Kinshasa, 12 juin 2026 – Il s’est tenu, à la Coordination nationale du GTCRR, une séance d’harmonisation des positions et actions de la société civile congolaise pour contribuer efficacement à la révision du Code forestier de 2002, en partageant les travaux réalisés, en planifiant les prochaines étapes et en définissant les priorités. Elle a été rendue possible grâce à l’appui de Rainforest Foundation Norway et de Congo Watch, en collaboration avec le GTCRR. Un contexte d’urgence climatique et de réformes majeures Face à l’urgence climatique, le gouvernement de la RDC a entrepris une réforme profonde de son secteur forestier. Cette réforme, qui s’inscrit dans la Stratégie-Cadre Nationale REDD+, a pour ambition de doter le pays d’une nouvelle politique forestière et d’un cadre légal à jour. La version « Kisantu » du projet de nouveau code forestier, issue d’une retraite avec les parties prenantes en mai 2026, doit bientôt être rendue publique. Pour la société civile, il est essentiel de faire entendre une voix unifiée et de consolider son plaidoyer pour ne pas intervenir en ordre dispersé. Plaidoyer coordonné : unir les forces pour le nouveau Code Forestier La séance a permis de dresser un état des lieux des initiatives en cours. Les différents consortiums et OSC ont présenté leurs travaux, allant de l’analyse de la mise en œuvre du code actuel à l’identification des dispositions à modifier. Des organisations comme le RRN, le consortium CAGDFT/IRI/DGPA, le consortium Forêts d’avenir, ANAPAC, CODELT ou encore CFLEDD ont toutes partagé leurs travaux pour contribuer à un document de plaidoyer commun et solide. Face au constat que certaines contributions n’avaient pas été intégrées dans le draft de Kisantu, les participants ont souligné l’importance d’une approche collective. Les discussions ont mis en avant la nécessité de se concentrer sur une forme légistique pour les propositions, de distinguer ce qui relève de la loi des mesures d’application et d’anticiper les consultations provinciales pour inclure les communautés locales et les peuples autochtones. Prochaines étapes et engagement pour une réforme inclusive L’un des points majeurs de la réunion a été la planification des actions à venir. La société civile se prépare à participer activement aux consultations provinciales. Pour garantir la participation des communautés éloignées des chefs-lieux, il a été proposé d’anticiper les discussions avec les coordinateurs provinciaux et de prendre en charge le déplacement de quelques délégués des territoires. La séance s’est conclue sur une répartition claire des rôles, notamment pour le secrétariat chargé de compiler l’ensemble des contributions. L’objectif commun est de remettre un document de plaidoyer consolidé et impactant pour enrichir le projet de loi et faire avancer une réforme forestière qui profite à la fois à la lutte contre le changement climatique et au développement durable des communautés. Par Audry Mbala 596 Vues
Forêts, finance, synergies : faire progresser l’action climatique intégrée à l’horizon 2030
Ce 15 juin 2026 Centre mondial de conférences de Bonn (WCCB), Bonn Cet événement parallèle est ouvert à tous les participants accrédités auprès de la CCNUCC SB64, qu’ils participent sur place ou virtuellement . À l’approche de 2030, l’écart entre les ambitions mondiales et leur mise en œuvre concrète demeure considérable pour la communauté internationale. Si les Conventions de Rio et les programmes connexes relatifs aux forêts, au climat et à la biodiversité reconnaissent de plus en plus la nécessité d’approches intégrées, la dégradation des forêts reste généralisée. Les systèmes de gouvernance, les structures de financement et les mécanismes de mise en œuvre continuent également de fonctionner de manière fragmentée. Parallèlement, l’engagement mondial à stopper et à inverser la déforestation n’est plus qu’à quatre ans de son échéance, ce qui intensifie la pression pour démontrer l’efficacité de stratégies de mise en œuvre à grande échelle permettant d’obtenir des résultats mesurables d’ici la fin de la décennie. Dans tous les pays et toutes les institutions, les capacités de mise en œuvre, l’accès au financement et la coordination intersectorielle demeurent des obstacles majeurs. Dans ce contexte, la session se concentre non seulement sur le diagnostic de la fragmentation, mais aussi sur l’identification de solutions pratiques, d’innovations institutionnelles et de modèles de partenariat susceptibles d’accélérer l’action intégrée en matière de climat et de biodiversité au cours des quatre à cinq prochaines années. Cet événement parallèle examinera comment les approches intégrées relatives aux forêts, au climat, à la biodiversité et à la résilience peuvent passer du stade d’aspiration politique à celui de mise en œuvre opérationnelle en amont de la COP35 (2030). Plutôt que de se concentrer principalement sur les obstacles eux-mêmes, la session s’attachera à identifier des pistes concrètes permettant de réaliser des progrès significatifs au cours des quatre à cinq prochaines années et de créer les conditions d’un déploiement à grande échelle de l’action climatique intégrée dans différents pays et territoires. Réunissant les perspectives des scientifiques, des décideurs politiques et des praticiens, la discussion portera sur : passer de la définition du défi que représente la recherche de synergies à des solutions évolutives, en plaçant la nature et les forêts au cœur du débat ; mettre en lumière les expériences pratiques et les solutions émergentes des institutions, des gouvernements et des acteurs locaux ; définir les conditions favorables, les approches de financement forestier et les modèles de gouvernance susceptibles de soutenir une action climatique intégrée et à grande échelle d’ici à 2030. La session combinera des interventions de cadrage concises, des perspectives nationales et de mise en œuvre, et un dialogue modéré axé sur les solutions, conçu pour générer une convergence autour des priorités opérationnelles, de l’accès au financement et de la coopération institutionnelle. Intervenants Ordre du jour 15 juin 16h30 à 17h45 UTC Ouverture et encadrement Perspective principale : Mise à l’échelle de l’action intégrée Perspective des dirigeants du pays : Restauration, résilience et pertes et dommages Perspectives de mise en œuvre et de gouvernance Diagnostic des politiques pour la mise en œuvre Dialogue du panel Conclusions et priorités émergentes Personne à contacter sur place : Stibniati Atmadja ( S.Atmadja@landscapealliance.org ) Marcelo Inácio da Cunha ( M.Cunha@landscapealliance.org ) 587 Vues
Installation de la nouvelle coordination provinciale du GTCRR au Kwango : un réseau renforcé pour les communautés locales
Kenge du 14 au 24 avril 2026, le Groupe de Travail Climat REDD Rénové (GTCRR) a achevé une mission d’installation de sa nouvelle coordination provinciale dans la province du Kwango. Soutenue par le projet « Appui à la société civile SC-REDD+ », cette activité visait à doter la province d’une coordination légitime et opérationnelle, capable de représenter efficacement les communautés locales et les peuples autochtones dans le processus REDD+ en République Démocratique du Congo. Pourquoi installer une coordination provinciale au Kwango ? Dans le cadre de la professionnalisation de son réseau, le GTCRR entend renforcer ses coordinations provinciales afin qu’elles deviennent de véritables interlocutrices des autorités et des partenaires techniques. L’objectif général de cette mission était clair : installer une nouvelle coordination provinciale GTCRR au Kwango, capable de participer activement aux programmes de réformes et aux initiatives REDD+. Une approche participative et inclusive La mission a été conduit par Omer KABASELE, Président du Conseil d’Administration et Ernest SWEDI, Chargé d’Administration et Finances, articulant rencontres institutionnelles, ateliers participatifs et élections des organes de gouvernance. Préparation et concertation avec les acteurs locaux L’équipe, conduite par le Président du Conseil d’Administration du GTCRR, M. Omer KABASEKE, a d’abord organisé une réunion de concertation entre l’équipe de Kinshasa et les représentants locaux. Une rencontre avec le point focal et les associations de la société civile a permis de partager les objectifs de la mission. Les civilités ont ensuite été présentées au Ministre Provincial de la Justice, assurant l’intérim du Gouverneur, marquant ainsi l’ancrage institutionnel de l’initiative. Atelier d’échanges et d’informations Un atelier a réuni 37 représentants d’organisations de la société civile (OSC) dont 6 femmes. Les présentations ont porté sur : L’historique du GTCRR depuis 2009, ses défis et sa restructuration ; La vision, les missions et les domaines d’intervention du réseau ; La structuration nationale et provinciale (Conseil d’Administration, COCO, Coordination nationale, Comité Provincial d’Orientation) ; Le projet SC-REDD, ses objectifs et ses activités concrètes. Élection des organes de gouvernance provinciaux Au terme des échanges, 36 organisations ont officiellement adhéré à la coordination provinciale du Kwango. Les participants ont procédé à l’élection des animateurs des organes de gouvernance : Comité Provincial d’Orientation (CPO): Présidence : PARK (M. Bernard NDOKIDI) Vice-Présidence : NSCC (Mme Anuarite LUFWA) Secrétariat : ECODEKWA (M. Emmanuel SILANGE) Conseillers : CV (Mme Pascaline MASALA) et AJEUDEV (M. Jean MAKENGO) Coordination Provinciale : la structure BDC a été élue, avec M. Anaclet KAPAYA NLANDU comme coordonnateur et M. MUFUNDU BILE comme comptable. Installation officielle et renforcement des capacités La nouvelle coordination a été officiellement installée en présence des autorités politico-administratives du Kwango. Une photo de famille et un point de presse du Président du Conseil d’Administration ont marqué cet événement. L’équipe a ensuite visité le futur bureau de la coordination, hébergé par la structure BDC, et organisé une session de renforcement des capacités sur : La contractualisation ; Le rapportage financier et narratif mensuel ; L’utilisation des feuilles de temps. Une étape clé pour la couverture nationale Au sortir de cette mission : 36 organisations localessont désormais membres effectifs de la coordination provinciale du Kwango ; 5 organes de gouvernance(CPO et Coordination provinciale) ont été élus et installés ; 1 bureau physiqueidentifié pour abriter les futurs équipements de la coordination. Avec cette installation, le GTCRR compte désormais 21 coordinations provinciales opérationnelles. Il reste 5 provinces à couvrir pour finaliser le maillage national. « Nous sommes maintenant outillés et légitimes pour défendre les intérêts des communautés locales dans le processus REDD+ au Kwango », a déclaré Anaclet KAPAYA NLANDU, nouveau coordonnateur provincial. L’installation de la coordination provinciale du GTCRR au Kwango marque une avancée significative dans le renforcement de la société civile congolaise engagée pour le climat et la REDD+. En rendant ses structures plus transparentes, professionnelles et collégiales, le GTCRR devient un partenaire fiable pour les autorités et les bailleurs. Par Audry Mbal 599 Vues
Renforcement des capacités : la coordination provinciale du Maniema outillée pour une meilleure gouvernance
Kindu du 7 au 14 mai 2026, le Groupe de Travail Climat REDD+ Rénové (GTCRR) a conduit une mission de renforcement des capacités à dans la province du Maniema. Soutenue par le partenaire financier CAFI-FONAREDD et exécutée avec l’appui technique de CIFOR, cette initiative visait à redynamiser la coordination provinciale et à évaluer les retombées des activités de la première phase du PIREDD Maniema auprès des communautés locales. Le Groupe de travail climat Redd+ Rénové regroupe plusieurs organisations de la société civile environnementale congolaise engagée pour le climat et la REDD+. Avec plus de 20 coordinations provinciales déjà opérationnelles, l’enjeu est d’assurer une remontée d’informations fiable et rapide jusqu’à la coordination nationale à Kinshasa, puis vers les décideurs. Cependant, l’installation d’une coordination provinciale ne suffit pas. Il faut former ses membres à la gouvernance, aux procédures administratives et financières, aux outils de suivi des projets REDD+, et à la communication. C’est pour cela qu’une mission a été réalisé par Omar KABASELE et Ernest SWEDI respectivement président du conseil d’administration et chargé d’administration et finance pour : Rencontrer les autorités politico-administratives du Maniema Réunir les membres GTCRR bénéficiaires de la première phase du PIREDD Maniema Former le comptable et les membres sur la gouvernance et les droits/devoirs Évaluer sur le terrain les retombées des activités auprès des communautés bénéficiaires (OSC Kindu Maendeleo) Une immersion terrain et des ateliers pratiques Rencontres avec les autorités locales Après un voyage et une mise au point pédagogique avec l’équipe provinciale, la mission a débuté par des séances de travail avec : • Le Ministre provincial de l’Environnement, assurant l’intérim du Gouverneur • Le Coordinateur provincial de l’environnement • Le Chef de Division provinciale de l’aménagement du territoire Ces échanges ont permis de réaffirmer le rôle du GTCRR comme interface crédible entre la société civile et les autorités. Visite terrain à Alungi et Tokoloté L’équipe s’est rendue sur les sites d’intervention de l’OSC Kindu Maendeleo, soutenue par le PIREDD Maniema (désormais clôturé). Cette visite sur terrain a permis d’observer directement les réalisations et recueillir la parole des communautés sur les acquis et les défis persistants. Organisations des ateliers À la suite de cette visite, l’équipe de la mission a organisé un atelier de renforcement des capacités des OSC membres du GTCRR Maniema pour la redynamisation de structure par rapport aux procédures avec un accent particulier sur les droits et devoirs de membres effectifs. Un autre atelier d’évaluation du taux de financement exécuté par les organisations de la société civile environnementale membres du GTCRR Maniema comme Agence locale d’exécution (ALE) a eu lieu et l’accent a été mis sur : • L’évaluation du taux d’exécution du PIREDD Maniema (à un mois de sa clôture) • Le niveau d’implication du GTCRR dans la mise en œuvre, le suivi et l’observation indépendante • Et les recommandations pour la phase deux à venir À la fin de la mission, une session approfondie en finances a été organisée spécifiquement avec la comptable du GTCRR Maniema, afin de renforcer la rigueur dans la gestion des fonds et le reporting. Ce qui change concrètement Résultats et impact Au sortir de cette mission de huit jours : • 100 % des membres participants maîtrisent désormais leurs droits et devoirs • La comptable provinciale a été mise à niveau sur les procédures financières du GTCRR • Des recommandations concrètes ont été formulées pour la deuxième phase du PIREDD Maniema (renforcement du rôle d’observation indépendante du GTCRR, suivi rapproché des ALE) • Une meilleure visibilité du GTCRR auprès des autorités provinciales Cette mission confirme que la pérennité du GTCRR repose sur des coordinations provinciales formées, outillées et connectées au terrain. Le Maniema, avec sa particularité d’avoir plusieurs structures ayant agi comme ALE dans le PIREDD, constitue désormais un cas d’école pour les futures phases d’évaluation. Les prochaines étapes consisteront à capitaliser les recommandations issues de l’atelier ; préparer la coordination du Maniema pour la phase deux du PIREDD et étendre ce modèle de mission à d’autres provinces. Par audry Mbal 568 Vues
Message du GTCRR à l’occasion de la Journée mondiale des océans 8 juin 2026
Déclaration du GTCRR à l’occasion de la Journée mondiale des océans (8 juin 2026) En ce 8 juin 2026, Journée mondiale des océans proclamée par les Nations Unies, le GTCRR rappelle que la santé des océans est indissociable de celle des forêts et des communautés qui en dépendent. Les océans régulent le climat, abritent une biodiversité essentielle et constituent une source de vie pour des millions de personnes. Le GTCRR souligne l’importance de la surveillance scientifique et participative des océans afin de garantir la transparence des données, la protection des écosystèmes marins et la résilience des populations face aux changements climatiques. En tant que coalition engagée pour la gouvernance durable des ressources naturelles, nous réaffirmons notre solidarité avec les initiatives mondiales visant à renforcer la justice climatique et la préservation des biens communs. À travers ce message, nous appelons à une mobilisation collective : États, société civile, chercheurs et communautés doivent unir leurs efforts pour que les océans, tout comme les forêts, continuent de jouer leur rôle vital dans l’équilibre de la planète. CN GTCRR Guy KAJEMBA 605 Vues
Appel d’offres N°AO/SC-REDD/GTCRR/2026/003 : Consultant(e) chargé(e) de l’actualisation des outils et méthodologies de suivi des projets et programmes REDD+
Contexte Face à l’urgence climatique, le Gouvernement de la République Démocratique du Congo a initié, dans le cadre de la Stratégie-Cadre Nationale REDD+, plusieurs réformes sectorielles nationales, toutes orientées vers la mise à jour des politiques publiques et leurs cadres juridiques et institutionnels, afin d’apporter une réponse intégrée et consolidée aux principales causes de la déforestation et la dégradation des forêts. Le mécanisme REDD+, négocié sous la Convention Cadre des Nations Unies sur le Climat, vise à valoriser financièrement les efforts d’un pays en termes de réduction des émissions dues à la déforestation et à la dégradation des forêts. Le processus REDD+ en RDC est entré dans une phase de mise en œuvre nécessitant un suivi rigoureux des projets et programmes afin de garantir la transparence, l’efficacité et l’alignement avec les engagements nationaux et internationaux. Le GTCRR, en tant que plateforme de la société civile, joue un rôle clé dans le suivi indépendant et participatif. Des programmes PIREDD (programmes intégrés pour la réduction des émissions dues à la dégradation et la déforestation des forêts tropicales) ont aussi été développés dans plusieurs provinces : Province du Mai-Ndombe (PIREDD Plateaux) Province du Maniema Province de l’Equateur Provinces du Kasai oriental et de la Lomami (PIREDD KORLOM) Province de la Mongala Province du Haut-Uélé Province du Sud-Ubangi Province de la Tshopo Province du Bas-Uélé Au-delà du développement d’une stratégie pour l’action de la société civile dans la REDD+, des outils et méthodologies pour assurer le suivi des projets et programmes REDD+ existent. Cependant une actualisation est nécessaire pour permettre de renforcer l’observation du travail réalisé par les PIREDD dans différentes provinces et épingler leurs faiblesses afin qu’elles soient connues et redressées. Dans ce Projet, la société civile qui constitue une partie prenante dans l’observation mandatée et non mandatée voudrait recruter un consultant pour réaliser cette activité liée au projet d’appui à la société civile pour un suivi décentralisé des projets et programmes REDD en RDC (SC-REDD+), un projet financé par CAFI/FONARED pour une durée de 3 ans. Étant donné la nécessité de développer, mettre à jour et consolider les outils et les méthodologies de suivi des projets et programmes REDD+ à utiliser par la société civile environnementale ; le consultant devra documenter, développer, faciliter le pilotage et la validation des outils simples et participatifs pour afin de faciliter la vérification de l’impact des projets/programmes REDD sur les forêts et le bien-être des communautés locales et peuples autochtones pygmées en RDC. Objectifs de la consultance Le consultant aura pour objectif principal d’actualiser et harmoniser les outils et méthodologies de suivi des projets et programmes REDD+ pour renforcer les capacités du GTCRR à assurer un suivi participatif, transparent et efficace. Ces outils participatifs à développer permettront à la société civile de remonter les impacts des projets/programmes REDD+ issus d’un suivi indépendant et collecter les avis communautaires sur la mise en œuvre desdits projets pour orienter tout plaidoyer de la société civile au niveau local, provincial, national et international. Les objectifs spécifiques sont : Collecter et examiner les outils de suivi REDD+ existants par une revue documentaire et consultation au sein du réseau, du consortium (CIFOR-GTCRR), auprès des PIREDD et auprès des autres projets environnementaux qui existent et qui ont existés dans la zone ; Proposer un outil consolidé à tester sur terrain ; Consolider les outils par suite des retours de leur expérimentation sur terrain ; Appuyer le pilotage des outils dans 2 provinces tout en se rassurant les points focaux partagent leurs retours sur l’outil ; Proposer une méthodologie adaptée à utiliser pendant les visites sur terrain organisées régulièrement par les OSC membres du GTCRR ; Organiser un atelier de formation hybride (en présentiel à Kinshasa et en ligne) pour partager l’outil finalisé au sein de GTCRR et CIFOR ; Organiser un atelier de restitution et validation. Organiser un atelier de formation des coordinateurs provinciaux en ligne Appuyer les provinces à PIREDD dans l’utilisation des outils une fois validés Les tâches principales de la consultance Les tâches respectives du consultant sont reprises dans le tableau suivant précisant les résultats attendus pour chaque tache. Pendant la réalisation de ces taches, le consultant travaillera en étroite collaboration avec le Groupe de Travail Climat REDD+ Rénové (GTCRR) avec une supervision technique de CIFOR pour une co-validation de tous les livrables attendus du consultant. Tâches principales N° Activités Objectifs Méthodes Résultats attendus 01 Collecte des outils participatifs existants Lister les outils participatifs ayant existés et utilisés par les membres et non membres du réseau (GTCRR, CIFOR, PIREDD, et d’autres projets Forets, Agricultures, Environnements, …) Revue documentaire Entretiens Individuels Les outils participatifs existants sont identifiés le Rapport de Diagnostic des Forces, Faiblesses, Menaces et Opportunités (FFMO) des outils est produit. La liste des potentiels utilisateurs des outils au niveau du réseau et communautaire est établie 02 Développement des outils et note/cadre méthodologique Mettre en place des outils participatifs pour un suivi REDD+ Produire une note/cadre méthodologique harmonisé pour faciliter le suivi sur terrain des membres du réseau Proposer un format/canevas du rapport à produire après les missions de suivi de terrain -Compilation et adaptation des outils de l’activité 01. Le premier draft des outils est produit Le premier draft de la note méthodologique est produit et partagé 03 Expérimentation des outils et méthodologie sur terrain Organiser une visite sur terrain pour expérimenter et piloter les outils produits Test des outils et méthode proposés par le consultant sur le terrain dans une province PIREDD Partage des outils aux coordonnateurs dans une autre province PIREDD pour tests et amendements Les faiblesses de l’outil sont identifiés L’outil amélioré et la note méthodologie intégrant les commentaires du terrain sont produits et partagés. 04 Validation des outils et de la note méthodologique Valider officiellement les outils de suivi REDD et la note méthodologique Atelier hybride de restitution et de validation des outils de suivi Compte rendu de l’atelier de validation 05 Organisation d’un atelier de formation hybride (en présentiel à Kinshasa et en ligne) pour partager l’outil finalisé au sein de GTCRR
Maï-Ndombe : 121 étudiants sensibilisés au Programme de Réduction des Émissions lors de la 3ème édition de la Semaine du PIF
Inongo, 15 mai 2026 – La 3ème édition de la Semaine du Partenariat pour les Forêts (PIF) a été marquée par une journée de sensibilisation d’envergure en faveur de la jeunesse universitaire de la province du Maï-Ndombe. Organisée par le Groupe de Travail Climat Redd+ Rénové (GTCRR), cette rencontre s’est tenue à Inongo, offrant aux étudiants des instituts supérieurs locaux une immersion au cœur du Programme de Réduction d’Émissions (PRE) et de son Plan de Partage des Bénéfices. Une mobilisation exceptionnelle de la crème estudiantine L’événement a réuni 121 étudiants – soit 34 femmes et 87 hommes – représentant l’élite académique de la province. Tout au long de cette journée d’information et d’échanges, les participants ont été édifiés sur les rouages du Plan de Partage des Bénéfices : principes, fonctionnement, bénéficiaires éligibles, état d’exécution, ainsi que les résultats et réalisations obtenus à ce jour par l’ERPA/CAVRE. Comprendre la dynamique REDD+ en RDC Les étudiants ont également pu suivre les différentes étapes du processus REDD+ franchies par la République démocratique du Congo, depuis la phase de préparation jusqu’à celle du paiement basé sur les résultats – phase dans laquelle se situe actuellement le PRE du Maï-Ndombe. Les intervenants ont présenté les projets ayant contribué à la définition de ce programme, de même que les acteurs (consultations locales, experts, institutions) associés à sa préparation et à son développement. Un appui technique de la CN-REDD et de la DIAF La qualité des échanges a été renforcée par la présence de délégués de la Coordination Nationale REDD (CN-REDD) et de la Direction des Inventaires et Aménagements Forestiers (DIAF), venus spécialement de Kinshasa. Leur objectif : animer des sessions thématiques et mobiliser la jeunesse estudiantine autour de ce programme porteur d’espoir pour le développement vert de la province du Maï-Ndombe. Un partenariat fructueux entre le GTCRR et l’UC-PIF La réalisation de cette activité a été rendue possible grâce au protocole de collaboration liant le GTCRR à l’Unité de Coordination du Partenariat pour les Forêts (UC-PIF), en tant qu’unité de gestion du programme. Ce partenariat illustre l’engagement commun à informer, former et impliquer les jeunes dans les mécanismes climatiques et forestiers de la RDC. Ainsi, la 3ème édition de la Semaine du PIF s’est achevée sur une note participative et prometteuse, confirmant le rôle clé des étudiants comme relais de la transition verte dans le bassin du Congo. Quelques photo lors de l’évènement Source : Programme D’investissement Pour La Forêt De La Rdc – PIF RDC 716 Vues
AVIS À TOUS LES CONSULTANTS & CABINETS – Le CEPF recrute pour renforcer ses capacités institutionnelles
Date de publication : 25 mai 2026 Structure : Centre d’Encadrement pour la Promotion de la Femme et de la Jeune Fille (CEPF) – Coordination Nationale Lieu : Kinshasa, RDC Financement : Right and Resources Initiative (RRI) Contexte Dans le cadre du renforcement de ses capacités organisationnelles et institutionnelles, le CEPF lance quatre (4) appels d’offres concurrentiels pour l’acquisition de services spécialisés. Ces recrutements visent à améliorer la gestion financière, le suivi des projets, la conformité juridique et la visibilité digitale de l’organisation. Appel d’offres n°001 – Logiciel comptable professionnel Objet : Acquisition et mise en place d’un logiciel comptable adapté (remplacement de SAGE SAARI 100) Missions clés : Diagnostic du système comptable existant Proposition, installation et paramétrage du logiciel Formation du personnel et appui post-installation Profil recherché : Expérience d’au moins 3 ans en implémentation de logiciels comptables Au moins 3 missions similaires dans des ONG Capacité à former et transférer des compétences Les détails : TDR de logiciel comptable Appel d’offres n°002 – Logiciel de suivi des indicateurs (M&E) Objet : Acquisition d’un logiciel de suivi-évaluation des projets Missions clés : Analyse des besoins M&E Configuration des indicateurs et tableaux de bord Formation et accompagnement technique Profil recherché : Bac+5 en M&E, gestion de projet, stats ou informatique 5 ans d’expérience en suivi-évaluation 3 expériences similaires de déploiement de logiciel M&E Plus de détails : TDR de logiciel de suivi des indicateurs Appel d’offres n°003 – Cabinet juridique & institutionnel Objet : Accompagnement à l’obtention de la personnalité juridique et révision des documents de gouvernance Missions clés : Dépôt du dossier de personnalité juridique (Ministère de la Justice) Révision des statuts, RI, manuel de procédures Élaboration du plan stratégique quinquennal Profil recherché : 5 ans d’expérience en accompagnement juridique d’ONG en RDC 3 missions similaires (personnalité juridique, manuels, plan stratégique) Connaissance des exigences des bailleurs internationaux Plus de détails : TDR de Rcrutement d’un Cabinet juridique Appel d’offres n°004 – Développeur site web & réseaux sociaux Objet : Création d’un site web professionnel et structuration des réseaux sociaux Missions clés : Conception et développement du site (WordPress ou CMS équivalent) Création et optimisation des pages officielles (Facebook, LinkedIn, etc.) Formation du personnel et guide d’utilisation Profil recherché : Diplôme en informatique, développement web ou communication digitale 3 ans d’expérience en développement web et gestion de réseaux sociaux Au moins 2 projets similaires réalisés (ONG ou entreprise) Plus de détails : TDR de Rcrutement dévellopeur SITE Internet – Copie Calendrier commun Date limite de soumission : 08 juin 2026 à 15h30 (heure de Kinshasa) Envoi des dossiers à : ✉️ ongcepf@gmail.com Avec copie à : ✉️ mboyolipasa@gmail.com ✉️ elnkuli929@gmail.com Fait à Kinshasa, le 25 mai 2026 Elnathan NKULI Chef de Projet – CEPF 931 Vues
Renforcement de capacités : 55 acteurs formés au suivi-évaluation REDD+ par le GTCRR au Kasaï Oriental
Mbuji-mayi, avril 2026 – Le Groupe de Travail Climat REDD+ Rénové (GTCRR) a organisé, du 20 au 27 avril 2026, une mission de renforcement des capacités dans la province du Kasaï Oriental. Soutenue par l’appui technique du CIFOR (Centre pour la recherche forestière internationale), cette activité visait à outiller les membres de la coordination provinciale du GTCRR aux outils de suivi et évaluation des projets et programmes REDD+, ainsi qu’à la communication de terrain. Une participation citoyenne essentielle pour la REDD+ en RDC Face à la mise en œuvre croissante de projets REDD+ en République Démocratique du Congo, et notamment du projet PIREDD KORLOM dans les provinces du Kasaï Oriental et Lomami, le GTCRR a déployé cette initiative pour répondre à trois objectifs spécifiques : Renforcer les compétences des membres de la société civile provinciale en suivi et évaluation. Présenter et vulgariser les outils de suivi des projets REDD+, dont le Mécanisme de de Gestion de Plaintes et Recourt (MGPR) et les grilles d’indicateurs. Renforcer les capacités de membre en communication Pratiquer sur le terrain la collecte de données auprès des communautés locales et autorités territoriales. Une approche participative et terrain Trois jours de formation intensive à Mbuji-Mayi L’atelier a réuni 55 participants (dont 20 femmes et 35 hommes) autour de modules animés par la coordination nationale du GTCRR et les experts CIFOR. Les échanges ont couvert : La présentation du GTCRR et de ses projets (SC REDD, PIFORES, ERPA-CAVRE). Les notions clés du suivi et évaluation : indicateurs, résultats, produits, effets, efficience. Les critères internationaux d’évaluation (Pertinence, Impact, Efficience, Durabilité). La place de la communication dans le changement de comportement, avec des exercices pratiques en photographie, vidéographie et rédaction pour la presse. « Le GTCRR n’est pas un bailleur de fonds. Ensemble, nous devons mobiliser les ressources et écrire nos projets », a rappelé M. Serge Kalawu, coordinateur provincial du Kasaï Oriental, devant l’assemblée. Descente sur terrain dans le territoire de Tshilenge Le 25 avril 2026, une mission de suivi indépendant s’est rendue dans les villages de Bena Mbuyi et Bakwa Kalonji, en présence de l’Administrateur du territoire (AT). L’équipe a testé un outil de collecte de données (questionnaire ouvert et semi-ouvert), désormais disponible pour la coordination provinciale. Les échanges sur place ont révélé plusieurs avancées et défis : 14 CLD (Comités Locaux de Développement) installés, mais peu fonctionnels. Absence de statuts notariés et d’adresse physique pour ces comités. Retard dans les activités du projet PIREDD KORLOM (un an et demi après le début effectif). Dans le village de Bakwa Kalonji, absence de source d’eau à proximité (plus de 5 km à pied), rendant difficile l’arrosage des pépinières. « Nous connaissons le projet, mais sans eau ni statuts officiels, nos pépinières ne pourront pas vivre », a témoigné un chef de village. Des résultats atteints Au sortir de cette mission : 55 membres du GTCRR Kasaï Oriental formés au suivi-évaluation et à la communication. Un outil de collecte de données (mixte : ouvert/fermé) remis à la coordination provinciale. Un groupe WhatsApp créé pour la coordination provinciale du Kasaï Oriental. Recommandations claires formulées à l’intention du projet PIREDD KORLOM : fonctionnalité des CLD, notarisation des statuts, sécurisation foncière et accès à l’eau. Rencontre avec le chef de projet PIREDD KORLOM pour un plaidoyer direct sur les retards de mise en œuvre. Cette mission a marqué une étape importante dans le renforcement de la société civile environnementale en RDC. Le GTCRR remercie CIFOR, FONAREDD et CAFI pour leur appui technique et financier, ainsi que les autorités locales du Kasaï Oriental pour leur facilitation. Prochaines étapes : une mission de suivi est prévue dans les six mois pour évaluer l’évolution des CLD et l’utilisation des outils de suivi par la coordination provinciale. Le GTCRR invite ses membres à s’enregistrer dans la base de données nationale pour continuer à bénéficier des formations. Par audry Mbal 936 Vues
Lomami : le GTCRR installe un nouveau bureau pour renforcer la gouvernance provinciale
Kabinda, Lomami – 17 avril 2026. Le Groupe de Travail Climat REDD+ Rénové (GTCRR), plateforme majeure de la société civile environnementale en République Démocratique du Congo, a organisé une mission de terrain du 15 au 20 avril 2026 dans la province de la Lomami. Face à des conflits récurrents paralysant la gouvernance locale, la délégation nationale a tenu une Assemblée Provinciale Extraordinaire, aboutissant à l’élection d’un nouveau bureau du Comité Provincial d’Orientation (CPO) et au rétablissement d’un climat de confiance. Une crise de gouvernance surmontée Depuis plusieurs mois, la coordination provinciale du GTCRR à Lomami était fragilisée par des chevauchements de rôles et des petites tensions entre la coordination nationale et l’ancienne présidence du CPO. Ces incident avaient conduit à des suspensions conservatoire par le Conseil d’administration. Pour répondre à cette situation, la mission s’est fixé trois objectifs spécifiques : Renforcer les connaissances des membres locaux sur la gouvernance interne du GTCRR. Clarifier et rappeler les rôles respectifs du CPO (supervision stratégique) et du Coordinateur provincial (gestion opérationnelle). Organiser l’élection d’un nouveau bureau du CPO conforme aux statuts nationaux. Une assemblée transparente et participative La mission a combiné des rencontres institutionnelles avec les autorités politico-administratives de la Lomami et un atelier technique d’une demi-journée. et l’organisation de l’Assemblée Provinciale Extraordinaire, qui s’est tenue le vendredi 17 avril 2026 dans la salle CAP Santé à Kabinda, qui a réuni 20 participants représentant les structures membres du GTCRR. Après l’ouverture par M. Issa Lingbelu Tiapele, administrateur du COPIL national, et un exposé de M. Serge Shilewu Kalala sur les dispositions statutaires, l’assemblée a procédé à la désignation du nouveau bureau. Conformément aux textes, chaque poste a été soumis à un vote à mains levées, validé par décompte. Composition du nouveau bureau du CPO Lomami : Poste Nom Organisation Président M. MUKADI SHIMATU VENNEAU GTDLO Vice-Président M. MUBENGA MUBENGA AMBTOISE FDK Rapporteur M. LUKUSHA KALALA JEAN BATISTE REAPLEF/DGPA Rapporteure adjointe Mme MALUA TSHIMUANGA ESPERANCE APROF Membres conseillers M. TSHIMBOMBO ALPHONSE A.DDAM Ces élections ont permis une passation pacifique entre le président sortant Mr MAZINGA NSENGA Jean Pierre et le nouveau. Prenant la parole, M. Issa Lingbelu Tiapele, administrateur du COPIL national, a rappelé lors de cet événement que : « Le CPO ne peut en aucun cas s’immiscer dans la gestion courante dévolue au Coordinateur provincial. C’est la clé pour éviter les chevauchements à l’origine de la crise passée. » Mukadi Shimatu Venneau, nouveau président élu du CPO Lomami, représentant l’ONG GTDLO, a pris la parole à l’issue du scrutin avec ces mots : « Je remercie la délégation nationale pour cette mission apaisante. Nous nous engageons solennellement à travailler main dans la main avec la Coordination Provinciale, dans le respect mutuel des textes réglementaires de la société civile environnementale du GTCRR. » Mme Malua Tshimuanga Esperance, élue rapporteure adjointe (ONG APROF), a ajouté : « Cette assemblée redonne de l’espoir à nos structures. Nous allons désormais nous concentrer sur notre mission : orienter et contrôler les politiques REDD+ au bénéfice des communautés locales. » Cette mission marque une étape décisive dans la consolidation de la gouvernance interne du GTCRR en province de la Lomami. En rétablissant la clarté des rôles et en installant un bureau légitime, le GTCRR permet désormais à ses membres de se concentrer sur leur mission essentielle : le suivi efficace du climat et des mécanismes REDD+ au service des communautés vulnérables. Le GTCRR remercie l’ensemble des participants, les autorités locales pour leur facilitation, ainsi que la délégation nationale pour son travail d’apaisement. Cette activité est rendue possible grâce au projet d’Appui à la société civile pour le suivi décentralisé des projets et programmes REDD+ en République démocratique du Congo (SC-REDD+). Financé par le Fonds CAFI à travers le Fonds national REDD+ (FONAREDD), ce projet est mis en œuvre en partenariat avec le Centre pour la Recherche forestière internationale – Centre Mondial d’Agroforesterie (CIFOR-ICRAF). Par Audry Mbal 858 Vues