Le 17 septembre 2026, le Groupe de Travail Climat REDD+ Rénové (GTCRR) a réuni les membres de son Groupe Thématique Genre et Inclusion Sociale à la coordination nationale à Kinshasa. Cette rencontre stratégique visait à actualiser la politique Genre, Équité et Inclusion Sociale (GESI) de l’organisation, afin de mieux intégrer les droits des femmes, des jeunes et des Peuples Autochtones dans les initiatives de gouvernance forestière et de justice climatique en République Démocratique du Congo (RDC). Vers une politique GESI actualisée au GTCRR : contexte, enjeux et objectifs Conscient de l’importance de l’intégration du genre dans ses interventions, le GTCRR s’est doté d’une politique genre. Toutefois, l’évolution du contexte institutionnel, social, économique et climatique, ainsi que l’émergence de nouveaux enjeux liés à l’inclusion et à la résilience, ont rendu nécessaire son actualisation. L’objectif général de cet atelier était de réunir les experts du GT Genre et Inclusion Sociale pour apporter des analyses approfondies sur le document de politique genre. Il s’agissait de permettre au GTCRR de disposer d’un cadre de référence actualisé, opérationnel et cohérent, lui permettant de mieux intégrer l’égalité de genre et l’inclusion dans ses actions en faveur d’un développement durable et résilient face aux changements climatiques. Spécifiquement, les participants devaient actualiser le document de politique genre, prendre connaissance du draft de l’analyse GESI et formuler des recommandations pour enrichir ce document. L’atelier a été organisé selon une approche participative, inclusive et orientée vers les résultats. La stratégie Genre actuelle du GTCRR avait été mise à la disposition des participants à l’avance pour leur permettre de préparer leurs contributions. Une analyse approfondie des livrables GESI Deux consultantes de CIFOR ont animé des exposés sur l’analyse genre. Madame Dora a présenté les livrables 1 et 2. Le premier livrable portait sur le Diagnostic organisationnel du GTCRR et les pistes stratégiques d’amélioration, dans le cadre du Projet « Appui de la société civile pour le suivi décentralisé des projets et programmes REDD+ en RDC » (SC-REDD). Il s’agissait d’analyser les outils et mécanismes organisationnels, de comprendre les perceptions des acteurs et d’identifier les problèmes systémiques. Le second livrable a porté sur les innovations des organisations membres en matière d’inclusion sociale, documentant les pratiques formelles et informelles pour renforcer la participation. Madame Louise a ensuite présenté les livrables 3 et 4, portant sur l’analyse de l’intégration de l’égalité de genre et de l’inclusion sociale (GESI) dans les cadres politiques, juridiques et stratégiques liés à la REDD+ en RDC. L’étude a examiné la participation des femmes, des jeunes et des Peuples Autochtones (PA) dans les processus décisionnels, leur accès aux bénéfices des programmes REDD+, les mécanismes de recevabilité et les dispositifs de sauvegarde sociale. Les échanges ont permis de recueillir les contributions des membres pour enrichir l’analyse. Après les exposés, des discussions ont mis en lumière l’engagement des acteurs pour une meilleure prise en compte du genre dans les politiques climatiques. « L’actualisation de notre politique genre n’est pas un simple exercice de style, c’est une nécessité pour garantir que nos actions sur le terrain profitent équitablement aux femmes, aux jeunes et aux peuples autochtones », a déclaré Madame Patience BONDJEMBO, Team Leader du GT Genre et Inclusion Sociale. Politique GESI au GTCRR : recommandations stratégiques et plan d’action ambitieux à l’horizon 2031 À l’issue des travaux de groupe, les participants ont formulé des recommandations pour transformer la politique genre du GTCRR en un outil pratique et opérationnel. Celles-ci portent sur l’intégration des principes d’égalité, d’équité, de non-discrimination et d’inclusion sociale ; la collecte de données ventilées ; le renforcement de la participation des femmes, des jeunes, des Peuples Autochtones et des communautés locales ; l’intégration d’indicateurs GESI dans le suivi-évaluation ; la mobilisation de ressources financières dédiées et la budgétisation du GT GESI ; le renforcement des capacités des membres ; la mise en place d’un suivi périodique ; et le déploiement d’une task force genre dans toutes les provinces. Le plan d’action adopté prévoit notamment 60 ateliers de formation d’ici 2031, 4 émissions de sensibilisation par an, un seuil de 30 % de représentation des femmes, jeunes, personnes vivant avec handicap et Peuples Autochtones pygmées dans les organes de décision, ainsi que la révision des textes réglementaires et la traduction des textes juridiques en langues locales. La réunion du Groupe Thématique Genre et Inclusion Sociale a constitué une étape importante dans le processus d’actualisation de la politique genre du GTCRR. Elle a permis de créer un espace d’échange entre experts, d’examiner le document existant et de recueillir des recommandations pertinentes. La finalisation, la validation et la diffusion de cette politique actualisée permettront au GTCRR de renforcer son action en faveur d’un développement durable, inclusif et résilient face aux changements climatiques. Par Audry Mbala 135 Vues
ÉCHOS DU GTCRR — Numéro Spécial Premier Semestre 2026
📖 À lire et à télécharger : le nouveau magazine du GTCRR Consolider les acquis, renforcer la gouvernance et sécuriser les droits : un cap décisif pour les forêts et les communautés locales et les peuples autochtones pygmées de la RDC. Durant ce premier semestre 2026, la République Démocratique du Congo a franchi une étape cruciale dans la refonte de son architecture environnementale et forestière. Ce numéro retrace les combats, avancées et perspectives du GTCRR : consultations provinciales, Politique Forestière Nationale, révision du Code Forestier, finance climat, marché carbone, PSE, CAVRE/ERPA, gouvernance interne, genre et suivi-évaluation REDD+. Ensemble, poursuivons la mobilisation pour des forêts vivantes et des communautés dignes. Télécharger le magazine complet en PDF : Version 39 méga https://gtcrr.org/wp-content/uploads/2026/09/MAG-GTCRR-S1-Y26.pdf Version 28 méga compressée https://gtcrr.org/wp-content/uploads/2026/09/MAG-GTCRR-S1-Y26-lite.pdf Version 5 méga très compressée https://gtcrr.org/wp-content/uploads/2026/09/MAG-GTCRR-S1-Y26-lite-max.pdf Ce magazine est réalisé grâce au projet SC-REDD « Appui à la société civile pour le suivi décentralisé des projets et programmes REDD+ en RDC », financé par CAFI via le FONAREDD, avec l’appui technique du CIFOR. 772 Vues
Suivi au Kwilu : Le GTCRR évalue les impacts du PSFD et alerte sur la durabilité économique
Du 27 au 28 août 2026, une équipe du Groupe de Travail Climat REDD+ Rénové (GTCRR), en collaboration avec le CIFOR et le FONAREDD, a mené une mission d’évaluation du Programme d’Appui à la Mise en Valeur Durable des Savanes et Forêts Dégradées (PSFD) dans la province du Kwilu. Cette évaluation vise à mesurer les impacts socio-économiques et environnementaux du projet sur les communautés locales et à formuler des recommandations pour la pérennité des acquis face aux défis de la REDD+ RDC. Contexte et Objectifs Financé par l’Initiative pour les Forêts d’Afrique centrale (CAFI) via le FONAREDD, et mis en œuvre par l’Agence française de développement (AFD) en partenariat avec le ministère de l’Agriculture, de la Pêche et de l’Élevage (MAPE), le PSFD a pour ambition de transformer l’agriculture familiale en une activité durable. L’objectif général est de réduire la pression sur les forêts primaires en promouvant l’agroforesterie et en stabilisant le couvert forestier d’ici 2030. La mission du GTCRR s’inscrit dans une dynamique de gouvernance forestière participative, visant à évaluer l’appropriation des pratiques durables par les communautés et à identifier les facteurs de fragilisation. Approche de la mission L’équipe s’est déployée sur plusieurs sites clés, débutant à Kikwit par une réunion de travail avec le bureau du projet. Les échanges se sont ensuite poursuivis dans le territoire de Gungu, sur le site agroforestier de 9 hectares de l’Alliance Productive FOPAD à Loano, avant de se rendre dans le territoire de Bulungu. Là, l’équipe de la mission a visité la pépinière de palmiers à huile de l’Alliance Productive APM à Mbalaka, les palmeraies de 8 hectares à Vanda, ainsi que l’usine de transformation de l’opérateur économique PEVAC. La méthodologie a reposé sur une approche qualitative par triangulation d’informations. Les entretiens structurés, les focus groups et l’observation directe des plantations d’acacias et de palmiers ont permis de croiser les témoignages des producteurs avec les données du projet. Malgré des contraintes logistiques liées à l’état des routes et à la disponibilité des producteurs, l’équipe a privilégié la discussion collective pour dégager des consensus sur les constats majeurs, intégrant les jeunes et les femmes dans les échanges. Les acquis et inquiétudes communautaires Les communautés bénéficiaires expriment une satisfaction globale, attribuant une note de 7,5/10 au projet (7/10 pour FOPAD à Loano et 8/10 pour APM à Mbalaka et Vanda). Cette appréciation salue les compétences techniques acquises et la revitalisation des paysages. Cependant, une inquiétude grandissante se fait entendre face à l’absence de retombées financières immédiates. « Nous avons appris à enfouir le Tithonia et à associer le maïs au manioc, ce qui nous a nourris pendant deux ans. Mais aujourd’hui, nous devons attendre sept ans pour que les acacias puise nous servir à produire du charbon, et sans revenus réguliers, il est difficile de garder la motivation », confie un producteur de l’Alliance Productive FOPAD à Loano. À Vanda, les communautés se heurtent également à des conflits d’usage des terres, la compétition racinaire des palmiers à huile rendant impossible la culture du manioc après la deuxième année. Résultats et Impacts Le suivi terrain met en évidence des avancées techniques indéniables, mais aussi des fragilités structurelles qui menacent la pérennité du projet. Adoption massive de l’agroforesterie : Les producteurs maîtrisent désormais l’enfouissement de la Tithonia diversifolia comme engrais vert et les associations culturales. L’entretien des plantations d’acacias et de palmiers à huile est autonome. Restauration écologique tangible : Le retour de la biodiversité est remarquable, avec l’apparition d’abeilles dans les plantations d’acacias et la récolte de chenilles, sources de protéines. La régénération naturelle s’intensifie grâce à la dissémination d’espèces locales par les oiseaux. Fragilité économique et menaces : L’absence de revenus intermédiaires durant le cycle de croissance (5 à 7 ans) constitue le principal facteur de démotivation. De plus, des incendies criminels ont ravagé la majorité des plantations de cacaoyers, freinant l’enthousiasme pour cette filière, bien que les acacias résistent mieux aux feux. Gouvernance et inclusion : L’absence de planification territoriale formelle (CLD et PSAT) limite la gouvernance locale. Les femmes, bien qu’actives, font face à des contraintes culturelles restreignant leur accès aux bénéfices économiques, et les jeunes restent sous-représentés dans les instances de décision. Conclusion Pour consolider ces acquis et garantir une transition écologique juste, trois priorités de plaidoyer ont été dégagé. Il est impératif de sécuriser les débouchés commerciaux pour le charbon et l’huile de palme, de renforcer la visibilité du projet par l’installation de panneaux signalétiques et le recrutement d’un chargé de communication, et enfin, de mettre en place des activités alternatives génératrices de revenus (apiculture, briquettes écologiques, semences améliorées) pour soutenir les communautés durant la période d’attente. La pérennité du PSFD dépendra de la capacité des acteurs à structurer la chaîne de valeur et à maintenir un accompagnement technique et commercial après la phase de mise en œuvre. Quelque photos Par Audry Mbala 61 Vues
Durabilité post-projet : Le GTCRR évalue les acquis du PIREDD-Kwilu un an après sa clôture
Du 24 au 26 août 2026, le Groupe de Travail Climat REDD+ Rénové (GTCRR), en collaboration avec le CIFOR et le FONAREDD, a mené une mission de suivi post-projet dans les territoires de Bulungu et Gungu, dans la province du Kwilu. Cette évaluation, réalisée un an après la fin du Programme Intégré REDD+ (PIREDD-Kwilu), visait à apprécier la pérennité des acquis économiques, environnementaux et institutionnels engendrés par le programme, financé par la CAFI et exécuté par la JICA de 2019 à 2025. Pourquoi le suivi du PIREDD Kwilu Le PIREDD-Kwilu a été mis en œuvre pendant six ans avec un double objectif : réduire la déforestation et la dégradation des forêts tout en améliorant les conditions de vie des communautés locales. Pour ce faire, le programme a déployé une approche intégrée combinant agroforesterie, apiculture, jardins de case et renforcement de la gouvernance locale à travers les Comités Locaux de Développement (CLD) et les Plans Simples d’Aménagement du Territoire (PSAT). La clôture du programme en 2025 a soulevé une question centrale : les changements induits par le projet sont-ils durables sans l’appui extérieur ? C’était l’enjeu de cette mission de suivi, qui a cherché à identifier les activités poursuivies de manière autonome, les acquis fragilisés et les facteurs expliquant ces évolutions. Une approche participative axée sur les réalités du terrain La mission s’est appuyée sur une méthodologie qualitative et participative, privilégiant l’écoute des communautés. L’équipe, composée d’experts du CIFOR, FONAREDD et GTCRR, a sillonné les villages de Kikasa Nzundu, Camp Bulungu, Ngondo et la Ferme Keba Ngondo. L’approche a consisté à trianguler les informations issues de discussions de groupe (focus groups), d’entretiens avec des informateurs clés (membres des CLD, autorités locales, femmes et jeunes) et d’observations directes sur le terrain. Appréciations des bénéficiaires sur le terrain Les communautés ont exprimé une satisfaction globale, illustrée par une note moyenne de 8/10 quant à la contribution du projet à l’amélioration des conditions socio-économique et environnementale. Un membre du CLD de Ngondo témoigne de la continuité des efforts malgré la fin du projet : « Le projet est parti quelques mois après qu’on a mis les semis dans les sols. Nos arbres ont une année et quelques mois, or le projet a clôturé, ça fait une année déjà. Mais nous, on a continué à entretenir les arbres et vous pouvez voir aujourd’hui que le travail évolue très bien ». Ce témoignage illustre l’appropriation communautaire. Un autre bénéficiaire, le responsable de la ferme Keba Ngondo, souligne l’impact durable : « J’ai capitalisé les acquis du projet PIREDD-Kwilu et, aujourd’hui, j’ai étendu mes plantations sur de nombreux hectares supplémentaires. Je crée de l’emploi au sein de la communauté en engageant des personnes pour entretenir mes plantations, et je ne peux que remercier le projet ». Constats et Impacts un an après L’évaluation révèle une situation contrastée. Si certains acquis sont solidement ancrés, d’autres montrent des signes de fragilité. Agroforesterie et moyens de subsistance : L’agroforesterie, l’apiculture et les jardins de case ont continué à produire des effets positifs. La production de manioc a grimpé par ménage, illustrant une amélioration tangible des conditions de vie. Environnement et biodiversité : Les plantations d’acacias ont favorisé le retour de la faune, notamment des antilopes et l’apparition de plantes médicinales. Cependant, la pression sur les ressources forestières persiste, alimentée par le charbonnage, la coupe de bois et les feux de brousse. Gouvernance locale : Les CLD continuent de jouer un rôle de concertation, mais leur dynamisme est variable. Défis et inégalités : La durabilité dépend fortement des moyens de production. Les ménages disposant de main-d’œuvre et d’intrants ont mieux préservé leurs acquis, créant un risque de disparités croissantes au sein des communautés. Priorités de Plaidoyer et Recommandations Face à ces constats, trois priorités de plaidoyer pour la société civile environnementale : Consolider l’agroforesterie et les moyens de subsistance durables Redynamiser les CLD et renforcer la gouvernance locale Pérenniser les acquis environnementaux en renforçant les mécanismes communautaires de surveillance, de lutter contre les feux de brousse et de développer des alternatives économiques Le FONARED, CIFOR et GTCRR recommande également aux bailleurs et partenaires techniques de soutenir des mécanismes de consolidation post-projet ciblés et de mettre en synergie les interventions des projets actifs dans la zone (PFSD, PIFORES, AVENIR) pour un impact durable. La mission de suivi a démontré que le PIREDD-Kwilu a semé des graines de changement durable. L’appropriation des pratiques agroforestières et l’amélioration des moyens de subsistance sont des réussites indéniables. Cependant, la pérennité de ces acquis dépendra de la capacité des communautés, des CLD et des autorités locales à consolider ces résultats et à réduire progressivement leur dépendance à l’appui extérieur. Quelques photos Par Audry Mbala 99 Vues
Le GTCRR outille les OSC du Kwilu et du Kwango sur le suivi-évaluation
Du 20 août au 3 septembre 2026, le Groupe de Travail Climat REDD+ Rénové (GTCRR), en collaboration avec le Centre de recherche forestière internationale (CIFOR) et le Fonds National REDD+ (FONAREDD), a organisé deux missions de renforcement des capacités en suivi-évaluation et en communication à Kikwit (Kwilu) et à Kenge (Kwango). Ces ateliers ont permis de former plus de 70 organisations de la société civile environnementale membre du GTCRR, renforçant ainsi leur rôle d’observateur indépendant des projets REDD+. Ceci a été rendu possible dans le cadre du projet d’appui à la Société Civile pour le suivi décentralisé des projets et programmes REDD+ (SC REDD), le GTCRR a poursui son engagement pour une gouvernance forestière transparente et inclusive. Les provinces du Kwilu, couverte par le Programme Intégré REDD+ (PIREDD-Kwilu) financé par la JICA et le FONAREDD/CAFI depuis 2019, et du Kwango, candidate au programme PIFOREST et bénéficiaire de financements du Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM), constituaient des cibles stratégiques de cette mission. L’objectif principal était de renforcer les capacités des organisations membres du GTCRR en suivi-évaluation et en communication. Une formation participative et inclusive à Kikwit Dans le cadre du projet SC-REDD+, les experts du CIFOR, FONAREDD et du GTCRR, ont organisé deux ateliers de renforcement des capacités en suivi-évaluation et en communication. Le premier s’est ouvert le 21 août 2026 à Kikwit, en présence de Madame Charlotte Lula Musuy, maire de la ville, qui a salué l’engagement du GTCRR et rappelé le rôle crucial de la société civile dans la sensibilisation communautaire. M. André Musafiri, officier du projet SC-REDD et expert en suivi-évaluation à la FONAREDD, a présenté le portefeuille de millions de dollars géré par le Fonds National REDD+ et l’importance d’un observateur indépendant pour garantir l’impact réel des investissements. Le second atelier s’est tenu du 31 août au 2 septembre 2026 dans la salle de la Cinquantenaire à Kenge. Il a été marqué par les allocutions de M. Guy Kajemba, coordonnateur national du GTCRR, qui a rappelé le rôle de la plateforme : organiser des dialogues, assurer le suivi des PIREDD, mener des actions de plaidoyer et exercer un contrôle sur les moratoires. M. André Musafiri a souligné l’importance d’un suivi indépendant des investissements du Fonds National REDD+ par la société civile environnementale, face à l’immensité du portefeuille des financements carbones que l’État ne peut contrôler seul en temps réel. Les deux sessions de Kikwit et Kenge animée par M. David Badesire, spécialiste du CIFOR ont couvert les concepts clés du MEAL/SERA et les types de suivi (processus, performance, contexte, activités, résultats, impacts, risques, participatif), les critères d’évaluation CAD/OCDE (pertinence, efficacité, efficience, impact, durabilité, cohérence) pour le Kwilu et PIED (pertinence, cohérence, efficacité, efficience, impact, durabilité), les types d’évaluation (ex ante, baseline, mi-parcours, endline, ex post, de référence, etc.), les outils de collecte de données (KoboToolbox, cadre logique/TOC, matrice de suivi, canevas de rapportage GTCRR, Journal Engagé d’Influence). Au cours de ces ateliers, M. André Musafiri a animé des modules de formation visant à consolider les connaissances sur la REDD+, ainsi que sur la gestion et les conséquences des feux de brousse. Il a approfondi la présentation des jalons et des piliers de la REDD+, des sauvegardes de Cancún et du Consentement Libre, Informé et Préalable (CLIP). La formation a également mis en lumière le rôle clé de la société civile et du GTCRR dans le suivi des jalons de la lettre d’intention (LoI 2). La formation en communication, animée conjointement par M. Arsène Kashemwa (CIFOR) et M. Audry Mbala (GTCRR), a permis aux participants de maîtriser les techniques de planification de communication, de photographie et de vidéographie, ainsi que la rédaction journalistique à travers la pyramide inversée et la méthode des 5W/QQOQCCP. À Kenge, la troisième et dernière journée, le 2 septembre, a été consacrée à l’importance de la communication dans le changement de comportement, aux notions sur la gestion des feux de brousse, aux techniques de photographie et de vidéographie, ainsi qu’à la rédaction d’articles. Lors de ces formations, les participants ont bénéficié d’exercices pratiques et ont été répartis en groupes de travail Une visite de la coordination provinciale de Kwango Le 3 septembre 2026, la délégation conjointe composée de la FONAREDD, du CIFOR et du GTCRR National s’est rendue au siège de la coordination provinciale du GTCRR Kwango, hébergée dans les locaux de l’ONG BDC à Kenge. L’équipe a été accueillie par le coordonnateur provincial, M. Anaclet Kapaya Nlandu, accompagné de M. Mufundu Bile, comptable de la structure. Les échanges ont principalement porté sur les défis organisationnels, financiers et de gouvernance locale auxquels font face les structures membres. Les discussions ont également abordé l’accompagnement des communautés, en particulier sur les enjeux de fertilité des sols, de production agricole et de gestion durable des écosystèmes. Suivi-évaluation : des acteurs de la société civile du Kwango et du Kwilu saluent une formation qui renforce leurs capacités Au terme de ses sessions des formations en suivi et évaluation, plusieurs responsables d’organisations de la société civile ont exprimé leur satisfaction. Bernard Lukidi, PCO GTCRR Kwango, s’est dit ému par cette formation qui, selon lui, renforce les capacités en suivi et évaluation. Mme Gabrielle Kitenda, PCA de la Dynamique de la femme pour le développement du Kwango, a souligné l’apport de cette session. « Cette formation va nous aider à comprendre beaucoup de choses lorsqu’un partenaire finance un projet et que nous devons faire le suivi-évaluation. Pour savoir si le projet répond aux besoins de nos communautés. Prendre ces besoins et les transmettre au décideur. Je suis très contente », a-t-elle déclaré. Pour M. Freddy Mulongo, coordonnateur provincial du GTCRR Kwilu, le suivi-évaluation est indispensable. « Le suivi-évaluation, c’est un thermomètre et la boussole pour connaître ce qui a été fait ou pas, et pourquoi. Je suis très content de cette formation », a-t-il affirmé. Joseph Sindani, membre de l’ONG CAFEN, a insisté sur la nécessité du suivi dans les activités de la société civile. « Nous avons compris que le suivi-évaluation est très
Suivi REDD+ : Le GTCRR-RDC renforce les capacités de ses OSC membres en suivi-évaluation à Kinshasa
Kinshasa du 4 au 5 juin 2026 – Le Groupe de Travail Climat REDD+ Rénové (GTCRR) a organisé une formation intensive à l’intention de ses organisations membres. Soutenue par le Centre de Recherche Forestière Internationale (CIFOR) et financée par CAFI-FONAREDD, cette initiative visait à outiller les acteurs locaux pour un suivi décentralisé, crédible et durable des projets REDD+ à travers toute la République Démocratique du Congo. Une réponse aux défis du suivi climatique Face à l’importance croissante des mécanismes REDD+ pour la lutte contre le changement climatique, la RDC doit s’appuyer sur une société civile compétente et organisée. Le projet SC-REDD (Projet d’Appui à la Société Civile pour un Suivi Décentralisé), piloté par le GTCRR en partenariat avec CIFOR, répond à ce besoin crucial. Cette formation visait aussi de permettre aux OSC membre de : Maîtriser les outils de suivi-évaluationspécifiques au processus REDD+ en RDC. S’approprier les mécanismes de gouvernance, notamment l’outil « Où en sommes-nous » développé par CIFOR. Intégrer les normes internationalescomme les jalons REDD+ et les principes de l’Accord de Cancun. Comprendre les politiques de sauvegardeet les mécanismes de gestion des plaintes pour un suivi éthique et inclusif. Une approche participative au service de l’apprentissage Pendant deux jours, la salle Mgr Muzihirwa du cercle culturel Boboto s’est transformée en un espace dynamique d’échanges et de construction collective. Plus de 34 OSC, représentant un large éventail d’acteurs (hommes, femmes et jeunes), ont participé à ces assises. Une méthodologie interactive et pratique Loin d’un cours magistral, la formation a adopté une méthodologie résolument participative. Les participants ont été divisés en groupe pour des travaux, suivis de restitutions en plénière. Des exercices pratiques et des évaluations quotidiennes ont permis de mesurer les progrès et d’ajuster les apprentissages en temps réel. Cette approche a favorisé l’implication active de chacun. Des retours enthousiastes L’impact de cette formation se mesure avant tout à travers les retours enthousiastes des participants, qui repartent avec des compétences concrètes. Pour le formateur ; M. David Badesire Willy, Spécialiste Suivi-Évaluation, CIFOR. « Cette activité vise à doter les membres du GTCRR d’une compréhension commune des outils de suivi. L’enjeu est de taille : il s’agit de réaliser des suivis indépendants, basés sur des données fiables, pour que la coordination nationale puisse mener des plaidoyers solides au niveau international. Nous devons donner une voix à la RDC, mais une voix qui s’appuie sur des preuves tangibles du terrain. » « Vraiment, nous sommes très heureux de suivre cette formation, qui a encore ajouté une plus-value à ce que nous avons toujours cherché à voir dans le cadre de nos activités au sein du GTCRR. Nous remercions également les partenaires du CIFOR, qui ont présenté des outils très, très, très importants. » Rigobert Mola, CAPID. « Durant cette formation, nous avons appris les étapes du suivi-évaluation, car c’est vraiment important dans nos ONG. J’ai aussi appris, au cours de cette formation, comment rédiger un bon rapport » Christelle Muamba, OGF. Un engagement renforcé pour la transparence Cette initiative marque une progression décisive pour la société civile de Kinshasa. Les OSC membres du GTCRR s’engagent désormais à devenir des acteurs clés du suivi, du plaidoyer et de la transparence dans le processus REDD+. Leur objectif est clair : faire entendre la voix des communautés locales sur la scène nationale et internationale, en s’appuyant sur des données rigoureuses et une expertise reconnue. Par Audry Mbal 1 007 Vues
Renforcement des OSC en communication : Le GTCRR outille plus de 30 organisations pour un suivi REDD+ plus efficace à Kinshasa
Kinshasa, 6 juin 2026 – Dans le cadre du projet d’appui à la société civile pour un suivi décentralisé des projets/programmes REDD+ (SC-REDD), plus de 30 organisations membres du Groupe de Travail Climat REDD+ Rénové (GTCRR) participent à un atelier de renforcement de capacités en communication. Soutenue techniquement par le Centre de Recherche Forestière Internationale (CIFOR) et financée par le Fonds CAFI-FONAREDD, cette initiative vise à faire des OSC des acteurs crédibles et influents dans leur communication. Le projet SC-REDD, d’une durée de trois ans, est actuellement déployé dans 21 provinces, avec une extension prévue à l’ensemble des 26 provinces du pays. Son ambition est de permettre au réseau GTCRR de jouer pleinement son rôle d’observateur, de lanceur d’alerte et d’acteur de plaidoyer auprès des décideurs. Face à l’urgence climatique, il est essentiel que les OSC locales maîtrisent les outils de communication pour informer les communautés, documenter les impacts des projets REDD+ et assurer une redevabilité effective. Cette formation répond précisément à ce besoin en dotant les participants des compétences nécessaires pour améliorer la qualité de leurs rapports et renforcer leur interaction avec les populations locales. UNE APPROCHE PRATIQUE ET PARTICIPATIVE Sous la houlette de Monsieur Arsène Kashemwa, expert en communication du CIFOR pour la RDC, la session a mêlé théorie et exercices immersifs. Le programme a notamment abordé : Les fondamentaux de la communication et de la visibilité dans le cadre du projet SC-REDD ; L’impact de la communication sur le changement de comportement au sein des communautés ; Les techniques pratiques de photographie et vidéographie pour une documentation fidèle des activités de terrain ; Les règles de rédaction journalistique, avec un accent sur la méthode du « triangle inversé » pour des rapports plus percutants ; Des ateliers pratiquesd’évaluation et de mise en situation. L’accent a également été mis sur l’importance des documents de consentement, garantissant que chaque activité menée dans les communautés bénéficie d’un consensus éclairé, renforçant ainsi la confiance et la transparence dans le processus REDD+. UNE RICHESSE POUR NOTRE TRAVAIL QUOTIDIEN Jr Bowela, membre du GTCRR Kinshasa, a partagé son enthousiasme : « Nous avons bénéficié d’une formation extrêmement riche. La partie sur la communication numérique, notamment la photographie et la vidéographie, nous permettra de produire des rapports beaucoup plus viables et attestant de notre travail sur le terrain. » Pour Flavie Bengongo, du CTIDD, cette session est une véritable bouffée d’oxygène pour les missions de terrain : « La communication est essentielle pour faire comprendre le sens de nos projets aux communautés. J’ai appris des approches concrètes que je vais transmettre au sein de notre ONG. » Le GTCRR, fort de cette nouvelle dynamique, entend poursuivre son déploiement sur l’ensemble du territoire national. Prochaine étape : la duplication de cette formation dans autres provinces, afin de consolider un réseau national d’OSC compétentes et autonomes. Par audry Mbal 949 Vues