Groupe de Travail Climat Redd + Rénové

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ÉCHOS DU GTCRR — Numéro Spécial Premier Semestre 2026

Agriculture,  Aménagement du territoire,  Atelier,  Atelier/Forum,  Consultation,  Coordination Provinciale,  Énergie,  Environnement,  Flash infos,  Foncier,  Forestière,  Formation,  Genre et inclusion sociale,  Information,  Mines et Hydrocarbures,  Non classé,  Note de position,  Plaidoyer,  Projet,  REDD+

📖 À lire et à télécharger : le nouveau magazine du GTCRR Consolider les acquis, renforcer la gouvernance et sécuriser les droits : un cap décisif pour les forêts et les communautés locales et les peuples autochtones pygmées de la RDC. Durant ce premier semestre 2026, la République Démocratique du Congo a franchi une étape cruciale dans la refonte de son architecture environnementale et forestière. Ce numéro retrace les combats, avancées et perspectives du GTCRR : consultations provinciales, Politique Forestière Nationale, révision du Code Forestier, finance climat, marché carbone, PSE, CAVRE/ERPA, gouvernance interne, genre et suivi-évaluation REDD+. Ensemble, poursuivons la mobilisation pour des forêts vivantes et des communautés dignes. Télécharger le magazine complet en PDF : Version 39 méga https://gtcrr.org/wp-content/uploads/2026/09/MAG-GTCRR-S1-Y26.pdf Version 28 méga compressée https://gtcrr.org/wp-content/uploads/2026/09/MAG-GTCRR-S1-Y26-lite.pdf Version 5 méga très compressée https://gtcrr.org/wp-content/uploads/2026/09/MAG-GTCRR-S1-Y26-lite-max.pdf Ce magazine est réalisé grâce au projet SC-REDD « Appui à la société civile pour le suivi décentralisé des projets et programmes REDD+ en RDC », financé par CAFI via le FONAREDD, avec l’appui technique du CIFOR. 2 070 Vues

30 septembre 2026 / 0 Commentaire
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Suivi au Kwilu : Le GTCRR évalue les impacts du PSFD et alerte sur la durabilité économique

Consultation,  Projet,  REDD+

Du 27 au 28 août 2026, une équipe du Groupe de Travail Climat REDD+ Rénové (GTCRR), en collaboration avec le CIFOR et le FONAREDD, a mené une mission d’évaluation du Programme d’Appui à la Mise en Valeur Durable des Savanes et Forêts Dégradées (PSFD) dans la province du Kwilu. Cette évaluation vise à mesurer les impacts socio-économiques et environnementaux du projet sur les communautés locales et à formuler des recommandations pour la pérennité des acquis face aux défis de la REDD+ RDC.   Contexte et Objectifs Financé par l’Initiative pour les Forêts d’Afrique centrale (CAFI) via le FONAREDD, et mis en œuvre par l’Agence française de développement (AFD) en partenariat avec le ministère de l’Agriculture, de la Pêche et de l’Élevage (MAPE), le PSFD a pour ambition de transformer l’agriculture familiale en une activité durable. L’objectif général est de réduire la pression sur les forêts primaires en promouvant l’agroforesterie et en stabilisant le couvert forestier d’ici 2030. La mission du GTCRR s’inscrit dans une dynamique de gouvernance forestière participative, visant à évaluer l’appropriation des pratiques durables par les communautés et à identifier les facteurs de fragilisation.   Approche de la mission L’équipe s’est déployée sur plusieurs sites clés, débutant à Kikwit par une réunion de travail avec le bureau du projet. Les échanges se sont ensuite poursuivis dans le territoire de Gungu, sur le site agroforestier de 9 hectares de l’Alliance Productive FOPAD à Loano, avant de se rendre dans le territoire de Bulungu. Là, l’équipe de la mission a visité la pépinière de palmiers à huile de l’Alliance Productive APM à Mbalaka, les palmeraies de 8 hectares à Vanda, ainsi que l’usine de transformation de l’opérateur économique PEVAC. La méthodologie a reposé sur une approche qualitative par triangulation d’informations. Les entretiens structurés, les focus groups et l’observation directe des plantations d’acacias et de palmiers ont permis de croiser les témoignages des producteurs avec les données du projet. Malgré des contraintes logistiques liées à l’état des routes et à la disponibilité des producteurs, l’équipe a privilégié la discussion collective pour dégager des consensus sur les constats majeurs, intégrant les jeunes et les femmes dans les échanges.     Les acquis et inquiétudes communautaires Les communautés bénéficiaires expriment une satisfaction globale, attribuant une note de 7,5/10 au projet (7/10 pour FOPAD à Loano et 8/10 pour APM à Mbalaka et Vanda). Cette appréciation salue les compétences techniques acquises et la revitalisation des paysages. Cependant, une inquiétude grandissante se fait entendre face à l’absence de retombées financières immédiates. « Nous avons appris à enfouir le Tithonia et à associer le maïs au manioc, ce qui nous a nourris pendant deux ans. Mais aujourd’hui, nous devons attendre sept ans pour que les acacias puise nous servir à produire du charbon, et sans revenus réguliers, il est difficile de garder la motivation », confie un producteur de l’Alliance Productive FOPAD à Loano. À Vanda, les communautés se heurtent également à des conflits d’usage des terres, la compétition racinaire des palmiers à huile rendant impossible la culture du manioc après la deuxième année.   Résultats et Impacts Le suivi terrain met en évidence des avancées techniques indéniables, mais aussi des fragilités structurelles qui menacent la pérennité du projet. Adoption massive de l’agroforesterie : Les producteurs maîtrisent désormais l’enfouissement de la Tithonia diversifolia comme engrais vert et les associations culturales. L’entretien des plantations d’acacias et de palmiers à huile est autonome. Restauration écologique tangible : Le retour de la biodiversité est remarquable, avec l’apparition d’abeilles dans les plantations d’acacias et la récolte de chenilles, sources de protéines. La régénération naturelle s’intensifie grâce à la dissémination d’espèces locales par les oiseaux. Fragilité économique et menaces : L’absence de revenus intermédiaires durant le cycle de croissance (5 à 7 ans) constitue le principal facteur de démotivation. De plus, des incendies criminels ont ravagé la majorité des plantations de cacaoyers, freinant l’enthousiasme pour cette filière, bien que les acacias résistent mieux aux feux. Gouvernance et inclusion : L’absence de planification territoriale formelle (CLD et PSAT) limite la gouvernance locale. Les femmes, bien qu’actives, font face à des contraintes culturelles restreignant leur accès aux bénéfices économiques, et les jeunes restent sous-représentés dans les instances de décision.   Conclusion Pour consolider ces acquis et garantir une transition écologique juste, trois priorités de plaidoyer ont été dégagé. Il est impératif de sécuriser les débouchés commerciaux pour le charbon et l’huile de palme, de renforcer la visibilité du projet par l’installation de panneaux signalétiques et le recrutement d’un chargé de communication, et enfin, de mettre en place des activités alternatives génératrices de revenus (apiculture, briquettes écologiques, semences améliorées) pour soutenir les communautés durant la période d’attente. La pérennité du PSFD dépendra de la capacité des acteurs à structurer la chaîne de valeur et à maintenir un accompagnement technique et commercial après la phase de mise en œuvre.     Quelque photos       Par Audry Mbala 609 Vues

21 septembre 2026 / 0 Commentaire
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Durabilité post-projet : Le GTCRR évalue les acquis du PIREDD-Kwilu un an après sa clôture

Information,  REDD+

Du 24 au 26 août 2026, le Groupe de Travail Climat REDD+ Rénové (GTCRR), en collaboration avec le CIFOR et le FONAREDD, a mené une mission de suivi post-projet dans les territoires de Bulungu et Gungu, dans la province du Kwilu. Cette évaluation, réalisée un an après la fin du Programme Intégré REDD+ (PIREDD-Kwilu), visait à apprécier la pérennité des acquis économiques, environnementaux et institutionnels engendrés par le programme, financé par la CAFI et exécuté par la JICA de 2019 à 2025.   Pourquoi le suivi du PIREDD Kwilu Le PIREDD-Kwilu a été mis en œuvre pendant six ans avec un double objectif : réduire la déforestation et la dégradation des forêts tout en améliorant les conditions de vie des communautés locales. Pour ce faire, le programme a déployé une approche intégrée combinant agroforesterie, apiculture, jardins de case et renforcement de la gouvernance locale à travers les Comités Locaux de Développement (CLD) et les Plans Simples d’Aménagement du Territoire (PSAT). La clôture du programme en 2025 a soulevé une question centrale : les changements induits par le projet sont-ils durables sans l’appui extérieur ? C’était l’enjeu de cette mission de suivi, qui a cherché à identifier les activités poursuivies de manière autonome, les acquis fragilisés et les facteurs expliquant ces évolutions.   Une approche participative axée sur les réalités du terrain La mission s’est appuyée sur une méthodologie qualitative et participative, privilégiant l’écoute des communautés. L’équipe, composée d’experts du CIFOR, FONAREDD et GTCRR, a sillonné les villages de Kikasa Nzundu, Camp Bulungu, Ngondo et la Ferme Keba Ngondo. L’approche a consisté à trianguler les informations issues de discussions de groupe (focus groups), d’entretiens avec des informateurs clés (membres des CLD, autorités locales, femmes et jeunes) et d’observations directes sur le terrain.   Appréciations des bénéficiaires sur le terrain Les communautés ont exprimé une satisfaction globale, illustrée par une note moyenne de 8/10 quant à la contribution du projet à l’amélioration des conditions socio-économique et environnementale. Un membre du CLD de Ngondo témoigne de la continuité des efforts malgré la fin du projet : « Le projet est parti quelques mois après qu’on a mis les semis dans les sols. Nos arbres ont une année et quelques mois, or le projet a clôturé, ça fait une année déjà. Mais nous, on a continué à entretenir les arbres et vous pouvez voir aujourd’hui que le travail évolue très bien ». Ce témoignage illustre l’appropriation communautaire. Un autre bénéficiaire, le responsable de la ferme Keba Ngondo, souligne l’impact durable : « J’ai capitalisé les acquis du projet PIREDD-Kwilu et, aujourd’hui, j’ai étendu mes plantations sur de nombreux hectares supplémentaires. Je crée de l’emploi au sein de la communauté en engageant des personnes pour entretenir mes plantations, et je ne peux que remercier le projet ».   Constats et Impacts un an après L’évaluation révèle une situation contrastée. Si certains acquis sont solidement ancrés, d’autres montrent des signes de fragilité. Agroforesterie et moyens de subsistance : L’agroforesterie, l’apiculture et les jardins de case ont continué à produire des effets positifs. La production de manioc a grimpé par ménage, illustrant une amélioration tangible des conditions de vie. Environnement et biodiversité : Les plantations d’acacias ont favorisé le retour de la faune, notamment des antilopes et l’apparition de plantes médicinales. Cependant, la pression sur les ressources forestières persiste, alimentée par le charbonnage, la coupe de bois et les feux de brousse. Gouvernance locale : Les CLD continuent de jouer un rôle de concertation, mais leur dynamisme est variable. Défis et inégalités : La durabilité dépend fortement des moyens de production. Les ménages disposant de main-d’œuvre et d’intrants ont mieux préservé leurs acquis, créant un risque de disparités croissantes au sein des communautés.   Priorités de Plaidoyer et Recommandations Face à ces constats, trois priorités de plaidoyer pour la société civile environnementale : Consolider l’agroforesterie et les moyens de subsistance durables Redynamiser les CLD et renforcer la gouvernance locale Pérenniser les acquis environnementaux en renforçant les mécanismes communautaires de surveillance, de lutter contre les feux de brousse et de développer des alternatives économiques Le FONARED, CIFOR et GTCRR recommande également aux bailleurs et partenaires techniques de soutenir des mécanismes de consolidation post-projet ciblés et de mettre en synergie les interventions des projets actifs dans la zone (PFSD, PIFORES, AVENIR) pour un impact durable. La mission de suivi a démontré que le PIREDD-Kwilu a semé des graines de changement durable. L’appropriation des pratiques agroforestières et l’amélioration des moyens de subsistance sont des réussites indéniables. Cependant, la pérennité de ces acquis dépendra de la capacité des communautés, des CLD et des autorités locales à consolider ces résultats et à réduire progressivement leur dépendance à l’appui extérieur.   Quelques photos      Par Audry Mbala 661 Vues

20 septembre 2026 / 0 Commentaire
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Le GTCRR outille les OSC du Kwilu et du Kwango sur le suivi-évaluation

Atelier,  Coordination Provinciale,  Formation,  Information

Du 20 août au 3 septembre 2026, le Groupe de Travail Climat REDD+ Rénové (GTCRR), en collaboration avec le Centre de recherche forestière internationale (CIFOR) et le Fonds National REDD+ (FONAREDD), a organisé deux missions de renforcement des capacités en suivi-évaluation et en communication à Kikwit (Kwilu) et à Kenge (Kwango). Ces ateliers ont permis de former plus de 70 organisations de la société civile environnementale membre du GTCRR, renforçant ainsi leur rôle d’observateur indépendant des projets REDD+.   Ceci a été rendu possible dans le cadre du projet d’appui à la Société Civile pour le suivi décentralisé des projets et programmes REDD+ (SC REDD), le GTCRR a poursui son engagement pour une gouvernance forestière transparente et inclusive. Les provinces du Kwilu, couverte par le Programme Intégré REDD+ (PIREDD-Kwilu) financé par la JICA et le FONAREDD/CAFI depuis 2019, et du Kwango, candidate au programme PIFOREST et bénéficiaire de financements du Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM), constituaient des cibles stratégiques de cette mission. L’objectif principal était de renforcer les capacités des organisations membres du GTCRR en suivi-évaluation et en communication.   Une formation participative et inclusive à Kikwit Dans le cadre du projet SC-REDD+, les experts du CIFOR, FONAREDD et du GTCRR, ont organisé deux ateliers de renforcement des capacités en suivi-évaluation et en communication. Le premier s’est ouvert le 21 août 2026 à Kikwit, en présence de Madame Charlotte Lula Musuy, maire de la ville, qui a salué l’engagement du GTCRR et rappelé le rôle crucial de la société civile dans la sensibilisation communautaire. M. André Musafiri, officier du projet SC-REDD et expert en suivi-évaluation à la FONAREDD, a présenté le portefeuille de millions de dollars géré par le Fonds National REDD+ et l’importance d’un observateur indépendant pour garantir l’impact réel des investissements.   Le second atelier s’est tenu du 31 août au 2 septembre 2026 dans la salle de la Cinquantenaire à Kenge. Il a été marqué par les allocutions de M. Guy Kajemba, coordonnateur national du GTCRR, qui a rappelé le rôle de la plateforme : organiser des dialogues, assurer le suivi des PIREDD, mener des actions de plaidoyer et exercer un contrôle sur les moratoires. M. André Musafiri a souligné l’importance d’un suivi indépendant des investissements du Fonds National REDD+ par la société civile environnementale, face à l’immensité du portefeuille des financements carbones que l’État ne peut contrôler seul en temps réel.   Les deux sessions de Kikwit et Kenge animée par M. David Badesire, spécialiste du CIFOR ont couvert les concepts clés du MEAL/SERA et les types de suivi (processus, performance, contexte, activités, résultats, impacts, risques, participatif), les critères d’évaluation CAD/OCDE (pertinence, efficacité, efficience, impact, durabilité, cohérence) pour le Kwilu et PIED (pertinence, cohérence, efficacité, efficience, impact, durabilité), les types d’évaluation (ex ante, baseline, mi-parcours, endline, ex post, de référence, etc.), les outils de collecte de données (KoboToolbox, cadre logique/TOC, matrice de suivi, canevas de rapportage GTCRR, Journal Engagé d’Influence). Au cours de ces ateliers, M. André Musafiri a animé des modules de formation visant à consolider les connaissances sur la REDD+, ainsi que sur la gestion et les conséquences des feux de brousse. Il a approfondi la présentation des jalons et des piliers de la REDD+, des sauvegardes de Cancún et du Consentement Libre, Informé et Préalable (CLIP). La formation a également mis en lumière le rôle clé de la société civile et du GTCRR dans le suivi des jalons de la lettre d’intention (LoI 2). La formation en communication, animée conjointement par M. Arsène Kashemwa (CIFOR) et M. Audry Mbala (GTCRR), a permis aux participants de maîtriser les techniques de planification de communication, de photographie et de vidéographie, ainsi que la rédaction journalistique à travers la pyramide inversée et la méthode des 5W/QQOQCCP. À Kenge, la troisième et dernière journée, le 2 septembre, a été consacrée à l’importance de la communication dans le changement de comportement, aux notions sur la gestion des feux de brousse, aux techniques de photographie et de vidéographie, ainsi qu’à la rédaction d’articles. Lors de ces formations, les participants ont bénéficié d’exercices pratiques et ont été répartis en groupes de travail   Une visite de la coordination provinciale de Kwango Le 3 septembre 2026, la délégation conjointe composée de la FONAREDD, du CIFOR et du GTCRR National s’est rendue au siège de la coordination provinciale du GTCRR Kwango, hébergée dans les locaux de l’ONG BDC à Kenge. L’équipe a été accueillie par le coordonnateur provincial, M. Anaclet Kapaya Nlandu, accompagné de M. Mufundu Bile, comptable de la structure. Les échanges ont principalement porté sur les défis organisationnels, financiers et de gouvernance locale auxquels font face les structures membres. Les discussions ont également abordé l’accompagnement des communautés, en particulier sur les enjeux de fertilité des sols, de production agricole et de gestion durable des écosystèmes. Suivi-évaluation : des acteurs de la société civile du Kwango et du Kwilu saluent une formation qui renforce leurs capacités Au terme de ses sessions des formations en suivi et évaluation, plusieurs responsables d’organisations de la société civile ont exprimé leur satisfaction. Bernard Lukidi, PCO GTCRR Kwango, s’est dit ému par cette formation qui, selon lui, renforce les capacités en suivi et évaluation. Mme Gabrielle Kitenda, PCA de la Dynamique de la femme pour le développement du Kwango, a souligné l’apport de cette session. « Cette formation va nous aider à comprendre beaucoup de choses lorsqu’un partenaire finance un projet et que nous devons faire le suivi-évaluation. Pour savoir si le projet répond aux besoins de nos communautés. Prendre ces besoins et les transmettre au décideur. Je suis très contente », a-t-elle déclaré. Pour M. Freddy Mulongo, coordonnateur provincial du GTCRR Kwilu, le suivi-évaluation est indispensable. « Le suivi-évaluation, c’est un thermomètre et la boussole pour connaître ce qui a été fait ou pas, et pourquoi. Je suis très content de cette formation », a-t-il affirmé. Joseph Sindani, membre de l’ONG CAFEN, a insisté sur la nécessité du suivi dans les activités de la société civile. « Nous avons compris que le suivi-évaluation est très

20 septembre 2026 / 0 Commentaire
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Sécurisation foncière communautaire en RDC : convergences méthodologiques et perspectives opérationnelles pour le PIREDD Plateaux

Aménagement du territoire,  Foncier,  Information

Kinshasa 7 mai 2026 – Les organisations membres du Groupe de Travail Climat Redd+ Rénové (GTCRR) dont le CTIDD et la CFLEDD ont participé à une réunion technique d’échanges d’expériences organisé par le FONAREDD et le Bureau National du Programme WWF en RDC sur la sécurisation foncière. En effet, la question foncière en République démocratique du Congo (RDC) demeure un levier central pour la paix, le développement durable et la lutte contre la déforestation. Dans le cadre du Programme REDD+ Plateaux (PIREDD Plateaux), qui couvre les territoires de Bolobo, Kwamouth, Mushie et Yumbi (province de Maï-Ndombe), l’aménagement du territoire et la sécurisation foncière constituent l’un des axes majeurs d’intervention (Effet 2 du programme).   Contexte et objectifs : du PGRN au PSAT, une nécessaire transition juridique Le PIREDD Plateaux vise à réduire les émissions dues à la déforestation et à la dégradation des forêts en renforçant les capacités des acteurs locaux à gérer durablement les ressources naturelles. Parmi les réalisations antérieures figurent des Plans de Gestion des Ressources Naturelles (PGRN), élaborés, validés et approuvés par l’administration locale. Toutefois, ces PGRN, centrés sur la conservation, ne possèdent pas de valeur juridique en matière foncière. Ils doivent être convertis en Plan Simple d’Aménagement du Territoire (PSAT). L’objectif général de la réunion était de regrouper les parties prenantes autour d’une harmonisation méthodologique pour l’élaboration des PSAT dans les Plateaux. Les objectifs spécifiques comprenaient : (i) organiser un partage d’expériences sur la sécurisation foncière dans différents paysages de la RDC, et (ii) proposer une approche adaptée aux réalités de l’ancien district de Plateaux.   Thèmes clés abordés lors des échanges La réunion a connu la participation des organisations membres du Groupe de Travail Climat Redd+ Rénové (GTCRR) dont le CTIDD et la CFLEDD ainsi que d’autres organisations de la société civile, des experts fonciers et en aménagement du territoire. Le CTIDD, qui expérimente la mise en place du système d’information foncière dans le territoire de Seke-banza, était représenté par son Directeur exécutif, Trésor Bondjembo. Ce dernier a martelé la nécessité de commencer par des zones moins conflictuelles en matière de litiges fonciers. De son côté, l’ingénieur Audry Mbala a insisté sur la prise en compte des agents de la circonscription foncière dans toutes les étapes du SIF tout en détaillant les leçons apprises dans cette expérience. Cependant, la CFLEDD représenté par l’experte cartographe Judith Mouba, elle a rappelé les étapes fondamentales de la cartographie dans le cadre du SIF et du CFCL, tout en mettant l’accent sur une approche participative. Les différents échanges ont mis en lumière plusieurs points structurants : Le SIF repose sur trois composantes : chartes foncières locales, Comité foncier local et le registre foncier communautaire. L’accent a été mis sur la transition des cartes communautaires informelles (issues des PGRN) vers des attestations d’occupation foncière coutumière. Les cartes participatives servent de preuve, mais non de fondement juridique ; des instruments juridiques restent indispensables. Les conflits fonciers naissent souvent de limites floues. Or, le changement climatique affecte les bornes naturelles (rivières, arbres), rendant nécessaire la matérialisation des limites via des routes ou bornes physiques, validées par concertation communautaire. La nouvelle loi foncière nationale privilégie un cadastre numérisé. Les efforts s’orientent vers l’intégration du SIF dans les textes d’application, avec la création d’un Registre Foncier National. Les PGRN doivent être actualisés en PSAT, conformément aux articles 13-15, 57-58 et 116 de la loi sur l’aménagement du territoire. La mise en place de comités fonciers locaux (au niveau des chefferies et provinces) est une priorité. Ces comités seront formés à l’utilisation d’outils GPS, aux bases de données et aux méthodes de numérisation, avec des équipements adaptés (ordinateurs portables, logiciels). L’implication des agents des affaires foncières (CTI) est jugée cruciale. Perspectives et recommandations Les participants ont convergé vers plusieurs orientations majeures : Harmoniser les outils existants (PGRN) avec les nouveaux formats (PSAT). Accélérer l’installation des comités fonciers locaux Renforcer les capacités numériques des acteurs (GPS, plateformes, bases de données). Assurer une coordination intersectorielle pour prévenir les chevauchements de titres et les conflits d’affectation. Une note de synthèse finale doit guider les prochaines étapes, notamment la préparation de la COPIL de novembre et des échanges avec les partenaires techniques et financiers pour l’équipement et la professionnalisation des acteurs. Cette démarche pilote, portée par le FONAREDD et le WWF, vise à garantir la pérennité des projets de développement par une sécurisation foncière effective, évitant ainsi les pertes d’investissements liées à l’insécurité des droits.   Cette réunion marque une étape décisive dans la consolidation d’une méthode commune pour la sécurisation foncière communautaire en RDC. En reliant les acquis des PGRN aux exigences des PSAT, et en impliquant l’ensemble des maillons institutionnels (comités locaux, agents fonciers, ANAT, FONAREDD, WWF), les acteurs posent les jalons d’une gouvernance foncière plus transparente, participative et résiliente face aux défis climatiques et aux pressions sur les ressources. La généralisation de cette approche dans d’autres paysages REDD+ pourrait constituer un modèle reproductible à l’échelle nationale.   Par Audry Mbal 1 218 Vues

7 mai 2026 / 0 Commentaire
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Le GTCRR Mongala plaide pour la distribution de semences auprès de l’Inspecteur provincial de l’Agriculture de la Mongala

Coordination Provinciale,  Information,  Plaidoyer

Mongala, 7 mai 2026 – Une avancée significative pour les peuples autochtones pygmées de Bongandanga. La Coordination provinciale du Groupe de Travail Climat REDD+ Rénové (GTCRR) Mongala a mené, ce jeudi, une action de plaidoyer auprès de l’Inspecteur provincial de l’Agriculture de la Mongala, en faveur de cette communauté souvent marginalisée. Cette démarche s’inscrit dans le cadre du Programme d’Appui au Développement Agricole (PAAD), un projet soutenu financièrement par l’Initiative pour la Forêt de l’Afrique Centrale (CAFI) et le Fonds National REDD+ (FONAREDD). L’objectif est clair : faciliter l’accès des communautés locales, et en particulier des Pygmées, aux intrants agricoles de qualité. À l’issue des échanges, la satisfaction était palpable au sein du GTCRR Mongala. L’Inspecteur provincial de l’Agriculture a en effet réservé un accueil favorable à la requête. Il a promis d’allouer une quantité importante de semences améliorées aux Pygmées de Bongandanga, une promesse faite en présence du représentant de cette communauté. Pour le GTCRR, cette réponse positive constitue un pas décisif vers une meilleure inclusion des autochtones dans les programmes de développement agricole de la province. Les semences devraient permettre d’améliorer les rendements et la sécurité alimentaire de cette population longtemps laissée pour compte.   Par Audry Mbal 1 101 Vues

7 mai 2026 / 0 Commentaire
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Le PTBA 2026 du Projet d’appui à la société civile validé par le comité de pilotage

Information

Kinshasa, 12 février 2026 – Le Secrétariat général à l’Environnement, au Développement durable et à la Nouvelle Économie du Climat (MEDD-NEC) a organisé, ce jeudi, la deuxième réunion du Comité de pilotage (COPIL) du projet « Appui de la société civile pour le suivi décentralisé des projets et programmes REDD+ en RDC (SC-REDD) ». Le Fonds national REDD+ (FONAREDD), principal bailleur du projet, y a pris part en qualité de membre votant. Les travaux ont porté sur plusieurs points clés : le suivi des recommandations formulées lors du premier COPIL, la présentation des réalisations enregistrées en 2025, ainsi que l’exécution budgétaire et le rapport technique associé. Les membres ont également examiné le Plan de travail et budget annuel (PTBA) 2026 en vue de sa validation, les modalités institutionnelles et opérationnelles, la stratégie de communication et le dispositif de suivi-évaluation, avant d’arrêter le principe de la prochaine réunion. Au terme des échanges, le COPIL a validé officiellement le PTBA 2026, renforçant ainsi la planification opérationnelle du projet pour l’année en cours. Cette validation constitue une étape importante pour assurer une mise en œuvre structurée, conforme aux priorités nationales et alignée sur les exigences de gouvernance REDD+. S’exprimant au nom du Fonds, M. Bavon N’Sa Mputu Elima, Secrétaire exécutif national du FONAREDD, a souligné l’importance d’accélérer la mise en œuvre : « La validation du PTBA 2026 marque une étape déterminante pour garantir une mise en œuvre structurée et transparente du projet. Il importe d’accélérer les activités prévues, de renforcer les capacités des acteurs et d’assurer la cohérence des indicateurs, afin que les financements mobilisés produisent des résultats concrets et crédibles au bénéfice des communautés. Le FONAREDD restera pleinement engagé pour accompagner ce processus. » Pour mémoire, ce projet financé par le FONAREDD sur fonds CAFI vise notamment à renforcer la gouvernance et les opérations internes du GTCR-R, à accroître l’influence de la société civile dans les processus REDD+ aux niveaux national, provincial et local, et à contribuer à une mise en œuvre plus efficace, équitable et mieux informée des initiatives REDD+ en République démocratique du Congo. Ces objectifs s’inscrivent dans le dispositif national d’appui à la société civile pour la gouvernance REDD+, en consolidant son rôle en matière de transparence, de suivi et de redevabilité. La date de la prochaine réunion du Comité de pilotage sera communiquée ultérieurement par le Secrétariat général à l’Environnement, conformément aux procédures établies. lire l’article aussi sur : https://fonaredd-rdc.org/projet-dappui-a-la-societe-civile-le-ptba-2026-valide-lors-de-la-deuxieme-reunion-du-comite-de-pilotage/ 1 761 Vues

12 février 2026 / 0 Commentaire
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Groupe de Travail Climat Redd + Rénové (GTCRR)

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  • Adresse : 2, Avenue Kanga, Socimat, Commune de la Gombe, Kinshasa RD-Congo
  • +243 998 085 861
  • infos@gtcrr.org
  • @GTCRR1
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