La Journée mondiale du Bonobo se tient chaque 14 février, en même temps que la Saint-Valentin, un clin d’œil à l’image d’une espèce réputée pour ses liens sociaux apaisés et son fort sens de la coopération. Cette date sert surtout à rappeler l’urgence de protéger les bonobos, grands singes propres au bassin du Congo en RDC, aujourd’hui fragilisés par la destruction de leur habitat et la pression du braconnage.
La Journée mondiale du Bonobo a commencé en 2017 (célébrée chaque 14 février). Plusieurs sources attribuent la création/impulsion de World Bonobo Day à Ashley Stone (The Bonobo Project), qui a “mené la charge” pour créer la journée du 14 février.
En 2017, la journée a aussi été reconnue officiellement via une résolution du Sénat de Californie (Valentine’s Day aussi “World Bonobo Day”).
L’African Wildlife Foundation (AWF) publie et relaie la journée (ex. article AWF du 14 février 2024), mais cet article ne dit pas qu’AWF l’a “établie”.
Voici 14 faits scientifiques et intrigants sur le bonobo (Pan paniscus) :
- C’est l’un des plus proches parents de l’humain
Avec le chimpanzé commun, le bonobo fait partie des deux espèces vivantes les plus proches de nous sur le plan évolutif. - Il n’existe à l’état sauvage qu’en RDC
Le bonobo est endémique : on le trouve naturellement uniquement dans le bassin du Congo, surtout entre les rivières Congo et Kasaï. - Une société très “centrée sur les femelles”
Les femelles forment des alliances et jouent souvent un rôle majeur dans l’accès aux ressources et la régulation des tensions. - La sexualité sert aussi à apaiser les conflits
Chez le bonobo, des comportements sexuels peuvent intervenir après une dispute ou avant un partage de nourriture, comme un “outil social” de réduction du stress. - Moins de violence létale que chez les chimpanzés
Comparés aux chimpanzés communs, les bonobos montrent en moyenne moins d’agressions extrêmes, et la cohésion sociale est souvent plus marquée. - Ils sont très “diplomates” dans les interactions
On observe fréquemment des gestes d’apaisement : rapprochement, contact, jeux sociaux — des comportements qui limitent l’escalade des tensions. - Un dimorphisme sexuel plus faible
Les mâles et les femelles ont des tailles plus proches que chez beaucoup d’autres primates, ce qui va avec une compétition physique souvent moins intense. - Ils sont très joueurs, même adultes
Le jeu n’est pas réservé aux petits : chez le bonobo, le jeu social peut rester fréquent à l’âge adulte (ce qui est plus rare chez d’autres espèces). - Leur alimentation est surtout frugivore… mais pas seulement
Ils mangent principalement des fruits, mais aussi feuilles, tiges, graines, et parfois de petites proies. - Ils peuvent partager la nourriture, même hors famille
Le partage (surtout autour de ressources convoitées) existe et peut renforcer des alliances ou des relations sociales. - Communication riche : gestes, mimiques, sons
Les bonobos combinent vocalisations et gestuelle (postures, regards, expressions faciales) pour coordonner le groupe. - Les jeunes apprennent longtemps
Comme chez l’humain, l’enfance est relativement longue : apprentissage social, règles du groupe, techniques de recherche de nourriture. - Ils peuvent montrer de l’empathie
On a observé des comportements qui ressemblent à du réconfort envers un individu stressé (contacts, proximité), ce qui intrigue beaucoup les scientifiques. - Espèce menacée par la perte d’habitat et la chasse
Le bonobo est classé en danger : fragmentation des forêts, pressions humaines, et braconnage pèsent lourdement sur ses populations.
Le GTCRR salue les efforts participatifs en faveur de la préservation des bonobos et souligne l’importance des actions locales qui préservent leur habitat naturel et respectent les droits des communautés locales et des peuples autochtones pygmées.
Dans le cadre de sa mission, le GTCRR veille au respect des droits et intérêts des communautés locales, des peuples autochtones pygmées et des autres groupes vulnérables dans les processus liés à la REDD+. Il œuvre également à la protection des écosystèmes forestiers à travers un dialogue permanent avec le Gouvernement et les autres parties prenantes, en recourant au plaidoyer, au lobbying, aux études et à la mise en œuvre de projets de développement durable.
Par Audry Mbal


