo.net/emploi-societe-41839_gtcrr_secretaire_caissiere.html 02. https://www.mediacongo.net/emploi-societe-41840_gtcrr_charge_e_des_programmes.html 03. https://www.mediacongo.net/emploi-societe-41841_gtcrr_charge_e_de_communication_d_information_et_medias.html Ne manquez pas cette opportunité de rejoindre une organisation engagée en faveur du climat et de la gestion durable des ressources naturelles de la RDC !   1 488 Vues

15 août 2025 / 0 Commentaire
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Quelles actions entreprendre pour améliorer la vie des communautés locales dépendantes des ressources forestières et halieutiques de la RDC ?

Plaidoyer

L’exploitation des ressources naturelles à Basoko, un des huit territoires de la province de la Tshopo, au Nord-est de la République démocratique du Congo ne contribue pas au développement des communautés locales, selon les acteurs de la société civile. Dans les chefferies de Yaliwasa et Mongandjo par exemple, la population attribue l’accentuation de sa pauvreté aux activités des exploitants forestiers et miniers qui sont à la base du déboisement à grande échelle et à la pollution de l’eau. – Que faut-il faire pour améliorer le vécu des communautés locales dont la survie dépend des ressources forestières et halieutiques de la RDC ? Taty DILENGENDJU Mapuku discute de ce sujet avec Ruben Mayoni, journaliste environnemental. Guy Nkajemba, coordonnateur du Groupe de travail Climat REDD+ a également participer à cet entretien.   source : https://www.radiookapi.net/2024/08/08/emissions/okapi-service/que-faut-il-faire-pour-ameliorer-le-vecu-des-communautes-locales   1 677 Vues

13 août 2024 / 0 Commentaire
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Lancement des consultations sur la version 1 du plan foncier national

Atelier,  Foncier

Il s’est tenu dans la salle de réunion du GTCRR, le vendredi 26 Juillet 2024 le lancement des consultations sur la version 1 du plan foncier national. Il s’agissait principalement de présenter la version améliorée du plan foncier national à travers un atelier de 1 jour tenu avec les parties prenantes au niveau des groupes mixtes de plaidoyer au sein des CP CONAREF et avec les acteurs clés du foncier faisant parti du GTCRR. Cette activité fait partie du programme d’appui à la mise en œuvre de la réforme foncière pour la sécurisation  des  investissements  verts, la gestion durable des forêts  et  la  paix  sociale  en   R.D. CONGO  (PARF 2) – décembre 2023-janvier 2028. Le mot de bienvenu a été prononcé par le Coordonnateur national du GTCRR Guy KAJEMBA. Il a insisté sur le caractère vaste et fastidieux des consultations sur le Plan Foncier National au niveau national et provincial, et ce travail ne se fera pas tout aujourd’hui, cela demande du temps. Il a parlé de la nécessité de relancer la pression pour le projet de loi foncière actuellement au parlement suite à la nomination du nouveau gouvernement et de ses ministres. Il a ensuite remercié la CONAREF pour le travail réalisé, pour le partage des informations et pour avoir décidé de lancer les consultations sur le plan foncier national dans les bureaux de GTCRR. Trois exposés incitatifs ont été présentés aux participants par Monsieur Raphaël KASONGO : Le développement du dialogue multi-acteurs avec les organisations de la société civile – vulgarisation du DPFN – adoption du projet de loi foncière – processus de la revue légale Le lancement des consultations sur la version 1 du plan foncier national – task force pour l’accompagnement de la politique et des textes La présentation de l’architecture du plan foncier national   Le développement du dialogue multi-acteurs avec les organisations de la société civile – vulgarisation du DPFN – adoption du projet de loi foncière – processus de la revue légale Papa Raphaël a rappelé que la société civile fait partie du cadre de travail avec la CONAREF et que ce travail est professionnel ce qui signifie que ce travail appelle à des résultats tangibles et une documentation importante sur les indicateurs et sources de vérification. Il y a déjà une liste des organisations de la société civile (OSC) faite par la CONAREF et le GTCRR pour permettre d’accompagner le travail autour de la réforme foncière. Les OSC ont des relais en province : ces relais sont une force qui doit permettre la collaboration et la coordination avec les CP CONAREF en faveur de l’administration foncière afin d’asseoir cette réforme. Les OSC sont aussi une force de communication : il y a un besoin de chiffres de la part des OSC qui doivent être ensuite transmis à la CONAREF pour le cadre de résultats. Ainsi les résultats sont agrégés et permettre d’avoir une meilleure vue d’ensemble de l’évolution de la réforme. De plus la transmission des données à partir des provinces jusqu’au niveau national permet de mettre en relief le travail effectué dans les provinces et en collaboration entre OSC et CONAREF. Le lancement des consultations sur la version 1 du plan foncier national – task force pour l’accompagnement de la politique et des textes La réunion d’aujourd’hui n’est pas pour le recueil des commentaires des participants car cela nécessite que chaque participant puisse lire et exploiter le document avant de revenir avec ses inputs. Les prochaines étapes pour le plan foncier national seront draftées à la fin de la réunion pour donner une date butoir aux parties prenants pour l’envoi de leurs commentaires. Au vu des faibles moyens disponibles au niveau de la CONAREF pour les consultations à grande échelle de cette version du plan foncier national, la proposition est la suivante : Que le thème de la consultation des acteurs en province sur la version actuelle du plan foncier national soit ajouté dans le travail des points focaux/coordinations provinciales GTCRR Une fois que les CP GTCRR se seront réunis et auront commenté la version actuelle du plan foncier national, une restitution aux CP CONAREF sera faite dans chaque province où elles sont opérationnelles pour permettre une capitalisation locale et la centralisation des commentaires Le rapport envoyé devra respecter les consignes méthodologiques énumérés dans l’exposé a) c’est-à-dire termes de référence, liste de présence, etc…. Ainsi il y aura capitalisation du travail des CP GTCRR et des CP CONAREF après la mutualisation des efforts et des petits moyens disponibles pour ce grand travail de consultation. La présentation de l’architecture du plan foncier national Le plan foncier national a été élaboré en fonction de 10 principes : Principe 1 : respect de l’esprit de la feuille de route de la réforme foncière élaborée en 2012 Principe 2 : suivi des lignes directrices du Document de programmation de la réforme foncière nationale Principe 3 : primauté de la participation des parties prenantes à la réforme foncière à travers l’espace national Principe 4 : inclusivité des consultations des acteurs provinciaux et nationaux Principe 5 : focalisation sur le bien-fondé de la réforme foncière, qui est l’amélioration de la gouvernance foncière à travers une administration foncière de proximité en cohérence avec les orientations de la décentralisation territoriale Principe 6 : respect du leitmotiv : « La terre pour nous unir et non pas pour nous diviser ; la terre nous nourrir et non pas pour nous affamer ; la terre pour nous enrichir et non pas pour nous appauvrir» Principe 7 : engagement des acteurs clés pour une gestion durable des ressources foncières & écosystèmes forestiers Principe 8 : engagement à la mise en œuvre des stratégies de résilience foncière Principe 9 : prise en compte des préoccupations de lutte contre les changements climatiques Principe 10 : promotion des investissements économiquement intégrés de lutte contre la pauvreté et inclusifs des valeurs de paix durable dans le respect de la cohésion sociale. à la fin de cet atelier, il a été proposer de mettre en place une petite feuille de route pour les 8 prochaines semaines, pour permettre à toutes les parties prenantes intéressées de faire

26 juillet 2024 / 0 Commentaire
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