141 VuesLe 26 février, une séance de travail s’est tenue à Kinshasa entre une délégation de la Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (GIZ), représentée par M. Claus Falkenberg (consultant) et Mme Bienvenue Amsini, et la coordination nationale du Groupe de Travail Climat REDD+ Rénové (GTCRR). Les échanges ont réuni M. Guy Kajemba, Coordonnateur national, ainsi que M. André Safari, Coordonnateur provincial de la Tshopo. Cette rencontre s’inscrivait dans le processus de montage d’un nouveau projet destiné à la province de la Tshopo, que la GIZ envisage de soumettre au Fonds vert pour le climat. Les discussions ont souligné qu’il ne s’agit plus de multiplier les plans, mais de capitaliser sur les instruments existants et de concentrer les efforts sur leur mise en œuvre effective. Les Plans Simples de Gestion (PSG), les Plans Simples d’Aménagement du Territoire (PSAT) ainsi que les Concessions Forestières des Communautés Locales (CFCL) demeurent des outils pertinents. Toutefois, leur rôle doit évoluer vers une phase opérationnelle, génératrice d’impacts socio-économiques tangibles pour les communautés. Le Coordonnateur du GTCRR a insisté sur un point : là où des PSAT existent déjà, il serait peu judicieux de recommencer le processus à zéro. Une actualisation ciblée paraît plus adaptée, notamment pour assurer la conformité avec les évolutions législatives, intégrer les exigences de digitalisation, consolider l’application du Consentement Libre, Informé et Préalable (CLIP) et réengager le dialogue avec les communautés afin de réajuster les priorités locales. L’objectif est d’éviter des exercices formels sans impact réel et de garantir une appropriation effective avant toute phase d’investissement. Le projet en préparation repose sur trois axes majeurs. Le premier concerne la gestion durable des ressources forestières : reboisement à visée de conservation, plantations énergétiques et promotion de systèmes agroforestiers. L’ambition est double : restaurer les écosystèmes tout en améliorant les conditions de vie des populations, dans une logique de contribution à l’atténuation des émissions de gaz à effet de serre. Le deuxième axe porte sur la structuration des chaînes de valeur agricoles et forestières. Les cultures telles que le café, le cacao et le palmier à huile figurent parmi les priorités, sans exclure d’autres spéculations prometteuses selon les contextes locaux. Les Produits Forestiers Non Ligneux (PFNL) sont également identifiés comme un levier potentiel pour développer des filières inclusives, capables de générer des revenus tout en valorisant durablement les ressources naturelles. Le troisième volet s’intéresse à la transition énergétique, notamment à l’amélioration de la filière charbon de bois. L’introduction de foyers améliorés et la promotion d’alternatives énergétiques plus durables sont envisagées afin de réduire la pression exercée sur les forêts. Les questions d’inclusion et de gouvernance ont occupé une place importante dans les échanges. La société civile, à travers le GTCRR, plaide pour une implication réelle des communautés locales, des peuples autochtones, des femmes et des jeunes. Au-delà des principes, il s’agit de veiller à ce que les dispositifs existants permettent une participation équitable et que les mécanismes de gestion des plaintes soient accessibles et opérationnels, afin de prévenir les blocages rencontrés dans certains projets passés. Pour répondre aux critères du Fonds vert pour le climat, le projet devra intégrer une étude d’impact environnemental et social approfondie, une analyse spécifique des enjeux liés au genre et aux peuples autochtones, ainsi qu’une phase initiale de consultations CLIP. Des villages seront échantillonnés dans les zones ciblées pour identifier les risques potentiels et définir des mesures d’atténuation appropriées. Sur le plan territorial, les réalités diffèrent. En Tshopo, un Schéma Provincial d’Aménagement du Territoire, élaboré entre 2020 et 2021, est déjà disponible ; il servira de base de référence. En revanche, dans la province du Maniema, l’absence d’un tel cadre pourrait nécessiter un appui complémentaire. Par ailleurs, plusieurs CFCL ont été mises en place dans l’Est de la Tshopo, notamment avec l’appui du PIREDD Oriental, mais beaucoup ne disposent pas encore de plans simples de gestion pleinement opérationnels, ce qui ouvre un champ d’intervention ciblé. Le financement envisagé s’appuie sur les performances climatiques enregistrées par la RDC avant 2018, estimées à près de 15 millions de tonnes de CO₂ évitées. Une valorisation indicative de 8 dollars par tonne a été évoquée, sous réserve des ajustements applicables. Il ne s’agit pas de lancer un nouveau programme REDD+ au sens strict, mais de mobiliser les ressources issues des efforts passés pour soutenir des investissements structurants. Le calendrier constitue toutefois un défi majeur : un délai d’environ un mois pour finaliser la proposition. Cette contrainte impose de s’appuyer sur les stratégies existantes, les cadres nationaux validés et les réseaux déjà actifs sur le terrain, en particulier en Tshopo. L’approche recherchée se veut pragmatique, orientée vers des résultats rapides et mesurables, tout en évitant les lenteurs administratives constatées auparavant. Enfin, les discussions ont abordé la nécessité de revisiter la stratégie nationale REDD+, notamment l’analyse des moteurs de la déforestation, dont l’étude de référence date de 2009. Une mise à jour tenant compte des dynamiques socio-économiques actuelles apparaît indispensable pour assurer la pertinence des futures interventions. En conclusion, les orientations stratégiques issues de cette rencontre reposent sur un principe central : consolider l’existant, renforcer l’inclusion et accélérer les investissements à impact tangible. En misant sur la cohérence territoriale, la participation communautaire et la valorisation durable des ressources forestières, le projet ambitionne de transformer les résultats climatiques passés en véritables leviers de développement local durable. Par Audry Mbal
Journée mondiale du Bonobo : voici 14 faits scientifiques et intrigants sur le bonobo
311 VuesLa Journée mondiale du Bonobo se tient chaque 14 février, en même temps que la Saint-Valentin, un clin d’œil à l’image d’une espèce réputée pour ses liens sociaux apaisés et son fort sens de la coopération. Cette date sert surtout à rappeler l’urgence de protéger les bonobos, grands singes propres au bassin du Congo en RDC, aujourd’hui fragilisés par la destruction de leur habitat et la pression du braconnage. La Journée mondiale du Bonobo a commencé en 2017 (célébrée chaque 14 février). Plusieurs sources attribuent la création/impulsion de World Bonobo Day à Ashley Stone (The Bonobo Project), qui a “mené la charge” pour créer la journée du 14 février. En 2017, la journée a aussi été reconnue officiellement via une résolution du Sénat de Californie (Valentine’s Day aussi “World Bonobo Day”). L’African Wildlife Foundation (AWF) publie et relaie la journée (ex. article AWF du 14 février 2024), mais cet article ne dit pas qu’AWF l’a “établie”. Voici 14 faits scientifiques et intrigants sur le bonobo (Pan paniscus) : C’est l’un des plus proches parents de l’humainAvec le chimpanzé commun, le bonobo fait partie des deux espèces vivantes les plus proches de nous sur le plan évolutif. Il n’existe à l’état sauvage qu’en RDCLe bonobo est endémique : on le trouve naturellement uniquement dans le bassin du Congo, surtout entre les rivières Congo et Kasaï. Une société très “centrée sur les femelles”Les femelles forment des alliances et jouent souvent un rôle majeur dans l’accès aux ressources et la régulation des tensions. La sexualité sert aussi à apaiser les conflitsChez le bonobo, des comportements sexuels peuvent intervenir après une dispute ou avant un partage de nourriture, comme un “outil social” de réduction du stress. Moins de violence létale que chez les chimpanzésComparés aux chimpanzés communs, les bonobos montrent en moyenne moins d’agressions extrêmes, et la cohésion sociale est souvent plus marquée. Ils sont très “diplomates” dans les interactionsOn observe fréquemment des gestes d’apaisement : rapprochement, contact, jeux sociaux — des comportements qui limitent l’escalade des tensions. Un dimorphisme sexuel plus faibleLes mâles et les femelles ont des tailles plus proches que chez beaucoup d’autres primates, ce qui va avec une compétition physique souvent moins intense. Ils sont très joueurs, même adultesLe jeu n’est pas réservé aux petits : chez le bonobo, le jeu social peut rester fréquent à l’âge adulte (ce qui est plus rare chez d’autres espèces). Leur alimentation est surtout frugivore… mais pas seulementIls mangent principalement des fruits, mais aussi feuilles, tiges, graines, et parfois de petites proies. Ils peuvent partager la nourriture, même hors familleLe partage (surtout autour de ressources convoitées) existe et peut renforcer des alliances ou des relations sociales. Communication riche : gestes, mimiques, sonsLes bonobos combinent vocalisations et gestuelle (postures, regards, expressions faciales) pour coordonner le groupe. Les jeunes apprennent longtempsComme chez l’humain, l’enfance est relativement longue : apprentissage social, règles du groupe, techniques de recherche de nourriture. Ils peuvent montrer de l’empathieOn a observé des comportements qui ressemblent à du réconfort envers un individu stressé (contacts, proximité), ce qui intrigue beaucoup les scientifiques. Espèce menacée par la perte d’habitat et la chasseLe bonobo est classé en danger : fragmentation des forêts, pressions humaines, et braconnage pèsent lourdement sur ses populations. Le GTCRR salue les efforts participatifs en faveur de la préservation des bonobos et souligne l’importance des actions locales qui préservent leur habitat naturel et respectent les droits des communautés locales et des peuples autochtones pygmées. Dans le cadre de sa mission, le GTCRR veille au respect des droits et intérêts des communautés locales, des peuples autochtones pygmées et des autres groupes vulnérables dans les processus liés à la REDD+. Il œuvre également à la protection des écosystèmes forestiers à travers un dialogue permanent avec le Gouvernement et les autres parties prenantes, en recourant au plaidoyer, au lobbying, aux études et à la mise en œuvre de projets de développement durable. Par Audry Mbal
CAFPIK accueille le GTCRR Mongala à Lisala pour une visite de coaching et de suivi agroforestier
171 VuesLe 13 février 2026, le Centre Agroforesterie Pilote de KABA (CAFPIK) a eu l’honneur de recevoir une délégation du Groupe de Travail Climat REDD+ Rénové (GTCRR), conduite par la coordination provinciale de la Mongala. Cette visite s’inscrit dans une dynamique de collaboration visant à renforcer les actions locales en faveur de la gestion durable des ressources naturelles et de la promotion de l’agroforesterie. La délégation, dirigée par le Coordonnateur provincial, Révérend Colbert, accompagnée du Comptable Emerson, a mené une séance d’encadrement (coaching) axée sur l’appui technique et organisationnel. L’équipe a également effectué une visite du site agroforestier, permettant d’évaluer les activités en cours, d’échanger sur les bonnes pratiques et d’identifier des pistes d’amélioration pour renforcer l’impact sur le terrain. À travers cette mission, le GTCRR Mongala réaffirme son engagement à soutenir les initiatives communautaires et les structures locales, en misant sur le partage d’expériences, la montée en compétences et la coordination des efforts. Le CAFPIK exprime sa profonde gratitude à la coordination provinciale du GTCRR pour cette visite, symbole d’unité, de collaboration et de leadership au service du développement durable dans la province de la Mongala. Par Audry Mbala et Jedidia Bosele
Le PTBA 2026 du Projet d’appui à la société civile validé par le comité de pilotage
127 VuesKinshasa, 12 février 2026 – Le Secrétariat général à l’Environnement, au Développement durable et à la Nouvelle Économie du Climat (MEDD-NEC) a organisé, ce jeudi, la deuxième réunion du Comité de pilotage (COPIL) du projet « Appui de la société civile pour le suivi décentralisé des projets et programmes REDD+ en RDC (SC-REDD) ». Le Fonds national REDD+ (FONAREDD), principal bailleur du projet, y a pris part en qualité de membre votant. Les travaux ont porté sur plusieurs points clés : le suivi des recommandations formulées lors du premier COPIL, la présentation des réalisations enregistrées en 2025, ainsi que l’exécution budgétaire et le rapport technique associé. Les membres ont également examiné le Plan de travail et budget annuel (PTBA) 2026 en vue de sa validation, les modalités institutionnelles et opérationnelles, la stratégie de communication et le dispositif de suivi-évaluation, avant d’arrêter le principe de la prochaine réunion. Au terme des échanges, le COPIL a validé officiellement le PTBA 2026, renforçant ainsi la planification opérationnelle du projet pour l’année en cours. Cette validation constitue une étape importante pour assurer une mise en œuvre structurée, conforme aux priorités nationales et alignée sur les exigences de gouvernance REDD+. S’exprimant au nom du Fonds, M. Bavon N’Sa Mputu Elima, Secrétaire exécutif national du FONAREDD, a souligné l’importance d’accélérer la mise en œuvre : « La validation du PTBA 2026 marque une étape déterminante pour garantir une mise en œuvre structurée et transparente du projet. Il importe d’accélérer les activités prévues, de renforcer les capacités des acteurs et d’assurer la cohérence des indicateurs, afin que les financements mobilisés produisent des résultats concrets et crédibles au bénéfice des communautés. Le FONAREDD restera pleinement engagé pour accompagner ce processus. » Pour mémoire, ce projet financé par le FONAREDD sur fonds CAFI vise notamment à renforcer la gouvernance et les opérations internes du GTCR-R, à accroître l’influence de la société civile dans les processus REDD+ aux niveaux national, provincial et local, et à contribuer à une mise en œuvre plus efficace, équitable et mieux informée des initiatives REDD+ en République démocratique du Congo. Ces objectifs s’inscrivent dans le dispositif national d’appui à la société civile pour la gouvernance REDD+, en consolidant son rôle en matière de transparence, de suivi et de redevabilité. La date de la prochaine réunion du Comité de pilotage sera communiquée ultérieurement par le Secrétariat général à l’Environnement, conformément aux procédures établies. lire l’article aussi sur : https://fonaredd-rdc.org/projet-dappui-a-la-societe-civile-le-ptba-2026-valide-lors-de-la-deuxieme-reunion-du-comite-de-pilotage/
Finance climat en RDC : financements extérieurs, opportunité ou piège de dépendance ?
194 VuesIl est nécessaire de rappeler une vérité essentielle : les financements extérieurs ne sont ni automatiques ni obligatoires. Ils ne constituent pas une politique publique, encore moins un dû. Un État sérieux doit disposer de structures destinées à accompagner les citoyens vers l’autonomie et la prise en charge de leurs besoins. Lorsque ces mécanismes sont insuffisants ou absents, les ressources internes ne suffisent pas à couvrir les coûts élevés de l’adaptation. Les financements extérieurs présentent des risques importants de dépendance et de conditionnalité pour un État : Risques de dépendance Affaiblissement de la souveraineté budgétaire : si une grande partie des projets climatiques dépend de financements extérieurs, l’État peut perdre sa capacité à définir ses propres priorités. Vulnérabilité aux fluctuations : les financements internationaux ne sont pas toujours stables. Des changements politiques ou économiques chez les bailleurs peuvent interrompre ou réduire les flux. Effet d’éviction : les ressources locales peuvent être négligées, car les acteurs nationaux comptent trop sur les bailleurs étrangers. Perte de crédibilité interne : une dépendance excessive peut donner l’impression que les politiques climatiques sont imposées de l’extérieur plutôt que portées par la société nationale. Risques de conditionnalité Imposition de réformes : les bailleurs peuvent exiger des réformes institutionnelles ou économiques qui ne correspondent pas toujours aux réalités locales. Priorités externes : les financements sont souvent orientés vers les thématiques qui intéressent les donateurs (p. ex. carbone forestier, énergies renouvelables) plutôt que vers les besoins immédiats des populations (adaptation agricole, résilience communautaire). Complexité administrative : les conditionnalités incluent souvent des exigences de reporting, d’audit et de conformité qui mobilisent beaucoup de ressources humaines et financières. Risques d’inégalités : les conditionnalités peuvent favoriser certaines régions ou acteurs (grandes ONG, institutions centrales) au détriment des communautés locales. Conclusion Un État doit trouver un équilibre : Maximiser les opportunités offertes par les financements extérieurs (accès à des ressources, technologies, expertise). Réduire la dépendance en mobilisant davantage de financements domestiques (taxes carbone, budgets nationaux, partenariats public-privé). Négocier les conditionnalités pour qu’elles soient adaptées au contexte local et qu’elles renforcent la gouvernance plutôt que de la fragiliser. Par Guy Kajemba / Coordonnateur National du GTCRR
Échange et consultation sur l’Initiative PSE RDC entre préoccupations opérationnelles de OSCE et clarification de CAFI
183 VuesUne réunion de consultation s’est tenue ce samedi 7 février à Kinshasa, au siège de la coordination nationale du GTCRR. Cette rencontre a réuni les organisations de la société civile environnementale (OSCE), représentées par le Groupe de Travail Climat Redd+ Rénové (GTCRR), et le secrétariat de l’Initiative pour la Forêt de l’Afrique Centrale (CAFI). Messieurs Jules Katubadi et Chadrack Kafuti, représentants du secrétariat de CAFI, ont échangé avec les participants dans un climat de discussions vives. Les échanges ont porté sur : Les mécanismes et outils de Paiements pour Services Environnementaux (PSE) ; Les politiques de programmation budgétaire et de performance adoptées par CAFI ; L’accès des ONG nationales aux financements de l’initiative. Plusieurs recommandations ont été formulées pour faire progresser et améliorer le cadre programmatique de CAFI en RDC, en tenant compte des réalités socio-géographiques et structurelles locales liées aux PSE. Les OSCE espèrent instaurer un climat de coopération équitable, participative, juste et inclusive. Toutefois, une position commune des organisations membre du GTCRR est attendue la semaine prochaine, en vue de lever toutes les ambiguïtés relatives à ces processus PSE. par audry Mbal
RDC : des consultations provinciales pour une Politique forestière nationale inclusive et durable
234 VuesLa République démocratique du Congo franchit une étape décisive dans l’élaboration de sa Politique Forestière Nationale (PFN) à travers une vaste série de consultations provinciales organisées en ce mois de janvier 2026. Conduites par le Groupe de Travail Climat REDD+ Rénové (GTCRR) en collaboration avec le Conseil pour la défense environnementale par la légalité et la traçabilité (CODELT), grâce à l’appui financier du European Forest Institute (EFI). Ces consultations traduisent une volonté affirmée de bâtir une politique forestière inclusive, ancrée dans les réalités locales et respectueuse des droits des communautés. Des consultants déployées notamment dans les provinces de la Lomami, du Lualaba, du Mai-Ndombe, de la Mongala, de l’Équateur et du Sud-Ubangi dans la semaine du 19 au 25 janviers. Ces assises ont réuni autorités provinciales, organisations de la société civile, experts sectoriels, communautés locales et peuples autochtones pygmées. Leur objectif commun : recueillir des analyses, avis et recommandations afin d’enrichir le document de la PFN et garantir une gestion durable des ressources forestières, protectrice de la biodiversité et bénéfique pour les populations. À travers des ateliers participatifs, des travaux en groupes thématiques et des restitutions collectives, les acteurs provinciaux ont pu exprimer leurs priorités, identifier les défis spécifiques à leurs provinces et proposer des pistes de solutions adaptées. Cette dynamique a permis de renforcer l’appropriation locale du processus et de consolider le principe de gouvernance forestière participative sous l’égide des coordinations provinciales du GTCRR. Au total, 11 provinces prévues sont déjà couvert sur les 26 que compte le pays et constituent une phase clé du processus national de réforme du secteur forestier. En les menant à terme dans un climat constructif et apaisé, le GTCRR réaffirme son engagement à promouvoir une politique forestière durable, équitable et inclusive, où les provinces jouent pleinement leur rôle dans la définition des orientations nationales pour la préservation des forêts du Bassin du Congo, patrimoine stratégique pour la RDC et pour la planète. Par audry Mbal
Transition climatique en RDC : le GTCRR mobilise la jeunesse au FOJEC5
120 VuesKinshasa, 30 octobre 2025 — Sous un ciel chargé mais porteur d’espoir, la cinquième édition du Forum des jeunes sur le climat (FOJEC5) s’est ouverte ce mercredi à Kinshasa, consacrant une fois de plus la jeunesse congolaise comme actrice centrale de la transition climatique. Organisé par la Dynamique des jeunes pour l’environnement et le développement durable (Dyjedd), l’événement a rassemblé, dans la salle Garamba, plusieurs centaines de jeunes, étudiants, activistes, entrepreneurs et experts autour des enjeux de la nouvelle économie du climat. Pendant quatre jours, du 30 octobre au 2 novembre, la capitale congolaise devient ainsi un véritable laboratoire d’idées et d’actions, où une génération déterminée refuse désormais de subir les effets du changement climatique et entend en faire un levier de transformation durable. Au cœur de cette dynamique, le Groupe de Travail Climat REDD+ Rénové (GTCRR) s’illustre comme un acteur clé de l’accompagnement, de l’encadrement et de la structuration de l’engagement des jeunes dans les politiques climatiques nationales et internationales. Dans son allocution d’ouverture, Samy Ilunga, coordonnateur de la DYJEDD (Dynamique des jeunes pour l’environnement et le développement durable), a souligné l’ambition de cette édition : « Nous voulons aider les jeunes à comprendre comment leurs actions peuvent s’imbriquer dans les politiques climatiques, la biodiversité et l’entrepreneuriat vert ». Le forum est structuré autour de panels thématiques, d’expositions de startups écologiques et d’activités culturelles mettant en lumière des initiatives locales innovantes. « Demain, les jeunes présenteront leurs projets : briquettes écologiques, foyers améliorés, pavés issus du plastique recyclé. C’est une vitrine du génie congolais au service du climat », a-t-il précisé. L’entrepreneuriat vert, encore peu connu du grand public, constitue pourtant une réponse concrète aux défis climatiques et sociaux du pays. Dans un contexte où plus de 61 % de la population congolaise a moins de 25 ans, cette approche représente une opportunité stratégique pour concilier création d’emplois, réduction des émissions de gaz à effet de serre et protection des écosystèmes. Le GTCRR, engagé depuis plusieurs années dans le plaidoyer climatique et la gouvernance forestière, œuvre justement à créer des passerelles entre ces initiatives de terrain et les cadres politiques nationaux, notamment ceux liés à la REDD+ et à la transition écologique. Cependant, au-delà de l’enthousiasme, les défis restent nombreux. Samy Ilunga a rappelé la faible représentativité des jeunes dans les espaces décisionnels internationaux, notamment lors des Conférences des Parties (COP). « Trop souvent, les décisions sont prises sans les jeunes. À la COP30, prévue à Belém, le nombre de jeunes accrédités reste largement insuffisant », a-t-il regretté. Face à ce constat, le FOJEC5, avec l’appui du GTCRR, ambitionne de servir de cadre de préparation stratégique pour une jeunesse congolaise mieux outillée, capable de porter un message crédible et structuré sur la scène internationale. Parmi les invités d’honneur, Guy Kajemba, Le coordonnateur national du GTCRR, a salué l’initiative et réaffirmé l’engagement du GTCRR aux côtés des jeunes. « C’est une activité fondamentale. La jeunesse est la flèche de tous les combats sur le changement climatique. Nous devons l’accompagner et l’appuyer », a-t-il déclaré. Insistant sur l’urgence d’agir, il a rappelé que « dans dix ans, ce sont les jeunes qui subiront de plein fouet les conséquences du dérèglement climatique si rien n’est fait aujourd’hui ». Pour lui, l’éducation civique et environnementale demeure un pilier essentiel : « Une jeunesse consciente et organisée peut transformer durablement la conscience collective et influencer les choix politiques ». Le FOJEC5 se tient dans un contexte national marqué par un défi majeur : concilier l’immense potentiel écologique de la RDC avec plus de 170 millions d’hectares de forêts et une économie encore fortement dépendante de l’exploitation minière et des énergies fossiles. Les échanges ont unanimement souligné que la transition énergétique et climatique du pays ne saurait réussir sans une jeunesse formée, engagée et soutenue par des mécanismes de financement adaptés. À ce titre, plusieurs intervenants, dont le GTCRR, ont plaidé pour la mise en place de fonds nationaux dédiés aux initiatives climatiques portées par les jeunes. Alors que les regards se tournent vers la COP30, le message porté par le GTCRR au FOJEC5 est sans équivoque : la jeunesse congolaise doit passer de la sensibilisation à l’action structurée et influente. « Nous ne pouvons plus nous contenter des discours. Il faut des actes concrets et une véritable prise de responsabilité collective », a insisté le coordonnateur national Guy Kajemba. Créé par la DYJEDD, membre du GTCRR ; le Forum des jeunes sur le climat (FOJEC) est une plateforme annuelle de réflexion et d’action dédiée à la participation des jeunes aux politiques climatiques et à la promotion des métiers verts. L’édition 2025, placée sous le thème « Jeunesse, climat, biodiversité et entrepreneuriat vert », réunit plus de 100 participants. Avec l’appui stratégique du GTCRR, le FOJEC5 s’affirme plus que jamais comme un espace de construction d’une relève climatique consciente, compétente et engagée pour l’avenir de la RDC. Par audry Mbal
Dénonciation et mise en garde des organisations de la société civile environnementale de la République Démocratique du Congo réunies au sein du Groupe de Travail Climat Redd Rénové (GTCR-R) aux chancelleries des 27 Pays Membres de l’Union Européenne
1 720 VuesLes organisations de la société civile environnementale de la République Démocratique du Congo sont fortement convaincues que pour briser le lien entre l’extraction des ressources naturelles et les conflits à l’Est de leur pays, l’Union Européenne devrait procéder selon une démarche holistique qui prend avant tout en compte la première cause du problème qui n’est autre que la convoitise des ressources naturelles de la République Démocratique du Congo par le Rwanda et les pays qui l’appuient pour maintenir l’instabilité dans la partie Est de la RDC et ainsi ouvrir des fenêtres de pillages systématiques et à souhait de nos ressources précieuses. Fort de cette situation, les organisations de la société civile environnementale de la République Démocratique du Congo appellent l’Union européenne au respect strict de l’intégrité territoriale de la RDC. Elles réitèrent leur attachement le plus farouche à la souveraineté nationale de leur pays et s’opposent mordicus à toutes tentatives, d’où qu’elles viennent et par qui elles viennent, ayant pour fin de balkaniser ce beau et riche pays que le Créateur a donné au peuple congolais sans qu’il ne le lui demande. La société civile environnementale de la République Démocratique du Congo met en garde la France et la Pologne pour la politique de l’Autruche qu’elles pratiquent pour déstabiliser la République Démocratique du Congo. La société civile environnementale de la République Démocratique du Congo salue la décision courageuse des États-Unis du 24 février 2024 rendue publique par la porte-parole du département d’Etat Lacy Tamlyn de cesser de soutenir militairement le Rwanda et de ne plus lui fournir des armes ni d’équipements. Cependant, elle encourage les mêmes États-Unis à s’abstenir d’utiliser la Pologne, membre de l’Otan, pour ravitailler le Rwanda en arsenal de guerre, après avoir renforcé militairement ce Pays dans le contexte de la Guerre Russie-Ukraine. Toutes choses considérées, les organisations de la société civile environnementale de la République Démocratique du Congo recommandent à l’Union Européenne de : Pour les organisations de la société civile environnementale Cliquez pour télécharger l’inégalité de la déclaration en pdf
Réformes foncières : la société civile environnementale prépare sa réponse aux parlementaires
1 610 VuesKinshasa, 9 décembre 2022 (ACP).- Les organisations de la société civile environnementale de la RDC se sont réunies jeudi, à Kinshasa, autour du réseau Groupe de travail climat redd+ rénové (GTCRR), pour préparer leur réponse aux observations des parlementaires sur les réformes foncières. « L’objectif principal de cet atelier de réflexion est de contribuer à l’analyse portant sur les réformes en cours, plus spécifiquement celles du foncier, de procéder à une analyse autour des observations des parlementaires sur le texte venu du Parlement et de formuler des commentaires à l’endroit de la chambre basse », a précisé la chargée des programmes du GTCRR, Igerha Bampa. Elle a souligné que cet atelier fait suite à l’analyse issue de la chambre basse du parlement sur la loi portant principes fondamentaux des biens immobiliers. « La République démocratique du Congo est le premier pays ayant le plus grand massif forestier dans le bassin du Congo et le deuxième bassin forestier le plus important au niveau mondial après celui de l’Amazoni, contribuant ainsi à l’équilibre climat tant au niveau global que local », a-t-elle relevé. Pour préserver ses forêts et garantir à sa population d’en jouir le plus rationnellement et durablement possible, a-t-elle ajouté, la RDC s’est engagée depuis 2009 dans le processus de réduction des émissions de gaz à effets de serre dues à la déforestation et à la dégradation (REDD+) qui, pour sa mise en œuvre, a nécessité de nombreuses réformes parmi lesquelles celle de la loi foncière. » Au regard des conflits de superposition d’usage observés et d’un besoin d’arbitrage entre les différents secteurs usagers de l’espace, la promulgation des deux textes ayant trait à la planification des terres est très attendue par la majorité des acteurs dont les organisations de la société civile environnementale spécialisées dans l’accompagnement des communautés locales et des peuples autochtones réunis autour du GTCRR « , a renchéri Mme Bampa. ACP/Kayu/MMC