Le GTCRR souligne les risques majeurs de sortir des balises, consensuellement déjà tracées, pour le développement de tous les programmes, en raison de l’unité de la vision, de la connectivité des objectifs gouvernementaux affirmés. Il propose par contre la production au préalable d’une analyse ou une revue sectorielle actualisée au titre de diagnostic du secteur forestier. Au lancement des travaux de l’élaboration de la politique forestière nationale, au mois de mars 2020, le calendrier du ministère de l’Environnement et Développement durable prévoyait que le document de la politique forestière devrait être disponible d’ici la fin de cette année. « Intenable ! Si l’on veut faire un travail de qualité », rétorquent à ce jour, les acteurs de la société civile environnementale regroupés au seins du GTCRR. Ils soulignent la nécessité de poser un véritable diagnostic du secteur des forêts, recueillir les données de terrain, notamment celles de la dynamique des tourbières et des communautés locales et peuples autochtones pygmées. A en croire les acteurs de la société civile, le vrai diagnostic ne doit pas se poser dans les bureaux climatisés de Kinshasa, tel que cela se fait actuellement, mais plutôt sur le terrain pour prendre en compte les réalités des provinces, et des terroirs des communautés locales et peuples autochtones qui vivent dans les forêts, et par les forêts, afin de rencontrer leurs réels problèmes. Mais hélas, depuis le début des travaux, aucune mission de consultation n’a été organisée par l’administration forestière pour donner à ce document de politique forestière de la consistance avec les données de terrain, prétextant l’indisponibilité de moyens financiers. Du coté de la société civile environnementale l’on pense le contraire. « Le problème de moyens financiers qui se pose aujourd’hui pour conduire cette reforme peut facilement être résolu, car il y’ a de moyens conséquents qui ont été mis à la disposition du ministère à travers le PGDF. Nous pesons que si ces deux acteurs ( Ndlr, le gouvernement et le Fonds CAFI) se mettent ensemble, ils peuvent trouver une solution durable pour que la reforme ne puisse pas poser de problèmes après que le pays se serait doté de sa politique forestière », a précisé Serge Bondo, membre du GTCRR. « Nous pensons qu’à l’heure actuelle, qu’il faille faire un diagnostic forestier sans lequel, il sera difficile de se projeter dans l’avenir. On peut bien avoir une politique forestière. Mais si celle-ci ne prend pas en compte les vrais problèmes qui ont touché au secteur dans le passé, il sera difficile d’avoir une politique forestière qui puisse répondre aux attentes du pays », Le GTCRR invite par ailleurs le Ministre de l’Environnement à ne pas privilégier les intérêts politiques dans un secteur aussi stratégiue que celui des forêts. « C’est vrai que les conflits entre les agendas politiques et les réalités de terrain vont persister, mais nous devons les harmoniser pour avancer. Nous tenons à ce que les ressources qui sont disponibles soient mutualisées, qu’il n y ait pas des actions éparses. Il n y’a pas que le PGDF, il y’ d’autres programmes qui fonctionnement qui auront un certain nombre d’informations, notamment les PIREDD en provinces, qui devront donner des informations pour alimenter la construction de la politique et la loi forestière », a déclaré le coordonnateur du GTCRR, Guy Kajemba. Les acteurs de la société civile environnementale ont exhorté le ministre congolais en charge des forêts à donner du temps nécessaire à la construction du document de la politique forestière nationale. Une reforme très capitale qui devra aider à la bonne gouvernance des forêts congolaises. Faire le contraire serait passer à coté des objectifs réels de ladite reforme. Le GTCRR recommande notamment la définition d’un plan forestier national comme instrument de mise en ouvre des priorités de la politique forestière nationale. Il aura pour objectif d’assurer la programmation temporelle et géographique des priorités de la politique forestière, en les assignant à cours, moyen et long terme. Alfred NTUMBA https://www.environews-rdc.org/2020/10/26/foret-politique-forestiere-nationale-le-gtcrr-invite-claude-nyamugabo-a-amorcer-un-dialogue-avec-cafi-et-fonaredd 1 501 Vues
Les OSC évaluent l’état d’avancement du processus de la reforme
Cette rencontre a été une opportunité pour ces acteurs de faire un état des lieux de la participation des différentes parties prenantes, ainsi que l’évaluation de la prise en compte des recommandations des Organisations de la société civile (OSC) sur la politique nationale de l’Aménagement du territoire et l’avant-projet des lois de cette même politique, adoptée récemment dans le Conseil des ministres. Reconnaissant tout de même la faiblesse de leur participation au processus en cours, les parties prenantes ont décidé de se mobiliser pour la suite du processus afin de faire entendre leurs voix. « A ce jour, notre pays est en voie de se doter des instruments et outils de planification spatiale de son territoire dans le cadre du programme de la réforme de l’Aménagement du territoire, par la production des documents de la politique nationale et de la loi d’Aménagement du territoire. Ces documents qui vont s’employer à mettre en place les politiques sectorielles en cohérence spatiale permettront d’orienter les investissements sectoriels et d’assurer une gestion optimale de l’espace », a déclaré le secrétaire général à l’aménagement du territoire , Jean-Pierre Khonde. Depuis le lancement du processus en 2015 jusqu’à ce jour, le Ministère de l’Aménagement du territoire a bénéficié de l’accompagnement technique des organisations de la société civile environnementale dans le cadre de cette réforme. Un accompagnement qui a permis à l’autorités de rencontrer les désidératas de différentes couches de la population concernées par cette reforme. « L’idée est de mobiliser les acteurs autour de l’Aménagement du territoire. Un secteur clé qui est appelé à faire les arbitrages par rapport à l’affectation des espaces. En tant qu’acteur de la société civile, nous devons veiller à ce que les questions liées au droits de communautés locales et peuples autochtones soient intégrées et prises en compte pendant ce processus», a rapporté Issa Lingbelu, personne ressources du projet AT. A la fin de ces assisses les organisations de la société civile environnementale ont formulé des recommandations et des inputs dans le draft de l’avant-projet de loi. Il s’agit bien entendu de continuer le dialogue en travaillant en connivence avec le Ministère d’Aménagement du Territoire pour la production des différents outils notamment le guide de production du schéma national, provinciaux et locaux d’aménageant. Les parties prenantes se doivent de participer dans tous les sept groupes thématiques qui seront mis en place pour la suite du processus. Elles devront également participer activement au cadre de concertation en cours de gestation. Au ministère de tutelle, les participants ont recommandé la mise en place d’un plan de communication susceptible d’aider à sensibiliser les populations, et vulgariser les différents outils qui seront mis en place dans le cadre de ce processus afin de permettre à celles-ci d’avoir une meilleure compréhension de la reforme d’Aménagement du territoire et de s’en approprier. Notons que cette activité a été rendue possible grâce à l’appui de Right Ressources Institut (RRI). Nelphie MIE https://www.environews-rdc.org/2020/07/08/amenagement-du-territoire-les-osc-evaluent-letat-davancement-du-processus-de-la-reforme 1 603 Vues
9 concessions octroyées aux entreprises chinoises, l’indignation de la société civile
Les différents regroupements de la société civile environnementale dont le RENOI, CNCEIB, GTCRR, CODELT, RCEN, et autres, n’ont pas caché leur indignation face à l’acte posé par le ministre de l’Environnement, et promettent de présenter leur note position, d’ici la fin de la semaine. « Chaque fois qu’un nouveau ministre arrive, le premier discours c’est de garantir l’ouverture, la transparence, et la bonne foi. Mais dès qu’ils prennent le temps de comprendre comment fonctionne le système, la première décision qui a toujours été prise c’est d’attribuer les nouvelles concessions, et cela nous préoccupe », s’est indigné Augustin Mpoyi, cadre du CODELT. La société civile environnementale ne semble pas pressée dans sa prise de position. Les acteurs ont décidé d’analyser froidement et sérieusement les arrêtés du ministre pour mieux appréhender la motivation qui ont présidé à cette action qu’ils présument violer le moratoire. Pour Augustin Mpoyi, il est prématuré d’établir les illégalités, étant donné que tous les éléments ne sont pas encore réunis. Cependant, une dynamique est déjà mise en place pour remonter l’historique de toutes les 9 concessions concernées et en dégager les responsabilités. « Nous savons qu’on est dans un système où il y’a un moratoire sur l’attribution de nouvelles concessions. Nous savons qu’actuellement il n’est pas possible d’attribuer des concessions forestières, parce que ces concessions ne peuvent être attribuées que moyennant la procédure d’adjudication. Aujourd’hui, l’Etat congolais n’est pas encore en mesure d’organiser les adjudications », a-t-il informé. La société civile entend peser de tout son poids pour faire entendre sa voix. « Je crois que le Ministre va nous entendre. Comme il est ouvert, je pense qu’il nous écoutera, car cette question est une ligne rouge qu’il ne peut pas franchir », a renchéri Guy Kajemba, coordonnateur a.i. du GTCRR La société civile n’exclut nullement pas voir le ministre de l’Environnement, pour échanger de vives voix sur cette question qu’elle juge cruciale. « D’ici là, nous allons avoir une audience avec le Ministre, si toutes ces allégations sont fondées, il faudrait qu’il revienne à la raison pour éviter une éventuelle crise », a précisé Guy Kajemba, Rappelons que Neuf concessions forestières ont été attribués à deux entreprises chinoises Congo King Baisheng Forestery Development Sarlu et Congo Sunflower Forestry Development. Ces concessions se retrouvent reparties dans les provinces de Mai Ndombe, Mongala, Tshuapa, Equateur et Ex Province Orientale. Des concessions dont les contrats ont été signés par le ministre de l’Environnement et Développement durable, au mois de janvier dernier. Alfred NTUMBA https://www.environews-rdc.org/2020/02/24/foret-9-concessions-octroyees-aux-entreprises-chinoises-lindignation-de-la-societe-civile 1 491 Vues
Faute d’une restitution officielle de la COP25, la société civile environnementale veut faire sa restitution
Depuis la fin des travaux de la 25èmeConférence des parties sur le changement climatique (COP25), aucune restitution n’a été organisée par le Ministre de l’Environnement et Développement durable pour faire le point sur ce que a été la participation de la RDC à ces assises, qui se sont soldées par un échec cuisant. Suite à une audience accordée aux activistes de la société civile environnementale, Claude Nyamugabo Bazibuhe avait promis une restitution le 20 février. Depuis, plus rien n’a été fait. De quoi inquiéter la société civile environnementale, qui voit d’un mauvais œil ce qu’elle qualifie de négligence de la part de l’autorité compétente. « C’est le 04 février lors de l’audience avec les ainés de la société civile environnementale que le ministre a fixé cette restitution le 20 février. Nos jeunes gens de GTCRR ont été interdits de faire la restitution pour attendre celle imposée par le ministre », a indiqué un ainé. « Le ministre a promis pour aujourd’hui, curieusement, il n’y a rien. L’alternative pour la société civile est de répondre aux questions de la presse au téléphone pour combler ce vide ». Rappelons que les préparatifs de cette grande conférence ont été critiqués par plusieurs observateurs. Cette impréparation a été l’une des causes du refus des visas aux congolais qui devraient prendre part à la COP25. La 25èmeconférence des parties sur le climat, s’est achevée le 14 décembre 2019, à Madrid, avec des résultats décevants, en grande partie dus aux gouvernements nationalistes. Alfred NTUMBA https://www.environews-rdc.org/2020/02/20/climat-faute-dune-restitution-officielle-de-la-cop25-la-societe-civile-environnementale-veut-faire-sa-restitution 1 477 Vues
L’Espagne refuse le visa à une délégation de la société civile congolaise
« C’est inacceptable que l’Ambassade nous dise que l’objet et les conditions du séjour envisagés n’ont pas été justifiés. Alors que nous avons une prise en charge du PNUD pour le compte de la GIZ », s’est indigné Julien Kabalako, coordonnateur du GTCRR (Groupe de Travail Climat REDD Rénové), et chef de la délégation. Au total, 8 membres de cette organisation de la société civile venus de différentes provinces ont dénoncé la manière humiliante réservée à leur dossier, qui, à les en croire, sont en bonne et due forme. « Les raisons avancées par l’Ambassade ne tiennent pas débout. L’Ambassade ne peut pas mettre en doute les accréditations accordées par l’ONU. Non plus de la prise en charge du PNUD qui est notre agence fiduciaire. S’il y’a un agenda caché pour que la société civile environnementale ne participe pas à la COP, que l’Ambassade nous le dise », a déclaré Omer Kabasele, président du Conseil d’Administration du GTCRR, de la province du Katanga. La délégation de la GTCRR demande l’implication du chef de l’Etat et celle de la ministre des Affaires étrangères afin qu’une issue soit trouvée en leur faveur pour rejoindre les délégations des autres pays qui séjournent déjà à Madrid. « Nous venons de très loin, nous avons engagés de dépenses pour nous déplacer et arriver ici à Kinshasa. Nous avons déjà payé les billets d’avions pour Madrid, réservé les hôtels. Si on n’y va pas, qui va rembourser toutes ces dépenses ? », s’interroge Monsieur Kabalako. Pendant près de deux semaines, 196 pays se réunissent à Madrid pour tenter de donner un nouveau souffle à l’Accord de Paris sur le climat qui, quatre ans après sa signature, le fossé entre les intentions et la réalité risque de compromettre l’objectif de limiter la température mondiale à 2°. Alfred NTUMBA https://www.environews-rdc.org/2019/12/02/cop25-lespagne-refuse-le-visa-a-une-delegation-de-la-societe-civile-congolaise 1 577 Vues
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