Kinshasa, 27 mars 2026. Le Groupe de Travail Climat REDD+ Rénové (GTCRR) et le Conseil pour la Défense Environnementale par la Légalité et la Traçabilité (CODELT) ont organisé un atelier national conjoint au Sacré Cœur. Cet événement visait à restituer les contributions provinciales pour améliorer la Politique Forestière Nationale (PFN) et valider une version consensuelle, dite « version de Kinkole ». Face aux limites de la première version de la PFN (absence d’objectifs chiffrés, faible prise en compte des communautés, manque de plan opérationnel), le GTCRR et CODELT ont déployé une initiative structurée pour intégrer les priorités des acteurs locaux, des peuples autochtones et de la société civile. L’objectif général de l’atelier était de présenter la synthèse des contributions provinciales de la Société civile à la version actuelle de la PFN. Une démarche participative et inclusive L’atelier a réuni la société civile, le secteur privé et l’administration. Après la présentation de la méthodologie, les consultants thématiques ont exposé les grandes attentes remontées de 11 provinces (Equateur, Haut-Katanga, Kasai, Kwilu, Lomami, Lualaba, Mai Ndombe, Maniema, Mongala, Sud-Ubangi et Tshopo). Les échanges ont mis en évidence une exigence claire : les provinces ne demandent pas une nouvelle politique, mais une politique applicable, débarrassée des formulations vagues et des objectifs sans mécanismes concrets a rencheri M. Alain Parfait Ngulungu, consultant thématique. Une retraite de travail préalable (19-21 mars) avait déjà permis d’aboutir à la « version de Kinkole », remplaçant celle de novembre 2025. L’atelier du 27 mars a donc acté ce consensus. Résultats atteints du projet le projet a permis notamment : la validation consensuelle de la version de Kinkole de la PFN, l’intégration de Sept axes stratégiques clarifiés dans la PFN, des propositions claire tel que : Intégration explicite du Consentement Libre, Informé et Préalable (CLIP). Création d’un tribunal environnemental spécialisé. Sécurisation des droits fonciers communautaires. Passage à une conservation communautaire. Cadre financier attractif pour les financements climatiques et bio-crédits. des recommandations opérationnelles formulées dont l’amélioration de la rédaction du DPFN, influence directe sur la révision du Code forestier, et suivi rigoureux jusqu’à la promulgation. Pour le Coordonnateur National du GTCRR, Guy Kajemba : « Nous avons veillé à intégrer le point de vue des industriels du bois, des communautés locales et des peuples autochtones via l’ANAPAC. Notre combat est que les droits des communautés locales et autochtones soient pris en compte. Des sujets comme la foresterie communautaire, les questions liées au carbone et à l’actualité forestière ont été mieux mis en avant. » Selon Maître Augustin Ponyi, Coordonnateur de CODELT : «Nous avons réécrit et enrichi le document, sur le fond comme sur la forme. L’administration a reconnu la richesse des contributions de la société civile et les a intégrées. Cette dynamique d’ouverture se poursuivra pour la loi forestière, le plan forestier national et tous les projets du secteur. » « Ces deux organisations ont pu conduire un processus intensif et participatif d’amélioration de la politique forestière nationale. La PFN n’est pas seulement un document technique : c’est une vision collective pour la gestion durable des forêts congolaises, visant à améliorer la gouvernance, renforcer la protection des droits des communautés et stimuler un développement économique compatible avec la préservation des écosystèmes » a témoigné, M. Christian Kalenge (représentant FGMC). Cet atelier marque une étape majeure dans la gouvernance forestière en RDC. Grâce à l’appui technique de l’Institut européen de la forêt (EFI) et le soutien financier du « programme gouvernance forestière, marchés et climat (FGMC) » de FCDO. Les prochaines étapes restent la validation nationale de la PFN prévu en avril, la révision du Code forestier, et le suivi jusqu’à la promulgation de cette loi. Le GTCRR remercie l’ensemble des partenaires, des facilitateurs provinciaux et des communautés pour leur engagement. Par Audry Mbal 966 Vues
Élaboration d’une feuille de route genre et inclusion sociale : le GTCRR réunit ses experts
Kinshasa, le 25 mars 2026. Le Groupe de travail Climat REDD+ Rénové (GTCRR) a organisé dans la salle de la Coordination Nationale, une réunion stratégique des experts du Groupe thématique genre et inclusion sociale. L’objectif général était de discuter des progrès dans l’intégration de la dimension genre, afin de mieux outiller les organisations membres pour une gestion forestière et un développement plus inclusifs en République Démocratique du Congo. Pour répondre à cet enjeu transversal essentiel, trois objectifs spécifiques ont été poursuivis lors de cette rencontre : Amorcer une cartographie des organisations actives sur les questions de genre. Identifier précisément les besoins des organisations membres du réseau en matière de genre. Élaborer une feuille de route pour le GT Genre & Inclusion Sociale, définissant les activités clés pour l’année 2026. Déroulement : Une approche participative pour construire l’avenir La méthodologie de la réunion a privilégié l’intelligence collective. Le team leader du groupe thématique, Centre d’encadrement pour la promotion de la femme et de la jeune fille (CPEF) représenté par Mme Patience Bondjembo. Elle a conduit les échanges, structurant les discussions en carrefour pour permettre à chaque participant de contribuer à l’élaboration de la feuille de route. La journée a débuté par un rappel sur le concept genre et la prise en compte du genre dans chaque organisation respective. « Ce travail d’identification des besoins est crucial. Il ne s’agit pas seulement d’ajouter une couche “genre”, mais de transformer nos approches pour que les femmes et les filles, qui sont la grande force productive de notre pays, soient pleinement actrices et bénéficiaires des projets de développement et de la gestion des ressources naturelles », a souligné le Team Leader du GT Genre & Inclusion Sociale. « La transversalité du genre est aujourd’hui incontournable pour atteindre les Objectifs de Développement Durable. Avec cette feuille de route, nous disposons d’un outil concret pour renforcer nos actions de plaidoyer et d’accompagnement auprès des communautés locales et des peuples autochtones », a renchéri Me Fiston Moenga de la DYJEDD. Résultats atteints Au sortir de cette réunion, les résultats attendus ont été pleinement atteints, marquant le point de départ d’une année d’actions structurées. Le processus de cartographie des organisations œuvrant sur le genre est officiellement lancé, gage d’une meilleure synergie entre les acteurs. Par ailleurs, les besoins des organisations membres, qu’il s’agisse de formation, d’analyse des réformes ou d’intégration du genre dans les programmes sectoriels ont été clairement listés et priorisés. Enfin, une feuille de route détaillée a été élaborée, précisant les échéances et les responsabilités pour l’ensemble des activités à venir. Cette réunion marque une étape décisive dans la structuration de l’approche genre au sein du GTCRR. Le GTCRR remercie l’ensemble des experts de l’axe genre pour leur engagement et leur expertise. Prochaines étapes : la mise en œuvre des activités de renforcement des capacités dès avril 2026. Cette activité est rendue possible grâce au projet d’Appui à la société civile pour le suivi décentralisé des projets et programmes REDD+ en République démocratique du Congo (SC-REDD+). Financé par le Fonds CAFI à travers le Fonds national REDD+ (FONAREDD), ce projet est mis en œuvre en partenariat avec le Centre pour la Recherche forestière internationale – Centre Mondial d’Agroforesterie (CIFOR-ICRAF). Par audry mbal 718 Vues
Enrichissement de la version finale du document de politique forestière nationale : les contributions de la société civile et du secteur privé consolidées à Kinshasa
Kinshasa, 20 mars 2026. Le GTCRR a pris part à la retraite d’intégration des contributions de la société civile et du secteur privé à la version actuelle de la Politique Forestière Nationale (PFN), consacrée à l’enrichissement de la version finale du document de politique forestière nationale, datée du 25 novembre 2025. Cette retraite se déroule du 19 au 21 mars à l’hôtel Ayongo dans la commune de Kinkole à Kinshasa. L’objectif général de cette retraite était d’intégrer les contributions de la société civile et du secteur privé dans la version actuelle de la PFN, afin d’obtenir une version finale participative, en vue de sa présentation à l’atelier national de validation prévu en avril 2026. Cet atelier a abouti à : la présentation et la compréhension mutuelle des contributions additionnelles de la société civile et du secteur privé par les autres parties prenantes ; la consolidation des points de vue de la Cellule, de la société civile et du secteur privé, échangés et harmonisés dans la version actuelle de la PFN ; la consolidation de la méthodologie pour l’atelier national de validation de la PFN programmé en avril 2026. Cette retraite a bénéficié de l’accompagnement financier et technique de l’European Forest Institute (EFI). Elle a été portée par le Groupe de Travail Climat REDD Rénové (GTCRR), en tant que plateforme nationale des organisations de la société civile qui opèrent sur les questions environnementales, et par le Conseil pour la Défense Environnementale par la Légalité et la Traçabilité (CODELT), qui met à contribution son expertise sur les questions de gouvernance forestière et leurs interactions avec les autres régimes sectoriels. L’initiative s’inscrit ainsi dans une démarche constructive, en partant des acquis qui existent déjà à travers le PDGF et les autres initiatives similaires. Par Audry Mbal 618 Vues
Acquisition stratégique : Le GTCRR réceptionne un véhicule tout-terrain pour renforcer ses opérations REDD+
Kinshasa, le 18 mars 2026. Le Groupe de Travail Climat REDD+ Rénové (GTCRR) a procédé ce mercredi à la réception officielle d’un véhicule tout-terrain de type Toyota Land Cruiser 76, acquis auprès de la société CONGO MOTORS. Cette livraison fait suite à la procédure d’Appel d’Offres lancée par le GTCRR pour renforcer ses capacités logistiques. Désireux d’optimiser l’équipement de ses services, le GTCRR avait publié le 7 janvier 2026 l’Appel d’Offres N°AO/SC-REDD/GTCRR/2026/001. L’objectif était l’acquisition d’un véhicule robuste et adapté, en l’occurrence un Toyota Land Cruiser, réputé pour sa fiabilité. Un processus transparent et rigoureux Conformément aux règles de passation de marché, la procédure a été menée avec la plus grande transparence : Date limite de soumission :Le 23 janvier 2026 à 14h30. Ouverture des plis :La séance d’ouverture des offres s’est tenue le 18 février 2026, en présence des soumissionnaires ou de leurs représentants dûment informés. Réunion du Comité de sélection :Le comité a été convoqué le 2 mars 2026 pour analyser en profondeur les dossiers reçus. L’évaluation des offres a été réalisée sur la base de critères objectifs et préétablis dans le dossier d’appel d’offres, notamment : La conformité administrative et technique. Le prix total Toutes Taxes Comprises (TTC). Le délai de livraison. La garantie proposée. La disponibilité des pièces de rechange en RDC. L’expérience du soumissionnaire. À l’issue d’une analyse rigoureuse, le marché a été attribué à CONGO MOTORS. L’entreprise s’est distinguée en tant que moins-disant tout en répondant au maximum des critères d’évaluation, proposant ainsi un excellent rapport qualité-prix avec le Toyota Land Cruiser 76. Une livraison qui ravit les équipes Ce 18 mars 2026, le représentant de CONGO MOTORS, M. Manassé Mayuma a officiellement remis les clés du véhicule à la Coordination nationale du GTCRR. La cérémonie de réception a été marquée par une ambiance de satisfaction au sein de l’équipe. Au-delà de la promptitude de la livraison, c’est la qualité du véhicule proposé qui a été saluée. Ce Land Cruiser 76, par sa robustesse et ses capacités tout-terrain, répond pleinement aux exigences opérationnelles du GTCRR pour la mise en œuvre de ses activités liées au climat et à la REDD+ à travers le pays. Cette acquisition est rendue possible grâce au projet d’Appui à la société civile pour le suivi décentralisé des projets et programmes REDD+ en République démocratique du Congo (SC-REDD+), financé par le Fonds CAFI à travers le Fonds national REDD+ (FONAREDD), en partenariat avec le Centre pour la Recherche forestière internationale – Centre Mondial d’Agroforesterie (CIFOR-ICRAF). Par Audry Mbal 919 Vues
Échanges entre le GTCRR et l’UMons : les enjeux socio-environnementaux des projets carbone
Kinshasa, le 17 mars 2026. La Coordination nationale du Groupe de Travail Climat REDD+ Rénové (GTCRR) a reçu une délégation de chercheurs de l’Université de Mons (UMons) menant une étude sur le marché carbone dans les provinces de Maï-Ndombe et du Sud-Ubangi. La délégation était composée de : Lore BERTREM, chercheuse et doctorante à l’UMons ; Maurice NITUBUBA, Professeur à l’Université de Lubumbashi (UniLu) et Consultant pour l’UMons ; L’Abbé Jean-Paul Lokutu, Coordonnateur provincial du GTCRR pour le Maï-Ndombe. Les échanges ont porté sur plusieurs thématiques cruciales liées aux projets carbone, notamment : leurs impacts sur les Communautés Locales et Peuples Autochtones (CLPA) ; la justice environnementale ; les paiements pour services environnementaux (PSE) ; le Consentement Libre, Informé et Préalable (CLIP) ; et la REDD+ (Réduction des émissions dues à la déforestation et à la dégradation des forêts). Et d’autres Apportant des précisions sur ces sujets, le Coordonnateur national du GTCRR a insisté sur la nécessité de bien définir les priorités avec les communautés, représentées par leurs Comités Locaux de Développement (CLD), que ce soit lors des processus de CLIP ou dans l’élaboration des cahiers des charges. Il a souligné une nuance fondamentale : les priorités des communautés diffèrent souvent de ce que l’on considère comme étant pour les communautés en matière de développement. Pour illustrer son propos, il a cité l’exemple concret d’un village où une école construite en dur avec des tôles, dans le cadre d’un projet, s’est révélée trop chaude. Les élèves préféraient étudier dans l’ancienne école en briques de terre et en paille, dont les matériaux traditionnels absorbent mieux la chaleur. Il a ainsi martelé l’importance de laisser aux communautés la liberté de faire leurs propres choix, rappelant qu’elles protègent efficacement leurs forêts depuis des générations. Il a également précisé que la déforestation est principalement due à des facteurs comme la pression démographique et la demande croissante en bois-énergie et charbon de bois émanant des centres urbains. Poursuivant les échanges sur le plan de partage des bénéfices, le Coordonnateur du GTCRR a souligné ses lacunes actuelles. Il a relevé que le plan n’est pas contraignant, faute de validation au niveau national. Il a plaidé pour l’élaboration de lignes directrices nationales claires, qui devraient s’imposer à tous les acteurs et dont l’application serait contrôlée par des vérificateurs indépendants. Concernant la réussite des Projets Intégrés REDD+ (PIREDD), le GTCRR a observé des résultats contrastés. Certains projets ont rencontré un franc succès, tandis que d’autres ont moins bien fonctionné en raison d’un manque de flexibilité de la part de l’opérateur ou de l’agence fiduciaire, dont les procédures alourdies entravent la mise en œuvre. À l’inverse, il a été noté que la Banque mondiale a su faire preuve d’une flexibilité adaptative sur le terrain. En conclusion, le GTCRR a réaffirmé que les nouveaux projets carbones doivent impérativement se construire sur les initiatives existantes et les réalités locales pour être pertinents et efficaces. Cette visite de travail a permis de souligner le rôle central du GTCRR en tant que pont entre la recherche académique internationale et les réalités complexes du terrain congolais. En accueillant les chercheurs de l’Université de Mons, la Coordination nationale a réaffirmé sa mission fondamentale : veiller à ce que les droits et intérêts des Communautés Locales et Peuples Autochtones (CLPA) restent au cœur des mécanismes de financement climatique, en particulier le marché carbone et la REDD+. À travers des échanges riches en exemples concrets, le GTCRR a démontré que la protection des écosystèmes forestiers ne peut être dissociée d’une approche ascendante, où les communautés, fortes de leur savoir ancestral, sont de véritables partenaires de décision. Alors que la RDC s’engage davantage dans la finance carbone, ce dialogue avec le monde académique et les parties prenantes permet de poser les bases d’une transition juste, où le développement durable se construit avec les communautés, et non pour elles. Par audry Mbal 714 Vues
Mission de sensibilisation pour le PIREDD Dibetou dans les groupements Bokutu et Bongopa
Mongala, le 16 mars 2026. La coordination provinciale du GTCRR Mongala participe à une mission de sensibilisation et de négociation des conventions spécifiques dans les groupements de Bokutu et de Bongopa. Cette mission s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des activités du PIREDD Dibetou, exécuté par SWC Kongo et financé par la société TARANIS. Ces activités REDD+ se déroulent exclusivement dans la concession de conservation de la société TARANIS, acquise auprès de la société FORABOLA. 623 Vues
Opposition à toute suspension ou révision unilatérale de la mise en œuvre du CAVRE/ERPA Mai-Ndombe et proposition d’activation urgente des crédits excédentaires
NOTE DE POSITION DE LA SOCIÉTÉ CIVILE ENVIRONNEMENTALE DE LA RDC AU NOM DES COMMUNAUTÉS LOCALES ET PEUPLES AUTOCHTONES DU MAI-NDOMBE Objet : Opposition à toute suspension ou révision unilatérale de la mise en œuvre du CAVRE/ERPA Mai-Ndombe et proposition d’activation urgente des crédits excédentaires Nous, organisations de la Société Civile engagées dans la défense des droits et intérêts des communautés locales et peuples autochtones de la Province du Mai-Ndombe, vous adressons la présente afin d’exprimer notre profonde préoccupation face aux initiatives visant à revoir ou suspendre la mise en œuvre du CAVRE/ERPA Mai-Ndombe, notamment en ce qui concerne le taux du marché carbone déjà contractuellement fixé. Le processus de consultation sur le plan de partage des bénéfices à Mai Ndombe s’inscrit dans le cadre des mécanismes REDD+ et de la gouvernance forestière participative en RDC. D’après le contenu environnant de vos échanges (GTCRR, REPALEF, FONAREDD, rapports circonstanciés, réunions multi-acteurs), voici les grandes étapes et principes : Rappel des Étapes clés du processus de consultation Préparation institutionnelle : Élaboration d’un canevas par les structures nationales (MEDD, FONAREDD, GTCRR) et Identification des parties prenantes (communautés locales, société civile, autorités provinciales, ONG, bailleurs). Consultations locales : Réunions communautaires dans les territoires de Mai Ndombe, Collecte des attentes et propositions des populations (besoins sociaux, activités génératrices de revenus). Et Utilisation d’outils participatifs (questionnaires, enquêtes, ateliers). Ateliers multi-acteurs : Organisation de sessions provinciales avec GTCRR, société civile, autorités locales et partenaires techniques, Débats sur les critères de répartition et les mécanismes de gestion et Validation des principes d’équité, transparence et inclusion. Synthèse et validation : Consolidation des contributions locales et provinciales, Rédaction d’un document de synthèse (plan de partage des bénéfices) et Validation par les instances nationales et les bailleurs (FONAREDD, CAFI). Mise en œuvre et suivi : Mise en place d’un comité de suivi multi-acteurs, Rapports périodiques et audits indépendants et Évaluation participative pour ajuster le plan selon les résultats. Ce processus a été donc une longue démarche progressive et inclusive, où chaque étape visait à équilibrer les intérêts des communautés locales, des institutions nationales et des partenaires internationaux, tout en garantissant la transparence et la durabilité des bénéfices. En ce qui concerne les Principes directeurs l’OPERPA prône : Équité : garantir que les communautés locales bénéficient directement. Transparence : traçabilité des flux financiers et publication des rapports. Participation : implication des communautés et de la société civile dans toutes les étapes. Durabilité : financement d’activités pérennes (agriculture, santé, éducation, infrastructures). Le programme ERPA conclu entre la République Démocratique du Congo et la Banque mondiale constitue un engagement international juridiquement contraignant. À ce jour : Des équipements ont été acquis et payés ; Des services techniques ont été initiés ; Des engagements contractuels ont été exécutés ; Des mécanismes de partage des bénéfices sont en cours de déploiement au profit des communautés locales et peuples autochtones. Toute modification unilatérale du prix du carbone après conclusion du contrat exposerait la République à : Un risque immédiat de suspension des paiements ; D’éventuelles pénalités contractuelles ; Une perte de crédibilité dans les négociations climatiques internationales ; Un affaiblissement de la confiance des partenaires techniques et financiers. Au-delà des considérations juridiques et diplomatiques, une telle décision aurait un impact direct sur les communautés forestières du Mai-Ndombe, premières bénéficiaires du mécanisme et principales gardiennes des écosystèmes forestiers. Nous rappelons également que la RDC, en tant qu’État partie à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, est tenue de respecter ses engagements internationaux et de garantir la stabilité de ses accords climatiques. L’ambition du Programme de Réductions d’Emissions du Mai-Ndombe (PRE) est de mettre en œuvre un modèle de développement vert au niveau provincial qui offre des alternatives à la déforestation et qui octroie des primes à la performance afin d’atténuer le changement climatique, de réduire la pauvreté, de gérer les ressources naturelles de manière durable et de protéger la biodiversité. Proposition constructive : activation urgente des mécanismes relatifs aux crédits excédentaires Plutôt que d’engager une révision rétroactive du contrat en cours, nous proposons : D’activer de manière urgente les mécanismes de valorisation des crédits carbone excédentaires disponibles ; D’engager des démarches techniques et diplomatiques pour éviter que ces crédits ne deviennent caducs ; De mobiliser les instruments de marché complémentaires afin d’optimiser les revenus au bénéfice des communautés locales ; De renforcer la transparence et l’efficacité dans la gestion des volumes additionnels potentiellement commercialisables. Assurer l’équité réelle, Éviter la capture des fonds par les élites, Renforcer la confiance des bailleurs et Garantir la pérennité des projets financés En effet, certains crédits excédentaires risquent de devenir caducs à brève échéance si les mécanismes appropriés ne sont pas activés. Il serait économiquement et stratégiquement plus pertinent de maximiser la valeur des crédits existants plutôt que de fragiliser un contrat déjà conclu et en cours d’exécution. Nous soutenons pleinement le rôle de contrôle parlementaire et appelons à : Une mission d’évaluation sur la gestion et l’impact du programme ; Un audit indépendant des mécanismes de partage des bénéfices ; L’amélioration des futurs accords carbone afin de renforcer la position de négociation de la RDC. Cependant, nous nous opposons fermement à toute suspension ou révision rétroactive du contrat CAVRE/ERPA Mai-Ndombe, qui compromettrait les acquis actuels et mettrait en péril les intérêts des communautés locales et peuples autochtones que nous défendons. Nous exhortons à tous les acteurs politiques à privilégier la stabilité juridique, la crédibilité internationale de notre pays et la protection effective des droits et bénéfices des populations forestières. Kinshasa, 14 mars 2026 Pour le GTCRR Guy KAJEMBA Coordonnateur National 961 Vues
Le GTCRR participe à l’Analyse Stratégique de la Loi Foncière pour la sécurisation des droits des Peuples Autochtones Pygmées et des Communautés Locales
Kinshasa, 13 mars 2026. Alors que la République Démocratique du Congo franchit une étape majeure dans la modernisation de sa gouvernance foncière, le Groupe de Travail Climat et REDD (GTCRR) participe activement à une réunion d’analyse stratégique de haut niveau du 12 au 14 mars 2026 à Kinshasa dans la commune de Kinkole. L’objectif est d’évaluer la nouvelle loi foncière, promulguée fin 2025, et sa capacité à garantir les droits des Peuples Autochtones Pygmées (PAP) et des Communautés Locales (CL), en cohérence avec les engagements nationaux et internationaux du pays. Une réforme ancrée dans une doctrine de paix et de développement La RDC s’est engagée depuis une décennie dans une réforme foncière structurante, visant à moderniser la gestion des terres et à renforcer la sécurité juridique, tant en milieu urbain que rural. Cette réforme est portée par une doctrine nationale claire, articulée autour de trois principes : la terre pour unir, pour nourrir et pour enrichir, refusant qu’elle soit un facteur de division, de famine ou d’appauvrissement. Cette vision a trouvé sa traduction concrète dans l’adoption du Document de Politique Foncière Nationale (DPFN) en 2022, suivi de l’élaboration du Plan Foncier National en 2025. Le point d’orgue de ce processus est la promulgation, le 30 décembre 2025, de la Loi n°25/062 modifiant et complétant le régime foncier et immobilier. Ce nouveau texte constitue le socle légal d’une gouvernance foncière plus transparente et cohérente. Parallèlement, la RDC a renforcé ses engagements sur la scène internationale. Lors de la COP30 à Belém, la ministre de l’Environnement a annoncé, dans le cadre du Forest & Climate Leaders’ Partnership (FCLP), un engagement politique majeur : la sécurisation foncière de 50 millions d’hectares, en particulier via l’initiative du Couloir vert Kivu–Kinshasa. Cette annonce reconnaît que la sécurisation des droits des PAP et des CL est une condition essentielle à la protection durable des forêts et à l’efficacité des actions climatiques. La nécessité d’une analyse croisée pour une mise en œuvre cohérente La promulgation de la nouvelle loi foncière ouvre une phase décisive, celle de la mise en œuvre effective. Cependant, cette avancée législative doit être mise en perspective avec d’autres textes fondamentaux, notamment la Loi n°22/030 du 15 juillet 2022 portant protection et promotion des droits des peuples autochtones pygmées, dont le chapitre V consacre le droit à la terre et aux ressources naturelles. C’est dans ce contexte que se tient la retraite d’analyse stratégique organisée avec les experts de la société civile environnementale, dont le GTCRR, et de la CONAREF. Appuyée par la Rainforest Foundation Norway (RFN), cette réunion vise à décortiquer la nouvelle loi pour s’assurer de sa capacité à intégrer et à protéger les droits fonciers coutumiers. Les objectifs de la consultation stratégique Les travaux du GTCRR et des autres experts s’articulent autour de trois objectifs spécifiques : Analyser la portée juridique de la nouvelle loi: Il s’agit d’identifier, à la lumière du DPFN et de la loi de 2022 sur les droits des PAP, les dispositions qui contribuent (ou au contraire freinent) la reconnaissance et la sécurisation des droits fonciers des communautés locales et des peuples autochtones. Évaluer les mécanismes d’application prévus: Les experts examineront la clarté et la faisabilité des mesures pratiques, telles que les procédures d’identification des terres, d’enregistrement, de délivrance de titres, et la mise en place de systèmes d’information foncière accessibles. Formuler des orientations stratégiques: Enfin, l’atelier devra produire des recommandations techniques et institutionnelles pour garantir une mise en œuvre cohérente de la loi. Il s’agira d’assurer son alignement avec les autres réformes sectorielles (forestières, agricoles, d’aménagement du territoire) et avec les engagements climatiques internationaux de la RDC, notamment ceux pris dans le cadre du FCLP. Cette analyse stratégique est donc cruciale. Elle ne se contente pas de commenter la loi, mais cherche à orienter son application pour qu’elle devienne un véritable outil de protection des droits des communautés, de cohésion sociale et de lutte contre le changement climatique. Par audry Mbal 709 Vues
Le GTCRR participe à la mission de supervision du Contrat/Vente de Réductions des Émissions (CAVRE/ERPA) du Programme de Réduction des Émissions du Mai-Ndombe
Kinshasa, 9 mars 2026. Dans le cadre des efforts de la République Démocratique du Congo pour renforcer la gouvernance climatique et le développement durable, le Groupe de Travail Climat REDD+ Rénové (GTCRR) prend part aux assises relatives à l’annonce de la mission de supervision du Contrat/Vente de Réductions des Émissions du Programme de Réduction des Émissions du Mai-Ndombe, organisée par l’Unité de Coordination du Programme d’Investissement pour la Forêt (UC-PIF) du Ministère de l’Environnement, Développement Durable et Nouvelle Économie du Climat. Cette mission, annoncée par la Banque mondiale en RDC est prévue du 09 au 20 mars 2026, vise à superviser les activités de soutien au cadre national des marchés carbone. Elle porte notamment sur : le Contrat d’Achat/Vente de Réductions des Émissions (CAVRE) du Programme du Maï-Ndombe ; le Projet d’Appui à l’Opérationnalisation du CAVRE (OPERPPA) ; la Composante 4 du Programme d’Investissement pour la Forêt et la Restauration des Savanes (PIFORES), axée sur des approches innovantes de mesure, notification, vérification et financement climatique basé sur les résultats. La participation du GTCRR aux séances de travail organisées à l’UC-PIF témoigne de son engagement à contribuer au renforcement des mécanismes de lutte contre la déforestation et à promouvoir des solutions climatiques durables au bénéfice des communautés et des écosystèmes forestiers du pays. Par audry Mbal 803 Vues
Le GTCRR contribue à l’élaboration du Programme national de gestion et de valorisation économique des déchets en RDC
Kinshasa, 9 mars 2026 – Le Groupe de Travail Climat REDD Rénové (GTCRR) a pris part à une séance de travail consacrée à l’élaboration du Programme National de Gestion et de Valorisation Économique des Déchets en République Démocratique du Congo. Cette rencontre s’inscrit dans la continuité de l’adoption du programme par le Conseil des Ministres du 27 février 2026. Elle a réuni plusieurs parties prenantes afin de recueillir leurs contributions à l’amélioration du document stratégique. La séance s’est tenue au Cabinet du Ministre de l’Environnement, Développement Durable et Nouvelle Économie du Climat (MEDD-NEC). Porté notamment par le Ministère de l’Environnement, Développement Durable et Nouvelle Économie du Climat (MEDD-NEC), en collaboration avec d’autres ministères sectoriels, ce programme vise à répondre aux défis croissants liés à la gestion des déchets solides, dans un contexte marqué par une urbanisation rapide et une production accrue de déchets dans les centres urbains. L’objectif principal du programme est de mettre en place un système intégré de gestion des déchets, tout en transformant ce secteur en opportunité économique et en source d’emplois verts. Parmi les résultats attendus figurent l’amélioration de la collecte, du tri et de la valorisation des déchets, l’inclusion des acteurs informels du secteur, le renforcement des politiques publiques, ainsi que la sensibilisation accrue de la population à la salubrité. Le programme adopte une approche multisectorielle et progressive, combinant des actions de sensibilisation, de contrôle et de structuration du secteur. Il prévoit notamment le curage et la réhabilitation des ouvrages de drainage, l’identification d’aires de transit des déchets, la valorisation des micro-entreprises existantes et la mise en place de mécanismes visant à limiter certaines pratiques nuisibles, telles que le brûlage des déchets à ciel ouvert. Des objectifs ambitieux ont été fixés, dont 40 % de valorisation des déchets d’ici 2028, la formation de 10 000 récupérateurs de déchets, ainsi que la construction d’infrastructures telles que des plateformes de compostage et des lignes de tri pour les plastiques et les métaux. La phase pilote du programme concernera cinq grandes villes : Kinshasa, Kisangani, Lubumbashi, Goma et Bukavu. Lors des échanges ; pour le Coordonnateur National du GTCRR, M. Guy Kajemba, il est essentiel d’orienter les efforts vers des mesures démontrant que le programme contribue à la réduction des émissions de carbone, afin de mobiliser davantage de financements verts. Il a également insisté sur la nécessité de renforcer les actions de sensibilisation sur la salubrité et de rendre effective la brigade environnementale dans les villes pilotes. D’autres participants ont souligné plusieurs priorités, notamment : la prise en compte des équipements et engins déjà disponibles ; la collaboration étroite avec les ministères sectoriels concernés ; la reconnaissance de la gestion des déchets comme une urgence nationale ; l’accélération de la mise en place d’une task force chargée de l’opérationnalisation du programme. Cette participation du GTCRR à l’élaboration du Programme national de gestion et de valorisation économique des déchets s’inscrit dans sa mission de promouvoir des politiques environnementales inclusives et durables en RDC. À travers sa contribution, le GTCRR réaffirme son engagement à soutenir les initiatives visant la protection de l’environnement, la réduction des émissions de carbone et l’amélioration des conditions de vie des communautés, tout en favorisant une transition vers une économie verte et résiliente. Par Audry Mbal 949 Vues