Kinshasa, 30 octobre 2025 — Sous un ciel chargé mais porteur d’espoir, la cinquième édition du Forum des jeunes sur le climat (FOJEC5) s’est ouverte ce mercredi à Kinshasa, consacrant une fois de plus la jeunesse congolaise comme actrice centrale de la transition climatique. Organisé par la Dynamique des jeunes pour l’environnement et le développement durable (Dyjedd), l’événement a rassemblé, dans la salle Garamba, plusieurs centaines de jeunes, étudiants, activistes, entrepreneurs et experts autour des enjeux de la nouvelle économie du climat. Pendant quatre jours, du 30 octobre au 2 novembre, la capitale congolaise devient ainsi un véritable laboratoire d’idées et d’actions, où une génération déterminée refuse désormais de subir les effets du changement climatique et entend en faire un levier de transformation durable. Au cœur de cette dynamique, le Groupe de Travail Climat REDD+ Rénové (GTCRR) s’illustre comme un acteur clé de l’accompagnement, de l’encadrement et de la structuration de l’engagement des jeunes dans les politiques climatiques nationales et internationales. Dans son allocution d’ouverture, Samy Ilunga, coordonnateur de la DYJEDD (Dynamique des jeunes pour l’environnement et le développement durable), a souligné l’ambition de cette édition : « Nous voulons aider les jeunes à comprendre comment leurs actions peuvent s’imbriquer dans les politiques climatiques, la biodiversité et l’entrepreneuriat vert ». Le forum est structuré autour de panels thématiques, d’expositions de startups écologiques et d’activités culturelles mettant en lumière des initiatives locales innovantes. « Demain, les jeunes présenteront leurs projets : briquettes écologiques, foyers améliorés, pavés issus du plastique recyclé. C’est une vitrine du génie congolais au service du climat », a-t-il précisé. L’entrepreneuriat vert, encore peu connu du grand public, constitue pourtant une réponse concrète aux défis climatiques et sociaux du pays. Dans un contexte où plus de 61 % de la population congolaise a moins de 25 ans, cette approche représente une opportunité stratégique pour concilier création d’emplois, réduction des émissions de gaz à effet de serre et protection des écosystèmes. Le GTCRR, engagé depuis plusieurs années dans le plaidoyer climatique et la gouvernance forestière, œuvre justement à créer des passerelles entre ces initiatives de terrain et les cadres politiques nationaux, notamment ceux liés à la REDD+ et à la transition écologique. Cependant, au-delà de l’enthousiasme, les défis restent nombreux. Samy Ilunga a rappelé la faible représentativité des jeunes dans les espaces décisionnels internationaux, notamment lors des Conférences des Parties (COP). « Trop souvent, les décisions sont prises sans les jeunes. À la COP30, prévue à Belém, le nombre de jeunes accrédités reste largement insuffisant », a-t-il regretté. Face à ce constat, le FOJEC5, avec l’appui du GTCRR, ambitionne de servir de cadre de préparation stratégique pour une jeunesse congolaise mieux outillée, capable de porter un message crédible et structuré sur la scène internationale. Parmi les invités d’honneur, Guy Kajemba, Le coordonnateur national du GTCRR, a salué l’initiative et réaffirmé l’engagement du GTCRR aux côtés des jeunes. « C’est une activité fondamentale. La jeunesse est la flèche de tous les combats sur le changement climatique. Nous devons l’accompagner et l’appuyer », a-t-il déclaré. Insistant sur l’urgence d’agir, il a rappelé que « dans dix ans, ce sont les jeunes qui subiront de plein fouet les conséquences du dérèglement climatique si rien n’est fait aujourd’hui ». Pour lui, l’éducation civique et environnementale demeure un pilier essentiel : « Une jeunesse consciente et organisée peut transformer durablement la conscience collective et influencer les choix politiques ». Le FOJEC5 se tient dans un contexte national marqué par un défi majeur : concilier l’immense potentiel écologique de la RDC avec plus de 170 millions d’hectares de forêts et une économie encore fortement dépendante de l’exploitation minière et des énergies fossiles. Les échanges ont unanimement souligné que la transition énergétique et climatique du pays ne saurait réussir sans une jeunesse formée, engagée et soutenue par des mécanismes de financement adaptés. À ce titre, plusieurs intervenants, dont le GTCRR, ont plaidé pour la mise en place de fonds nationaux dédiés aux initiatives climatiques portées par les jeunes. Alors que les regards se tournent vers la COP30, le message porté par le GTCRR au FOJEC5 est sans équivoque : la jeunesse congolaise doit passer de la sensibilisation à l’action structurée et influente. « Nous ne pouvons plus nous contenter des discours. Il faut des actes concrets et une véritable prise de responsabilité collective », a insisté le coordonnateur national Guy Kajemba. Créé par la DYJEDD, membre du GTCRR ; le Forum des jeunes sur le climat (FOJEC) est une plateforme annuelle de réflexion et d’action dédiée à la participation des jeunes aux politiques climatiques et à la promotion des métiers verts. L’édition 2025, placée sous le thème « Jeunesse, climat, biodiversité et entrepreneuriat vert », réunit plus de 100 participants. Avec l’appui stratégique du GTCRR, le FOJEC5 s’affirme plus que jamais comme un espace de construction d’une relève climatique consciente, compétente et engagée pour l’avenir de la RDC. Par audry Mbal 439 Vues
GTCRR : Appel à candidatures pour renforcer l’engagement de la société civile environnementale
Le Groupe de Travail Climat REDD Rénové (GTCRR), acteur majeur de la coordination des actions environnementale en République Démocratique du Congo, lance une campagne de recrutement pour renforcer son équipe à Kinshasa. Contexte et justification La RDC s’est engagée depuis 2009 dans un processus de préparation à la mise en œuvre d’un mécanisme de réduction des émissions liées à la déforestation et à la dégradation forestière (REDD). À la COP 26, la RDC a présenté le pays comme un “pays solution” à la crise climatique. Pour coordonner l’accompagnement du processus REDD+ en RDC et donner une plus grande efficacité à la participation de la société civile, les organisations de la société civile environnementale ont mis en place le Groupe de Travail Rénové Climat-REDD, GTCRR en sigle. Le GTCRR a été ainsi identifié comme l’interlocuteur attitré représentant la société civile nationale dans tout ce processus. Le GTCRR poursuit les objectifs ci-après : Œuvrer pour l’implication des réseaux, associations sans but lucratif et organisations non gouvernementales de la société civile dans la définition, l’élaboration et la mise en œuvre des politiques et Programmes relatifs à l’environnement et à la gestion des ressources naturelles ; Promouvoir la bonne gouvernance, la transparence et la recevabilité y compris le monitoring dans les systèmes de gestion et d’exploitation des ressources naturelles et de la biodiversité ; Garantir la prise en compte des droits et intérêts des communautés locales et peuples autochtones pygmées y compris notamment les femmes, les jeunes et les populations vulnérables dans l’élaboration des politiques et programmes relatifs à l’environnement et à la gestion des ressources naturelles et de la biodiversité. Trois postes stratégiques ouverts Le GTCRR, reconnu pour son rôle dans l’accompagnement du processus REDD+ et de la lutte contre la déforestation et la dégradation forestière, recherche actuellement à pourvoir les postes suivants : Chargé(e) de Communication, d’Information et Médias Un poste clé pour piloter la stratégie de communication du GTCRR, assurer la gestion des relations avec les médias et promouvoir la visibilité des activités du réseau. Chargé(e) des Programmes Responsable de la planification, du suivi et de l’exécution des projets au sein du GTCRR, cette fonction participe activement à la structuration des interventions sur le terrain, à la mobilisation des partenaires et à la rédaction des rapports. Secrétaire Caissière Chargée de la gestion de la base opérationnelle financière, des opérations de caisse et du soutien administratif, afin de garantir la rigueur et la conformité aux procédures internes et des bailleurs. Conditions et avantages Tous ces postes offrent : Un environnement de travail dynamique et engagé Un réel niveau de responsabilité au cœur d’enjeux majeurs pour la RDC Un salaire selon les barèmes Des opportunités de formation et de développement professionnel Comment postuler ? Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 1er septembre 2025 à 15h (heure locale, TU +1). Les personnes intéressées sont invitées à envoyer leur lettre de motivation, leur CV détaillé (avec trois références), et les copies des diplômes et attestations de services, à l’adresse indiquée dans chaque avis de recrutement. Téléchargez les dossiers de candidature Pour plus de détails sur les missions, profils et modalités de candidature, vous pouvez télécharger les avis complets ci-dessous : Chargé(e) de Communication, d’Information et Médias Chargé(e) des Programmes Secrétaire Caissière Vous trouverez ces liens des avis de recrutement d’une secrétaire caissière, d’un(e) chargé(e) des programmes et d’un(e) chargé(e) de communication et information sur mediacongo aussi : 01. https://www.mediacongo.net/emploi-societe-41839_gtcrr_secretaire_caissiere.html 02. https://www.mediacongo.net/emploi-societe-41840_gtcrr_charge_e_des_programmes.html 03. https://www.mediacongo.net/emploi-societe-41841_gtcrr_charge_e_de_communication_d_information_et_medias.html Ne manquez pas cette opportunité de rejoindre une organisation engagée en faveur du climat et de la gestion durable des ressources naturelles de la RDC ! 1 196 Vues
Quelles actions entreprendre pour améliorer la vie des communautés locales dépendantes des ressources forestières et halieutiques de la RDC ?
L’exploitation des ressources naturelles à Basoko, un des huit territoires de la province de la Tshopo, au Nord-est de la République démocratique du Congo ne contribue pas au développement des communautés locales, selon les acteurs de la société civile. Dans les chefferies de Yaliwasa et Mongandjo par exemple, la population attribue l’accentuation de sa pauvreté aux activités des exploitants forestiers et miniers qui sont à la base du déboisement à grande échelle et à la pollution de l’eau. – Que faut-il faire pour améliorer le vécu des communautés locales dont la survie dépend des ressources forestières et halieutiques de la RDC ? Taty DILENGENDJU Mapuku discute de ce sujet avec Ruben Mayoni, journaliste environnemental. Guy Nkajemba, coordonnateur du Groupe de travail Climat REDD+ a également participer à cet entretien. source : https://www.radiookapi.net/2024/08/08/emissions/okapi-service/que-faut-il-faire-pour-ameliorer-le-vecu-des-communautes-locales 1 399 Vues
Lancement des consultations sur la version 1 du plan foncier national
Il s’est tenu dans la salle de réunion du GTCRR, le vendredi 26 Juillet 2024 le lancement des consultations sur la version 1 du plan foncier national. Il s’agissait principalement de présenter la version améliorée du plan foncier national à travers un atelier de 1 jour tenu avec les parties prenantes au niveau des groupes mixtes de plaidoyer au sein des CP CONAREF et avec les acteurs clés du foncier faisant parti du GTCRR. Cette activité fait partie du programme d’appui à la mise en œuvre de la réforme foncière pour la sécurisation des investissements verts, la gestion durable des forêts et la paix sociale en R.D. CONGO (PARF 2) – décembre 2023-janvier 2028. Le mot de bienvenu a été prononcé par le Coordonnateur national du GTCRR Guy KAJEMBA. Il a insisté sur le caractère vaste et fastidieux des consultations sur le Plan Foncier National au niveau national et provincial, et ce travail ne se fera pas tout aujourd’hui, cela demande du temps. Il a parlé de la nécessité de relancer la pression pour le projet de loi foncière actuellement au parlement suite à la nomination du nouveau gouvernement et de ses ministres. Il a ensuite remercié la CONAREF pour le travail réalisé, pour le partage des informations et pour avoir décidé de lancer les consultations sur le plan foncier national dans les bureaux de GTCRR. Trois exposés incitatifs ont été présentés aux participants par Monsieur Raphaël KASONGO : Le développement du dialogue multi-acteurs avec les organisations de la société civile – vulgarisation du DPFN – adoption du projet de loi foncière – processus de la revue légale Le lancement des consultations sur la version 1 du plan foncier national – task force pour l’accompagnement de la politique et des textes La présentation de l’architecture du plan foncier national Le développement du dialogue multi-acteurs avec les organisations de la société civile – vulgarisation du DPFN – adoption du projet de loi foncière – processus de la revue légale Papa Raphaël a rappelé que la société civile fait partie du cadre de travail avec la CONAREF et que ce travail est professionnel ce qui signifie que ce travail appelle à des résultats tangibles et une documentation importante sur les indicateurs et sources de vérification. Il y a déjà une liste des organisations de la société civile (OSC) faite par la CONAREF et le GTCRR pour permettre d’accompagner le travail autour de la réforme foncière. Les OSC ont des relais en province : ces relais sont une force qui doit permettre la collaboration et la coordination avec les CP CONAREF en faveur de l’administration foncière afin d’asseoir cette réforme. Les OSC sont aussi une force de communication : il y a un besoin de chiffres de la part des OSC qui doivent être ensuite transmis à la CONAREF pour le cadre de résultats. Ainsi les résultats sont agrégés et permettre d’avoir une meilleure vue d’ensemble de l’évolution de la réforme. De plus la transmission des données à partir des provinces jusqu’au niveau national permet de mettre en relief le travail effectué dans les provinces et en collaboration entre OSC et CONAREF. Le lancement des consultations sur la version 1 du plan foncier national – task force pour l’accompagnement de la politique et des textes La réunion d’aujourd’hui n’est pas pour le recueil des commentaires des participants car cela nécessite que chaque participant puisse lire et exploiter le document avant de revenir avec ses inputs. Les prochaines étapes pour le plan foncier national seront draftées à la fin de la réunion pour donner une date butoir aux parties prenants pour l’envoi de leurs commentaires. Au vu des faibles moyens disponibles au niveau de la CONAREF pour les consultations à grande échelle de cette version du plan foncier national, la proposition est la suivante : Que le thème de la consultation des acteurs en province sur la version actuelle du plan foncier national soit ajouté dans le travail des points focaux/coordinations provinciales GTCRR Une fois que les CP GTCRR se seront réunis et auront commenté la version actuelle du plan foncier national, une restitution aux CP CONAREF sera faite dans chaque province où elles sont opérationnelles pour permettre une capitalisation locale et la centralisation des commentaires Le rapport envoyé devra respecter les consignes méthodologiques énumérés dans l’exposé a) c’est-à-dire termes de référence, liste de présence, etc…. Ainsi il y aura capitalisation du travail des CP GTCRR et des CP CONAREF après la mutualisation des efforts et des petits moyens disponibles pour ce grand travail de consultation. La présentation de l’architecture du plan foncier national Le plan foncier national a été élaboré en fonction de 10 principes : Principe 1 : respect de l’esprit de la feuille de route de la réforme foncière élaborée en 2012 Principe 2 : suivi des lignes directrices du Document de programmation de la réforme foncière nationale Principe 3 : primauté de la participation des parties prenantes à la réforme foncière à travers l’espace national Principe 4 : inclusivité des consultations des acteurs provinciaux et nationaux Principe 5 : focalisation sur le bien-fondé de la réforme foncière, qui est l’amélioration de la gouvernance foncière à travers une administration foncière de proximité en cohérence avec les orientations de la décentralisation territoriale Principe 6 : respect du leitmotiv : « La terre pour nous unir et non pas pour nous diviser ; la terre nous nourrir et non pas pour nous affamer ; la terre pour nous enrichir et non pas pour nous appauvrir» Principe 7 : engagement des acteurs clés pour une gestion durable des ressources foncières & écosystèmes forestiers Principe 8 : engagement à la mise en œuvre des stratégies de résilience foncière Principe 9 : prise en compte des préoccupations de lutte contre les changements climatiques Principe 10 : promotion des investissements économiquement intégrés de lutte contre la pauvreté et inclusifs des valeurs de paix durable dans le respect de la cohésion sociale. à la fin de cet atelier, il a été proposer de mettre en place une petite feuille de route pour les 8 prochaines semaines, pour permettre à toutes les parties prenantes intéressées de faire
Le GTCRR Sud Ubangi Sensibilise la population à la Protection de l’Environnement à Gemena
Dans un effort significatif pour renforcer la conscience environnementale en République Démocratique du Congo (RDC), la Coordination provinciale de GTCRR Sud Ubangi a accueilli un l’atelier de sensibilisation soutenu par World Vision. Cet événement marque une étape importante dans la lutte pour la préservation de l’environnement de cette province, rassemblant 80 participants clés de la communauté et des autorités provinciales. L’atelier, qui s’est tenu ce vendrdi 05 juillet 2024 à Gemena, a été orchestré dans le cadre d’un partenariat stratégique entre l’ONG AJVDD et World Vision. L’objectif principal était de sensibiliser les participants aux défis environnementaux locaux et de les équiper de connaissances pratiques pour promouvoir des pratiques durables au sein de leurs communautés. Durant cette session interactive, les intervenants ont mis en lumière les pressions croissantes exercées sur les ressources naturelles de cette province, exacerbées par la déforestation, la pollution et les changements climatiques. Des solutions concrètes et des meilleures pratiques ont été discutées, visant à encourager la gestion responsable des déchets, la reforestation et la conservation des écosystèmes fragiles. « Cette initiative est cruciale pour l’avenir de notre région », a souligné un participant local. « Nous devons agir maintenant pour protéger nos ressources naturelles et assurer un avenir durable pour nos enfants », a-t-il ajouté. En outre, les organisateurs ont annoncé un plan ambitieux pour étendre l’impact de l’atelier. Ils prévoient de mobiliser les participants formés pour sensibiliser pas moins de 12,500 ménages à Gemena, renforçant ainsi l’effet multiplicateur de cette initiative de sensibilisation. Alors que les débats se poursuivent et que les actions se concrétisent, il est impératif que chaque citoyen se sente concerné par la protection de l’environnement. L’engagement communautaire et la collaboration entre les différentes parties prenantes seront essentiels pour transformer ces discussions en actions tangibles et durables. L’atelier de sensibilisation tenu à Gemena par les membres du GTCRR représente un pas significatif vers un avenir où la coexistence harmonieuse entre l’homme et la nature est non seulement possible, mais essentielle. En gardant cela à l’esprit, il est crucial de continuer à soutenir de telles initiatives et à réfléchir sur notre propre rôle dans la préservation de notre environnement pour les générations futures. La rédaction : https://kilalopress.net/actualites/gemena-le-gtcrr-sud-ubangi-sensibilise-la-population-a-la-protection-de-lenvironnement-a-gemena/ 1 437 Vues
Le groupe thématique énergie évalue l’état d’avancement de la mise en œuvre de la LoI2 dans le secteur de l’énergie
Le groupe thématique énergie analyse l’état de lieu de la mise en œuvre de la LoI2 pour le secteur de l’énergie Tenue le 24 juin au siège du CORAP[1], le Groupe thématique énergie (GTE) a tenu une réunion avec les différentes experts de la société civile pour faire part de l’analyse de l’état de lieu de la mise en œuvre de la LoI2 pour le secteur de l’énergie. Tenant la parole Monsieur Emmanuel MOSUYU il a d’abord présenté la feuille de route du groupe qui a été adopté lors de la dernière réunion. Par la suite, il a présenté les grandes lignes du rapport dont les contextes ; les principes et les engagements (engagement politique 2031) et l’état de lieux de suivi de jalons. Concernant cet état de lieu ; il a présenté les objectifs de la deuxième lettre d’intention de CAFI tout en donnant les analyses sur chacun de ces objectifs analysées en attendant les dernières données pour finaliser. Sur l’ensemble des objectifs présentés ; il est remarqué une avancée sur certains et d’autres sont partiellement atteint comme celui de la politique nationale de l’énergie qui a été validé techniquement, mais il reste son étude d’évaluation environnementale stratégique ; en cours d’élaboration. L’objectif du cadre légal, réglementaire et fiscal du gaz de pétrole liquéfié (GPL) est atteint, car le PNUD a déjà produit ce cadre. Concernant la feuille de route visant à augmenter graduellement l’allocation et l’exécution du budget national en appui à la mise en œuvre de la présente lettre d’intention dans le secteur de l’énergie, il été noté que le gouvernement est passif en contribution. Sur le mécanisme de coordination intersectorielle, là encore ce n’est pas encore pragmatique. Après cet exposé, les différents experts ont fait quelques contributions tel que l’intégration d’une analyse force faiblesse opportunité et menace et la recherche des données pour finalisé le rapport. En résumé, au cours de cette réunion sur l’état des lieux des jalons énergétiques. Les différentes parties prenantes ont apporté quelques modifications et ont été satisfaites du rapport qui est en train d’être finalisé. Il y a des activités et des démarches en cours pour compiler les données et obtenir la version finale du rapport succinct, ce qui sera réalisé dans les jours à venir. Cela fait suite à plusieurs audiences qui ont été lancées pour recueillir les données ; malheureusement, cela n’a pas été suivi par la plupart des structures concernées par cette étape. Le groupe thématique Énergie maintient son engagement pour les suivis de jalons, car il est déjà en train de prévoir les prochaines étapes. ___ Par audry Mbal [1] Coalition des organisations de la société civile congolaise pour le suivi des réformes et de l’action publique 1 519 Vues
Session d’information de la société civile sur les initiatives et programmes du gouvernement Britannique sur les forêts et le climat
Dans le cadre de sa programmation, l’Ambassade du Royaume-Uni en RDC a convié le 06 juin 2024 (14 à 16 heures) dans la salle de réunion du GTCRR une session d’information de la société civile sur les initiatives et programmes du gouvernement Britannique sur les forêts et le climat en RDC. Cette réunion a été organisée par l’Institut européen des forêts (EFI) grâce au financement du « programme gouvernance forestière, marchés et climat (FGMC) » de FCDO. Facilitée par Dr. Jim Djontu (EFI), cette rencontre a réuni environ 28 participants des organisations de la société civile et de FCDO. Synthèse de la présentation, échanges et discussions avec les participants Engagements financiers et bilatéraux Lors de la COP26, le Royaume-Uni, avec 11 autres donateurs, s’est engagé à verser au moins 15 milliards de dollars pour protéger les forêts du bassin du Congo, avec plus d’un milliard de dollars déjà déboursés. Le Royaume-Uni a engagé 200 millions de livres sterling (250 millions de dollars) pour soutenir des programmes bilatéraux et des contributions à l’Initiative pour les forêts d’Afrique centrale (CAFI). Programmes bilatéraux et initiatives multilatérales Forests Governance Markets & Climate (FGMC) : Ce programme mondial soutient les réformes nationales du secteur forestier en RDC et d’autres pays. La phase 2 visera à renforcer la gouvernance forestière et à explorer le rôle du secteur forestier dans le développement équitable de la RDC. Investments in Forests & Sustainable Land Use (IFSLU) : Avec un financement prévu de 630 millions de dollars sur 10 ans, ce programme se concentre sur le soutien aux partenariats public-privé pour mobiliser des fonds privés pour les forêts, en mettant particulièrement l’accent sur l’Afrique centrale. Congo Basin Forest Action (CBFA) : Ce programme régional de 90 millions de livres sterling (110 millions de dollars) sur 7 ans couvre la RDC, le Cameroun, la République du Congo et le Gabon. Il vise à s’attaquer aux pratiques agricoles à petite échelle et à la production de charbon de bois, principales causes de la déforestation. Défis et solutions Les principaux défis incluent l’absence de co-conception des interventions, l’impuissance des communautés locales, et des capacités nationales et locales insuffisantes. Les programmes visent à surmonter ces obstacles en impliquant activement les communautés locales dans la planification et la mise en œuvre des interventions, en renforçant les capacités locales, et en assurant un suivi-évaluation rigoureux pour améliorer l’efficacité des projets. Echanges et discussions avec de la société civile Les participants ont exprimé leurs attentes concernant les différents programmes du portefeuille du gouvernement britannique, en particulier le Programme d’Action pour le Bassin du Congo (CBFAP). La société civile a plaidé pour une approche ascendante dans la conception et la finalisation du cadrage du CBFAP. Elle souhaite que l’agence d’exécution choisie adopte une approche délibérative et participative, collaborant étroitement avec les acteurs de la société civile et ayant une bonne compréhension du contexte local pour sélectionner les paysages cibles. La société civile a également demandé la création d’une fenêtre de financement dédiée, avec des possibilités d’allocations de gré à gré. Elle souhaite que le GTCRR joue un rôle important dans la mise en œuvre du programme et est favorable à la levée du moratoire à condition que la troisième condition sur la programmation géographique soit remplie. Les prochaines étapes du CBFAP incluent la finalisation des termes de référence du volet 1 sur les forêts et les communautés locales (45 millions de livres sur 6 ans à partir de 2025) afin de prendre en compte les commentaires des parties prenantes, la possible tenue d’une seconde réunion d’information pour les prestataires en août, et le lancement de l’AMI en septembre 2024. 1 498 Vues
La task force foncière enrichit la note argumentaire sur les articles soutenus par la société civile dans le projet de loi foncière
Différents experts se sont réunis ce 22 mai dans la salle de réunion du GTCRR pour enrichir le draft de la note argumentaire sur les articles de la loi foncière soutenus par la société civile environnementale. Rappelons que la task force foncière avait élaboré une note argumentaire en 2023 pour appuyer la reconnaissance des droits des COLO et PA dans le projet de loi foncière nouvellement déposé au parlement. Après la réunion de la task force fin avril 2024 [1]et l’actualisation de sa feuille de route annuelle, il s’est avéré primordial de consolider l’argumentaire de la société civile pour soutenir les articles importants. Partant d’un draft de la note argumentaire que la CFLEDD avait travaillé, les experts l’ont utilisée comme soubassement afin de le finaliser et pouvoir le rendre accessible à toutes les parties prenantes. Lors de cet atelier, la présentation du draft de la note argumentaire a été faite par Mme Mathilde Roffet de Congo Watch suivie des échanges et des amendements. Quelques arguments démontrant la priorité d’aligner et d’adopter la loi foncière ont été ajoutés à la note argumentaire, car cette loi permettra : D’apporter des solutions aux conflits fonciers et de la gouvernance foncière ; D’harmoniser les différents textes de l’ancienne loi foncière avec les autres lois sectorielles ; De faciliter la matérialisation de jalons CAFI, car sans la nouvelle loi foncière certains jalons de la lettre d’intention de CAFI ne pourront pas être réalisés et financés ; D’apporter plusieurs innovations[2] Au vu des difficultés rencontrées par les processus de la loi foncière marqués par le contexte des élections législatives et la clôture de la 3e législature au moment de l’examen de texte de cette loi. De ce fait, quelques recommandations ont été émises telles que : l’alignement du projet de la loi à la prochaine session pour examen et adoption ; l’appropriation du projet de la loi foncière par les parlementaires pour l’intérêt des communautés locales et peuples autochtones ; le maintien des dispositions concernant les droits fonciers des communautés. À la fin de cette réunion quelques prochaines étapes étaient actées, dont la finalisation de la note argumentaire par un noyau ainsi que la validation du document final. Notons que cette réunion a été organisée par la CFLEDD et Congo Watch Par audrymbal ______________________________________ [1] https://gtcrr.org/la-task-force-sur-le-foncier-analyse-les-progres-sur-la-reforme-fonciere/ [2] Les différentes innovations prônées par le projet de loi foncière modifiant et complétant la loi du 20 juillet 1973 portant régime général des biens, régime foncier et immobilier et régime des suretés, version adoptée par le Comité de Pilotage de la CONAREF le13 Juin 2022 sont : N° 12. l’exigence de conformité aux normes d’aménagement du territoire, urbanistiques et à celles relative aux sauvegardes sociales et environnementales dans les processus d’affectation des terres ; N° 15. la mise à jour régulière de l’inventaire de tous les biens fonciers et immobiliers, y compris ceux des personnes publiques ; N° 17. la réorganisation des compétences entre les autorités nationales, provinciales et locales sur la gestion des terres et des services intervenant en matière foncière en tenant compte de l’ordre constitutionnel actuel et des exigences d’efficacité ; N° 21. l’institution d’un système d’informations foncières intégré où sont documentés les enregistrements de tous les droits fonciers légitimes ; N° 22. le renforcement de la sécurité juridique des transactions foncières, aussi bien sur les terres urbaines que sur les terres rurales ; 2 485 Vues
La task force sur l’agriculture analyse les progrès en cours des jalons agriculture de la lettre d’intention du CAFI
La task force sur l’agriculture a tenu une réunion le 8 mai 2024 dans la salle de réunion de la Confédération Nationale de Producteurs Agricoles du Congo en sigle CONAPAC. Le principal objectif poursuivi par le GTCRR à travers cette réunion consistait de présenter les progrès sur la réforme agricole et finalisait la note de contribution suivant les jalons de LoI CAFI. Cette initiative s’inscrit dans le cadre du projet de renforcement des capacités du GTCRR pour le suivi des jalons et investissements REDD+ en République Démocratique du Congo appuyé par l’Institut Forestier Européen (EFI), un projet transitoire pour maintenir les activités du GTCR-R pendant la période de transition entre les deux LoI, tout en renforçant ses capacités pour le suivi des jalons et des investissements REDD+ en RDC dont l’agriculture fait partie. Les experts du Task Force Agriculture issus de différentes organisations de la société civile environnementale ont été conviés à poursuivre les échanges afin de présenter les progrès sur la réforme agricole et travailler pour finaliser la note de contribution à présenter aux parlementaires ainsi que d’autres parties prenantes. La réunion avait débuté vers 10h avec l’assistance du secrétaire exécutif de la CONAPAC, Monsieur Freddy MUMBA. Il a en effet fait une présentation succincte du CONAPAC; une organisation qui encourage l’agriculture durable avec plus de 500 000 ménages à travers le pays. Son implication dans les différents programmes agricoles de CAFI lui permet de concilier l’agriculture avec la préservation de la nature. Présentation du Rapport succinct sur l’État de lieux de la réforme agricole La présentation du Rapport succinct sur l’État des lieux de la réforme agricole a été exposé par Monsieur Willy ELUA de l’APEM (Actions pour la Promotion et Protection des Peuples et Espèces Menacés) sous le format d’un tableau. Lors de son exposé, il a révélé que la révision de la loi agricole de 2011 devrait s’harmoniser avec les nouvelles réformes en cours. Pourtant, il y a deux processus de proposition de cette loi ; celle de l’honorable MUTSIRI et de l’honorable Bahati LUKUEBO. En effet, les deux propositions de loi s’opposent quant à leur article 16 qui parle de l’attribution des terres agricoles. Cependant, les OSC ont tenu des réunions pour analyser l’une des propositions et à l’issue de ces réunions ; il y a eu la production d’une matrice d’analyse de cette proposition. Pour les participants, ils ont émis le vœu que les OSC donnent leur position sur la loi agricole par rapport à l’article 16. Récapitulation des avancées du jalon agriculture Objectif 2026 de CAFI constats e. Traduire dans la loi les orientations de la Politique nationale agricole en reprenant notamment les principes de l’aménagement du territoire et de gestion durable des forêts et des tourbières, et en prenant en compte les avis du Conseil consultatif national sur l’agriculture ; adopter la loi agricole révisée [d’ici fin 2024] Deux propositions de la loi sur l’agriculture sont en cours f. La loi agricole est adoptée d’ici 2025, et définit des procédures transparentes d’allocation des concessions agroindustrielles, intégrant la réduction des impacts sur les forêts et notamment la préservation des forêts de grande valeur, des tourbières, et l’environnement. les OSC au tour du GTCRR poussent déjà des réflexions grâce à la matrice d’analyse déjà disponible g. Adopter les textes d’application prioritaires de la loi d’ici [fin 2025]. la loi n’est pas encore promulguée car cette étape nécessite la promulgation de la loi h. Le cadastre agricole, concernant à la fois l’agriculture industrielle, celle de « type familial’4 » [intermédiaire] et familiale, est mis en place au niveau provincial, en synergie avec le Ministère des Affaires Foncières, de manière que l’information sur toutes les concessions agricoles soit disponible au niveau central d’ici [fin 2026]. la mise en place du cadastre agricole n’est pas encore fait Jalon politique fin 2023 Constats i. La Politique agricole est adoptée [en Conseil des Ministres] d’ici [fin 2022], intégrant les principes d’Aménagement du Territoire et la préservation des forêts et des tourbières (cf. Pilier Forêt), et faisant la promotion du développement de l’agriculture commerciale durable dans les zones savanicoles. La politique agricole a déjà été adoptée lors du conseil des ministres, mais il n’est pas encore publié dans le journal officiel. Toutefois elle a bénéficié des contributions des OSC. j. Les contrats de concessions agricoles sont publiés au moins annuellement sur le site web du Ministère sectoriel, accessible au public. Le ministère de l’agriculture n’a pas encore de site en ligne, ce qui explique l’absence de publications. k. Le Conseil consultatif national sur l’agriculture est en place et est fonctionnel d’ici [fin 2022]. Le conseil consultatif n’est pas mis en place, le décret sur le CCNA n’est pas encore signé pourtant adopté I. Une cartographie du potentiel de production agricole durable, intégrant la préservation des forêts et des tourbières, est réalisée pour les cultures de rente clés [par ex., café, cacao, palmier à huile, hévéa, etc.] d’ici [fin 2023], en s’appuyant sur l’étude sur le potentiel agricole réalisé dans le cadre du Pilier Aménagement du territoire. Une étude a été menée sur la cartographie du potentiel de production agricole, et le rapport est en cours de publication et de partage. m. Un processus participatif de réflexion et de définition sur l’agriculture de taille intermédiaire, ses besoins spécifiques, et comment l’accompagner pour permettre d’en réduire l’impact sur les forêts tout en répondant aux besoins du pays, en ligne avec les objectifs de la présente lettre d’attention, sur base du contexte spécifique de la RDC et informé par les bonnes pratiques nationales et internationales dans des pays similaires il est à noter que les OSC avaient déjà produit une matrice n. Le Ministère sectoriel notifie formellement les partenaires au développement et les Gouverneurs de Province d’assurer la cohérence entre, d’une part, les programmes d’aide publique au développement et les programmes provinciaux incluant les investissements publics et privés et, d’autre part, les orientations de la Politique agricole nationale ainsi que les prescriptions des Schémas/Plans d’AT [notamment ceux développés dans le cadre des PIREDD],
Mot de circonstance de RRI lors de l’Atelier National de Lancement du Processus d’Élaboration de la Stratégie Nationale relative à la Conservation de la Nature en dehors des Aires Protégées en RDC du 24-26 avril 2024, Kinshasa, RDC
Excellence Mme la ministre d’État, ministre de l’Environnement et Développement Durable, Monsieur le Directeur Général des Forêts Représentant le Secrétaire General à l’Environnement et Développement Durable, Monsieur le Coordonnateur National d’ANAPAC, Messieurs les partenaires techniques et financiers, Messieurs les délégués communautaires, Distingués Invités, en vos rangs, grades et qualités respectives, Mesdames et messieurs, C’est un honneur pour moi d’être avec vous aujourd’hui et de prendre la parole à l’entame des travaux, de l’atelier de lancement officiel du processus de l’élaboration de la stratégie pour la conservation communautaire en dehors des aires protégées en République Démocratique du Congo. Ce moment historique est un pas de plus vers le changement de paradigme en matière de conservation et de biodiversité. Nous sommes réunis, ici aujourd’hui pour répondre à une question vitale : Quelle est la stratégie pour la conservation en dehors des aires protégées dans notre pays ? Mais aussi, je voudrais suggérer que l’on se pose la question de savoir comment devons-nous soutenir et autonomiser les peuples autochtones et les communautés locales, y compris les femmes et les jeunes au sein de ces communautés, afin de “booster” la conservation et contribuer aux efforts de notre pays afin d’atteindre les objectifs de conservation de la biodiversité ? Mesdames et messieurs, Environ 20 millions d’autochtones et de communautés locales vivent dans les zones de conservation de la biodiversité les plus importantes dans notre pays, et sur le plan global, les recherches scientifiques montrent de manière concluante que les taux de déforestation sont beaucoup plus faibles dans les territoires où ces communautés ont leurs droits fonciers collectifs sécurisés et la liberté de protéger leurs ressources naturelles en utilisant leurs connaissances traditionnelles. Au niveau mondial, aujourd’hui, la diversité des espèces et des écosystèmes sur terre décline à un rythme plus rapide qu’à tout autre moment de l’histoire de l’humanité – jusqu’à un million d’espèces sont actuellement menacées d’extinction. Pendant des années, nous avons entendu des experts mondiaux de la conservation demander aux gouvernements des pays du Sud, en particulier en Afrique, d’étendre les aires protégées et d’augmenter le pourcentage de leurs territoires nationaux réservés à la conservation de la faune et de la biodiversité. Ces appels se sont multipliés récemment avec l’objectif de mettre au moins 30% – et jusqu’à 50% – des zones terrestres et marines de la planète sous protection formelle d’ici 2030. C’est ce qu’on appelle désormais communément le plan 30×30. Mesdames et messieurs, On estime que le réseau actuel d’aires protégées en RDC couvre 13% de la masse terrestre du territoire national, qui comprend des parcs nationaux, des réserves de chasse et des réserves forestières. La pratique de la mise en réserve de vastes étendues de terre pour une conservation stricte s’est installée durant la période coloniale et est à l’origine de la création de certaines des aires de conservation les plus emblématiques du continent : Serengeti (1958), Ngorongoro (1959), Virunga (1925), Kruger (1926), Hwange (1928) et Etosha (1907). Des millions de Congolais ont été déplacées de leur terres traditionnelles au nom de la conservation. Cependant, comme le montrent maintenant les recherches, les plus grandes menaces ne viennent pas des communautés qui coexistent pacifiquement avec les écosystèmes de ces terres depuis des millénaires. Elles proviennent plutôt de l’agriculture à l’échelle commerciale, des industries extractives, de l’exploitation forestière industrielle, des émissions des projets industriels, et parfois même des acteurs chargés de les protéger. Mesdames et messieurs, En 1982, le Congrès mondial des parcs à Bali, en Indonésie, a appelé à l’expansion d’un réseau d’aires protégées pour couvrir au moins 10 % de la superficie terrestre de la Terre, un objectif qui a donné la primauté au rôle des gouvernements dans la détermination, l’établissement et la gestion des programmes de conservation. Dix ans plus tard, en 1992, les engagements mondiaux en faveur de la conservation de la biodiversité ont été consacrés lors du Sommet de Rio de 1992 avec la signature de la Convention sur la Diversité Biologique (CDB). En 2010, les parties à la CDB ont adopté les Objectifs d’Aichi pour la biodiversité, y compris l’Objectif 11 : “D’ici à 2020, au moins 17% des zones terrestres et d’eaux intérieures et 10% des zones marines et côtières, y compris les zones qui sont particulièrement importantes pour la diversité biologique et les services fournis par les écosystèmes, sont conservées au moyen de réseaux écologiquement représentatifs et bien reliés d’aires protégées gérées efficacement et équitablement et d’autres mesures de conservation efficaces par zone, et intégrées dans l’ensemble du paysage terrestre et marin”. Malgré cela, les objectifs d’Aichi pour la biodiversité, fixés il y a 24 ans cette année, n’ont pas été atteints. Aucun des objectifs de la CDB fixés en 1982, 1992, 2010 ou 2020 n’a été atteint. Cette situation nous interpelle tous et nous appelle à identifier de nouvelles idées ou de nouvelles façons de faire de la conservation qui peuvent être mises en avant en vue de l’atteinte de l’objectif 30×30 proposé. Mesdames et messieurs, Aujourd’hui, il est stratégique que les décideurs politiques Congolais reconnaissent que la réponse à la crise de la biodiversité réside dans la reconnaissance des droits et du leadership des communautés autochtones et locales dans la protection des forêts, et investissement dans leurs efforts de conservation. Plus de cinq décennies de recherche montrent que les terres communautaires légalement reconnues stockent plus de carbone, créent beaucoup moins d’émissions et de déforestation et soutiennent les besoins de subsistance de plus de personnes que les terres administrées par des gouvernements ou des entités privées. Les peuples autochtones et les communautés locales revendiquent des droits coutumiers sur près de 86,67% de la superficie terrestre de la RDC, et une bonne partie de la biodiversité restante du pays est localisée au sein de ces terres et territoires. Tout cela n’est pas une coïncidence, mais le résultat d’une conservation menée par les communautés. Étant donné que d’importantes zones de conservation de la biodiversité chevauchent souvent des territoires habités par des communautés autochtones et locales, l’élaboration participative de la stratégie nationale de la conservation de