176 VuesKinshasa, 14 avril 2026. À l’issue de l’Assemblée générale, la Coordination nationale (CN) du Groupe de Travail Climat REDD+ Rénové (GTCRR) a organisé une réunion stratégique avec plusieurs coordonnateurs provinciaux de passage à Kinshasa. L’objectif principal de cette rencontre était de leur renforcer en capacité sur le rapportage narratif mensuel et de présenter le nouveau canevas de rapportage à utiliser. Un nouveau canevas pour des rapports de qualité Au cœur des échanges, l’accent a été mis sur la nécessité d’améliorer la qualité et la consistance des rapports mensuels. La chargée des programmes du CN GTCRR, Mme Mathilde Roffet a détaillé et expliqué chaque rubrique du canevas pour le rapportage mensuel. Cependant, M. David Badesire Willy de CIFOR a fermement insisté sur la qualité de rapport « On veut que les rapports aient un contenu ». Il a été rappelé que le rapport mensuel est un outil de visibilité et de redevabilité, non seulement pour le bailleur, mais aussi pour valoriser le travail du GTCRR aux niveaux provincial et national. Les coordinations doivent intégrer des observations, des leçons apprises et des recommandations concrètes, en évitant les mentions « RAS ». Stockage, équipement et logistique : les défis du terrain La question des moyens logistiques a été un point majeur de discussion. M. Ruffin Asemane, coordonnateur Haut-Uele a soulevé la difficulté de rapporter des activités se déroulant à plus de 100 km du chef-lieu de la province dans certains territoires. Face à ce constat, les coordonnateurs provinciaux ont plaidé de la nécessité d’acquérir des équipements de communication essentiels : appareils photo, power banks, et kits internet (type Starlink) pour faciliter la transmission des données. Pour pallier les problèmes de partage de fichiers (photos et vidéos de qualité), la création d’un espace de stockage en ligne (type Google Drive) a été discutée. En attendant une solution mutualisée, les participants ont été invités à utiliser leurs drives pour héberger les fichiers et partager les liens dans leurs rapports. Cependant, les coordinations provinciales ont plaidé pour une prise en compte des réalités locales en terme d’activité et de logistique. La Coordination nationale a pris note de ces préoccupations et s’est engagée à retravailler la planification pour intégrer des micro-activités provinciales a souligné la Chargée des programmes CN GTCRR. Perspectives et engagements Plusieurs recommandations ont émergé de cette rencontre entre autre : Programmation participative :Élaborer un tableau détaillé des objectifs par programme (droits, reboisement, conflits, etc.) pour guider les rapports. Renforcement de la gouvernance :Impliquer davantage les provinces dans le montage des projets et le comité de pilotage. Flexibilité :Accepter que certains projets (ex: SC-REDD+) ont des cadres définis, tout en encourageant les provinces à documenter leurs activités propres. En conclusion, la Coordination nationale a rappelé son rôle d’accompagnement et a promis de partager un référentiel des aspects à couvrir. Les coordinations ont été invitées à faire preuve de régularité et à respecter les délais de soumission. Comme l’a résumé M. Guy Kajemba Coordonnateur National du GTCRR : « Notre souci, c’est qu’on s’accorde sur un cadre pour que le rapportage soit consistant, crédible et défendable. » Par audry Mbal
Élaboration d’une feuille de route genre et inclusion sociale : le GTCRR réunit ses experts
201 VuesKinshasa, le 25 mars 2026. Le Groupe de travail Climat REDD+ Rénové (GTCRR) a organisé dans la salle de la Coordination Nationale, une réunion stratégique des experts du Groupe thématique genre et inclusion sociale. L’objectif général était de discuter des progrès dans l’intégration de la dimension genre, afin de mieux outiller les organisations membres pour une gestion forestière et un développement plus inclusifs en République Démocratique du Congo. Pour répondre à cet enjeu transversal essentiel, trois objectifs spécifiques ont été poursuivis lors de cette rencontre : Amorcer une cartographie des organisations actives sur les questions de genre. Identifier précisément les besoins des organisations membres du réseau en matière de genre. Élaborer une feuille de route pour le GT Genre & Inclusion Sociale, définissant les activités clés pour l’année 2026. Déroulement : Une approche participative pour construire l’avenir La méthodologie de la réunion a privilégié l’intelligence collective. Le team leader du groupe thématique, Centre d’encadrement pour la promotion de la femme et de la jeune fille (CPEF) représenté par Mme Patience Bondjembo. Elle a conduit les échanges, structurant les discussions en carrefour pour permettre à chaque participant de contribuer à l’élaboration de la feuille de route. La journée a débuté par un rappel sur le concept genre et la prise en compte du genre dans chaque organisation respective. « Ce travail d’identification des besoins est crucial. Il ne s’agit pas seulement d’ajouter une couche “genre”, mais de transformer nos approches pour que les femmes et les filles, qui sont la grande force productive de notre pays, soient pleinement actrices et bénéficiaires des projets de développement et de la gestion des ressources naturelles », a souligné le Team Leader du GT Genre & Inclusion Sociale. « La transversalité du genre est aujourd’hui incontournable pour atteindre les Objectifs de Développement Durable. Avec cette feuille de route, nous disposons d’un outil concret pour renforcer nos actions de plaidoyer et d’accompagnement auprès des communautés locales et des peuples autochtones », a renchéri Me Fiston Moenga de la DYJEDD. Résultats atteints Au sortir de cette réunion, les résultats attendus ont été pleinement atteints, marquant le point de départ d’une année d’actions structurées. Le processus de cartographie des organisations œuvrant sur le genre est officiellement lancé, gage d’une meilleure synergie entre les acteurs. Par ailleurs, les besoins des organisations membres, qu’il s’agisse de formation, d’analyse des réformes ou d’intégration du genre dans les programmes sectoriels ont été clairement listés et priorisés. Enfin, une feuille de route détaillée a été élaborée, précisant les échéances et les responsabilités pour l’ensemble des activités à venir. Cette réunion marque une étape décisive dans la structuration de l’approche genre au sein du GTCRR. Le GTCRR remercie l’ensemble des experts de l’axe genre pour leur engagement et leur expertise. Prochaines étapes : la mise en œuvre des activités de renforcement des capacités dès avril 2026. Cette activité est rendue possible grâce au projet d’Appui à la société civile pour le suivi décentralisé des projets et programmes REDD+ en République démocratique du Congo (SC-REDD+). Financé par le Fonds CAFI à travers le Fonds national REDD+ (FONAREDD), ce projet est mis en œuvre en partenariat avec le Centre pour la Recherche forestière internationale – Centre Mondial d’Agroforesterie (CIFOR-ICRAF). Par audry mbal
Le PTBA 2026 du Projet d’appui à la société civile validé par le comité de pilotage
277 VuesKinshasa, 12 février 2026 – Le Secrétariat général à l’Environnement, au Développement durable et à la Nouvelle Économie du Climat (MEDD-NEC) a organisé, ce jeudi, la deuxième réunion du Comité de pilotage (COPIL) du projet « Appui de la société civile pour le suivi décentralisé des projets et programmes REDD+ en RDC (SC-REDD) ». Le Fonds national REDD+ (FONAREDD), principal bailleur du projet, y a pris part en qualité de membre votant. Les travaux ont porté sur plusieurs points clés : le suivi des recommandations formulées lors du premier COPIL, la présentation des réalisations enregistrées en 2025, ainsi que l’exécution budgétaire et le rapport technique associé. Les membres ont également examiné le Plan de travail et budget annuel (PTBA) 2026 en vue de sa validation, les modalités institutionnelles et opérationnelles, la stratégie de communication et le dispositif de suivi-évaluation, avant d’arrêter le principe de la prochaine réunion. Au terme des échanges, le COPIL a validé officiellement le PTBA 2026, renforçant ainsi la planification opérationnelle du projet pour l’année en cours. Cette validation constitue une étape importante pour assurer une mise en œuvre structurée, conforme aux priorités nationales et alignée sur les exigences de gouvernance REDD+. S’exprimant au nom du Fonds, M. Bavon N’Sa Mputu Elima, Secrétaire exécutif national du FONAREDD, a souligné l’importance d’accélérer la mise en œuvre : « La validation du PTBA 2026 marque une étape déterminante pour garantir une mise en œuvre structurée et transparente du projet. Il importe d’accélérer les activités prévues, de renforcer les capacités des acteurs et d’assurer la cohérence des indicateurs, afin que les financements mobilisés produisent des résultats concrets et crédibles au bénéfice des communautés. Le FONAREDD restera pleinement engagé pour accompagner ce processus. » Pour mémoire, ce projet financé par le FONAREDD sur fonds CAFI vise notamment à renforcer la gouvernance et les opérations internes du GTCR-R, à accroître l’influence de la société civile dans les processus REDD+ aux niveaux national, provincial et local, et à contribuer à une mise en œuvre plus efficace, équitable et mieux informée des initiatives REDD+ en République démocratique du Congo. Ces objectifs s’inscrivent dans le dispositif national d’appui à la société civile pour la gouvernance REDD+, en consolidant son rôle en matière de transparence, de suivi et de redevabilité. La date de la prochaine réunion du Comité de pilotage sera communiquée ultérieurement par le Secrétariat général à l’Environnement, conformément aux procédures établies. lire l’article aussi sur : https://fonaredd-rdc.org/projet-dappui-a-la-societe-civile-le-ptba-2026-valide-lors-de-la-deuxieme-reunion-du-comite-de-pilotage/