Groupe de Travail Climat Redd + Rénové

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Lettre des organisations de la société civile relative à la révision du Code forestier : garantir une révision participative avec un calendrier réaliste

Forestière,  Information,  Note de position,  Plaidoyer

Lettre ouverte des organisations de la société civile au FMI : elles demandent une révision participative du Code forestier en RDC, un calendrier réaliste, la transparence et le respect des droits des communautés locales et peuples autochtones. Télécharger la lettre en cliquant sur : 2026.02.10_ONG_Lettre_FMI_Code Forestier_RDC ____________________________________________________________________ Intégralité de la lettre : Nous, organisations de la société civile, engagées en faveur d’une gestion durable et communautaire des forêts en République démocratique du Congo (RDC), vous écrivons pour solliciter votre appui, afin que la révision annoncée du Code forestier (Loi n°011/2002 du 29 août 2002) soit menée de manière à véritablement servir les forêts du pays et la population congolaise. Nous tenons d’abord à exprimer notre appréciation pour l’engagement constant du FMI auprès de la RDC en matière de gouvernance, de transparence et de réformes de la gestion des ressources naturelles, notamment à travers la Facilité pour la résilience et la durabilité. Nombre de ces réformes sont attendues depuis longtemps, y compris la révision du Code forestier. À la 6e session extraordinaire du Conseil Consultatif National des Forêts (CCNF) tenue à Kinshasa en décembre 2025, le gouvernement congolais a annoncé la volonté de réviser le Code forestier, et une feuille de route a été validée. Cependant, nous sommes préoccupés par l’intention déclarée du gouvernement de disposer d’un projet de texte d’ici la fin du mois de mars 2026. Nous estimons que ce calendrier est irréaliste et ne favorise pas le processus approfondi et participatif nécessaire pour adopter une législation capable de renforcer la protection des forêts, garantir les droits des communautés locales et des Peuples Autochtones Pygmées, et s’aligner sur le cadre juridique national plus large ainsi que sur les autres réformes en cours. Sur un plan pratique, il convient de souligner qu’aucun des groupes de travail techniques n’a encore été établi, et que la Politique forestière nationale (PFN), censée fournir les orientations pour la nouvelle loi, est toujours en cours de finalisation. Une telle approche accélérée serait incompatible avec les exigences de participation et de transparence définies dans la Constitution congolaise, ainsi qu’avec les dispositions du Code forestier (notamment l’article 24) et la loi portant principes fondamentaux sur la protection de l’environnement (article 9). Elle risquerait également d’être contraire aux engagements internationaux de la RDC dans le cadre de la CDB, de la CCNUCC et de la DNUDPA, qui imposent une gouvernance environnementale inclusive et fondée sur les droits. Nous nous adressons spécifiquement au FMI, ayant compris que l’élaboration du projet de Code forestier constitue un livrable pour déclencher un décaissement dans le cadre de votre accord actuel. Il semble donc que cela soit un facteur déterminant à l’origine de ce calendrier irréaliste (très serré). Afin de garantir la crédibilité et la durabilité de ces réformes, nous vous prions de bien vouloir : Encourager le Gouvernement de la RDC à : finaliser la Politique Forestière Nationale en intégrant autant que possible les suggestions de reformulations de la société civile ; adopter un calendrier réaliste et consensuel pour la révision du Code forestier, comprenant l’établissement sans délai des groupes de travail, en vue de garantir la participation effective de la société civile, des Peuples Autochtones Pygmées et Communautés Locales, des organisations de femmes, ainsi que des acteurs provinciaux ; Ne pas conditionner le prochain décaissement à la révision rapide du Code forestier, étant donné que ceci serait contre-productif et contraire à l’esprit de votre engagement visant à renforcer la protection des forêts, secteur clé pour l’atténuation et l’adaptation aux changements climatiques. Nous demandons également aux représentants du Groupe Inter-bailleurs pour l’Environnement et le Climat (GIBEC), qui nous lisent en copie, de transmettre des messages similaires à leurs interlocuteurs gouvernementaux, dans le cadre de leurs efforts continus pour soutenir la gouvernance forestière en RDC. Enfin, nous encourageons le FMI et le GIBEC à appuyer une approche par laquelle le Gouvernement s’engage publiquement sur un plan de travail fondé sur la qualité, comportant des étapes clairement définies de rédaction, de consultation et de validation, et garantissant le respect des obligations constitutionnelles et des normes internationales. Nous demeurons convaincus qu’un processus de révision participatif et bien séquencé renforcera la gouvernance, consolidera les droits des communautés et contribuera à une gestion durable des forêts en RDC — des objectifs que nos organisations partagent avec le FMI et le GIBEC. Nous vous remercions pour votre attention et restons disponibles pour contribuer de manière constructive tout au long de ce processus. Veuillez agréer, Monsieur, l’expression de nos salutations distinguées. Les signataires GTCRR : Groupe de Travail Climat Redd+ Rénové APEM : Actions Pour la Promotion et la Protection des Peuples et Espèces Menacés ADN-RDC : Action pour la Défense des peuples de forêts et protection de la Nature en RDC BGVRN : Bureau de Veille et de Gouvernance des Ressources Naturelles CAGDFT : Centre d’Appui à la Gestion Durable des Forêts Tropicales CFLEDD : Coalition des Femmes Leaders pour l’Environnement et le Développement Durable CIDB : Centre international de défense des droits des Batwa CODELT : Conseil pour la Défense Environnementale par la Légalité et la Traçabilité GASHE : Groupe d’Action pour Sauver l’Homme et son Environnement GeoFirst : GeoFirst Development GRADI ASBL : Groupe de Réflexions et d’Actions pour le Développement Intégral GTF : Groupe de Travail Forêts IRI-RDC : Initiative Interreligieuse pour les Forêts Tropicales OCEAN : Organisation Congolaise des Écologistes et Amis de la Nature PABO : Paysans-Artisans de Bongandanga PREPPYG : Association Paysanne pour la Réhabilitation et Protection des Pygmées RFN : Rainforest Foundation Norway RFUK : Rainforest Foundation UK RCREF : Réseau pour la Conservation et la Réhabilitation des Écosystèmes Forestiers RRN : Réseau Ressources Naturelles   Copies à Son Excellence Monsieur le Président de la RDC (avec l’expression de nos hommages les plus déférents) Son Excellence Madame le Premier Ministre Son Excellence Monsieur le Ministre des Finances Son Excellence Madame la Ministre de l’Environnement, Développement Durable et de la Nouvelle Économie du Climat (MEDD-NEC) Madame la Secrétaire Générale de l’Environnement, Développement Durable et de la Nouvelle Économie du Climat (MEDD-NEC) Monsieur le Directeur de la Direction Générale des Forêts Groupe Inter-bailleurs pour l’Environnement

11 février 2026 / 0 Commentaire
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GTCRR, CODELT et EFI/FGMC font le point sur l’appui à la politique forestière nationale

Information

Un échange stratégique s’est tenu ce 10 février à la Coordination nationale du Groupe de Travail Climat Redd+ Rénové (GTCRR). La réunion a porté sur l’avancement du projet « Appui à l’Amélioration de la Politique Forestière Nationale par la Société Civile », avec la participation de European Forest Institute (EFI), Forest Governance, Markets and Climate (FGMC), GTCRR et du Conseil pour la Défense Environnementale par la Légalité et la Traçabilité (CODELT). À cette occasion, l’équipe GTCRR–CODELT a présenté les résultats sommaires des consultations provinciales menées dans 11 des 26 provinces. Ces consultations ont permis de collecter des données brutes que les consultants sont actuellement en train de consolider sous forme de notes de contribution. Une contrainte de calendrier liée à l’échéance de mars 2026 Les échanges ont également mis en lumière les contraintes temporelles du projet. Le gouvernement doit produire un projet de loi d’ici mars 2026, conformément aux engagements pris avec le FMI. Cette échéance réduit les délais disponibles pour finaliser la politique forestière. Dans ce contexte, l’équipe GTCRR–CODELT a exposé sa démarche visant à unifier les plaidoyers de la société civile, du secteur privé et des autorités coutumières au sein d’un document commun, afin de renforcer la cohérence des contributions. Marché carbone : un atelier de mise à niveau envisagé à la mi-mars S’agissant du marché carbone, CODELT a indiqué qu’une préparation et organisation d’un atelier de mise à niveau des acteurs non étatiques sur le marché carbone est projetée à la mi-mars. Des priorités stratégiques présentées par CODELT et le GTCRR De son côté, le CODELT a présenté son plan stratégique pour les dix prochaines années (2024–2034). Celui-ci est structuré autour de six axes d’intervention, incluant notamment le foncier, la biodiversité, les changements climatiques et la gouvernance intersectorielle. Le GTCRR a, pour sa part, détaillé ses priorités : suivre les différentes réformes sectorielles afin d’intégrer les préoccupations des communautés locales et autochtones, ainsi que des organisations de la société civile. Cette démarche s’appuie sur ses huit groupes thématiques d’experts, l’observation indépendante et le monitoring des PIREDD. Vers une gouvernance forestière plus inclusive Cette réunion d’échange entre le GTCRR, le CODELT et les bailleurs EFI/FGMC renforce leur engagement commun en faveur d’une gouvernance forestière inclusive. Celle-ci intègre les priorités des communautés locales, des peuples autochtones, de la société civile, ainsi que des secteurs privé et étatique, tout en promouvant une concertation multipartite pour le développement du marché du carbone forestier. Par Audry Mbal 514 Vues

11 février 2026 / 0 Commentaire
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Réforme foncière en RDC : le Groupe thématique (GT) Foncier se mobilise pour sécuriser les droits des communautés locales et peuples autochtones

Atelier,  Foncier,  Information

Kinshasa, le 10 février 2026. Le Groupe thématique (GT) Foncier du Groupe de Travail Climat REDD+ Rénové (GTCRR) s’est réuni pour analyser les implications de la nouvelle loi foncière adoptée fin 2025. Face à une adoption jugée précipitée par le Parlement pour certains acteurs, les organisations de la société civile environnementale entendent redoubler d’efforts pour garantir la protection des droits des communautés locales et des peuples autochtones pygmées (PAP).   Un contexte législatif sous tension Depuis 2012, la RDC s’est engagée dans une vaste réforme foncière, aboutissant à l’adoption d’une Politique Foncière Nationale (PFN) en 2022 et d’un Plan Foncier National en 2025. Ces textes, fruits d’un processus participatif, promettaient de sécuriser les droits coutumiers via, entre autres, un Système d’Informations Foncières (SIF) inclusif. Cependant, l’adoption de la nouvelle loi foncière par les deux chambres du Parlement fin 2025 a créé une onde de choc au sein de la société civile. Les textes, de cette loi promulgués, semble ignorer plusieurs avancées majeures pour lesquelles les défenseurs des droits fonciers s’étaient battus.   Les inquiétudes de la société civile Lors de cette réunion du 10 février, les experts et représentants d’organisations membres du GTCRR ont exprimé de vives préoccupations : Une rupture avec la Politique Foncière Nationale (PFN) : La nouvelle loi ne reprend pas des concepts clés et des mécanismes innovants pourtant validés dans la PFN, notamment concernant la reconnaissance légale des terres coutumières. « Le SIF tel que nous l’avions pensé n’existe pas dans la loi », déplorent les participants. Une insécurité juridique pour les communautés : En l’absence de reconnaissance explicite des systèmes de tenure coutumière, les terres des communautés locales restent vulnérables face à une potentielle « ruée » sur les terres congolaises, rendues attractives par les accords internationaux. Une mise à l’écart de la CONAREF : La Commission Nationale de la Réforme Foncière (CONAREF), pourtant pilier du processus, a vu ses préoccupations ignorées dans les dernières versions du texte, laissant ses experts dans l’impossibilité de s’exprimer.   Une stratégie en deux temps : dialogue et expertise Face à ce constat, le GT Foncier a élaboré une feuille de route ambitieuse pour le premier semestre 2026. L’objectif est double : ne pas fermer la porte au dialogue tout en préparant des arguments techniques solides. Le dialogue institutionnel : La société civile, par l’intermédiaire du GTCRR, sollicitera une audience auprès de la Ministre des Affaires Foncières. L’objectif est double : Obtenir une place dans la commission chargée d’élaborer les mesures d’application de la loi. Organiser une réunion technique avec la CONAREF et le ministère pour clarifier les points de blocage et identifier ensemble les « brèches » du texte. Le travail d’expertise : En parallèle, un groupe d’experts (CAGDFT, CFLEDD, IRI-RDC, Geofirst development) est mandaté pour produire une note technique comparative. Celle-ci mettra en lumière les écarts entre la Politique Foncière Nationale et la nouvelle loi, et identifiera précisément les articles problématiques, notamment les très attendus articles 387, 388 et 389. Cette note servira de base de discussion avec les autorités.   Prochaines étapes et appel à la vigilance La société civile entend également mener un travail de vulgarisation de cette nouvelle loi auprès de ses membres et des communautés, tout en préparant en interne des propositions pour les futures mesures d’application. Un point de presse est prévu pour avril, après les échanges avec le gouvernement, afin d’éviter toute rupture de dialogue et de présenter une position unifiée et constructive.   Cette activité est rendue possible grâce au projet d’Appui à la société civile pour le suivi décentralisé des projets et programmes REDD+ en République démocratique du Congo (SC-REDD+). Financé par le Fonds CAFI à travers le Fonds national REDD+ (FONAREDD), ce projet est mis en œuvre en partenariat avec le Centre pour la Recherche forestière internationale – Centre Mondial d’Agroforesterie (CIFOR-ICRAF).   Par Audry Mbala 312 Vues

10 février 2026 / 0 Commentaire
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Liste des entités accréditées du FVC et CAFI pour la mise en œuvre du PSE en RDC

Information

Le programme PSE régional de CAFI est une initiative transfrontalière de l’Initiative pour les Forêts de l’Afrique Centrale, déployée en RDC, République du Congo et République Centrafricaine pour promouvoir les Paiements pour Services Environnementaux (PSE). Il incite financièrement les communautés rurales à adopter des pratiques durables (Agroforesterie, Reboisement, Agriculture libre de déforestation, Régénération forestière (en savane et forêt), Gestion durable des forêts, Conservation des forêts) via des paiements conditionnés à des résultats vérifiés. Cela vise à réduire la déforestation, atténuer le changement climatique, protéger la biodiversité et améliorer la sécurité alimentaire pour des centaines de milliers de bénéficiaires. Lancé en janvier 2026 via un Appel à Manifestations d’Intérêt (AMI), il cible les zones à haut risque de déforestation. Cependant seul les organisations accréditées sont éligibles pour le financement. Les critères d’éligibilité des soumissionnaires sont : Organisations des Nations Unies, Banque Mondiale & Organisations non Nations Unies dites « NONU » (= agences de coopération internationales, ONG internationales et ONG nationales) Les NONU devront être accréditées pour accéder aux financements de CAFI en en consortium avec les organisations nationales. Les entités accréditées par CAFI peuvent être privées ou publiques, non gouvernementales, infranationales, nationales, régionales ou internationales, à condition de respecter ses normes strictes. Elles jouent un rôle clé en élaborant des propositions de financement, en gérant et en suivant les projets et programmes.   Listes des entités accréditées de mise en œuvre de niveau international pour CAFI et FVC : ACTED (ACTED) Acumen Fund, Inc. (Acumen) Africa Finance Corporation (AFC) African Development Bank (AfDB) Agence Française de Developpement (AFD) Agence luxembourgeoise pour la Coopération au Développement (Lux-Development S.A.) (known as « Luxembourg Development Cooperation Agency ») (LuxDev) Asian Development Bank (ADB) Asian Infrastructure Investment Bank (AIIB) Austrian Development Agency (ADA_Austria) BNP Paribas S.A. (BNP_Paribas) Camco Management Limited (CAMCO) Cassa depositi e Prestiti S.p.A. (CDP) CGIAR System Organization (CGIAR) Compañia Española de Financiación del Desarrollo (COFIDES) Conservation International Foundation (CI) Crédit Agricole Corporate and Investment Bank (CACIB) Deutsche Bank AktienGesellschaft AG (DeutscheBank) Deutsche Gesellschaft fuer Internationale Zusammenarbeit (GIZ) GmbH (GIZ) Enabel (formerly Belgian Technical Cooperation – Cooperation Technique Belge) (Enabel) European Bank for Reconstruction and Development (EBRD) European Investment Bank (EIB) Food and Agriculture Organization of the United Nations (FAO) HSBC Holdings plc and its subsidiaries (HSBC) IDB Invest (IDB_Invest) Inter-American Development Bank (IDB) International Bank for Reconstruction and Development and International Development Association (WorldBank) International Finance Corporation (IFC) International Fund for Agricultural Development (IFAD) International Land and Forest Tenure Facility (TenureFacility) International Tropical Timber Organization (ITTO) International Union for Conservation of Nature (IUCN) Islamic Development Bank (IsDB) Japan International Cooperation Agency (JICA) Macquarie Alternative Assets Management Limited (MAAML) Meridiam SAS (Meridiam) MUFG Bank, Ltd (MUFG_Bank) Nederlandse Financierings-Maatschappij voor Ontwikkelingslanden (FMO) Nordic Environment Finance Corporation (NEFCO) Pegasus Capital Advisors (PCA) responsAbility Investments AG (responsAbility) Save the Children Australia (SCA) SK Securities, Co., Ltd. (SK Securities) Société de Promotion et de Participation pour la Coopération Economique, SA (PROPARCO) Sumitomo Mitsui Banking Corporation (SMBC) Terra Global Capital, LLC (Terra Global) The Nature Conservancy (TNC) United Nations Children’s Fund (UNICEF) United Nations Development Programme (UNDP) United Nations Environment Programme (UNEP) United Nations Industrial Development Organization (UNIDO) World Food Programme (WFP) World Wildlife Fund, Inc. (WWF)   Listes des entités accréditées de mise en œuvre de niveau national : Agence de Promotion des Investissements Agricoles (APIA) Agency for Agricultural Development of Morocco (ADA_Morocco) Alternative Energy Promotion Centre (Nepal) (AEPC) ARMSWISSBANK Closed Joint Stock Company (ArmSwissBank) Banco de Comercio Exterior de Colombia S.A. (Bancoldex) Banco de Desarrollo Productivo – Sociedad Anónima Mixta (BDP-S.A.M.) Banco Nacional de Desenvolvimento Econômico e Social (BNDES) Banco Nacional de Obras y Servicios Publicos, S.N.C (BANOBRAS) Banco Promerica de Costa Rica, Sociedad Anónima (Banco Promerica CR) Bank of the Cook Islands (BCI) Banque Nationale d’Investissement (BNI) Banque Nationale de Développement Agricole (BNDA) Bhutan Trust Fund for Environmental Conservation (BTFEC) Caixa Economica Federal (CEF) CDG Capital S.A. (CDG_Capital) Center for Implementation of Investment Projects within the Committee for Environmental Protection under the government of the Republic of Tajikistan (CIIP) Centre de Suivi Ecologique (CSE) Cities and Villages Development Bank (Jordan) (CVDB) Community Development and Investment Agency of the Kyrgyz Republic (ARIS) Corporación Nacional para el Desarrollo (CND) CRDB Bank Plc (CRDB) Department of Environment, Ministry of Health and Environment, Government of Antigua and Barbuda (DOE_ATG) Development Bank of Jamaica Limited (DBJ) Development Bank of Kazakhstan Joint Stock Company (DBK) Development Bank of Namibia Limited (DBN_Namibia) Development Bank of Nigeria Plc (DBN_Nigeria) Development Bank of Rwanda (B.R.D) Plc (BRD) Development Bank of the Philippines (DBP) Development Bank of Zambia (DBZ) Development Finance Corporation (DFC) DFCC Bank PLC (DFCCBank) Ecobank Ghana (Ecobank) Environment and Forest Protection Fund (EFF) Environmental Investment Fund (EIF) Environmental Management Authority (EMA) Environmental Projects Implementation Unit, State Agency of the Ministry of Environment, Armenia (EPIU) Federated States of Micronesia Development Bank (FSMDB) Fiji Development Bank (FDB) Finanzas Y Negocios Servicios Financieros Limitada (FYNSA) Findeter (Findeter) Fondo Mexicano para la Conservación de la Naturaleza A.C. (FMCN) Fondo para la Acción Ambiental y la Niñez (FondoAccion) Fonds d’Intervention pour l’Environnement (FIE) Fonds Interprofessionnel pour la Recherche et le Conseil Agricoles (FIRCA) Fonds National pour L’Environnement (FNEC) Foreign Environmental Cooperation Center of the Ministry of Ecology and Environment of China (formerly Foreign Economic Cooperation Office) (FECO) Fundo Brasileiro para a Biodiversidade (Funbio) IDFC Bank Ltd (India) (IDFCBank) Indo Enviro Integrated Solutions Private Limited (formerly IL&FS Environmental Infrastructure and Services Limited) (IEISPL) Infrastructure Development Bank of Zimbabwe (IDBZ) Infrastructure Development Company Limited (Bangladesh) (IDCOL) Jamaica Social Investment Fund (JSIF) Joint Stock Commercial Bank for Investment and Development of Vietnam (BIDV) JS Bank Limited (Pakistan) (JSBank) JSC Georgian Energy Development Fund (GEDF) JSC TBC Bank (JSCTBC) KCB Bank Kenya Limited (KCB) Kemitraan bagi Pembaruan Tata Pemerintahan (Partnership for Governance Reform) (Indonesia) (Kemitraan) Korea Development Bank (KDB) Korea International Cooperation Agency (KOICA) La Banque Agricole (formerly Caisse Nationale de Credit Agricole du Senegal) (LBA) Land Bank of the Philippines (Landbank) Ministry of Environment (formerly Ministry of Natural Resources of Rwanda) (MOE_Rwanda) Ministry of Finance and Economic Management of the Government of Vanuatu (MFEM_VUT) Ministry

10 février 2026 / 0 Commentaire
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Finance climat en RDC : financements extérieurs, opportunité ou piège de dépendance ?

Environnement,  Information,  Plaidoyer

Il est nécessaire de rappeler une vérité essentielle : les financements extérieurs ne sont ni automatiques ni obligatoires. Ils ne constituent pas une politique publique, encore moins un dû. Un État sérieux doit disposer de structures destinées à accompagner les citoyens vers l’autonomie et la prise en charge de leurs besoins. Lorsque ces mécanismes sont insuffisants ou absents, les ressources internes ne suffisent pas à couvrir les coûts élevés de l’adaptation. Les financements extérieurs présentent des risques importants de dépendance et de conditionnalité pour un État : Risques de dépendance Affaiblissement de la souveraineté budgétaire : si une grande partie des projets climatiques dépend de financements extérieurs, l’État peut perdre sa capacité à définir ses propres priorités. Vulnérabilité aux fluctuations : les financements internationaux ne sont pas toujours stables. Des changements politiques ou économiques chez les bailleurs peuvent interrompre ou réduire les flux. Effet d’éviction : les ressources locales peuvent être négligées, car les acteurs nationaux comptent trop sur les bailleurs étrangers. Perte de crédibilité interne : une dépendance excessive peut donner l’impression que les politiques climatiques sont imposées de l’extérieur plutôt que portées par la société nationale.   Risques de conditionnalité Imposition de réformes : les bailleurs peuvent exiger des réformes institutionnelles ou économiques qui ne correspondent pas toujours aux réalités locales. Priorités externes : les financements sont souvent orientés vers les thématiques qui intéressent les donateurs (p. ex. carbone forestier, énergies renouvelables) plutôt que vers les besoins immédiats des populations (adaptation agricole, résilience communautaire). Complexité administrative : les conditionnalités incluent souvent des exigences de reporting, d’audit et de conformité qui mobilisent beaucoup de ressources humaines et financières. Risques d’inégalités : les conditionnalités peuvent favoriser certaines régions ou acteurs (grandes ONG, institutions centrales) au détriment des communautés locales.   Conclusion Un État doit trouver un équilibre : Maximiser les opportunités offertes par les financements extérieurs (accès à des ressources, technologies, expertise). Réduire la dépendance en mobilisant davantage de financements domestiques (taxes carbone, budgets nationaux, partenariats public-privé). Négocier les conditionnalités pour qu’elles soient adaptées au contexte local et qu’elles renforcent la gouvernance plutôt que de la fragiliser.   Par Guy Kajemba / Coordonnateur National du GTCRR 626 Vues

10 février 2026 / 0 Commentaire
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Échanges et consultations sur l’Initiative PSE RDC : entre préoccupations opérationnelles des OSCE et clarifications de CAFI

Environnement,  Information,  Plaidoyer

Kinshasa, 7 février 2026. Le Groupe de Travail Climat REDD+ Rénové (GTCRR) a organisé une réunion de consultation entre la société civile environnementale congolaise et l’équipe du Secrétariat CAFI. L’objectif : discuter de l’appel à manifestation d’intérêt sur le mécanisme des Paiements pour Services Environnementaux (PSE) et clarifier les conditions d’accès direct des entités nationales aux financements climatiques. Des échanges pour lever les blocages institutionnels La rencontre, tenue le samedi 7 février dans la salle de réunion du GTCRR à Kinshasa, a réuni les représentants de la société civile environnementale et deux émissaires du Secrétariat CAFI : Chadrack KAFUTI, Chargé du PSE, et Jules KATUBADI, Chargé du dialogue politique et institutionnel. Deux points structuraient l’ordre du jour : la présentation de l’initiative PSE de CAFI ; l’examen des lettres adressées par la société civile concernant l’éligibilité des entités nationales aux fonds CAFI. « Cette consultation intervient dans un contexte où les acteurs nationaux réclament un accès plus équitable aux financements internationaux pour la lutte contre la déforestation », a rappelé le GTCRR en ouverture des échanges.   Le mécanisme PSE en détail : opportunités et conditions Le chargé PSE de CAFI a présenté les contours d’un dispositif innovant. Le PSE est défini comme un contrat volontaire entre un acteur individuel ou une communauté organisée (CFCL, CLD, coopérative) et un payeur ; en l’occurrence CAFI qui récompense les bonnes pratiques environnementales sur la base des résultats. Six catégories d’activités sont éligibles : Agroforesterie Boisement / reboisement Agriculture « libre de déforestation » Régénération forestière (assistée ou naturelle) Gestion durable des forêts Conservation des forêts Les candidatures s’effectuent via une plateforme en ligne hébergée hors RDC, et les paiements se font directement par paiement mobile. En cas d’absence de ce service, CAFI prévoit des solutions alternatives comme les bons d’achat.   Plusieurs clarifications ont été apportées : le délai entre le dépôt d’une candidature et le premier paiement est de trois mois ; il n’existe pas d’étendue minimum standard pour un projet PSE ; des appuis habilitants (structuration en CLD, renforcement de capacités) sont prévus, dans la limite d’un pourcentage du budget total. Les projets ont une durée de cinq ans, avec un décaissement en deux tranches : 40 % à la signature du contrat, et 60 % après évaluation indépendante des résultats.   Accès direct des entités nationales : un point de blocage historique Le deuxième volet des échanges a porté sur un sujet sensible : l’absence d’entités nationales accréditées pour recevoir directement les fonds CAFI. Le Secrétariat CAFI a rappelé que les appels à propositions contestés par la société civile relevaient du Secrétariat FONARED, et non de CAFI. Il a également expliqué les difficultés rencontrées avec UNOPS, agence fiduciaire, qui a imposé de nouvelles évaluations des organisations nationales après celles déjà menées par le PNUD. Une annonce importante a toutefois été faite : 26 millions de dollars ont été alloués à UNOPS pour accompagner les entités nationales (étatiques et non étatiques) dans leur processus d’accréditation, afin de leur permettre un accès direct aux futurs appels à manifestation d’intérêt. « Ce premier AMI n’est pas le dernier. Si les entités nationales parviennent à être accréditées, elles pourront soumissionner et bénéficier directement des fonds », a précisé le représentant de CAFI.   Prochaines étapes À l’issue des échanges, les participants ont décidé de se réunir à nouveau le lundi 9 février à 13 heures pour définir une position commune et formuler des recommandations claires en vue des prochains appels à manifestation d’intérêt.   Position de la société civile : des réserves, mais une ouverture Cependant, face aux explications fournies, les acteurs de la société civile ont tenu à clarifier leur position d’emblée. Ils ne s’opposent pas au déploiement du PSE en RDC, mais formulent des réserves et posent des préalables, compte tenu des expériences passées où les entités internationales ont été privilégiées.   Par Audry Mbal 584 Vues

7 février 2026 / 0 Commentaire
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Comprendre la CDN de la RDC : 81 actions stratégiques exploitables par les ONG pour le montage de projets

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Face à l’urgence climatique mondiale, les pays sont appelés à définir des engagements clairs pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre et renforcer leur résilience face aux impacts du changement climatique. C’est dans ce cadre que s’inscrit la Contribution Déterminée à l’échelle Nationale (CDN), un instrument central de l’Accord de Paris. En République Démocratique du Congo (RDC), la CDN constitue aujourd’hui un cadre stratégique majeur, offrant 81 actions prioritaires qui représentent de réelles opportunités pour les ONG, les organisations de la société civile (GTCRR), institutions publiques et partenaires techniques engagés dans le montage et la mise en œuvre de projets environnementaux et de développement durable.   Qu’est-ce que la Contribution Déterminée à l’échelle Nationale (CDN) ? La CDN est un engagement officiel pris par chaque pays signataire de la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC). Elle précise les actions que le pays prévoit de mettre en œuvre pour : Réduire ses émissions de gaz à effet de serre (atténuation) et S’adapter aux effets du changement climatique (adaptation). Ces engagements sont révisés périodiquement afin de rehausser l’ambition climatique et de s’aligner sur les objectifs mondiaux.   De la première CDN (2015) à la CDN révisée (2021–2030) En 2015, en amont de l’Accord de Paris, la RDC a soumis sa première CDN avec un objectif de réduction de 17 % des émissions de gaz à effet de serre, ciblant principalement : le dioxyde de carbone (CO₂), le méthane (CH₄) et le protoxyde d’azote (N₂O). Répondant à l’appel international au relèvement de l’ambition climatique, la RDC a ensuite procédé à une révision de sa CDN.  Pour la période 2021–2030, le pays vise désormais une réduction de 21 % de ses émissions, en intégrant de nouveaux secteurs et en renforçant les réformes forestières, foncières et d’aménagement du territoire, tout en liant l’action climatique à la lutte contre la pauvreté. La CDN révisée 2021–2030 de la RDC réaffirme le positionnement du pays comme un acteur très important et un pays-solution face au changement climatique, grâce aux 81 actions identifiées réparties en deux grands piliers : atténuation et adaptation. Ces actions alignées déjà sur le plan national peuvent aider plusieurs organisations et structures à s’aligner sur ces actions prioritaires du pays afin de conjuguer des efforts. Elle permettra aussi de s’inspirer dans le cadre des appels à manifestation d’intérêt ou de proposition de projet en tenant compte des spécificités locales.   1. Actions d’ATTÉNUATION des changements climatiques Secteur Énergie Électrifier les zones rurales, périurbaines et urbaines par des sources d’énergies renouvelables Faciliter l’utilisation des foyers améliorés et améliorer les techniques de carbonisation Accroître la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique national Promouvoir l’utilisation du GPL et des cuisinières électriques Développer des plantations industrielles de bois-énergie Développer le transport avec un accent sur les transports de masse (tramway, autobus, train)   Secteur Agriculture Promouvoir les pratiques agroforestières, la rotation des cultures et les cultures pérennes (y compris zones humides) Intégrer l’agriculture dans le plan national d’aménagement du territoire Promouvoir l’agriculture intensive en zones savanicoles pour réduire la pression sur les forêts Promouvoir l’exploitation rationnelle et durable des espaces agricoles Intensifier la production agricole vivrière en savanes anthropiques et forêts dégradées Vulgariser les pratiques agricoles résilientes (semences climato-sensibles, gestion des sols et de l’eau) Améliorer la gestion des élevages intensifs et extensifs Intensifier la production agricole de rente via des systèmes agroforestiers durables (cacao, café, banane, etc.)   Foresterie et autres affectations des terres Promouvoir l’afforestation et la reforestation (méthodes traditionnelles et modernes) Appuyer la foresterie communautaire comme outil de conservation Restaurer les zones humides, notamment les tourbières utilisées en agriculture et élevage Valoriser les outils MEOR à l’échelle nationale en intégrant les savoirs traditionnels Mettre en place une plateforme nationale de restauration des forêts et paysages Renforcer la gouvernance forestière et lutter contre l’exploitation illégale (APV-FLEGT) Gérer durablement l’exploitation du bois d’œuvre Réhabiliter durablement les exploitations minières et pétrolières Lutter contre les feux de brousse Cartographier et évaluer les tourbières   Secteur Déchets Renforcer le cadre institutionnel et légal de la gestion des déchets Mettre en place un programme de gestion rationnelle des déchets Promouvoir l’utilisation des gaz de décharges Promouvoir la valorisation énergétique des déchets (réduction du CH₄) Promouvoir le compostage aérobie Produire de l’énergie et des engrais organiques à partir des déchets solides, eaux usées et boues fécales   2. Actions d’ADAPTATION aux changements climatiques Secteur : Forêt Élaboration des projets de valorisation des ressources forestières avec les communautés locales et peuples autochtones en veillant sur l’application des dispositions légales Reboisement des zones dégradées avec des espèces à grande valeur écologique et économique Développement des plantations agroforestières dans les zones dégradées Soutien des microprojets de pêche artisanale durable et de la pisciculture Promotion des projets à impact réduit sur les écosystèmes forestiers en vue de la diversification des revenus des populations Implication des populations locales dans la gestion des écosystèmes forestiers sur leur territoire Valorisation des savoirs traditionnels des populations locales liés à la conservation des écosystèmes Coordination stratégique des programmes, plans, initiatives en matière d’adaptation aux changements climatiques Promotion de gestion durable des terres   Secteur : Agriculture Intégration du changement climatique dans la planification et la budgétisation de tous les secteurs à différentes échelles (nationale, provinciale et locale) Production et diffusion des semences résilientes aux changements climatiques Élaboration d’un programme de zonage en vue de circonscrire les zones à allouer spécifiquement aux activités agricoles Collecte, traitement et diffusion régulière des données climatiques par l’INERA et le METTELSAT en vue des prévisions saisonnières Vulgarisation des techniques de gestion des sol et de l’eau dans l’agriculture Appui à la structuration des organisations paysannes en vue d’améliorer la gouvernance agricole Appui à la mise en place des chaines de production et de commercialisation de produits agricoles en vue d’améliorer les revenus des agriculteurs ruraux Création et Réhabilitation des pistes de dessertes agricoles Promotion (i) des pratiques culturales permettant la sédentarisation des activités agricoles, (ii) des semences résilientes, et (iii) des techniques de gestion des sols et de

30 janvier 2026 / 0 Commentaire
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RDC : des consultations provinciales pour une Politique forestière nationale inclusive et durable

Atelier/Forum,  Consultation,  Coordination Provinciale,  Forestière

La République démocratique du Congo franchit une étape décisive dans l’élaboration de sa Politique Forestière Nationale (PFN) à travers une vaste série de consultations provinciales organisées en ce mois de janvier 2026. Conduites par le Groupe de Travail Climat REDD+ Rénové (GTCRR) en collaboration avec le Conseil pour la défense environnementale par la légalité et la traçabilité (CODELT). Ces consultations s’inscrivent dans le cadre du projet d’Appui à l’Amélioration de la Politique Forestière Nationale (PFN V0) par la Société Civile, grâce à l’appui financier du European Forest Institute (EFI) et Forest Governance, Markets and Climate (FGMC). Les consultants déployés notamment dans les provinces de Mai-Ndombe, Équateur, Kwilu, Maniema, Lualaba, Lomami, Tshopo, Sud-Ubangi, Mongala, Haut-Katanga et Tshuapa durant la période du 19 au 25 janviers ont réuni des autorités provinciales, organisations de la société civile, experts sectoriels, communautés locales et peuples autochtones pygmées. Leur objectif commun : recueillir des analyses, avis et recommandations afin d’enrichir le document de la PFN et garantir une gestion durable des ressources forestières, protectrice de la biodiversité et bénéfique pour les populations. À travers des ateliers participatifs, des travaux en groupes thématiques et des restitutions collectives, les acteurs provinciaux ont pu exprimer leurs priorités, identifier les défis spécifiques à leurs provinces et proposer des pistes de solutions adaptées. Cette dynamique a permis de renforcer l’appropriation locale du processus et de consolider le principe de gouvernance forestière participative sous l’égide des coordinations provinciales du GTCRR. Au total, 11 provinces prévues sont déjà couvertes sur les 26 que compte le pays et constituent une phase clé du processus national de réforme du secteur forestier. En les menant à terme dans un climat constructif et apaisé, le GTCRR réaffirme son engagement à promouvoir une politique forestière durable, équitable et inclusive, où les provinces jouent pleinement leur rôle dans la définition des orientations nationales pour la préservation des forêts du Bassin du Congo, patrimoine stratégique pour la RDC et pour la planète.   Par audry Mbal 572 Vues

25 janvier 2026 / 0 Commentaire
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COP30 à Belém : le GTCRR, une voix stratégique au cœur de l’agenda climatique mondial

Plaidoyer

Belém, Brésil, novembre 2025. À l’occasion de la COP30, la République démocratique du Congo (RDC) s’est imposée comme un acteur central des discussions climatiques mondiales, portée par l’engagement et l’expertise du Groupe de Travail Climat REDD+ Rénové (GTCRR). Présent sur les principaux espaces de négociation et d’influence, le GTCRR a plaidé avec constance pour une action climatique fondée sur la science, la justice et les droits des communautés.   Des panels de haut niveau pour des enjeux structurants Le mercredi 19 novembre, les projecteurs se sont braqués sur la RDC lors de sessions clés consacrées à la Zéro Émission Nette et aux Solutions fondées sur la nature (SFN). Ces échanges ont mis en lumière le potentiel unique du Bassin du Congo pour séquestrer le carbone, préserver la biodiversité et bâtir une économie climatique durable. La Coordination nationale du GTCRR y a été représentée par son Coordonnateur national, Guy Kajemba, panéliste aux côtés d’experts internationaux. Son message a été clair : le futur climatique passe par les forêts congolaises, à condition que les mécanismes financiers et politiques reconnaissent pleinement le rôle des gestionnaires locaux.   Forêts, finance et équité : transformer les engagements en actions Sur invitation du CIFOR-ICRAF, de l’Université de Iéna, de GiveDirectly et d’Equal Right, le Président du Conseil d’Administration du GTCRR, Omer Kabaselé Kabongo, est intervenu comme orateur de marque lors d’un événement parallèle officiel. Au cœur des débats : comment des instruments innovants, à l’instar du Tropical Forests Forever Fund, peuvent garantir des résultats efficaces, inclusifs et équitables pour les peuples autochtones et communautés locales. Le PCA du GTCRR a souligné à la fois les défis structurels et les opportunités stratégiques en RDC, tout en lançant un appel au partenariat pour amplifier l’impact au bénéfice du climat et des communautés.   Une présence soutenue au Forest Pavilion et au Pavillon RDC Le GTCRR a activement pris part à la Journée du Bassin du Congo au Forest Pavilion (18 novembre), aux côtés d’organisations et d’initiatives régionales (CBFP, FSC, REPALEAC). Les échanges ont porté sur : la certification forestière et la CDN 3.0 des pays du Bassin du Congo ; la mobilisation de financements directs, prévisibles et équitables pour les peuples autochtones et communautés locales ; la transparence des données forestières comme levier de gouvernance et d’investissement ; le lancement du Rapport 2025 sur l’état des forêts dans le Bassin du Congo. Au Pavillon de la RDC, la délégation congolaise a présenté des initiatives structurantes : « La forêt, c’est nous » : restauration de 8 millions d’hectares, 5 milliards d’arbres plantés, 1,5 à 2 millions d’emplois verts (dont 40 % pour les jeunes et les femmes), et projets carbone certifiés (Verra, Gold Standard) ; le Couloir vert Kivu-Kinshasa, pilier de l’objectif 30×30, intégrant 67 % des tourbières congolaises, réservoirs majeurs de carbone ; la feuille de route des Paiements pour Services Environnementaux (PSE), mécanisme transparent pour canaliser la finance climat vers les communautés ; des débats stratégiques sur le crédit carbone, la recherche africaine, et l’accès aux fonds climatiques (dont le GCF).   Une trajectoire claire vers la justice climatique Des sessions dédiées à l’agroforesterie, aux chaînes de valeur inclusives, à l’adaptation et aux Plans Nationaux d’Adaptation, ainsi que des consultations sur la finance climat et les pertes et dommages, ont consolidé la position de la RDC comme « pays des solutions ».   À la COP30, le GTCRR a démontré avec force que l’ambition climatique ne peut être crédible ni durable sans justice et équité. En portant la voix des communautés locales, des peuples autochtones pygmées et de l’ensemble de ses organisations membres, en articulant rigoureusement science, finance et gouvernance, et en nouant des partenariats stratégiques à fort impact, le GTCRR s’affirme comme une référence régionale incontournable et un acteur clé de la transformation climatique en République démocratique du Congo et en Afrique centrale. Le futur climatique passe par nos forêts. À Belém, la RDC a rappelé avec clarté au monde que protéger le Bassin du Congo, c’est protéger l’équilibre climatique de la planète tout entière. Par Audry Mbal   496 Vues

23 janvier 2026 / 0 Commentaire
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Politique forestière nationale : des missionnaires du GTCRR et du CODELT engagés dans les consultations provinciales

Atelier,  Consultation

Le GTCRR et le CODELT mènent des consultations provinciales à Lubumbashi, Gemena et Kananga pour enrichir la Politique forestière nationale de la RDC.

21 janvier 2026 / 0 Commentaire
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