286 VuesKinshasa, 12 février 2026 – Le Secrétariat général à l’Environnement, au Développement durable et à la Nouvelle Économie du Climat (MEDD-NEC) a organisé, ce jeudi, la deuxième réunion du Comité de pilotage (COPIL) du projet « Appui de la société civile pour le suivi décentralisé des projets et programmes REDD+ en RDC (SC-REDD) ». Le Fonds national REDD+ (FONAREDD), principal bailleur du projet, y a pris part en qualité de membre votant. Les travaux ont porté sur plusieurs points clés : le suivi des recommandations formulées lors du premier COPIL, la présentation des réalisations enregistrées en 2025, ainsi que l’exécution budgétaire et le rapport technique associé. Les membres ont également examiné le Plan de travail et budget annuel (PTBA) 2026 en vue de sa validation, les modalités institutionnelles et opérationnelles, la stratégie de communication et le dispositif de suivi-évaluation, avant d’arrêter le principe de la prochaine réunion. Au terme des échanges, le COPIL a validé officiellement le PTBA 2026, renforçant ainsi la planification opérationnelle du projet pour l’année en cours. Cette validation constitue une étape importante pour assurer une mise en œuvre structurée, conforme aux priorités nationales et alignée sur les exigences de gouvernance REDD+. S’exprimant au nom du Fonds, M. Bavon N’Sa Mputu Elima, Secrétaire exécutif national du FONAREDD, a souligné l’importance d’accélérer la mise en œuvre : « La validation du PTBA 2026 marque une étape déterminante pour garantir une mise en œuvre structurée et transparente du projet. Il importe d’accélérer les activités prévues, de renforcer les capacités des acteurs et d’assurer la cohérence des indicateurs, afin que les financements mobilisés produisent des résultats concrets et crédibles au bénéfice des communautés. Le FONAREDD restera pleinement engagé pour accompagner ce processus. » Pour mémoire, ce projet financé par le FONAREDD sur fonds CAFI vise notamment à renforcer la gouvernance et les opérations internes du GTCR-R, à accroître l’influence de la société civile dans les processus REDD+ aux niveaux national, provincial et local, et à contribuer à une mise en œuvre plus efficace, équitable et mieux informée des initiatives REDD+ en République démocratique du Congo. Ces objectifs s’inscrivent dans le dispositif national d’appui à la société civile pour la gouvernance REDD+, en consolidant son rôle en matière de transparence, de suivi et de redevabilité. La date de la prochaine réunion du Comité de pilotage sera communiquée ultérieurement par le Secrétariat général à l’Environnement, conformément aux procédures établies. lire l’article aussi sur : https://fonaredd-rdc.org/projet-dappui-a-la-societe-civile-le-ptba-2026-valide-lors-de-la-deuxieme-reunion-du-comite-de-pilotage/
Échanges et consultations sur l’Initiative PSE RDC : entre préoccupations opérationnelles des OSCE et clarifications de CAFI
328 VuesKinshasa, 7 février 2026. Le Groupe de Travail Climat REDD+ Rénové (GTCRR) a organisé une réunion de consultation entre la société civile environnementale congolaise et l’équipe du Secrétariat CAFI. L’objectif : discuter de l’appel à manifestation d’intérêt sur le mécanisme des Paiements pour Services Environnementaux (PSE) et clarifier les conditions d’accès direct des entités nationales aux financements climatiques. Des échanges pour lever les blocages institutionnels La rencontre, tenue le samedi 7 février dans la salle de réunion du GTCRR à Kinshasa, a réuni les représentants de la société civile environnementale et deux émissaires du Secrétariat CAFI : Chadrack KAFUTI, Chargé du PSE, et Jules KATUBADI, Chargé du dialogue politique et institutionnel. Deux points structuraient l’ordre du jour : la présentation de l’initiative PSE de CAFI ; l’examen des lettres adressées par la société civile concernant l’éligibilité des entités nationales aux fonds CAFI. « Cette consultation intervient dans un contexte où les acteurs nationaux réclament un accès plus équitable aux financements internationaux pour la lutte contre la déforestation », a rappelé le GTCRR en ouverture des échanges. Le mécanisme PSE en détail : opportunités et conditions Le chargé PSE de CAFI a présenté les contours d’un dispositif innovant. Le PSE est défini comme un contrat volontaire entre un acteur individuel ou une communauté organisée (CFCL, CLD, coopérative) et un payeur ; en l’occurrence CAFI qui récompense les bonnes pratiques environnementales sur la base des résultats. Six catégories d’activités sont éligibles : Agroforesterie Boisement / reboisement Agriculture « libre de déforestation » Régénération forestière (assistée ou naturelle) Gestion durable des forêts Conservation des forêts Les candidatures s’effectuent via une plateforme en ligne hébergée hors RDC, et les paiements se font directement par paiement mobile. En cas d’absence de ce service, CAFI prévoit des solutions alternatives comme les bons d’achat. Plusieurs clarifications ont été apportées : le délai entre le dépôt d’une candidature et le premier paiement est de trois mois ; il n’existe pas d’étendue minimum standard pour un projet PSE ; des appuis habilitants (structuration en CLD, renforcement de capacités) sont prévus, dans la limite d’un pourcentage du budget total. Les projets ont une durée de cinq ans, avec un décaissement en deux tranches : 40 % à la signature du contrat, et 60 % après évaluation indépendante des résultats. Accès direct des entités nationales : un point de blocage historique Le deuxième volet des échanges a porté sur un sujet sensible : l’absence d’entités nationales accréditées pour recevoir directement les fonds CAFI. Le Secrétariat CAFI a rappelé que les appels à propositions contestés par la société civile relevaient du Secrétariat FONARED, et non de CAFI. Il a également expliqué les difficultés rencontrées avec UNOPS, agence fiduciaire, qui a imposé de nouvelles évaluations des organisations nationales après celles déjà menées par le PNUD. Une annonce importante a toutefois été faite : 26 millions de dollars ont été alloués à UNOPS pour accompagner les entités nationales (étatiques et non étatiques) dans leur processus d’accréditation, afin de leur permettre un accès direct aux futurs appels à manifestation d’intérêt. « Ce premier AMI n’est pas le dernier. Si les entités nationales parviennent à être accréditées, elles pourront soumissionner et bénéficier directement des fonds », a précisé le représentant de CAFI. Prochaines étapes À l’issue des échanges, les participants ont décidé de se réunir à nouveau le lundi 9 février à 13 heures pour définir une position commune et formuler des recommandations claires en vue des prochains appels à manifestation d’intérêt. Position de la société civile : des réserves, mais une ouverture Cependant, face aux explications fournies, les acteurs de la société civile ont tenu à clarifier leur position d’emblée. Ils ne s’opposent pas au déploiement du PSE en RDC, mais formulent des réserves et posent des préalables, compte tenu des expériences passées où les entités internationales ont été privilégiées. Par Audry Mbal
Session d’information de la société civile sur les initiatives et programmes du gouvernement Britannique sur les forêts et le climat
1 237 VuesDans le cadre de sa programmation, l’Ambassade du Royaume-Uni en RDC a convié le 06 juin 2024 (14 à 16 heures) dans la salle de réunion du GTCRR une session d’information de la société civile sur les initiatives et programmes du gouvernement Britannique sur les forêts et le climat en RDC. Cette réunion a été organisée par l’Institut européen des forêts (EFI) grâce au financement du « programme gouvernance forestière, marchés et climat (FGMC) » de FCDO. Facilitée par Dr. Jim Djontu (EFI), cette rencontre a réuni environ 28 participants des organisations de la société civile et de FCDO. Synthèse de la présentation, échanges et discussions avec les participants Engagements financiers et bilatéraux Lors de la COP26, le Royaume-Uni, avec 11 autres donateurs, s’est engagé à verser au moins 15 milliards de dollars pour protéger les forêts du bassin du Congo, avec plus d’un milliard de dollars déjà déboursés. Le Royaume-Uni a engagé 200 millions de livres sterling (250 millions de dollars) pour soutenir des programmes bilatéraux et des contributions à l’Initiative pour les forêts d’Afrique centrale (CAFI). Programmes bilatéraux et initiatives multilatérales Forests Governance Markets & Climate (FGMC) : Ce programme mondial soutient les réformes nationales du secteur forestier en RDC et d’autres pays. La phase 2 visera à renforcer la gouvernance forestière et à explorer le rôle du secteur forestier dans le développement équitable de la RDC. Investments in Forests & Sustainable Land Use (IFSLU) : Avec un financement prévu de 630 millions de dollars sur 10 ans, ce programme se concentre sur le soutien aux partenariats public-privé pour mobiliser des fonds privés pour les forêts, en mettant particulièrement l’accent sur l’Afrique centrale. Congo Basin Forest Action (CBFA) : Ce programme régional de 90 millions de livres sterling (110 millions de dollars) sur 7 ans couvre la RDC, le Cameroun, la République du Congo et le Gabon. Il vise à s’attaquer aux pratiques agricoles à petite échelle et à la production de charbon de bois, principales causes de la déforestation. Défis et solutions Les principaux défis incluent l’absence de co-conception des interventions, l’impuissance des communautés locales, et des capacités nationales et locales insuffisantes. Les programmes visent à surmonter ces obstacles en impliquant activement les communautés locales dans la planification et la mise en œuvre des interventions, en renforçant les capacités locales, et en assurant un suivi-évaluation rigoureux pour améliorer l’efficacité des projets. Echanges et discussions avec de la société civile Les participants ont exprimé leurs attentes concernant les différents programmes du portefeuille du gouvernement britannique, en particulier le Programme d’Action pour le Bassin du Congo (CBFAP). La société civile a plaidé pour une approche ascendante dans la conception et la finalisation du cadrage du CBFAP. Elle souhaite que l’agence d’exécution choisie adopte une approche délibérative et participative, collaborant étroitement avec les acteurs de la société civile et ayant une bonne compréhension du contexte local pour sélectionner les paysages cibles. La société civile a également demandé la création d’une fenêtre de financement dédiée, avec des possibilités d’allocations de gré à gré. Elle souhaite que le GTCRR joue un rôle important dans la mise en œuvre du programme et est favorable à la levée du moratoire à condition que la troisième condition sur la programmation géographique soit remplie. Les prochaines étapes du CBFAP incluent la finalisation des termes de référence du volet 1 sur les forêts et les communautés locales (45 millions de livres sur 6 ans à partir de 2025) afin de prendre en compte les commentaires des parties prenantes, la possible tenue d’une seconde réunion d’information pour les prestataires en août, et le lancement de l’AMI en septembre 2024.
La task force foncière enrichit la note argumentaire sur les articles soutenus par la société civile dans le projet de loi foncière
2 257 VuesDifférents experts se sont réunis ce 22 mai dans la salle de réunion du GTCRR pour enrichir le draft de la note argumentaire sur les articles de la loi foncière soutenus par la société civile environnementale. Rappelons que la task force foncière avait élaboré une note argumentaire en 2023 pour appuyer la reconnaissance des droits des COLO et PA dans le projet de loi foncière nouvellement déposé au parlement. Après la réunion de la task force fin avril 2024 [1]et l’actualisation de sa feuille de route annuelle, il s’est avéré primordial de consolider l’argumentaire de la société civile pour soutenir les articles importants. Partant d’un draft de la note argumentaire que la CFLEDD avait travaillé, les experts l’ont utilisée comme soubassement afin de le finaliser et pouvoir le rendre accessible à toutes les parties prenantes. Lors de cet atelier, la présentation du draft de la note argumentaire a été faite par Mme Mathilde Roffet de Congo Watch suivie des échanges et des amendements. Quelques arguments démontrant la priorité d’aligner et d’adopter la loi foncière ont été ajoutés à la note argumentaire, car cette loi permettra : D’apporter des solutions aux conflits fonciers et de la gouvernance foncière ; D’harmoniser les différents textes de l’ancienne loi foncière avec les autres lois sectorielles ; De faciliter la matérialisation de jalons CAFI, car sans la nouvelle loi foncière certains jalons de la lettre d’intention de CAFI ne pourront pas être réalisés et financés ; D’apporter plusieurs innovations[2] Au vu des difficultés rencontrées par les processus de la loi foncière marqués par le contexte des élections législatives et la clôture de la 3e législature au moment de l’examen de texte de cette loi. De ce fait, quelques recommandations ont été émises telles que : l’alignement du projet de la loi à la prochaine session pour examen et adoption ; l’appropriation du projet de la loi foncière par les parlementaires pour l’intérêt des communautés locales et peuples autochtones ; le maintien des dispositions concernant les droits fonciers des communautés. À la fin de cette réunion quelques prochaines étapes étaient actées, dont la finalisation de la note argumentaire par un noyau ainsi que la validation du document final. Notons que cette réunion a été organisée par la CFLEDD et Congo Watch Par audrymbal ______________________________________ [1] https://gtcrr.org/la-task-force-sur-le-foncier-analyse-les-progres-sur-la-reforme-fonciere/ [2] Les différentes innovations prônées par le projet de loi foncière modifiant et complétant la loi du 20 juillet 1973 portant régime général des biens, régime foncier et immobilier et régime des suretés, version adoptée par le Comité de Pilotage de la CONAREF le13 Juin 2022 sont : N° 12. l’exigence de conformité aux normes d’aménagement du territoire, urbanistiques et à celles relative aux sauvegardes sociales et environnementales dans les processus d’affectation des terres ; N° 15. la mise à jour régulière de l’inventaire de tous les biens fonciers et immobiliers, y compris ceux des personnes publiques ; N° 17. la réorganisation des compétences entre les autorités nationales, provinciales et locales sur la gestion des terres et des services intervenant en matière foncière en tenant compte de l’ordre constitutionnel actuel et des exigences d’efficacité ; N° 21. l’institution d’un système d’informations foncières intégré où sont documentés les enregistrements de tous les droits fonciers légitimes ; N° 22. le renforcement de la sécurité juridique des transactions foncières, aussi bien sur les terres urbaines que sur les terres rurales ;