Kinshasa, 14 avril 2026. À l’issue de l’Assemblée générale, la Coordination nationale (CN) du Groupe de Travail Climat REDD+ Rénové (GTCRR) a organisé une réunion stratégique avec plusieurs coordonnateurs provinciaux de passage à Kinshasa. L’objectif principal de cette rencontre était de leur renforcer en capacité sur le rapportage narratif mensuel et de présenter le nouveau canevas de rapportage à utiliser. Un nouveau canevas pour des rapports de qualité Au cœur des échanges, l’accent a été mis sur la nécessité d’améliorer la qualité et la consistance des rapports mensuels. La chargée des programmes du CN GTCRR, Mme Mathilde Roffet a détaillé et expliqué chaque rubrique du canevas pour le rapportage mensuel. Cependant, M. David Badesire Willy de CIFOR a fermement insisté sur la qualité de rapport « On veut que les rapports aient un contenu ». Il a été rappelé que le rapport mensuel est un outil de visibilité et de redevabilité, non seulement pour le bailleur, mais aussi pour valoriser le travail du GTCRR aux niveaux provincial et national. Les coordinations doivent intégrer des observations, des leçons apprises et des recommandations concrètes, en évitant les mentions « RAS ». Stockage, équipement et logistique : les défis du terrain La question des moyens logistiques a été un point majeur de discussion. M. Ruffin Asemane, coordonnateur Haut-Uele a soulevé la difficulté de rapporter des activités se déroulant à plus de 100 km du chef-lieu de la province dans certains territoires. Face à ce constat, les coordonnateurs provinciaux ont plaidé de la nécessité d’acquérir des équipements de communication essentiels : appareils photo, power banks, et kits internet (type Starlink) pour faciliter la transmission des données. Pour pallier les problèmes de partage de fichiers (photos et vidéos de qualité), la création d’un espace de stockage en ligne (type Google Drive) a été discutée. En attendant une solution mutualisée, les participants ont été invités à utiliser leurs drives pour héberger les fichiers et partager les liens dans leurs rapports. Cependant, les coordinations provinciales ont plaidé pour une prise en compte des réalités locales en terme d’activité et de logistique. La Coordination nationale a pris note de ces préoccupations et s’est engagée à retravailler la planification pour intégrer des micro-activités provinciales a souligné la Chargée des programmes CN GTCRR. Perspectives et engagements Plusieurs recommandations ont émergé de cette rencontre entre autre : Programmation participative :Élaborer un tableau détaillé des objectifs par programme (droits, reboisement, conflits, etc.) pour guider les rapports. Renforcement de la gouvernance :Impliquer davantage les provinces dans le montage des projets et le comité de pilotage. Flexibilité :Accepter que certains projets (ex: SC-REDD+) ont des cadres définis, tout en encourageant les provinces à documenter leurs activités propres. En conclusion, la Coordination nationale a rappelé son rôle d’accompagnement et a promis de partager un référentiel des aspects à couvrir. Les coordinations ont été invitées à faire preuve de régularité et à respecter les délais de soumission. Comme l’a résumé M. Guy Kajemba Coordonnateur National du GTCRR : « Notre souci, c’est qu’on s’accorde sur un cadre pour que le rapportage soit consistant, crédible et défendable. » Par audry Mbal 486 Vues
Appel à manifestation d’intérêt : Investissements énergétiques pour réduire la déforestation en République démocratique du Congo
Appel à manifestation d’intérêt : Investissements énergétiques pour réduire la déforestation en République démocratique du Congo Numéro de référence : SRC-000027 Partenaire : United Nations Capital Development Fund (UNCDF) Région EOI : Afrique de l’Ouest et centrale Date limite : 13 avril 2027 à 23h59 (heure moyenne de Greenwich) Scène : Publié Pays et territoires admissibles : République démocratique du Congo Taxonomie des bénéficiaires admissibles : Secteur privé | Secteur public (entités gouvernementales) Sous-titre Programme Énergie Durable 2 Résumé L’objectif principal de cet appel à manifestation d’intérêt (AMI) est d’embaucher des entreprises du secteur privé et des institutions financières (banques, institutions de microfinance et coopératives de crédit) afin de bénéficier d’investissements (prêts concessionnels) pour des projets d’énergie propre en République démocratique du Congo, visant à : (i) stabiliser l’approvisionnement en énergies propres, (ii) remplacer la demande en combustibles au bois non durables, (iii) réduire les taux de déforestation, (iv) améliorer la qualité de vie et la santé des populations locales, en particulier des femmes et des filles qui soutiennent la charge principale de la collecte et de l’utilisation des combustibles traditionnels, et (v) favoriser l’autonomisation économique des femmes dans le secteur de l’accès à l’énergie. L’appel à manifestation d’intérêt (AMI) reste ouvert pendant un an. La présélection sera effectuée de manière continue, avec des échéances fixées au 15 de chaque mois. En savoir plus : Télécharger les documents pour cet AMI : 01 – Termes de référence (TdR) de l’appel à manifestation d’intérêt (AMI) – Investissements énergétiques pour la RDC 02 – Formulaire de candidature AMI – PME et entreprises – Investissements énergétiques pour réduire la déforestation en RDC 03 – Formulaire de candidature AMI – Institutions financières – Investissements énergétiques pour réduire la déforestation en RDC Guide d’utilisateur du candidat – Enregistrement du client, demande EOI et contact avec la UNCDF Les candidats sélectionnés pourront bénéficier d’un montage financier sur mesure – pouvant combiner des subventions d’investissement, des prêts concessionnels ou des garanties – afin d’améliorer l’accès au capital pour les projets/entreprises du secteur de l’énergie ou les bénéficiaires finaux, notamment les ménages et les PME, conformément aux résultats visés à la section (vii) « Résultats attendus de la réalisation des activités ». Cet accès au capital et au financement sera fourni soit indirectement par l’intermédiaire d’institutions financières, soit directement par UNCDF, en fonction des situations et circonstances spécifiques. Conditions requises Pour que leur demande soit prise en considération, les candidats doivent répondre aux critères de base suivants : Type d’entité : être une entreprise privée officiellement enregistrée, y compris une PME, une société ou une institution financière (y compris un prestataire de microfinance, une banque ou un intermédiaire) Éligibilité géographique : être légalement enregistrée et exercer activement ses activités en République démocratique du Congo (RDC) Nombre minimum d’années d’activité : au moins 3 ans d’activité Adéquation thématique : Démontrer la cohérence avec au moins l’un des domaines prioritaires d’intervention tels que décrits à la section (iv) « Domaines prioritaires d’intervention et segments cibles ». Impact potentiel : Démontrer la contribution potentielle aux domaines d’impact énumérés au point (vi) « Résultats attendus / Retombées de la réalisation des activités ». Égalité des sexes et inclusion sociale : Démontrer un engagement en faveur de l’égalité des sexes et de l’inclusion sociale Absence d’implication dans des activités interdites : ne pas être impliqué dans aucune des activités interdites énumérées à l’annexe 1. Dossier complet : Soumettre un dossier de manifestation d’intérêt (EOI) complet et conforme pour 1) les PME/entreprises ou 2) les institutions financières, conformément aux directives de candidature. Conformité et transparence : Être disposé à se soumettre à une diligence raisonnable et à partager les données pertinentes sur l’impact, et respecter les mesures de protection environnementales, sociales et de gouvernance (ESG) de UNCDF. Communication tirée de : https://uncdf.my.site.com/PublicApplicationPortal/uncdf-campaign/a4cRl000000pJqDIAU/src000027 Par audry Mbal 764 Vues
Bilan positif et hommage : le GTCRR trace de nouvelles orientations lors de son assemblée générale à Muanda
Du 9 au 10 avril 2026, le Groupe de Travail Climat REDD+ Rénové (GTCRR) a tenu son Assemblée générale ordinaire à Muanda avec sérénité. Réunissant plus de 450 organisations membres à travers des délégués provinciaux, des partenaires techniques et financiers et observateurs. Cette rencontre a permis de valider les nouvelles orientations stratégiques et politiques, d’évaluer les progrès accomplis depuis la dernière assemblée de 2023 dans la mise en œuvre de ses recommandations et décisions ainsi que de rendre un hommage solennel à M. Cyril Adebu, figure majeure de la société civile environnementale congolaise. Contexte et objectifs : une étape clé pour la gouvernance climatique en RDC Après 17 années d’existence et de renforcement des capacités avec le PNUD, le GTCRR est entré en mi-2025 dans une phase inédite de gestion autonome, grâce à l’appui du CAFI via FONAREDD et à l’accompagnement technique du CIFOR. Le nouveau programme 2025-2028 vise à corriger les faiblesses constatées lors des cycles précédents, notamment en matière de participation directe des organes de gouvernance et d’implication effective de tous les membres dans la mise en œuvre des investissements REDD+. L’Assemblée générale 2026 poursuivait plusieurs objectifs spécifiques : Évaluer les réalisations et les défis depuis la dernière AG de juin 2023 ; Valider le nouveau programme avec le CIFOR ; Identifier les priorités opérationnelles et financières ; Renforcer les mécanismes internes de gouvernance et de mobilisation des ressources internes et externes ; Honorer la mémoire de M. Cyril Adebu et pérenniser son héritage. Déroulement : une assemblée participative et stratégique Des travaux structurés autour de la redevabilité Les assises se sont tenues dans la salle Beviour à Muanda, en présence des membres du Conseil d’administration, de la commission de contrôle, de la coordination nationale, des coordinations provinciales, de comités provinciaux d’orientation et des partenaires techniques et financiers ainsi que d’observateurs. Après validation des mandats des délégués province par province et adoption de l’ordre du jour, plusieurs rapports ont été examinés : ∙ Évaluation de l’état de la mise œuvre des recommandations de l’AG 2023 ; ∙ Rapport du Conseil d’administration ; ∙ Communication de la Commission de contrôle ; ∙ Rapport de la coordination nationale ; ∙ Présentation des livrables (statuts révisés conformément aux recommandations et décisions de l’AG 2023, règlement intérieur, plan de communication, conventions sur la déforestation et les droits des communautés locales et peuples autochtones). Un hommage solennel à M. Cyril Adebu L’Assemblée a salué la mémoire du disparu par une minute de silence, réaffirmant l’engagement du réseau à poursuivre sa mission « avec responsabilité et détermination ». Réactions de participants Jean Beaudouin Badiabale, coordonnateur provincial du Bas-uélé : « Ce nouveau programme nous permet enfin de sortir d’une logique d’assistanat pour entrer dans une dynamique de gestion autonome et inclusive. Les provinces attendent des actions concrètes. » Kapupu Diwa, vice-président du GTCRR: « En tant qu’organisateur, nous ressentons une grande satisfaction. Le fait d’avoir tenu ces deux jours et d’avoir pu commencer est déjà un accomplissement. Dans une assemblée générale, chacun vient avec ses propres idées en tête. Le véritable défi était de parvenir à dépasser ses préjugés ou attentes. Je suis très satisfait, car cette assemblée, bien que moins brouillante en terme d’agitation que d’autres que nous avons organisées ; il arrive même qu’il y ait des tumultes. Vraiment, cette assemblée a permis à chacun de s’exprimer. Au vu de toutes les recommandations formulées, j’espère que les différents coordonnateurs seront sur la bonne voie. » Mme Muzinga Mupasula Marie-Louise, présidente du comité d’orientation de la coordination provinciale GTCRR Kwilu : « Je suis contente et je sais que tous les participants sont contents. Nous avons écouté et appris ce qui se passe dans d’autres provinces et coordinations. Pour ma part, je viens d’acquérir encore plus de compréhension sur mes responsabilités au sein du comité d’orientation. À mon retour, je servirai bien la coordination provinciale en appliquant les recommandations issues de ces assises, et j’assurerai un suivi rigoureux. » Omer Kabasele, Président du Conseil d’Administration du GTCRR: « Je suis satisfait du travail accompli par tous les délégués venus de toutes les provinces. C’est un rendez-vous important car nous débutons une phase d’un nouveau programme. Par devoir de responsabilité et de redevabilité, il s’agissait de présenter la situation globale à l’Assemblée générale et d’obtenir ses décisions et recommandations pour la mise en œuvre du programme, ainsi que pour les aspects stratégiques, politiques et de gouvernance de notre plateforme. Je suis totalement satisfait, d’autant que c’est la première fois que nous tenons notre Assemblée générale hors de Kinshasa. La réussite de cette activité nous rassure : très prochainement, Kisangani nous recevra pour honorer la mémoire de l’un des cofondateurs de notre plateforme, feu M. Cyril Adebu. » Résultats et impact : cinq piliers pour l’avenir du GTCRR À l’issue de ces deux jours de travaux, l’Assemblée générale a formulé des recommandations structurantes autour de cinq piliers : Gouvernance et fonctionnement Renforcement de la transparence et du respect des textes réglementaires ; Élargissement du Conseil d’administration pour une représentation plus inclusive ; Actualisation de la cartographie des membres par province. Suivi des activités Mise en place d’un tableau synoptique des activités prévues et réalisées ; Production régulière de rapports harmonisés validés par les coordinations provinciales. Contrôle et redevabilité Mécanismes efficaces de suivi des recommandations de l’AG ; Prise en compte des observations de la commission de contrôle. Mobilisation et engagement des membres Participation active des délégués à la recherche de financements ; Renforcement des collaborations avec les partenaires techniques. Rendre obligatoire les cotisations aux membres et envisager de sanctions (positives comme négatives) en fonction du cas. Perspectives d’avenir Consolidation du GTCRR comme plateforme de référence pour la REDD+ en RDC et la sous-région ; Intensification des plaidoyers pour influencer la gouvernance des ressources naturelles ; Identification d’activités prioritaires par province. L’Assemblée générale de Muanda marque un tournant décisif pour le GTCRR : celui de la maturité institutionnelle et de l’action autonome. Fort de ses nouvelles orientations, de son plan de communication, plan
Le COPIL du GTCRR s’ancre à Muanda : gouvernance renforcée et orientations clarifiées
Le COPIL du GTCRR s’ancre à Muanda : gouvernance renforcée et orientations clarifiées Muanda, du 7 au 8 avril 2026, le Comité de pilotage (COPIL) du Groupe de Travail Climat Redd+ Rénové (GTCRR) s’est réuni dans la province du Kongo Central. Pour la première fois, le COPIL du GTCRR s’est tenue hors de Kinshasa. Ce choix stratégique répond à une double nécessité : rapprocher le groupe des réalités territoriales et consolider son ancrage provincial. Trois objectifs spécifiques ont guidé cette session : Renforcer la gouvernance interne du GTCRR, en clarifiant les rôles entre Coordination nationale (CN) et Coordinations provinciales (CP) ; Évaluer l’état d’exécution des recommandations issues de l’AG de juin 2023 ; Valider le plan de travail annuel 2026 et préparer l’agenda détaillé de l’AG, incluant une audience avec le gouvernement provincial. Une gouvernance sous haute surveillance À partir de la présentation des rapports d’activités 2025 et d’échanges approfondis sur les orientations stratégiques, les membres ont évalué les recommandations non mises en œuvre : cinq sur onze, principalement en raison d’un manque de moyens. Parmi les progrès réalisés, la cartographie des experts du GTCRR est en voie d’achèvement et le plan de communication est en cours de mise à jour. Clarification des responsabilités et suivi renforcé Un point important a été acté : le Conseil d’administration (CA) suit et évalue l’exécution des recommandations de l’AG, tandis que l’exécutif (coordination) met en œuvre. Désormais, toutes les recommandations non réalisées devront réapparaître dans le procès-verbal suivant, avec statut, preuves et blocages budgétaires. Deux décisions majeures ont émergé : La mise en place d’une commission juridique ad hoc pour réviser les textes, avec une note de cadrage confiée au président. L’obligation pour la coordination nationale de produire une note technique et un format standardisé pour les rapports annuels de performance des membres. La gestion de crise dans la province de Lomami a également été abordée : un incident lors d’une réunion officielle a entraîné des tensions avec la société civile. Le vice-président du GTCRR se rendra sur place avant fin avril pour résoudre la situation. Par ailleurs, l’accident du coordonnateur dans le Haut-Uélé a retardé les missions prévues dans la Grande Orientale. Des missions de renforcement des capacités sont reprogrammées au Bas-Uélé (Buta) et dans le Haut-Uélé. Résultats et impact Au sortir de cette session du COPIL (CA), plusieurs avancées concrètes ont été validées : Validation budgétaire 2026: les fonds approuvés permettront les installations des coordinations provinciales, les missions terrain (mise en œuvre et suivi), Les recrutements d’une chargée des programmes et d’un chargé de communication. Finalisation de la personnalité juridique du GTCRR, avec acquisition d’un logiciel de gestion financière et actualisation de la base de données des membres. Mécanismes de gestion de plaintes (MGP): le GTCRR est désormais chargé du suivi terrain et du respect des MGP collectifs en province. Suivi systématique: un tableau de suivi des recommandations sera actualisé et revu point par point lors de chaque session. Le COPIL du GTCRR sort de cette réunion avec une feuille de route claire, des responsabilités mieux définies et des moyens dédiés. Prochaines étapes : l’organisation de l’Assemblée générale dans la semaine et le déploiement des renforcements de capacités dans les provinces ciblées. Ces assises ont été financées dans le cadre du projet SC-REDD+ avec l’appui financier du Fonds CAFI via le FONAREDD et l’appui technique du CIFOR. Par Audry Mbal 681 Vues
Gouvernance forestière : restitution des résultats du projet d’appui à l’amélioration de la politique forestière nationale par la Société civile avec les parties prenantes
Kinshasa, 27 mars 2026. Le Groupe de Travail Climat REDD+ Rénové (GTCRR) et le Conseil pour la Défense Environnementale par la Légalité et la Traçabilité (CODELT) ont organisé un atelier national conjoint au Sacré Cœur. Cet événement visait à restituer les contributions provinciales pour améliorer la Politique Forestière Nationale (PFN) et valider une version consensuelle, dite « version de Kinkole ». Face aux limites de la première version de la PFN (absence d’objectifs chiffrés, faible prise en compte des communautés, manque de plan opérationnel), le GTCRR et CODELT ont déployé une initiative structurée pour intégrer les priorités des acteurs locaux, des peuples autochtones et de la société civile. L’objectif général de l’atelier était de présenter la synthèse des contributions provinciales de la Société civile à la version actuelle de la PFN. Une démarche participative et inclusive L’atelier a réuni la société civile, le secteur privé et l’administration. Après la présentation de la méthodologie, les consultants thématiques ont exposé les grandes attentes remontées de 11 provinces (Equateur, Haut-Katanga, Kasai, Kwilu, Lomami, Lualaba, Mai Ndombe, Maniema, Mongala, Sud-Ubangi et Tshopo). Les échanges ont mis en évidence une exigence claire : les provinces ne demandent pas une nouvelle politique, mais une politique applicable, débarrassée des formulations vagues et des objectifs sans mécanismes concrets a rencheri M. Alain Parfait Ngulungu, consultant thématique. Une retraite de travail préalable (19-21 mars) avait déjà permis d’aboutir à la « version de Kinkole », remplaçant celle de novembre 2025. L’atelier du 27 mars a donc acté ce consensus. Résultats atteints du projet le projet a permis notamment : la validation consensuelle de la version de Kinkole de la PFN, l’intégration de Sept axes stratégiques clarifiés dans la PFN, des propositions claire tel que : Intégration explicite du Consentement Libre, Informé et Préalable (CLIP). Création d’un tribunal environnemental spécialisé. Sécurisation des droits fonciers communautaires. Passage à une conservation communautaire. Cadre financier attractif pour les financements climatiques et bio-crédits. des recommandations opérationnelles formulées dont l’amélioration de la rédaction du DPFN, influence directe sur la révision du Code forestier, et suivi rigoureux jusqu’à la promulgation. Pour le Coordonnateur National du GTCRR, Guy Kajemba : « Nous avons veillé à intégrer le point de vue des industriels du bois, des communautés locales et des peuples autochtones via l’ANAPAC. Notre combat est que les droits des communautés locales et autochtones soient pris en compte. Des sujets comme la foresterie communautaire, les questions liées au carbone et à l’actualité forestière ont été mieux mis en avant. » Selon Maître Augustin Ponyi, Coordonnateur de CODELT : «Nous avons réécrit et enrichi le document, sur le fond comme sur la forme. L’administration a reconnu la richesse des contributions de la société civile et les a intégrées. Cette dynamique d’ouverture se poursuivra pour la loi forestière, le plan forestier national et tous les projets du secteur. » « Ces deux organisations ont pu conduire un processus intensif et participatif d’amélioration de la politique forestière nationale. La PFN n’est pas seulement un document technique : c’est une vision collective pour la gestion durable des forêts congolaises, visant à améliorer la gouvernance, renforcer la protection des droits des communautés et stimuler un développement économique compatible avec la préservation des écosystèmes » a témoigné, M. Christian Kalenge (représentant FGMC). Cet atelier marque une étape majeure dans la gouvernance forestière en RDC. Grâce à l’appui technique de l’Institut européen de la forêt (EFI) et le soutien financier du « programme gouvernance forestière, marchés et climat (FGMC) » de FCDO. Les prochaines étapes restent la validation nationale de la PFN prévu en avril, la révision du Code forestier, et le suivi jusqu’à la promulgation de cette loi. Le GTCRR remercie l’ensemble des partenaires, des facilitateurs provinciaux et des communautés pour leur engagement. Par Audry Mbal 662 Vues
Élaboration d’une feuille de route genre et inclusion sociale : le GTCRR réunit ses experts
Kinshasa, le 25 mars 2026. Le Groupe de travail Climat REDD+ Rénové (GTCRR) a organisé dans la salle de la Coordination Nationale, une réunion stratégique des experts du Groupe thématique genre et inclusion sociale. L’objectif général était de discuter des progrès dans l’intégration de la dimension genre, afin de mieux outiller les organisations membres pour une gestion forestière et un développement plus inclusifs en République Démocratique du Congo. Pour répondre à cet enjeu transversal essentiel, trois objectifs spécifiques ont été poursuivis lors de cette rencontre : Amorcer une cartographie des organisations actives sur les questions de genre. Identifier précisément les besoins des organisations membres du réseau en matière de genre. Élaborer une feuille de route pour le GT Genre & Inclusion Sociale, définissant les activités clés pour l’année 2026. Déroulement : Une approche participative pour construire l’avenir La méthodologie de la réunion a privilégié l’intelligence collective. Le team leader du groupe thématique, Centre d’encadrement pour la promotion de la femme et de la jeune fille (CPEF) représenté par Mme Patience Bondjembo. Elle a conduit les échanges, structurant les discussions en carrefour pour permettre à chaque participant de contribuer à l’élaboration de la feuille de route. La journée a débuté par un rappel sur le concept genre et la prise en compte du genre dans chaque organisation respective. « Ce travail d’identification des besoins est crucial. Il ne s’agit pas seulement d’ajouter une couche “genre”, mais de transformer nos approches pour que les femmes et les filles, qui sont la grande force productive de notre pays, soient pleinement actrices et bénéficiaires des projets de développement et de la gestion des ressources naturelles », a souligné le Team Leader du GT Genre & Inclusion Sociale. « La transversalité du genre est aujourd’hui incontournable pour atteindre les Objectifs de Développement Durable. Avec cette feuille de route, nous disposons d’un outil concret pour renforcer nos actions de plaidoyer et d’accompagnement auprès des communautés locales et des peuples autochtones », a renchéri Me Fiston Moenga de la DYJEDD. Résultats atteints Au sortir de cette réunion, les résultats attendus ont été pleinement atteints, marquant le point de départ d’une année d’actions structurées. Le processus de cartographie des organisations œuvrant sur le genre est officiellement lancé, gage d’une meilleure synergie entre les acteurs. Par ailleurs, les besoins des organisations membres, qu’il s’agisse de formation, d’analyse des réformes ou d’intégration du genre dans les programmes sectoriels ont été clairement listés et priorisés. Enfin, une feuille de route détaillée a été élaborée, précisant les échéances et les responsabilités pour l’ensemble des activités à venir. Cette réunion marque une étape décisive dans la structuration de l’approche genre au sein du GTCRR. Le GTCRR remercie l’ensemble des experts de l’axe genre pour leur engagement et leur expertise. Prochaines étapes : la mise en œuvre des activités de renforcement des capacités dès avril 2026. Cette activité est rendue possible grâce au projet d’Appui à la société civile pour le suivi décentralisé des projets et programmes REDD+ en République démocratique du Congo (SC-REDD+). Financé par le Fonds CAFI à travers le Fonds national REDD+ (FONAREDD), ce projet est mis en œuvre en partenariat avec le Centre pour la Recherche forestière internationale – Centre Mondial d’Agroforesterie (CIFOR-ICRAF). Par audry mbal 455 Vues
Enrichissement de la version finale du document de politique forestière nationale : les contributions de la société civile et du secteur privé consolidées à Kinshasa
Kinshasa, 20 mars 2026. Le GTCRR a pris part à la retraite d’intégration des contributions de la société civile et du secteur privé à la version actuelle de la Politique Forestière Nationale (PFN), consacrée à l’enrichissement de la version finale du document de politique forestière nationale, datée du 25 novembre 2025. Cette retraite se déroule du 19 au 21 mars à l’hôtel Ayongo dans la commune de Kinkole à Kinshasa. L’objectif général de cette retraite était d’intégrer les contributions de la société civile et du secteur privé dans la version actuelle de la PFN, afin d’obtenir une version finale participative, en vue de sa présentation à l’atelier national de validation prévu en avril 2026. Cet atelier a abouti à : la présentation et la compréhension mutuelle des contributions additionnelles de la société civile et du secteur privé par les autres parties prenantes ; la consolidation des points de vue de la Cellule, de la société civile et du secteur privé, échangés et harmonisés dans la version actuelle de la PFN ; la consolidation de la méthodologie pour l’atelier national de validation de la PFN programmé en avril 2026. Cette retraite a bénéficié de l’accompagnement financier et technique de l’European Forest Institute (EFI). Elle a été portée par le Groupe de Travail Climat REDD Rénové (GTCRR), en tant que plateforme nationale des organisations de la société civile qui opèrent sur les questions environnementales, et par le Conseil pour la Défense Environnementale par la Légalité et la Traçabilité (CODELT), qui met à contribution son expertise sur les questions de gouvernance forestière et leurs interactions avec les autres régimes sectoriels. L’initiative s’inscrit ainsi dans une démarche constructive, en partant des acquis qui existent déjà à travers le PDGF et les autres initiatives similaires. Par Audry Mbal 412 Vues
Acquisition stratégique : Le GTCRR réceptionne un véhicule tout-terrain pour renforcer ses opérations REDD+
Kinshasa, le 18 mars 2026. Le Groupe de Travail Climat REDD+ Rénové (GTCRR) a procédé ce mercredi à la réception officielle d’un véhicule tout-terrain de type Toyota Land Cruiser 76, acquis auprès de la société CONGO MOTORS. Cette livraison fait suite à la procédure d’Appel d’Offres lancée par le GTCRR pour renforcer ses capacités logistiques. Désireux d’optimiser l’équipement de ses services, le GTCRR avait publié le 7 janvier 2026 l’Appel d’Offres N°AO/SC-REDD/GTCRR/2026/001. L’objectif était l’acquisition d’un véhicule robuste et adapté, en l’occurrence un Toyota Land Cruiser, réputé pour sa fiabilité. Un processus transparent et rigoureux Conformément aux règles de passation de marché, la procédure a été menée avec la plus grande transparence : Date limite de soumission :Le 23 janvier 2026 à 14h30. Ouverture des plis :La séance d’ouverture des offres s’est tenue le 18 février 2026, en présence des soumissionnaires ou de leurs représentants dûment informés. Réunion du Comité de sélection :Le comité a été convoqué le 2 mars 2026 pour analyser en profondeur les dossiers reçus. L’évaluation des offres a été réalisée sur la base de critères objectifs et préétablis dans le dossier d’appel d’offres, notamment : La conformité administrative et technique. Le prix total Toutes Taxes Comprises (TTC). Le délai de livraison. La garantie proposée. La disponibilité des pièces de rechange en RDC. L’expérience du soumissionnaire. À l’issue d’une analyse rigoureuse, le marché a été attribué à CONGO MOTORS. L’entreprise s’est distinguée en tant que moins-disant tout en répondant au maximum des critères d’évaluation, proposant ainsi un excellent rapport qualité-prix avec le Toyota Land Cruiser 76. Une livraison qui ravit les équipes Ce 18 mars 2026, le représentant de CONGO MOTORS, M. Manassé Mayuma a officiellement remis les clés du véhicule à la Coordination nationale du GTCRR. La cérémonie de réception a été marquée par une ambiance de satisfaction au sein de l’équipe. Au-delà de la promptitude de la livraison, c’est la qualité du véhicule proposé qui a été saluée. Ce Land Cruiser 76, par sa robustesse et ses capacités tout-terrain, répond pleinement aux exigences opérationnelles du GTCRR pour la mise en œuvre de ses activités liées au climat et à la REDD+ à travers le pays. Cette acquisition est rendue possible grâce au projet d’Appui à la société civile pour le suivi décentralisé des projets et programmes REDD+ en République démocratique du Congo (SC-REDD+), financé par le Fonds CAFI à travers le Fonds national REDD+ (FONAREDD), en partenariat avec le Centre pour la Recherche forestière internationale – Centre Mondial d’Agroforesterie (CIFOR-ICRAF). Par Audry Mbal 598 Vues
Échanges entre le GTCRR et l’UMons : les enjeux socio-environnementaux des projets carbone
Kinshasa, le 17 mars 2026. La Coordination nationale du Groupe de Travail Climat REDD+ Rénové (GTCRR) a reçu une délégation de chercheurs de l’Université de Mons (UMons) menant une étude sur le marché carbone dans les provinces de Maï-Ndombe et du Sud-Ubangi. La délégation était composée de : Lore BERTREM, chercheuse et doctorante à l’UMons ; Maurice NITUBUBA, Professeur à l’Université de Lubumbashi (UniLu) et Consultant pour l’UMons ; L’Abbé Jean-Paul Lokutu, Coordonnateur provincial du GTCRR pour le Maï-Ndombe. Les échanges ont porté sur plusieurs thématiques cruciales liées aux projets carbone, notamment : leurs impacts sur les Communautés Locales et Peuples Autochtones (CLPA) ; la justice environnementale ; les paiements pour services environnementaux (PSE) ; le Consentement Libre, Informé et Préalable (CLIP) ; et la REDD+ (Réduction des émissions dues à la déforestation et à la dégradation des forêts). Et d’autres Apportant des précisions sur ces sujets, le Coordonnateur national du GTCRR a insisté sur la nécessité de bien définir les priorités avec les communautés, représentées par leurs Comités Locaux de Développement (CLD), que ce soit lors des processus de CLIP ou dans l’élaboration des cahiers des charges. Il a souligné une nuance fondamentale : les priorités des communautés diffèrent souvent de ce que l’on considère comme étant pour les communautés en matière de développement. Pour illustrer son propos, il a cité l’exemple concret d’un village où une école construite en dur avec des tôles, dans le cadre d’un projet, s’est révélée trop chaude. Les élèves préféraient étudier dans l’ancienne école en briques de terre et en paille, dont les matériaux traditionnels absorbent mieux la chaleur. Il a ainsi martelé l’importance de laisser aux communautés la liberté de faire leurs propres choix, rappelant qu’elles protègent efficacement leurs forêts depuis des générations. Il a également précisé que la déforestation est principalement due à des facteurs comme la pression démographique et la demande croissante en bois-énergie et charbon de bois émanant des centres urbains. Poursuivant les échanges sur le plan de partage des bénéfices, le Coordonnateur du GTCRR a souligné ses lacunes actuelles. Il a relevé que le plan n’est pas contraignant, faute de validation au niveau national. Il a plaidé pour l’élaboration de lignes directrices nationales claires, qui devraient s’imposer à tous les acteurs et dont l’application serait contrôlée par des vérificateurs indépendants. Concernant la réussite des Projets Intégrés REDD+ (PIREDD), le GTCRR a observé des résultats contrastés. Certains projets ont rencontré un franc succès, tandis que d’autres ont moins bien fonctionné en raison d’un manque de flexibilité de la part de l’opérateur ou de l’agence fiduciaire, dont les procédures alourdies entravent la mise en œuvre. À l’inverse, il a été noté que la Banque mondiale a su faire preuve d’une flexibilité adaptative sur le terrain. En conclusion, le GTCRR a réaffirmé que les nouveaux projets carbones doivent impérativement se construire sur les initiatives existantes et les réalités locales pour être pertinents et efficaces. Cette visite de travail a permis de souligner le rôle central du GTCRR en tant que pont entre la recherche académique internationale et les réalités complexes du terrain congolais. En accueillant les chercheurs de l’Université de Mons, la Coordination nationale a réaffirmé sa mission fondamentale : veiller à ce que les droits et intérêts des Communautés Locales et Peuples Autochtones (CLPA) restent au cœur des mécanismes de financement climatique, en particulier le marché carbone et la REDD+. À travers des échanges riches en exemples concrets, le GTCRR a démontré que la protection des écosystèmes forestiers ne peut être dissociée d’une approche ascendante, où les communautés, fortes de leur savoir ancestral, sont de véritables partenaires de décision. Alors que la RDC s’engage davantage dans la finance carbone, ce dialogue avec le monde académique et les parties prenantes permet de poser les bases d’une transition juste, où le développement durable se construit avec les communautés, et non pour elles. Par audry Mbal 502 Vues
Mission de sensibilisation pour le PIREDD Dibetou dans les groupements Bokutu et Bongopa
Mongala, le 16 mars 2026. La coordination provinciale du GTCRR Mongala participe à une mission de sensibilisation et de négociation des conventions spécifiques dans les groupements de Bokutu et de Bongopa. Cette mission s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des activités du PIREDD Dibetou, exécuté par SWC Kongo et financé par la société TARANIS. Ces activités REDD+ se déroulent exclusivement dans la concession de conservation de la société TARANIS, acquise auprès de la société FORABOLA. 354 Vues