Le 26 février, une séance de travail s’est tenue à Kinshasa entre une délégation de la Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (GIZ), représentée par M. Claus Falkenberg (consultant) et Mme Bienvenue Amsini, et la coordination nationale du Groupe de Travail Climat REDD+ Rénové (GTCRR). Les échanges ont réuni M. Guy Kajemba, Coordonnateur national, ainsi que M. André Safari, Coordonnateur provincial de la Tshopo. Cette rencontre s’inscrivait dans le processus de montage d’un nouveau projet destiné à la province de la Tshopo, que la GIZ envisage de soumettre au Fonds vert pour le climat. Les discussions ont souligné qu’il ne s’agit plus de multiplier les plans, mais de capitaliser sur les instruments existants et de concentrer les efforts sur leur mise en œuvre effective. Les Plans Simples de Gestion (PSG), les Plans Simples d’Aménagement du Territoire (PSAT) ainsi que les Concessions Forestières des Communautés Locales (CFCL) demeurent des outils pertinents. Toutefois, leur rôle doit évoluer vers une phase opérationnelle, génératrice d’impacts socio-économiques tangibles pour les communautés. Le Coordonnateur du GTCRR a insisté sur un point : là où des PSAT existent déjà, il serait peu judicieux de recommencer le processus à zéro. Une actualisation ciblée paraît plus adaptée, notamment pour assurer la conformité avec les évolutions législatives, intégrer les exigences de digitalisation, consolider l’application du Consentement Libre, Informé et Préalable (CLIP) et réengager le dialogue avec les communautés afin de réajuster les priorités locales. L’objectif est d’éviter des exercices formels sans impact réel et de garantir une appropriation effective avant toute phase d’investissement. Le projet en préparation repose sur trois axes majeurs. Le premier concerne la gestion durable des ressources forestières : reboisement à visée de conservation, plantations énergétiques et promotion de systèmes agroforestiers. L’ambition est double : restaurer les écosystèmes tout en améliorant les conditions de vie des populations, dans une logique de contribution à l’atténuation des émissions de gaz à effet de serre. Le deuxième axe porte sur la structuration des chaînes de valeur agricoles et forestières. Les cultures telles que le café, le cacao et le palmier à huile figurent parmi les priorités, sans exclure d’autres spéculations prometteuses selon les contextes locaux. Les Produits Forestiers Non Ligneux (PFNL) sont également identifiés comme un levier potentiel pour développer des filières inclusives, capables de générer des revenus tout en valorisant durablement les ressources naturelles. Le troisième volet s’intéresse à la transition énergétique, notamment à l’amélioration de la filière charbon de bois. L’introduction de foyers améliorés et la promotion d’alternatives énergétiques plus durables sont envisagées afin de réduire la pression exercée sur les forêts. Les questions d’inclusion et de gouvernance ont occupé une place importante dans les échanges. La société civile, à travers le GTCRR, plaide pour une implication réelle des communautés locales, des peuples autochtones, des femmes et des jeunes. Au-delà des principes, il s’agit de veiller à ce que les dispositifs existants permettent une participation équitable et que les mécanismes de gestion des plaintes soient accessibles et opérationnels, afin de prévenir les blocages rencontrés dans certains projets passés. Pour répondre aux critères du Fonds vert pour le climat, le projet devra intégrer une étude d’impact environnemental et social approfondie, une analyse spécifique des enjeux liés au genre et aux peuples autochtones, ainsi qu’une phase initiale de consultations CLIP. Des villages seront échantillonnés dans les zones ciblées pour identifier les risques potentiels et définir des mesures d’atténuation appropriées. Sur le plan territorial, les réalités diffèrent. En Tshopo, un Schéma Provincial d’Aménagement du Territoire, élaboré entre 2020 et 2021, est déjà disponible ; il servira de base de référence. En revanche, dans la province du Maniema, l’absence d’un tel cadre pourrait nécessiter un appui complémentaire. Par ailleurs, plusieurs CFCL ont été mises en place dans l’Est de la Tshopo, notamment avec l’appui du PIREDD Oriental, mais beaucoup ne disposent pas encore de plans simples de gestion pleinement opérationnels, ce qui ouvre un champ d’intervention ciblé. Le financement envisagé s’appuie sur les performances climatiques enregistrées par la RDC avant 2018, estimées à près de 15 millions de tonnes de CO₂ évitées. Une valorisation indicative de 8 dollars par tonne a été évoquée, sous réserve des ajustements applicables. Il ne s’agit pas de lancer un nouveau programme REDD+ au sens strict, mais de mobiliser les ressources issues des efforts passés pour soutenir des investissements structurants. Le calendrier constitue toutefois un défi majeur : un délai d’environ un mois pour finaliser la proposition. Cette contrainte impose de s’appuyer sur les stratégies existantes, les cadres nationaux validés et les réseaux déjà actifs sur le terrain, en particulier en Tshopo. L’approche recherchée se veut pragmatique, orientée vers des résultats rapides et mesurables, tout en évitant les lenteurs administratives constatées auparavant. Enfin, les discussions ont abordé la nécessité de revisiter la stratégie nationale REDD+, notamment l’analyse des moteurs de la déforestation, dont l’étude de référence date de 2009. Une mise à jour tenant compte des dynamiques socio-économiques actuelles apparaît indispensable pour assurer la pertinence des futures interventions. En conclusion, les orientations stratégiques issues de cette rencontre reposent sur un principe central : consolider l’existant, renforcer l’inclusion et accélérer les investissements à impact tangible. En misant sur la cohérence territoriale, la participation communautaire et la valorisation durable des ressources forestières, le projet ambitionne de transformer les résultats climatiques passés en véritables leviers de développement local durable. Par Audry Mbal 768 Vues
Révision du Code forestier : la société civile plaide pour un report de l’échéance auprès de la Ministre de l’Environnement
Après l’envoi de leur lettre au Fonds monétaire international (FMI) au sujet de la révision du Code forestier, les représentants de la société civile ont été reçus le 25 février par la Professeure Marie Nyange Ndambo, Ministre de l’Environnement, du Développement durable et de la Nouvelle Économie du Climat. La délégation était conduite par Sa Majesté MFUMU DIFIMA NTUNI. Un appel au réalisme et au dialogue Au centre des discussions : l’échéance fixée au 30 mars 2026 pour finaliser la révision du Code forestier, dans le cadre des engagements pris avec le FMI. Pour la société civile, ce délai est trop court pour permettre un travail sérieux et inclusif. Joseph Bobya, Coordonnateur national du Bureau d’Éveil et de Gouvernance des Ressources Naturelles, l’a exprimé sans détour : « Nous avons proposé de reporter cette échéance d’au moins six mois, jusqu’en septembre 2026. Ce temps supplémentaire est nécessaire pour permettre une vraie concertation entre toutes les parties prenantes et garantir un Code forestier équilibré et rigoureux. » Au-delà du calendrier, la délégation a insisté sur un point fondamental : on ne peut pas réviser efficacement le Code forestier sans finaliser d’abord la Politique forestière nationale (PFN), qui doit en fixer les grandes orientations. Or, ce document stratégique est encore en discussion et n’a pas été validé par le Gouvernement. Un dialogue engagé avec les institutions Les membres de la société civile ont expliqué avoir déjà échangé avec la représentation du FMI, qui les a orientés vers le Comité technique de réforme (CTR) du Ministère des Finances ainsi que vers le Ministère de l’Environnement. Après une première rencontre avec le CTR, il leur a été conseillé de s’entretenir directement avec la Ministre, avant la prochaine mission du FMI. Ils ont également rappelé que leurs contributions à la Politique forestière nationale ont été transmises à la cellule technique liée à la Direction de Gestion Forestière (DGFOR), tandis que d’autres organisations s’apprêtent à faire de même. Une Ministre attentive aux étapes du processus En réponse, la Ministre a reconnu que le processus doit suivre un ordre logique. Elle a admis qu’il est difficile d’avancer sur la révision du Code forestier tant que la Politique forestière nationale n’est pas finalisée. Attachée à une démarche inclusive notamment envers les autorités coutumières, souvent mises à l’écart. Elle a demandé à la société civile de lui transmettre, dans un délai de 48 heures, une version consolidée du projet de Politique forestière nationale intégrant clairement tous les amendements proposés. Elle s’est engagée à examiner ces contributions et à entreprendre les démarches nécessaires auprès des autres instances gouvernementales en vue de leur validation. Un enjeu majeur pour l’avenir forestier du pays La question du report de l’échéance reste ouverte. Mais une chose est claire : la réforme du Code forestier représente un enjeu stratégique pour la République démocratique du Congo. Pour la société civile et le GTCRR, l’essentiel n’est pas d’aller vite, mais d’aller bien. L’objectif demeure la mise en place d’un Code forestier solide, cohérent avec la Politique forestière nationale et construit dans un esprit de dialogue et de responsabilité, au service des générations présentes et futures. Par Audry Mbala 897 Vues
Le GTCRR participe à la première session ordinaire du Comité Provincial de Pilotage du PRE Maï-Ndombe
Le Coordonnateur national du Groupe de Travail Climat REDD+ Rénové (GTCRR), au nom de M. Guy Kajemba, a pris part à la première session ordinaire du Comité Provincial de Pilotage (COPIL) du Programme de Réduction des Émissions du Mai-Ndombe du 13 au 14 février à Inongo dans la province de Mai-ndombe. Cette rencontre a été consacrée à la présentation et à la validation du Plan de Travail et Budget Annuel (PTBA) 2026 de l’ERPA/CAVRE. Les assises ont été présidées par Son Excellence Monsieur le Gouverneur de Province et Président du COPIL, Lebon Nkoso Kevani. Le Comité Provincial de Pilotage du PRE/ERPA constitue l’organe d’orientation stratégique et de suivi du Plan de Partage des Bénéfices dans la juridiction du Maï-Ndombe. Temps forts de la session Quatre moments clés ont marqué cette première session : La cérémonie d’ouverture, présidée par le Président du COPIL ; La présentation du Document de Programme (PRODOC) de l’ERPA ainsi que du PTBA 2026 ; La présentation des activités du projet WWC/ERA-CONGO ; La remise officielle d’équipements, notamment des matériels informatiques aux services techniques provinciaux et des motos aux Administrateurs de territoire. Présentation du PRODOC et du PTBA 2026 Lors de la présentation du Document de Programme, l’expert en suivi-évaluation de l’UC-PIF, M. Yannick Lwamba, a précisé que l’ERPA s’articule autour de quatre composantes principales : Composante 1 : Amélioration de la planification de l’utilisation des terres et renforcement de la gouvernance pour une gestion durable des ressources naturelles dans les zones ciblées ; Composante 2 : Développement de l’agriculture durable, de l’agroforesterie et des chaînes de valeur, en vue d’une gestion durable des paysages et de l’amélioration des moyens de subsistance ; Composante 3 : Développement d’une chaîne de valeur durable pour l’énergie et la promotion de la cuisson efficace ; Composante 4 : Mise en œuvre, suivi et évaluation du projet. Le PTBA 2026, quant à lui, définit l’allocation des ressources nécessaires à la réalisation des activités prévues au cours de l’exercice 2026, conformément aux objectifs du PRE et aux engagements pris dans le cadre du CAVRE/ERPA. Participation et engagement des parties prenantes La session a réuni un large éventail de parties prenantes, notamment : Les Administrateurs de territoire ; Les délégués des Conseils Agricoles Ruraux de Gestion ; Les Chefs de division des services techniques impliqués dans la mise en œuvre du PRE ; Le Ministre provincial de l’Environnement ; Le Coordonnateur de l’UC-PIF et le Coordonnateur provincial du PRE ; Les représentants des autorités coutumières ; Les Coordonnateurs nationaux et provinciaux du GTCRR et du REPALEF ; Les représentants des exploitants artisanaux et industriels du bois ; Le point focal ERPA ; Les représentants de WWF et de WWC-ERA CONGO. Les différentes présentations ont suscité un vif intérêt auprès des membres du COPIL, qui ont exprimé leur souhait de voir les activités prévues se réaliser dans des conditions optimales, dans le respect des principes de transparence, d’efficacité et d’inclusion. Résultats obtenus Les travaux ont abouti aux principaux résultats suivants : Présentation et appropriation de l’état d’avancement du PTPA par les parties prenantes ; Information claire sur l’évolution des rapports de suivi ; Validation du PTBA 2026 ; Lancement du Mécanisme de Gestion des Plaintes ; Remise officielle des équipements aux bénéficiaires. Une étape clé pour la gouvernance du PRE Cette première session du COPIL marque une étape déterminante dans le renforcement de la gouvernance du PRE Maï-Ndombe. Elle contribue à consolider la transparence, la participation inclusive des parties prenantes et la crédibilité du mécanisme de partage des bénéfices, tout en soutenant la mise en œuvre effective des projets intégrés dans la province du Maï-Ndombe. Par audry Mbala 551 Vues
Journée mondiale du Bonobo : voici 14 faits scientifiques et intrigants sur le bonobo
La Journée mondiale du Bonobo se tient chaque 14 février, en même temps que la Saint-Valentin, un clin d’œil à l’image d’une espèce réputée pour ses liens sociaux apaisés et son fort sens de la coopération. Cette date sert surtout à rappeler l’urgence de protéger les bonobos, grands singes propres au bassin du Congo en RDC, aujourd’hui fragilisés par la destruction de leur habitat et la pression du braconnage. La Journée mondiale du Bonobo a commencé en 2017 (célébrée chaque 14 février). Plusieurs sources attribuent la création/impulsion de World Bonobo Day à Ashley Stone (The Bonobo Project), qui a “mené la charge” pour créer la journée du 14 février. En 2017, la journée a aussi été reconnue officiellement via une résolution du Sénat de Californie (Valentine’s Day aussi “World Bonobo Day”). L’African Wildlife Foundation (AWF) publie et relaie la journée (ex. article AWF du 14 février 2024), mais cet article ne dit pas qu’AWF l’a “établie”. Voici 14 faits scientifiques et intrigants sur le bonobo (Pan paniscus) : C’est l’un des plus proches parents de l’humainAvec le chimpanzé commun, le bonobo fait partie des deux espèces vivantes les plus proches de nous sur le plan évolutif. Il n’existe à l’état sauvage qu’en RDCLe bonobo est endémique : on le trouve naturellement uniquement dans le bassin du Congo, surtout entre les rivières Congo et Kasaï. Une société très “centrée sur les femelles”Les femelles forment des alliances et jouent souvent un rôle majeur dans l’accès aux ressources et la régulation des tensions. La sexualité sert aussi à apaiser les conflitsChez le bonobo, des comportements sexuels peuvent intervenir après une dispute ou avant un partage de nourriture, comme un “outil social” de réduction du stress. Moins de violence létale que chez les chimpanzésComparés aux chimpanzés communs, les bonobos montrent en moyenne moins d’agressions extrêmes, et la cohésion sociale est souvent plus marquée. Ils sont très “diplomates” dans les interactionsOn observe fréquemment des gestes d’apaisement : rapprochement, contact, jeux sociaux — des comportements qui limitent l’escalade des tensions. Un dimorphisme sexuel plus faibleLes mâles et les femelles ont des tailles plus proches que chez beaucoup d’autres primates, ce qui va avec une compétition physique souvent moins intense. Ils sont très joueurs, même adultesLe jeu n’est pas réservé aux petits : chez le bonobo, le jeu social peut rester fréquent à l’âge adulte (ce qui est plus rare chez d’autres espèces). Leur alimentation est surtout frugivore… mais pas seulementIls mangent principalement des fruits, mais aussi feuilles, tiges, graines, et parfois de petites proies. Ils peuvent partager la nourriture, même hors familleLe partage (surtout autour de ressources convoitées) existe et peut renforcer des alliances ou des relations sociales. Communication riche : gestes, mimiques, sonsLes bonobos combinent vocalisations et gestuelle (postures, regards, expressions faciales) pour coordonner le groupe. Les jeunes apprennent longtempsComme chez l’humain, l’enfance est relativement longue : apprentissage social, règles du groupe, techniques de recherche de nourriture. Ils peuvent montrer de l’empathieOn a observé des comportements qui ressemblent à du réconfort envers un individu stressé (contacts, proximité), ce qui intrigue beaucoup les scientifiques. Espèce menacée par la perte d’habitat et la chasseLe bonobo est classé en danger : fragmentation des forêts, pressions humaines, et braconnage pèsent lourdement sur ses populations. Le GTCRR salue les efforts participatifs en faveur de la préservation des bonobos et souligne l’importance des actions locales qui préservent leur habitat naturel et respectent les droits des communautés locales et des peuples autochtones pygmées. Dans le cadre de sa mission, le GTCRR veille au respect des droits et intérêts des communautés locales, des peuples autochtones pygmées et des autres groupes vulnérables dans les processus liés à la REDD+. Il œuvre également à la protection des écosystèmes forestiers à travers un dialogue permanent avec le Gouvernement et les autres parties prenantes, en recourant au plaidoyer, au lobbying, aux études et à la mise en œuvre de projets de développement durable. Par Audry Mbal 984 Vues
CAFPIK accueille le GTCRR Mongala à Lisala pour une visite de coaching et de suivi agroforestier
Le 13 février 2026, le Centre Agroforesterie Pilote de KABA (CAFPIK) a eu l’honneur de recevoir une délégation du Groupe de Travail Climat REDD+ Rénové (GTCRR), conduite par la coordination provinciale de la Mongala. Cette visite s’inscrit dans une dynamique de collaboration visant à renforcer les actions locales en faveur de la gestion durable des ressources naturelles et de la promotion de l’agroforesterie. La délégation, dirigée par le Coordonnateur provincial, Révérend Colbert, accompagnée du Comptable Emerson, a mené une séance d’encadrement (coaching) axée sur l’appui technique et organisationnel. L’équipe a également effectué une visite du site agroforestier, permettant d’évaluer les activités en cours, d’échanger sur les bonnes pratiques et d’identifier des pistes d’amélioration pour renforcer l’impact sur le terrain. À travers cette mission, le GTCRR Mongala réaffirme son engagement à soutenir les initiatives communautaires et les structures locales, en misant sur le partage d’expériences, la montée en compétences et la coordination des efforts. Le CAFPIK exprime sa profonde gratitude à la coordination provinciale du GTCRR pour cette visite, symbole d’unité, de collaboration et de leadership au service du développement durable dans la province de la Mongala. Par Audry Mbala et Jedidia Bosele 890 Vues
Le PTBA 2026 du Projet d’appui à la société civile validé par le comité de pilotage
Kinshasa, 12 février 2026 – Le Secrétariat général à l’Environnement, au Développement durable et à la Nouvelle Économie du Climat (MEDD-NEC) a organisé, ce jeudi, la deuxième réunion du Comité de pilotage (COPIL) du projet « Appui de la société civile pour le suivi décentralisé des projets et programmes REDD+ en RDC (SC-REDD) ». Le Fonds national REDD+ (FONAREDD), principal bailleur du projet, y a pris part en qualité de membre votant. Les travaux ont porté sur plusieurs points clés : le suivi des recommandations formulées lors du premier COPIL, la présentation des réalisations enregistrées en 2025, ainsi que l’exécution budgétaire et le rapport technique associé. Les membres ont également examiné le Plan de travail et budget annuel (PTBA) 2026 en vue de sa validation, les modalités institutionnelles et opérationnelles, la stratégie de communication et le dispositif de suivi-évaluation, avant d’arrêter le principe de la prochaine réunion. Au terme des échanges, le COPIL a validé officiellement le PTBA 2026, renforçant ainsi la planification opérationnelle du projet pour l’année en cours. Cette validation constitue une étape importante pour assurer une mise en œuvre structurée, conforme aux priorités nationales et alignée sur les exigences de gouvernance REDD+. S’exprimant au nom du Fonds, M. Bavon N’Sa Mputu Elima, Secrétaire exécutif national du FONAREDD, a souligné l’importance d’accélérer la mise en œuvre : « La validation du PTBA 2026 marque une étape déterminante pour garantir une mise en œuvre structurée et transparente du projet. Il importe d’accélérer les activités prévues, de renforcer les capacités des acteurs et d’assurer la cohérence des indicateurs, afin que les financements mobilisés produisent des résultats concrets et crédibles au bénéfice des communautés. Le FONAREDD restera pleinement engagé pour accompagner ce processus. » Pour mémoire, ce projet financé par le FONAREDD sur fonds CAFI vise notamment à renforcer la gouvernance et les opérations internes du GTCR-R, à accroître l’influence de la société civile dans les processus REDD+ aux niveaux national, provincial et local, et à contribuer à une mise en œuvre plus efficace, équitable et mieux informée des initiatives REDD+ en République démocratique du Congo. Ces objectifs s’inscrivent dans le dispositif national d’appui à la société civile pour la gouvernance REDD+, en consolidant son rôle en matière de transparence, de suivi et de redevabilité. La date de la prochaine réunion du Comité de pilotage sera communiquée ultérieurement par le Secrétariat général à l’Environnement, conformément aux procédures établies. lire l’article aussi sur : https://fonaredd-rdc.org/projet-dappui-a-la-societe-civile-le-ptba-2026-valide-lors-de-la-deuxieme-reunion-du-comite-de-pilotage/ 1 001 Vues
Lettre des organisations de la société civile relative à la révision du Code forestier : garantir une révision participative avec un calendrier réaliste
Lettre ouverte des organisations de la société civile au FMI : elles demandent une révision participative du Code forestier en RDC, un calendrier réaliste, la transparence et le respect des droits des communautés locales et peuples autochtones. Télécharger la lettre en cliquant sur : 2026.02.10_ONG_Lettre_FMI_Code Forestier_RDC ____________________________________________________________________ Intégralité de la lettre : Nous, organisations de la société civile, engagées en faveur d’une gestion durable et communautaire des forêts en République démocratique du Congo (RDC), vous écrivons pour solliciter votre appui, afin que la révision annoncée du Code forestier (Loi n°011/2002 du 29 août 2002) soit menée de manière à véritablement servir les forêts du pays et la population congolaise. Nous tenons d’abord à exprimer notre appréciation pour l’engagement constant du FMI auprès de la RDC en matière de gouvernance, de transparence et de réformes de la gestion des ressources naturelles, notamment à travers la Facilité pour la résilience et la durabilité. Nombre de ces réformes sont attendues depuis longtemps, y compris la révision du Code forestier. À la 6e session extraordinaire du Conseil Consultatif National des Forêts (CCNF) tenue à Kinshasa en décembre 2025, le gouvernement congolais a annoncé la volonté de réviser le Code forestier, et une feuille de route a été validée. Cependant, nous sommes préoccupés par l’intention déclarée du gouvernement de disposer d’un projet de texte d’ici la fin du mois de mars 2026. Nous estimons que ce calendrier est irréaliste et ne favorise pas le processus approfondi et participatif nécessaire pour adopter une législation capable de renforcer la protection des forêts, garantir les droits des communautés locales et des Peuples Autochtones Pygmées, et s’aligner sur le cadre juridique national plus large ainsi que sur les autres réformes en cours. Sur un plan pratique, il convient de souligner qu’aucun des groupes de travail techniques n’a encore été établi, et que la Politique forestière nationale (PFN), censée fournir les orientations pour la nouvelle loi, est toujours en cours de finalisation. Une telle approche accélérée serait incompatible avec les exigences de participation et de transparence définies dans la Constitution congolaise, ainsi qu’avec les dispositions du Code forestier (notamment l’article 24) et la loi portant principes fondamentaux sur la protection de l’environnement (article 9). Elle risquerait également d’être contraire aux engagements internationaux de la RDC dans le cadre de la CDB, de la CCNUCC et de la DNUDPA, qui imposent une gouvernance environnementale inclusive et fondée sur les droits. Nous nous adressons spécifiquement au FMI, ayant compris que l’élaboration du projet de Code forestier constitue un livrable pour déclencher un décaissement dans le cadre de votre accord actuel. Il semble donc que cela soit un facteur déterminant à l’origine de ce calendrier irréaliste (très serré). Afin de garantir la crédibilité et la durabilité de ces réformes, nous vous prions de bien vouloir : Encourager le Gouvernement de la RDC à : finaliser la Politique Forestière Nationale en intégrant autant que possible les suggestions de reformulations de la société civile ; adopter un calendrier réaliste et consensuel pour la révision du Code forestier, comprenant l’établissement sans délai des groupes de travail, en vue de garantir la participation effective de la société civile, des Peuples Autochtones Pygmées et Communautés Locales, des organisations de femmes, ainsi que des acteurs provinciaux ; Ne pas conditionner le prochain décaissement à la révision rapide du Code forestier, étant donné que ceci serait contre-productif et contraire à l’esprit de votre engagement visant à renforcer la protection des forêts, secteur clé pour l’atténuation et l’adaptation aux changements climatiques. Nous demandons également aux représentants du Groupe Inter-bailleurs pour l’Environnement et le Climat (GIBEC), qui nous lisent en copie, de transmettre des messages similaires à leurs interlocuteurs gouvernementaux, dans le cadre de leurs efforts continus pour soutenir la gouvernance forestière en RDC. Enfin, nous encourageons le FMI et le GIBEC à appuyer une approche par laquelle le Gouvernement s’engage publiquement sur un plan de travail fondé sur la qualité, comportant des étapes clairement définies de rédaction, de consultation et de validation, et garantissant le respect des obligations constitutionnelles et des normes internationales. Nous demeurons convaincus qu’un processus de révision participatif et bien séquencé renforcera la gouvernance, consolidera les droits des communautés et contribuera à une gestion durable des forêts en RDC — des objectifs que nos organisations partagent avec le FMI et le GIBEC. Nous vous remercions pour votre attention et restons disponibles pour contribuer de manière constructive tout au long de ce processus. Veuillez agréer, Monsieur, l’expression de nos salutations distinguées. Les signataires GTCRR : Groupe de Travail Climat Redd+ Rénové APEM : Actions Pour la Promotion et la Protection des Peuples et Espèces Menacés ADN-RDC : Action pour la Défense des peuples de forêts et protection de la Nature en RDC BGVRN : Bureau de Veille et de Gouvernance des Ressources Naturelles CAGDFT : Centre d’Appui à la Gestion Durable des Forêts Tropicales CFLEDD : Coalition des Femmes Leaders pour l’Environnement et le Développement Durable CIDB : Centre international de défense des droits des Batwa CODELT : Conseil pour la Défense Environnementale par la Légalité et la Traçabilité GASHE : Groupe d’Action pour Sauver l’Homme et son Environnement GeoFirst : GeoFirst Development GRADI ASBL : Groupe de Réflexions et d’Actions pour le Développement Intégral GTF : Groupe de Travail Forêts IRI-RDC : Initiative Interreligieuse pour les Forêts Tropicales OCEAN : Organisation Congolaise des Écologistes et Amis de la Nature PABO : Paysans-Artisans de Bongandanga PREPPYG : Association Paysanne pour la Réhabilitation et Protection des Pygmées RFN : Rainforest Foundation Norway RFUK : Rainforest Foundation UK RCREF : Réseau pour la Conservation et la Réhabilitation des Écosystèmes Forestiers RRN : Réseau Ressources Naturelles Copies à Son Excellence Monsieur le Président de la RDC (avec l’expression de nos hommages les plus déférents) Son Excellence Madame le Premier Ministre Son Excellence Monsieur le Ministre des Finances Son Excellence Madame la Ministre de l’Environnement, Développement Durable et de la Nouvelle Économie du Climat (MEDD-NEC) Madame la Secrétaire Générale de l’Environnement, Développement Durable et de la Nouvelle Économie du Climat (MEDD-NEC) Monsieur le Directeur de la Direction Générale des Forêts Groupe Inter-bailleurs pour l’Environnement
GTCRR, CODELT et EFI/FGMC font le point sur l’appui à la politique forestière nationale
Un échange stratégique s’est tenu ce 10 février à la Coordination nationale du Groupe de Travail Climat Redd+ Rénové (GTCRR). La réunion a porté sur l’avancement du projet « Appui à l’Amélioration de la Politique Forestière Nationale par la Société Civile », avec la participation de European Forest Institute (EFI), Forest Governance, Markets and Climate (FGMC), GTCRR et du Conseil pour la Défense Environnementale par la Légalité et la Traçabilité (CODELT). À cette occasion, l’équipe GTCRR–CODELT a présenté les résultats sommaires des consultations provinciales menées dans 11 des 26 provinces. Ces consultations ont permis de collecter des données brutes que les consultants sont actuellement en train de consolider sous forme de notes de contribution. Une contrainte de calendrier liée à l’échéance de mars 2026 Les échanges ont également mis en lumière les contraintes temporelles du projet. Le gouvernement doit produire un projet de loi d’ici mars 2026, conformément aux engagements pris avec le FMI. Cette échéance réduit les délais disponibles pour finaliser la politique forestière. Dans ce contexte, l’équipe GTCRR–CODELT a exposé sa démarche visant à unifier les plaidoyers de la société civile, du secteur privé et des autorités coutumières au sein d’un document commun, afin de renforcer la cohérence des contributions. Marché carbone : un atelier de mise à niveau envisagé à la mi-mars S’agissant du marché carbone, CODELT a indiqué qu’une préparation et organisation d’un atelier de mise à niveau des acteurs non étatiques sur le marché carbone est projetée à la mi-mars. Des priorités stratégiques présentées par CODELT et le GTCRR De son côté, le CODELT a présenté son plan stratégique pour les dix prochaines années (2024–2034). Celui-ci est structuré autour de six axes d’intervention, incluant notamment le foncier, la biodiversité, les changements climatiques et la gouvernance intersectorielle. Le GTCRR a, pour sa part, détaillé ses priorités : suivre les différentes réformes sectorielles afin d’intégrer les préoccupations des communautés locales et autochtones, ainsi que des organisations de la société civile. Cette démarche s’appuie sur ses huit groupes thématiques d’experts, l’observation indépendante et le monitoring des PIREDD. Vers une gouvernance forestière plus inclusive Cette réunion d’échange entre le GTCRR, le CODELT et les bailleurs EFI/FGMC renforce leur engagement commun en faveur d’une gouvernance forestière inclusive. Celle-ci intègre les priorités des communautés locales, des peuples autochtones, de la société civile, ainsi que des secteurs privé et étatique, tout en promouvant une concertation multipartite pour le développement du marché du carbone forestier. Par Audry Mbal 788 Vues
Réforme foncière en RDC : le Groupe thématique (GT) Foncier se mobilise pour sécuriser les droits des communautés locales et peuples autochtones
Kinshasa, le 10 février 2026. Le Groupe thématique (GT) Foncier du Groupe de Travail Climat REDD+ Rénové (GTCRR) s’est réuni pour analyser les implications de la nouvelle loi foncière adoptée fin 2025. Face à une adoption jugée précipitée par le Parlement pour certains acteurs, les organisations de la société civile environnementale entendent redoubler d’efforts pour garantir la protection des droits des communautés locales et des peuples autochtones pygmées (PAP). Un contexte législatif sous tension Depuis 2012, la RDC s’est engagée dans une vaste réforme foncière, aboutissant à l’adoption d’une Politique Foncière Nationale (PFN) en 2022 et d’un Plan Foncier National en 2025. Ces textes, fruits d’un processus participatif, promettaient de sécuriser les droits coutumiers via, entre autres, un Système d’Informations Foncières (SIF) inclusif. Cependant, l’adoption de la nouvelle loi foncière par les deux chambres du Parlement fin 2025 a créé une onde de choc au sein de la société civile. Les textes, de cette loi promulgués, semble ignorer plusieurs avancées majeures pour lesquelles les défenseurs des droits fonciers s’étaient battus. Les inquiétudes de la société civile Lors de cette réunion du 10 février, les experts et représentants d’organisations membres du GTCRR ont exprimé de vives préoccupations : Une rupture avec la Politique Foncière Nationale (PFN) : La nouvelle loi ne reprend pas des concepts clés et des mécanismes innovants pourtant validés dans la PFN, notamment concernant la reconnaissance légale des terres coutumières. « Le SIF tel que nous l’avions pensé n’existe pas dans la loi », déplorent les participants. Une insécurité juridique pour les communautés : En l’absence de reconnaissance explicite des systèmes de tenure coutumière, les terres des communautés locales restent vulnérables face à une potentielle « ruée » sur les terres congolaises, rendues attractives par les accords internationaux. Une mise à l’écart de la CONAREF : La Commission Nationale de la Réforme Foncière (CONAREF), pourtant pilier du processus, a vu ses préoccupations ignorées dans les dernières versions du texte, laissant ses experts dans l’impossibilité de s’exprimer. Une stratégie en deux temps : dialogue et expertise Face à ce constat, le GT Foncier a élaboré une feuille de route ambitieuse pour le premier semestre 2026. L’objectif est double : ne pas fermer la porte au dialogue tout en préparant des arguments techniques solides. Le dialogue institutionnel : La société civile, par l’intermédiaire du GTCRR, sollicitera une audience auprès de la Ministre des Affaires Foncières. L’objectif est double : Obtenir une place dans la commission chargée d’élaborer les mesures d’application de la loi. Organiser une réunion technique avec la CONAREF et le ministère pour clarifier les points de blocage et identifier ensemble les « brèches » du texte. Le travail d’expertise : En parallèle, un groupe d’experts (CAGDFT, CFLEDD, IRI-RDC, Geofirst development) est mandaté pour produire une note technique comparative. Celle-ci mettra en lumière les écarts entre la Politique Foncière Nationale et la nouvelle loi, et identifiera précisément les articles problématiques, notamment les très attendus articles 387, 388 et 389. Cette note servira de base de discussion avec les autorités. Prochaines étapes et appel à la vigilance La société civile entend également mener un travail de vulgarisation de cette nouvelle loi auprès de ses membres et des communautés, tout en préparant en interne des propositions pour les futures mesures d’application. Un point de presse est prévu pour avril, après les échanges avec le gouvernement, afin d’éviter toute rupture de dialogue et de présenter une position unifiée et constructive. Cette activité est rendue possible grâce au projet d’Appui à la société civile pour le suivi décentralisé des projets et programmes REDD+ en République démocratique du Congo (SC-REDD+). Financé par le Fonds CAFI à travers le Fonds national REDD+ (FONAREDD), ce projet est mis en œuvre en partenariat avec le Centre pour la Recherche forestière internationale – Centre Mondial d’Agroforesterie (CIFOR-ICRAF). Par Audry Mbala 634 Vues
Liste des entités accréditées du FVC et CAFI pour la mise en œuvre du PSE en RDC
Le programme PSE régional de CAFI est une initiative transfrontalière de l’Initiative pour les Forêts de l’Afrique Centrale, déployée en RDC, République du Congo et République Centrafricaine pour promouvoir les Paiements pour Services Environnementaux (PSE). Il incite financièrement les communautés rurales à adopter des pratiques durables (Agroforesterie, Reboisement, Agriculture libre de déforestation, Régénération forestière (en savane et forêt), Gestion durable des forêts, Conservation des forêts) via des paiements conditionnés à des résultats vérifiés. Cela vise à réduire la déforestation, atténuer le changement climatique, protéger la biodiversité et améliorer la sécurité alimentaire pour des centaines de milliers de bénéficiaires. Lancé en janvier 2026 via un Appel à Manifestations d’Intérêt (AMI), il cible les zones à haut risque de déforestation. Cependant seul les organisations accréditées sont éligibles pour le financement. Les critères d’éligibilité des soumissionnaires sont : Organisations des Nations Unies, Banque Mondiale & Organisations non Nations Unies dites « NONU » (= agences de coopération internationales, ONG internationales et ONG nationales) Les NONU devront être accréditées pour accéder aux financements de CAFI en en consortium avec les organisations nationales. Les entités accréditées par CAFI peuvent être privées ou publiques, non gouvernementales, infranationales, nationales, régionales ou internationales, à condition de respecter ses normes strictes. Elles jouent un rôle clé en élaborant des propositions de financement, en gérant et en suivant les projets et programmes. Listes des entités accréditées de mise en œuvre de niveau international pour CAFI et FVC : ACTED (ACTED) Acumen Fund, Inc. (Acumen) Africa Finance Corporation (AFC) African Development Bank (AfDB) Agence Française de Developpement (AFD) Agence luxembourgeoise pour la Coopération au Développement (Lux-Development S.A.) (known as « Luxembourg Development Cooperation Agency ») (LuxDev) Asian Development Bank (ADB) Asian Infrastructure Investment Bank (AIIB) Austrian Development Agency (ADA_Austria) BNP Paribas S.A. (BNP_Paribas) Camco Management Limited (CAMCO) Cassa depositi e Prestiti S.p.A. (CDP) CGIAR System Organization (CGIAR) Compañia Española de Financiación del Desarrollo (COFIDES) Conservation International Foundation (CI) Crédit Agricole Corporate and Investment Bank (CACIB) Deutsche Bank AktienGesellschaft AG (DeutscheBank) Deutsche Gesellschaft fuer Internationale Zusammenarbeit (GIZ) GmbH (GIZ) Enabel (formerly Belgian Technical Cooperation – Cooperation Technique Belge) (Enabel) European Bank for Reconstruction and Development (EBRD) European Investment Bank (EIB) Food and Agriculture Organization of the United Nations (FAO) HSBC Holdings plc and its subsidiaries (HSBC) IDB Invest (IDB_Invest) Inter-American Development Bank (IDB) International Bank for Reconstruction and Development and International Development Association (WorldBank) International Finance Corporation (IFC) International Fund for Agricultural Development (IFAD) International Land and Forest Tenure Facility (TenureFacility) International Tropical Timber Organization (ITTO) International Union for Conservation of Nature (IUCN) Islamic Development Bank (IsDB) Japan International Cooperation Agency (JICA) Macquarie Alternative Assets Management Limited (MAAML) Meridiam SAS (Meridiam) MUFG Bank, Ltd (MUFG_Bank) Nederlandse Financierings-Maatschappij voor Ontwikkelingslanden (FMO) Nordic Environment Finance Corporation (NEFCO) Pegasus Capital Advisors (PCA) responsAbility Investments AG (responsAbility) Save the Children Australia (SCA) SK Securities, Co., Ltd. (SK Securities) Société de Promotion et de Participation pour la Coopération Economique, SA (PROPARCO) Sumitomo Mitsui Banking Corporation (SMBC) Terra Global Capital, LLC (Terra Global) The Nature Conservancy (TNC) United Nations Children’s Fund (UNICEF) United Nations Development Programme (UNDP) United Nations Environment Programme (UNEP) United Nations Industrial Development Organization (UNIDO) World Food Programme (WFP) World Wildlife Fund, Inc. (WWF) Listes des entités accréditées de mise en œuvre de niveau national : Agence de Promotion des Investissements Agricoles (APIA) Agency for Agricultural Development of Morocco (ADA_Morocco) Alternative Energy Promotion Centre (Nepal) (AEPC) ARMSWISSBANK Closed Joint Stock Company (ArmSwissBank) Banco de Comercio Exterior de Colombia S.A. (Bancoldex) Banco de Desarrollo Productivo – Sociedad Anónima Mixta (BDP-S.A.M.) Banco Nacional de Desenvolvimento Econômico e Social (BNDES) Banco Nacional de Obras y Servicios Publicos, S.N.C (BANOBRAS) Banco Promerica de Costa Rica, Sociedad Anónima (Banco Promerica CR) Bank of the Cook Islands (BCI) Banque Nationale d’Investissement (BNI) Banque Nationale de Développement Agricole (BNDA) Bhutan Trust Fund for Environmental Conservation (BTFEC) Caixa Economica Federal (CEF) CDG Capital S.A. (CDG_Capital) Center for Implementation of Investment Projects within the Committee for Environmental Protection under the government of the Republic of Tajikistan (CIIP) Centre de Suivi Ecologique (CSE) Cities and Villages Development Bank (Jordan) (CVDB) Community Development and Investment Agency of the Kyrgyz Republic (ARIS) Corporación Nacional para el Desarrollo (CND) CRDB Bank Plc (CRDB) Department of Environment, Ministry of Health and Environment, Government of Antigua and Barbuda (DOE_ATG) Development Bank of Jamaica Limited (DBJ) Development Bank of Kazakhstan Joint Stock Company (DBK) Development Bank of Namibia Limited (DBN_Namibia) Development Bank of Nigeria Plc (DBN_Nigeria) Development Bank of Rwanda (B.R.D) Plc (BRD) Development Bank of the Philippines (DBP) Development Bank of Zambia (DBZ) Development Finance Corporation (DFC) DFCC Bank PLC (DFCCBank) Ecobank Ghana (Ecobank) Environment and Forest Protection Fund (EFF) Environmental Investment Fund (EIF) Environmental Management Authority (EMA) Environmental Projects Implementation Unit, State Agency of the Ministry of Environment, Armenia (EPIU) Federated States of Micronesia Development Bank (FSMDB) Fiji Development Bank (FDB) Finanzas Y Negocios Servicios Financieros Limitada (FYNSA) Findeter (Findeter) Fondo Mexicano para la Conservación de la Naturaleza A.C. (FMCN) Fondo para la Acción Ambiental y la Niñez (FondoAccion) Fonds d’Intervention pour l’Environnement (FIE) Fonds Interprofessionnel pour la Recherche et le Conseil Agricoles (FIRCA) Fonds National pour L’Environnement (FNEC) Foreign Environmental Cooperation Center of the Ministry of Ecology and Environment of China (formerly Foreign Economic Cooperation Office) (FECO) Fundo Brasileiro para a Biodiversidade (Funbio) IDFC Bank Ltd (India) (IDFCBank) Indo Enviro Integrated Solutions Private Limited (formerly IL&FS Environmental Infrastructure and Services Limited) (IEISPL) Infrastructure Development Bank of Zimbabwe (IDBZ) Infrastructure Development Company Limited (Bangladesh) (IDCOL) Jamaica Social Investment Fund (JSIF) Joint Stock Commercial Bank for Investment and Development of Vietnam (BIDV) JS Bank Limited (Pakistan) (JSBank) JSC Georgian Energy Development Fund (GEDF) JSC TBC Bank (JSCTBC) KCB Bank Kenya Limited (KCB) Kemitraan bagi Pembaruan Tata Pemerintahan (Partnership for Governance Reform) (Indonesia) (Kemitraan) Korea Development Bank (KDB) Korea International Cooperation Agency (KOICA) La Banque Agricole (formerly Caisse Nationale de Credit Agricole du Senegal) (LBA) Land Bank of the Philippines (Landbank) Ministry of Environment (formerly Ministry of Natural Resources of Rwanda) (MOE_Rwanda) Ministry of Finance and Economic Management of the Government of Vanuatu (MFEM_VUT) Ministry